août 2015 (30)

lundi 31 août 2015

Deux chevaux et focus stacking

Ce matin, j'ai encore tenté une photo en empilage. Donc, pour aller plus vite, je me suis contenté de neuf images à f:5,6 et à 400 ISO. Bien sûr, les photos ont été faites sur pied. Donc, neuf images, passage par Photoshop et voilà le résultat. Je commence à bien comprendre l'utilisation assez peu instinctive de Magic Lantern pour cette application. Ce firmware propose aussi et surtout des extensions de fonctionnalités pour la vidéo. Je ne fais pas de vidéo. Pour la photo, il propose cependant quelques gadgets bien amusants ou utiles.

focus stacking 2cv Franklin

dimanche 30 août 2015

Comme la poule

Le philosophe

samedi 29 août 2015

Test peu probant bien que pas totalement foiré

Depuis que j'ai installé le firmware alternatif Magic Lantern sur la Canon EOS 60D, si certaines nouvelles fonctionnalités me sont parfois d'une réelle utilité il en est une que je n'étais pas parvenu à faire fonctionner. Il s'agit de celle qui permet de réaliser des images en "focus stacking". Qu'est-ce que le "focus stacking" ? En matière de photo, on peut parfois être confronté aux limites de la profondeur de champ. Selon l'ouverture choisi, la zone de netteté apparente va s'étendre plus ou moins loin en avant et en arrière de la mise au point. On a même calculé que cette profondeur de champ s'étend de ⅓ en avant et ⅔ en arrière de ce point où l'on peut dire que la netteté est "vrai". Plus le diaphragme est fermé, plus la profondeur de champ est grande. Il peut arriver que l'on cherche à obtenir une zone de netteté incompatible avec l'appareil photo et l'objectif. C'est là qu'intervient le procédé de "focus stacking". Il est question de réaliser plusieurs photos en mettant au point le premier plan puis tout un tas d'autres en allant peu à peu jusqu'au dernier plan souhaité. Ensuite, on passe tout ça dans un logiciel qui se charge de conserver et assembler les zones nettes de chacune des photos.
Avec Magic Lantern, un superbe outil réservé aux boîtiers Canon, on peut faire cela d'une manière automatique, du moins pour la succession de photos à prendre. J'avais essayé sans succès. Ce matin, je me suis repenché sur la question et j'ai compris. Du coup, j'ai fait un essai. Pour l'assemblage des photos, parce que je n'avais pas envie d'installer un nouveau logiciel, j'ai utilisé Photoshop qui permet de le faire. Le résultat est moyen. Je vous montre les deux photos extrêmes d'une série de 37 images.

focus-stacking_3.jpg

focus-stacking_2.jpg

Donc, vous importez toutes les photos dans Photoshop, vous faites ce qu'il faut et vous obtenez, en théorie, une fusion des images avec les meilleures zones conservées. Le résultat n'est pas aussi bon qu'espéré mais le principe est bien là. Ce n'est qu'un premier essai, j'ai peut-être merdé quelque part. J'essaierai prochainement avec un sujet plus intéressant.

focus-stacking_1.jpg

Et exceptionnellement et pour Liaan, un essai avec la 2cv

2cv Franklin

vendredi 28 août 2015

La belle américaine

Je ne suis pas fou des bagnoles américaines d'une manière générale. Cependant, j'ai une attirance pour les "muscle cars". La Pontiac Firebird est de celles-là. Ce n'est pas ma préférée mais puisque j'en ai vu une hier à Auriac-du-Périgord et que j'avais l'appareil photo à proximité, je ne me suis pas fait prier pour la glisser dans la carte mémoire en vue de vous en faire profiter et, accessoirement, pondre un billet facile.
Un "muscle car", c'est quoi, au juste ? Il me semble que c'est une voiture de série, d'origine américaine, dans laquelle on s'est contenté de glisser le plus gros moteur possible, de préférence un V8. On ne cherche pas à faire une voiture efficace sur les points pourtant importants de la tenue de route ou du freinage. Il s'agit simplement d'avoir un véhicule qui accélère très fort et qui fait un beau bruit glouton. Une grosse cylindrée gavée par des gros carburateurs, la recette est simple et brutale. En fait, ça pourrait être le pendant sur quatre roues du "cafe racer" que l'on connaît dans le monde de la moto.
Et donc, trois photos faites rapidement hier soir.

Compte tours Pontiac Firebird 1968

Pontiac Firebird 1968

Pontiac Firebird 1968 350ci

jeudi 27 août 2015

Tellement française

C'est une restauration qui a pris du temps. Cela fait des années que j'entends parler de cette Facellia achetée à l'état de quasi épave et de sa remise en route. J'avais vu des photos et beaucoup auraient jeté l'éponge pour s'acheter une voiture récente.
Hier matin, je reçois un appel téléphonique. C'est Stéphane qui me dit qu'il est à deux pas de chez moi avec sa Facel-Vega, en route pour Angoulême puis la Bretagne où il se rend depuis la région marseillaise pour une rencontre d'automobiles anciennes. Il me demande si je suis chez moi. J'y suis. Il me dit qu'il va s'arrêter pour me faire voir sa petite merveille. Chouette !

Intérieur Facellia
Facel-Vega, c'est une ancienne marque française de voitures de luxe née de la volonté et de l'imagination de Jean Daninos. Sans doute est-ce la dernière vraie marque d'automobiles de luxe française. La Facellia est une petite Facel-Vega créée pour concurrencer les petites auto sportives telles que Triumph ou Porsche. Son dessin est superbe, simple et de bon goût, fin et précis. C'est, il me semble, la première fois que j'en vois une rouler. Il faut dire qu'en tout, il n'y a eu que trois mille Facel-Vega de produites.

Moteur de la Facellia d'origine Volvo
La restauration n'a pas été simple, on ne trouve plus de pièces détachées depuis déjà quelques décennies. Tout a été refait, révisé, reconstruit si besoin. Le moteur gavé de deux splendides carburateurs Weber vient d'une Volvo qui utilisait le même moteur que celui de la Facel-Vega après que la marque ait abandonné la motorisation Pont-à-Mousson peu fiable. La sellerie a été confiée à un professionnel de Terrasson-Lavilledieu ainsi que la capote.
Stéphane était attendu à Angoulême, pas vraiment le temps d'aller faire des photos. Je me contente donc d'en faire sur le bord de la route. Peut-être que l'occasion d'une séance photo se présentera un jour ?

Facellia Facel Vega

mercredi 26 août 2015

En passant par les bois

Hier, j'ai eu l'occasion de suivre un cours magistral de chasse aux champignons dispensé par un professeur émérite. J'ai enfin compris certaines choses et suis parvenu à trouver presque tout seul quelques cèpes que je me promets de manger d'ici peu. Apparemment, nous sommes à la toute fin de cette pousse de cèpes. Parce que nous ne sommes qu'à la fin de ce mois d'août, on peut espérer qu'elle sera suivie d'une ou deux autres et je compte bien, si cela se concrétise, aller sur le terrain mettre en pratique cet enseignement. Pour l'instant, deux photos.

Champignon

Champignon

mardi 25 août 2015

Du noir et du blanc pour la Cassagne

Deux photos pour aujourd'hui. La première est celle d'un sympathique jeune rebelle participant à la randonné des Pétaroux. J'ai beaucoup aimé sa bécane qui a pour principale particularité de posséder un moteur Peugeot dans une partie cycle Motobécane. Beau travail d'adaptation ! J'aime beaucoup le pot de détente à ras du sol et, plus encore, l'attitude du jeune. Pour faire la photo, je me suis posé à bonne distance et je n'ai rien fait d'autre qu'attendre. Il a commencé à afficher un air un peu renfrogné. Alors, pour bien le déstabiliser, sans dire un mot, d'un signe de tête, je lui ai fait comprendre que le silencieux, une boîte de bière recyclée, méritait d'être un peu remis en ordre. Il s'est exécuté et a repris la pose, attendant que je daigne porter l'appareil à l'œil et déclencher. J'aime bien cette photo.

Motobécane Peugeot

La deuxième image est d'une réalisation plus simple. La personne de droite a voulu que je fasse la photo. Je n'en suis pas certain mais il est possible que celui de gauche soit authentiquement écossais. Je ne l'ai pas entendu parler.

Ecossais en kilt

lundi 24 août 2015

Les pétaroux sont revenus à La Cassagne

Cent-vingt cyclomoteurs l'an passé pour la première édition, plus de deux cents cette année. La Rando à la Noix de La Cassagne est en passe de réussir à se hisser haut dans le monde des manifestations dédiées aux cyclomoteurs et à la bonne humeur ! Et c'est mérité.
La bonne humeur, c'est bien ce qui va faire la différence avec les rassemblements de véhicules anciens parfois un peu trop pincés. C'est que, s'il y a des manifestations qui se prennent trop au sérieux, ce n'est certainement pas le cas dans ce magnifique village de La Cassagne, dans le beau Périgord Noir, niché dans un décor de rêve. On est ici pour se retrouver et pour bien s'amuser. Pour preuve, tous les cyclos sont acceptés. Bon, d'accord, il faut qu'il ne soient pas trop récents mais c'est assez laxiste pour que l'on puisse venir avec une machine des années 90 voire encore plus récente. Pas de scooter, par contre. Je ne sais pas si c'est une volonté des organisateurs ou si ce sont les candidats qui manquent.
Si la pluie a été bien vive pour la matinée, elle n'a pas réussi à dissuader les participants à se lancer dans la randonnée de 65 kilomètres qui passait par Saint-Geniès et Valojoulx pour revenir à La Cassagne. Les déguisements étaient vivement encouragés et, cette année, ils ont été encore plus nombreux à se prêter au jeu.

Motobécane water cooling ?
Mobylette à bois
Les Motobécane/Motoconfort étaient bien représentées. Je n'ai pas fait les comptes mais il m'a semblé qu'au petit jeu des marques présentes, elles auraient gagné. Qu'en déduire ? Soit elles ont été majoritairement vendues dans la région, soit elles sont plus solides que les Peugeot, l'autre grande marque française de cyclomoteurs. Dans les années 70 et 80, ce que l'on voyait le plus, me semble-t-il, était le 103 SP Peugeot. Elles paraissaient plus "modernes", plus à même de plaire au jeune, que la bleue de chez Tobek. La marque de Pantin mit un peu de temps pour réagir en sortant le 51 et il faut reconnaître que, à l'époque de sa sortie, il devenait difficile de lui préférer la 103 de chez Peugeot.

Peugeot ou Motobécane
Dans les mémoires, les Motobécane plus anciennes paraissent vieillottes. Mais c'est sans doute que les mémoires sont défaillantes. Si l'on a retenu les Peugeot les plus répandues, on a vite oublié les séries précédentes comme les BB. Ce n'est pas qu'elles déméritaient, ces braves BB mais il faut avouer que, niveau technologie, ça commençait à dater lorsque leur production a cessé au début des années 70.

BB Peugeot

Mais parce que le cyclomoteur n'est pas une affaire exclusivement franco-française, on pouvait revoir de bien belles machines venues d'ailleurs à La Cassagne. Et pour ce qui est de venir d'ailleurs, les cyclo japonais se posent un peu là. Alors, je sais déjà que des esprits chagrins vont pester ou bouder. D'abord, on s'en fout. Ensuite, objectivement, je ne vois pas ce que l'on peut reprocher à ces machines. Prenons le cas de ce 50 trial Yamaha pour commencer. C'est une "mobylette" qui m'a bien attiré à l'époque. Il faut dire que la ligne est plus que plaisante. Qu'avions-nous à proposer, en face ? Le SX5 Peugeot ?

Yamaha 50 trial
Avec son petit moteur quatre temps, la Honda PS50 n'était pas, à mes yeux, très jolie. Je pense même qu'à l'époque je devais la trouver parfaitement laide. Aujourd'hui, je la vois d'un autre œil, plus amusé et plus nostalgique. Le temps excuse beaucoup, dirait-on. On peut se demander ce qui a pu pousser l'acquéreur de l'époque à craquer pour elle. La réputation de solidité de la marque ? La consommation très contenue ? L'entretien facile ? Le moteur 4 temps qui permettait de s'affranchir des pompes à mélange 2 temps ? Peut-être aussi la présence d'un bon concessionnaire, tout simplement ? Quoi qu'il en soit, la Honda avait bien quelques arguments en sa faveur.

Honda PS50
Mi italienne mi française, la Gitane-Testi a fait rêver bien de jeunes apprentis motards. Moi, je ne les aimais pas trop. Je les trouvais trop tape-à-l'œil avec leur peinture pailletée, leur pot de détente et leurs guidons bracelets. Il y avait aussi que, pour cause de réglementation, elles étaient souvent tellement bridées qu'elles arrivaient à se faire pourrir par les 103 trafiqués. Et ça, ça m'amusait beaucoup. Suis-je devenu plus honnête avec le temps ? Je ne saurais le dire. Toujours est-il que, aujourd'hui, entre un 103 et un Gitane-Testi, je n'hésiterais pas longtemps ! Celle-ci était déjà présente l'an dernier et ce fut un vrai plaisir que de l'entendre craquer lors du démarrage à la poussette. Un bon petit bruit de 2 temps à pot de détente, bien pétaradant comme il faut !

Prêt à faire la course
Peu courant, plus rare, moins diffusé, voilà une Alphonse Sutter. Je ne sais pas trop quoi dire à propos de cette machine. J'ai cherché sur Internet et j'ai tout juste trouvé qu'elle serait peut-être propulsée par un moteur ABG/VAP. Bon. C'est peu. Il faut dire qu'à une époque, celle de cette machine possiblement, il est apparu tout un tas de constructeurs/assembleurs qui puisaient dans les catalogues des accessoiristes pour produire leurs machines. Parfois, ces constructeurs concevaient au moins le cadre mais ce n'était pas toujours le cas. Quoi qu'il en soit et bien que je ne puisse pas vous en dire beaucoup plus, une photo de l'A. Sutter avec son nounours et sa remorque !

Peu courant cyclomoteur Alfphonse Sutter.

dimanche 23 août 2015

Le Coke déraille

P&M whisky de Corse

Et une autre, sans doute la dernière, histoire de placer un peu de Périgord dans tout cela avec un couteau de Nontron.
P&M whisky de Corse

vendredi 21 août 2015

Etagères à épices

"Qu'est-ce que vous êtes en train de faire ? Vous faites des photos ?" Une belle preuve de vivacité d'esprit chez cette brave dame. Effectivement, je suis avec un appareil photo à la main et je le porte à plusieurs reprises à hauteur d'œil avant de presser le bouton du déclencheur du gras de l'index. Elle est affolée, la pauvre dame ! Elle veut savoir ce que je vais faire de ces photos et si je veux les mettre sur Internet. Disons-le tout net, ça semble la catastropher au plus haut point, cette sale affaire. Moi, faux-cul comme c'est pas permis, je lui garantis que ces photos ne sortiront pas de l'appareil et que, mieux encore, je ne les regarderai même pas à titre privé. Je lui apprends tout de même, au passage, que j'ai demandé l'autorisation de photographier à quelqu'un du personnel qui m'y a autorisé de bonne grâce, m'y invitant même. Du coup quoi ? Elle craint quoi, la dame ? Que ces images portent atteinte à son établissement ? Qu'elles soient vendues et qu'elles servent à des fins peu avouables ? Je ne me suis pas trop occupé d'elle et j'ai fini de photographier ce qui m'attirait. Non mais ! Et pour la peine, je ne vais même pas leur faire de la pub. Et toc !

Boissons épicées

Esprit de Corse

P&M whisky de Corse

mercredi 19 août 2015

Les nuages passent à l'attaque

Tentez d'imaginer la scène. Je suis au volant d'une voiture. Une voiture blanche, break, française. Elle roule et je roule avec elle, assis, les mains posées sur un cercle couvert d'une matière ferme et souple. Si je tourne le cercle vers la droite, je vais à droite, si je tourne à gauche, je vais à gauche. Par la vitre qui me protège du vent, je peux voir le paysage. Un pré vers le bas, un ciel vers le haut. Dans le ciel, des nuages. Gros, les nuages. Et hauts, aussi. Je m'arrête et coupe le moteur en tournant la clé. De la voiture, je descends. Je descends de l'auto. Je descends du break français blanc et je marche sur mes pieds, les pieds posés par terre, les pieds dans des chaussures posées sur le sol. J'ouvre la porte arrière de la voiture pour prendre un appareil photo et je quitte la route pour avancer dans le pré. De l'herbe sous les semelles, à présent. Sous l'herbe, la terre est dure. Sèche, la terre. Humides le ciel et ses nuages. Je m'arrête et je porte l'appareil à l'œil et je déclenche. Je reviens à l'auto et chez moi.

Quelques nuages

mardi 18 août 2015

Nuits de l'imaginaire à Terrasson-Lavilledieu

eglise-terrasson-petit.jpgC'est mon frère Thierry qui m'a donné l'information. L'agence de conception artistique Ad Lib Création illuminait l'église de Terrasson-Lavilledieu à la nuit tombée durant quelques jours du mois d'août. Il a réalisé une vidéo de l'animation et dimanche soir, pour la dernière représentation, je suis allé faire quelques images.

S'il est des billets de ce blog qui n'ont aucun intérêt, celui-ci se pose un peu là dans le palmarès. D'abord, je vous parle de quelque chose qui est terminé. J'aurais sans doute pu vous en parler plus tôt et cela vous aurait donné l'idée d'aller voir ça si vous n'étiez pas trop loin. Mais non, j'attends le dernier soir pour me décider d'y aller. Et puis, je vous présente des photos figées qui ne donnent qu'une lointaine idée de ce que vous auriez pu voir.
Par quel miracle l'agence Ad Lib Créations parvient à réaliser cette prouesse technique ? Je n'en sais rien. Le rendu de la projection est tout simplement superbe. Je n'ai pas compris comment ils réussissaient à caler si parfaitement la projection. Franchement, ne serait-ce que pour cet aspect technique, j'ai été bouche bée. Rien ne va dépasser des limites strictes de la façade de l'église et je trouve cela assez fort.
Parce que ce que je vous présente n'est pas en mouvement, vous ne pouvez pas vous en rendre compte mais il s'agit d'images animées qui racontent une histoire et qui sont accompagnées de musiques et de sons. C'est vraiment très très beau. Pour vous en rendre compte, je vous engage vivement à aller visionner la vidéo de Thierry sur youtube ! La réalisation et le montage vidéo valent le détour.
De mon côté, j'ai tenté de sortir des images convenables. Celles présentées ici sont faites depuis le petit parking de l'ancienne ANPE de la ville, à côté des Jardins de l'Imaginaire. J'en ai fait d'autres depuis la place Bouquier mais je ne les trouve pas convaincantes. Il y avait du public, pour cette dernière soirée. Il y avait bien longtemps que je n'avais pas mis les pieds dans le vieux Terrasson en été. J'ai vu que l'on avait ouvert tout un tas d'anciennes échoppes qui apportent de la vie à la vieille ville.

Nuits de l'imaginaire Terrasson-Lavilledieu

Nuits de l'imaginaire Terrasson-Lavilledieu

Nuits de l'imaginaire Terrasson-Lavilledieu

Nuits de l'imaginaire Terrasson-Lavilledieu

Nuits de l'imaginaire Terrasson-Lavilledieu

Nuits de l'imaginaire Terrasson-Lavilledieu

Nuits de l'imaginaire Terrasson-Lavilledieu

Nuits de l'imaginaire Terrasson-Lavilledieu

Nuits de l'imaginaire Terrasson-Lavilledieu

Nuits de l'imaginaire Terrasson-Lavilledieu

Nuits de l'imaginaire Terrasson-Lavilledieu

Nuits de l'imaginaire Terrasson-Lavilledieu

Nuits de l'imaginaire Terrasson-Lavilledieu

Nuits de l'imaginaire Terrasson-Lavilledieu

lundi 17 août 2015

Auriac-du-Périgord

Chapelle Auriac-du-Périgord
Auriac-du-Périgord

dimanche 16 août 2015

Le mari de la faucheuse

Le mari de la faucheuse

samedi 15 août 2015

Toc toc et mirabelles

J'aime bien être un peu méchant, me moquer des gens. Certains peuvent, par mégarde, y voir de l'humour mais non, c'est de la vraie méchanceté à l'état pur. J'aime me moquer, tester la crédulité, me faire passer pour un sombre idiot, le cas échéant. J'ai eu l'occasion de m'adonner à ce petit jeu pas plus tard que tout à l'heure.
Toc-toc. On frappe à la vitre de la porte d'entrée. Je vais ouvrir. Deux types. Un vieux et un autre un peu moins ancien, quelque part entre la quarantaine et la cinquantaine. Tout sourire tous les deux. Du genre qui veulent se présenter aimables et avenants, sans agressivité. Je sais pourquoi ils sont là, j'ai vu leur manège tout à l'heure. Ils ont tourné autour de la 2cv, se sont baissés pour observer ses dessous qui n'ont rien de bien affriolant.

— Bonjour Monsieur. Nous venons vous voir pour votre vieille 2cv.
— Ah ? Vous êtes ferrailleurs ?
— Non ! Non ! Je suis restaurateur à Paris, me dit le plus jeune. Ce serait pour la décoration.
— Oui, il a déjà plein de vieux objets, explique le plus vieux.
— C'est dommage de la laisser comme ça. Vous ne voulez pas vous en débarrasser ? Essaie le plus jeune.
— Bof. Non. Elle ne me dérange pas comme ça. Et puis, elle n'est pas en très bon état, m'amuse-je.
— Ah oui, il y a du travail mais on doit pouvoir se mettre d'accord sur un bon prix.
— Ouais mais non, je ne suis pas vendeur pour le moment.
— Enfin si jamais... Je peux vous proposer un échange contre une 2cv roulante, elle est jaune, par contre.
— Je préfère les bagnoles plus récentes, ça roule pas vite, une 2cv.
— Il y a longtemps qu'elle ne roule plus, la vôtre ?
— Assez, oui. C'était tout de même bien utile pour aller à la déchetterie.
— C'est dommage de l'utiliser pour ça !
— Bah, c'est une fourgonnette ! C'est pour transporter des trucs.
— Elle n'est tout de même pas en très bon état. Il doit y avoir entre quatre mille et cinq mille euros de frais. Si vous ne la vendez pas trop cher...
— Faut y réfléchir mais je ne pense pas être vendeur. Je vais la mettre dans un garage et attendre d'avoir le temps de la refaire rouler, un jour.
— Je vous laisse mon numéro de téléphone. Surtout, vous n'hésitez pas si vous la vendez !

Autant dire que je ne suis pas prêt de le rappeler. Logiquement, je devrais vendre cette voiture que je n'utilise pas. Ce n'est pas que ce soit une question d'argent mais je suis un peu agacé par ceux qui tentent de l'acheter au moindre prix. J'ai une vague idée du prix d'une épave de 2cv fourgonnette de ces années, m'en offrir clairement moins n'est pas la meilleure option pour que je la vende.

Flan aux mirabelles

L'autre jour, une amie me dit qu'une de ses copines veut lui donner des mirabelles et que, parce qu'elle ne sait pas quoi en faire, elle a pensé à moi. J'accepte d'aller chercher les mirabelles à Périgueux.
Ces mirabelles, j'ai commencé par les manger au naturel. Ensuite, avec ma mère, nous avons fait des confitures. Nous avons fait une dizaine de pots. Et parce qu'il en restait, ma mère à fait un flan aux mirabelles. J'ai goûté et je valide la recette que je viens de refaire. Je vous donne la recette.

Ingrédients

  • 400g de mirabelles
  • 4 œufs
  • 100g de sucre en poudre
  • 40cl de lait entier
  • une cuillère à soupe d'eau de vie de mirabelle (ou du rhum ou autre chose du genre)
  • 100g de farine
  • 40g de beurre
  • une pincée de sel

Préparation

Lavez les mirabelles puis égouttez-les et épongez-les. Les dénoyauter et les refermer afin qu'elles ne perdent pas leur eau.
Dans un récipient, cassez les œufs et ajoutez 80 grammes de sucre puis mélangez au fouet. Ajoutez le lait, la cuillère d'eau de vie et la pincée de sel. Mélangez bien.
Tout en fouettant, versez la farine tamisée et ajoutez une cuillère à soupe de beurre fondu.
Beurrez un plat à gratin et disposez les mirabelles dans le fond. Versez la pâte de manière à ce qu'elle recouvre bien les fruits. Enfournez pour une quarantaine de minutes à four chaud (220°). Servez tiède ou froid.

vendredi 14 août 2015

Opium du peuple

Et ce n'est pas une apologie de la drogue et ce n'est pas non plus un dessin où il faut trouver un sens caché ou je ne sais quoi. C'est juste que je ne savais pas quoi dessiner et que ça a donné ça.

rat-STUP.jpg

jeudi 13 août 2015

Le cochon monopolise l'attention

D'un côté, nous avons un quidam de chez Laids Républicains, Gilles Platret de son petit nom, qui se fait un point d'honneur à enlever les menus de substitutions pour les écoles de Chalon-sur-Saone, ville dont il est maire. De l'autre, nous avons le mélodrame des producteurs de porc qui ne peuvent plus vendre leurs bestioles pour la raison qu'il n'y a pas de cotation au marché de Plérin. Et pourquoi ? Parce que les plus gros acheteurs de cochon, Coorpel et Bigard, ne veulent pas payer le prix demandé qu'ils jugent bien trop élevé.
Quelque part, ces deux informations tombent bien puisque je n'avais aucune idée de ce que j'aurais bien pu vous raconter sans cela. En ce qui concerne le désarroi des producteurs porcins qui prétendent ne plus pouvoir vivre de leur travail, je prends le parti de les écouter et de les défendre un peu. Je ne connais pas le fond de l'affaire. J'ai eu, il fut un temps, des producteurs de cochons dans mes fréquentations. De ce que j'ai pu voir et comprendre, C'est tout à la fois un boulot assez peinard et une belle arnaque. Ces producteurs que je connaissais étaient naisseurs. En gros et pour faire simple, ils avaient plein de truies qu'ils inséminaient. Ils faisaient naître des petits cochons et les vendaient à un groupement qui les revendaient à des engraisseurs. Bien entendu, c'était le groupement qui fixait le prix d'achat, le prix de revente et qui, au passage, faisait payer ses services de conseils et autres. Le plus gros du travail au quotidien consistait à nourrir les truies et les petits cochons après le sevrage. Bon, bien sûr, il fallait aussi castrer les petits cochons mâles, leur couper les dents et la queue. Génial. Aucune relation avec les animaux comme ça peut l'être dans un élevage laitier mais tout de même un peu plus que dans un élevage de poules pondeuses, je pense.
Quoi qu'il en soit, nous sommes bien loin de l'image du paysan qui élève son cochon et le nourrit des restes de ses repas ou de pommes de terre bouillies. Là, il est question de produire toujours plus pour tenter de gagner de quoi vivre de son travail. C'est un sale boulot. Ça ne m'a pas plu du tout. C'est le prix à payer pour avoir de la viande de porc pas chère que l'on retrouve dans les grandes surfaces, sous film dans des barquettes ou au rayon charcuterie sous forme de pâtés dégueulasse, de saucisson gras, de jambon plein d'eau et de sel, de saucisses de boyau de plastique. L'effet principal de la production intensive de cochons est que l'on ne trouve plus de bonne viande avec du bon gras bien épais comme j'aime sur les côtes de porc dans l'échine. On voit des côtes qui donnent l'idée de la taille de la bestiole. Les cochons sont tués à 40 kilogrammes ou quelque chose du genre. La viande n'a pas eu le temps de se constituer et on bouffe de la merde.
Parce que le cochon, moi j'aime ça. Vachement, même. Ou plutôt, j'aimais, tellement il me semble difficile aujourd'hui d'en trouver de la bonne, de viande de cochon. Je continue à en acheter, un peu par défaut, souvent en allant au moins cher, sans trop me poser de questions embarrassantes. Un peu comme on ira acheter des cuisses de poulet en barquette sans se demander ce qu'est devenu le reste du volatile. Tout ça montre comment l'homme moderne a perdu le contact avec le monde paysan, avec ceux qui lui donnent à manger. On ne veut plus savoir ce qu'est une vache, un mouton, un cochon, un poulet ou un saumon. On veut du calibré, du prêt à cuire, prêt à digérer, prêt à chier. Et surtout que ça n'ait pas trop de goût !
Aujourd'hui, on achète sa salade déjà lavée, les feuilles bien séparées et conservées dans un sachet sous atmosphère contrôlé. Aucun risque de tomber sur une limace, c'est garanti. Elle n'y survivrait pas. Les pommes de terre peuvent s'acheter sans crainte. Avec le traitement qu'elles ont subi, elles ne sont pas prêtes de germer. Les tomates n'ont pas de goût, les endives ont perdu tout ce qui peut ressembler à de l'amertume, les vins ont tous le même goût. On enlève son gras au beurre et à la crème fraîche et il n'y a plus que quelques énergumènes pour s'inquiéter de ce que le lait ne se trouve plus qu'en parallélépipèdes à ouverture facile.
Alors, le paysan a une part de responsabilité dans tout cela. Oui, bien sûr, il pourrait faire de la vente directe, réfléchir à des moyens de distribution qui seraient plus directs, avec moins d'intermédiaires, qui seraient plus rémunérateurs. Mais ce n'est pas le métier du paysan. Et il n'en a pas forcément le temps. Et puis, ça ne fonctionne pas forcément non plus. Je ne fais pas la morale. Je suis le premier à ne pas respecter les idées de bon sens que je donne là, en ce moment. Je n'achète pas du tout local, je ne vais rien acheter chez le paysan d'à côté ou au marché du village proche du mien. Je n'achète pas chez cette jeune maraîchère qui tient boutique sur un terrain éloigné de tout à la Bachellerie et qui fait du bio. Au lieu de cela, je vais faire mes courses deux fois par mois à la ville, j'achète tout d'un coup au même endroit et c'est tout. C'est très mal, je le sais bien et ne suis pas fier de moi, vous pouvez me croire ! Mais ça n'empêche pas que du bon cochon, moi, je n'en trouve pas.

Le maire de Chalon-sur-Saone, je me demande s'il aime beaucoup la viande de cochon ou s'il déteste vraiment beaucoup les musulmans. J'ai ma petite idée sur la question. Alors, oui, ça ne "pénalise" pas "que" les musulmans, je le sais. C'est vrai que les juifs ou les végétariens sont également concernés. Cependant, il me semble bien que, tout de même... Non parce que j'ai beau aiméer le cochon sous un peu toutes ses formes, je peux vivre sans en manger durant quelque temps. Alors, je me dis que si ce maire Laid Républicain voulait éviter, pour des raisons comptables, d'avoir à proposer plusieurs menus dans les écoles de sa ville, il aurait aussi pu dire que, désormais, il n'y aurait plus jamais de porc, non ? Il me semble que cela n'aurait pas été scandaleux. Donc, puisque ça n'a pas été la solution choisie, je me dis qu'il y a derrière cette décision validée par le tribunal administratif un doux parfum de discrimination volontaire à l'égard d'une partie bien ciblée de la population. Je peux avoir l'esprit mal tourné.

mercredi 12 août 2015

Musée Soulages

L'acier Corten du musée SoulagesSi vos pieds ne vous conduisent pas d'eux-même jusqu'à Rodez, préfecture du département de l'Aveyron, provoquez le voyage ! J'y suis allé pour visiter le musée Soulages, j'y ai découvert une ville charmante et riche en lieux à découvrir. Peut-être que je vous reparlerai de la ville un autre jour mais, pour aujourd'hui, je vais essayer de vous donner l'envie d'aller visiter le musée Soulages où je compte revenir dès qu'il me le sera permis. Inauguré en 2014, ce musée connaît un succès mérité et permet, dans un cadre magnifique, de découvrir ou de redécouvrir l'œuvre de l'un des artistes contemporains majeurs.

Je pense me souvenir avoir rencontré Soulages dans un livre alors que j'étais en classe de troisième. Je n'avais pas compris l'intérêt. La reproduction, assez petite, représentait une sorte d'aplat noir imparfait. Quelques années plus tard, j'ai vu au centre Pompidou une œuvre de Soulages de mes yeux et j'ai compris.
Inauguré l'an dernier, le musée Soulages se situe à Rodez, préfecture de l'Aveyron et ville natale de l'artiste. C'est une merveille architecturale qui laisse une large place à l'acier Corten, un acier auto-patiné très utilisé par les architectes. Ce musée se dresse à l'emplacement de l'ancienne place du foirail. Pierre Soulages a effectué une donation au musée et ce sont environs 500 œuvres qui sont disponibles dans le fonds du musée. Il est possible d'y voir des premières œuvres comme les travaux préparatoires à la réalisation des vitraux de l'abbatiale de Conques avec des esquisses et des essais de verres, des eaux fortes, des sérigraphies, des brous de noix ou des gouaches sur papier et des peintures représentantes de la période "Outrenoir" qui a fait la renommée de l'artiste.

Entrée du musée Soulages
A quelques centaines de mètres de la cathédrale de Rodez, le musée ouvre une vue sur les proches collines et officie à la manière d'un promontoire invitant à découvrir la région. Après une longue polémique et un refus assez massif de ce projet de musée par la population, la première pierre est posée en 2005 en présence de l'artiste. Il sera inauguré en 2014 en présence du président de la République François Hollande et de la ministre de la Culture Aurélie Filippetti. Sur un an, ce sont 250000 personnes qui franchiront le seuil de ce musée détenteur du label des musées de France.

Esplanade du musée Soulages à Rodez
Pour neuf euros en tarif plein, le droit d'entrée au musée Soulages donne accès aux deux autres musées de la ville, le musée Fenaille et le musée Denys-Puech. Le billet est valide pour un mois. Il existe un tarif réduit pour les demandeurs d'emploi, les groupes, les membres de sociétés savantes et autres et l'entrée est gratuite pour les jeunes de moins de 18 ans ainsi que pour les étudiants. Evidemment, pour l'occasion vous êtes invités à découvrir la vieille ville de Rodez qui vaut vraiment le détour.

cathédrale de Rodez

Depuis le hall d'entrée où se trouvent la billetterie et la boutique, vous descendez à l'étage inférieur où se trouve le musée par lui-même. Dans une obscurité contenue, vous découvrez les premières œuvres et c'est le choc. Vous pouvez les observer à quelques centimètres de distance, les yeux dans les yeux oserai-je dire. Une salle lumineuse est consacrée aux travaux des vitraux de Conques représentés par de grands panneaux de bois couverts de ruban adhésif venant figurer les dessins des plombs des vitraux. Dans des vitrines, des essais de verres voisinent des outils de verrier tandis qu'un film défile sur un écran.

Travaux préparatoires pour les vitraux de Conques
Il est possible de visiter le musée comme on le souhaite. On peut choisir l'ordre chronologique du cheminement de l'artiste ou se laisser porter par l'instinct. Une salle est consacrée aux premières peintures, celles de la fin des années 40 et du début des années 50. S'il est intéressant de voir ces premières œuvres qui osaient le figuratif et la couleur, je dois reconnaître que ce n'est pas la partie que j'ai su le mieux apprécier. Etait-ce la période qui le voulait ? J'ai trouvé les couleurs tristes et fades, comme salies. La période suivante, celle durant laquelle Pierre Soulages s'essaie à la gouache et au brou de noix sur papier est, à mon sens, fondamentale et marque durablement la suite des recherches artistiques de l'auteur. Pierre Soulages entre délibérément dans l'abstraction en semblant s'inspirer de l'idée de l'idéogramme.

Gouaches et brous de noix sur papier
S'il est bien un pan du travail de Pierre Soulages que j'ignorais totalement, c'est celui qui concerne les impressions. Lithographies, sérigraphies mais aussi et surtout, les eaux fortes. Plusieurs pièces sont exposées d'une manière très didactique, avec la pièce de cuivre ou de bronze et le résultat imprimé sur papier. J'ai trouvé cela vraiment très intéressant.

Eau forte - épreuve d'artiste
Ce que le grand public connaît le mieux de l'œuvre de Pierre Soulages, ce sont les peintures et, plus particulièrement, la série "Outrenoir". C'est cette dernière qui a beaucoup amusé les humoristes et a conduit à faire croire que Pierre Soulages peindrait en noir sur du noir pour donner, à la fin du bout, une toile toute noire. Bon. Ma foi. J'invite juste les gens à aller voir. Pour moi, c'est encore la partie la plus passionnante de l'ensemble de l'œuvre. D'abord, il n'est pas vrai de dire que Pierre Soulage n'utilise systématiquement que le noir. Ensuite, bien évidemment, ces peintures ne se limitent pas à un infâme barbouillage de mauvaise peinture sur un méchant support. Comme souvent, il est absolument nécessaire de connaître le cheminement de l'artiste dans la recherche de son art pour en comprendre la teneur. Pour cela, oui, il est intéressant de visiter le musée en suivant la chronologie. On comprend alors que Pierre Soulage est allé au plus pur, à l'essentiel, qu'il a enlevé le gras et le superflu pour ne garder que ce qui est important. Et c'est magique et c'est beau.

Œuvre sur quatre panneaux
Musée Soulages
Outrenoir
Lorsque l'art est sorti du rôle dans lequel on l'avait cantonné qui consistait, du moins pour l'art occidental, de représenter le réel ou le réel très imaginaire (on peut faire entrer toutes les peintures à caractère religieux là-dedans comme pas mal de portraits de puissants et aussi, pour faire bon compte, une belle quantité de paysages), il a gagné en liberté. Avec l'abstraction, il est entré dans le magique total. Dès lors, alors que l'on paraissait octroyer à l'artiste le droit de faire n'importe quoi n'importe comment, on a pu craindre qu'il aille sur le chemin de l'escroquerie intellectuelle caractérisée. Cela aurait été sans compter sur le fait que l'artiste n'est pas nécessairement un escroc. Je ne suis pas autorisé à m'exprimer avec légitimité sur le sujet mais je suis persuadé que l'exercice de l'art n'est pas quelque chose de serein et de facile. On ne peut pas penser un instant qu'un artiste comme Pierre Soulages réalise ses peintures en balançant des coups de brosse plongée dans un pot de peinture sans réflexion, sans doute, sans intention. Enfin si, on peut le penser mais alors on se trompe. Ou on prend un malin plaisir à se tromper, comme ça, juste par goût de la beaufitude affirmée et revendiquée. Un peu comme on peut porter un jogging et un bob pour affronter le monde du dehors. On peut très bien ne pas aimer le travail d'une vie, celui de Pierre Soulages. On peut ne pas y être sensible. Cela est très légitime et ne demande pas d'explication. On n'a pas le droit d'insulter l'artiste au motif que l'on refuse l'effort de se confronter à son œuvre. C'est bien trop simple et bien trop proche des idéaux fascistes qui font frisotter les poils du cul de certains. C'est vrai quoi. Merde ! Il y a un quart de million de personnes à être venus voir les œuvres de Soulages dans ce musée en un an, des personnes venues du monde entier, des personnes de tous les âges. Elles ne peuvent pas toutes s'être trompé de porte. Osez la curiosité, que diable ! Ayez le courage d'être bouleversé, d'être étonné, d'être surpris, d'aimer ou de détester.

Si le musée Soulages est une réussite architecturale, c'est aussi parce qu'il est fort agréable à vivre. Je le prouve ici, les photographies semblent être autorisées. Il est possible de profiter des bancs placés un peu partout pour se reposer ou pour se plonger dans une peinture durant un instant. L'accès au musée est bien évidemment facilité pour les personnes à mobilité réduite et les visiteurs peuvent profiter d'un système de guide dans leur cheminement avec une application à charger sur un téléphone intelligent. Une salle qui a bien retenu mon attention est celle dédiée aux peintures sur toile. Une salle lumineuse, quasi clinique, un véritable écrin pour les peintures.

Musée Soulages
Musée Soulages
Comme une vague
Musée Soulages

Le musée dispose d'une grande salle pour les expositions temporaires. Elle est actuellement occupée par une installation de Claude Lévêque intitulée "Le Bleu de l'Œil". Je parlais de magie tout à l'heure et cela prend tout son sens ici. Des ombres et des lumières. L'art n'est finalement qu'un subtil dosage de l'un et de l'autre. De l'ombre, de la lumière, de la couleur. On pénètre dans la salle et on perd pied, on perd aussi ses repères et la notion d'espace, de distance, de profondeur. Il est à noter que l'exposition de Claude Lévêque va du musée Soulages jusqu'au musée Fenaille en passant par le centre de la ville.

Le bleu de l'œil - Claude Lévêque

mardi 11 août 2015

Revue photo qui passe la photo en revue

Parce que je n'aurai pas le loisir de vous préparer quelque chose aujourd'hui, je puise dans mes réserves pour en sortir une nouvelle fausse couverture de magazine. On notera le travail de mise en pages digne des meilleurs cerveaux délirants des années 70 ou 80.

Top Photo

lundi 10 août 2015

Bip ! Bip !

Et une fois de plus, c'est le Coyote qui perd. Après Loup, c'est Coyote qui passe l'arme à gauche. Et je n'oublie pas ceux partis au début de l'année. Bon, on ne va pas pleurnicher. D'abord, ça ne le ressuscitera pas. J'ai rencontré le trait de Coyote sur la couverture d'une revue de biker, Freeway, il me semble, avant de mieux le découvrir dans Fluide Glacial. J'avais lu quelques épisodes de Mammouth et Piston, l'histoire d'un biker ventripotent et d'un rat galeux. Accessoirement, il y avait aussi des filles à forte poitrine et des motos américaines. Dans Fluide Glacial, il a narré les histoires de Kévin, fils d'un couple de motards. J'ai appris à l'occasion de la mort de Coyote que son fils s'appelle justement Kévin.
De Coyote, j'ai toujours beaucoup aimé le dessin. Il avait un style très reconnaissable, très abouti. Ça fourmillait de détails, c'était plein de mouvement, d'action. C'était dessiné comme si ça avait été observé à travers une lentille déformante et j'adorais tout ça. Aussi, il faut le dire, j'étais bien jaloux de ne pas être capable d'en faire autant.
J'aimais moins ses histoires mais, tout de même, elles arrivaient assez souvent à me faire rire. Il était parti de Fluide Glacial mais il était tout de même revenu pour le numéro des trente ans. Ça m'avait fait plaisir de retrouver son dessin et je m'étais arrêté pour observer tous ces détails et m'émerveiller devant tant de travail. Il n'y avait pas de place pour l'approximatif ou l'accident dans le trait de Coyote. C'était du travail de haute précision, de la maîtrise au plus haut point. Je le mets dans la même famille de dessinateurs qu'un Maëster, par exemple. Ça tombe (pas dans le sens de caveau) bien, ils étaient amis.

Coyote a encore perdu

samedi 8 août 2015

Rien pour ce samedi

Et il vous faudra contenter de cela.

vendredi 7 août 2015

Plus rapide que le vacarme

Il paraît que Airbus réfléchirait à concevoir un avion supersonique capable de relier Paris à New-York en une heure. Je n'y connais rien en matière d'avions mais il me semble avoir compris qu'il n'y avait plus d'avion de ligne supersonique depuis l'abandon du Concorde. Celui que préparerait Airbus serait capable de Mach 4,5 (et ça commence à être rapide) et de transporter une vingtaine de personnes. S'il n'est absolument pas certain que cet avion verra le jour, s'il est certain que je m'en fous pas mal, cette information aura au moins eu pour mérite de m'inspirer un dessin.

Paris à une heure de New-York

jeudi 6 août 2015

Gloire à dieu

Pour rebondir sur le billet énervé de Sax/Cat qui s'insurge de la récupération par les curés de tous poils d'un monument aux morts de la première guerre mondiale, je viens de récupérer de la corbeille une photo faite à l'abbaye du Mont des Cats, à Godewaersvelde, dans le nord de la France.

mont-des-cats_gloire.jpg

Une espionne venue de l'Est

Cette photo n'est pas très bonne. C'est pour cela que j'ai hésité à vous la montrer. Je l'ai faite à Fossemagne à l'occasion du vide-grenier et exposition de véhicules anciens dont je vous parlais récemment. Le personnage m'a accroché l'œil pour plusieurs raisons. Tout d'abord, il y a son allure générale, quelque peu désuète. Et puis, il y a son appareil photo, un vieux Praktica, marque d'Allemagne de l'Est du temps où elle existait. Enfin, il y a son attitude, son air revêche, sa manière de chercher à se fondre dans le décor pour photographier. Elle m'a fait penser à une personne échappée de derrière le rideau de fer pour venir espionner ce qui se passait dans le monde capitaliste occidental dégénéré.

Espionne venue de l'Est

mercredi 5 août 2015

Tuer le temps un crayon à la main

Ça fait un bail que je ne m'étais pas laissé aller à l'exercice. Vous prenez une feuille de papier et vous laissez courir le crayon, la main libre de faire ce qu'elle veut comme elle veut, libre de suivre une nouvelle direction sitôt que la précédente lui semble être un cul-de-sac. Elle commence à tracer quelque chose, elle ne voit pas où cela va la mener et elle bifurque. La magie survient lorsque la main parvient à étonner la cervelle qui découvre avec surprise ce qui vient d'apparaître. Elle ne s'y attendait pas un instant, la cervelle. Et comme elle aime s'amuser d'un rien, elle laisse la main aller librement de nouveau, curieuse de voir où cela va nous mener.
Hier soir, j'écoutais la rediffusion de la Radioscopie de Jacques Chancel consacrée à Simone Signoret, un enregistrement de 1971. Bien intéressant. Le dessin est né lors de cette écoute. De là à dire qu'il y a un rapport entre les deux, il y a un pas que je ne suis pas prêt à franchir.

Le dessin, c'est pas automatique

mardi 4 août 2015

Si j'avais un marteau

Si j'avais un marteau, si j'avais le goût à cela aussi, je passerais volontiers mon temps à faire éclater la boîte crânienne de mes congénères, sans distinction de sexe, d'origine sociale ou géographique ou d'âge. Il y en aurait pour tout le monde. J'essaierais de faire cela proprement, de casser l'os d'un bon coup bien précis et j'éviterais de faire trop souffrir. Je m'arrangerais à ce que les dégâts ne soient pas trop importants, toutefois, histoire que les familles puissent se recueillir sans trop de pleurs sur le corps sans vie de la dépouille. Dans la mesure du possible, je travaillerais gracieusement, juste pour le plaisir et pour passer le temps. J'accepterais certainement les travaux sur commande. On pourrait m'amener les personnes sur qui opérer mes talents d'éclateur d'os pariétal. J'agirais avec professionnalisme dans les règles de l'art. J'aurais la satisfaction du travail bien fait et celle de la reconnaissance de mon savoir-faire.
En fait, le marteau, je l'ai. J'en ai plusieurs, des petits et des déjà assez gros. J'ai même une masse qui est une sorte de gros marteau mais avec un manche plus long qui pèse trois kilogrammes, il me semble. C'est un outil très efficace mais qui manque de précision. Par exemple, on n'utilise pas une masse pour enfoncer un petit clou ou une fine pointe dans un matériaux délicat. Ce n'est pas que ce soit vraiment impossible de le faire. En s'appliquant, je suis même certain que j'arriverais à enfoncer une aiguille dans un œuf cru avec une telle masse sans briser la coquille. Il faudrait que je tente l'expérience, pour vérifier.
Des marteaux, j'en ai au moins cinq. Si je voulais me lancer dans le métier d'éclateur de boîte crânienne, je ne sais pas lequel j'utiliserais. Il me semble qu'il en faudrait un suffisamment lourd. Je n'ai jamais eu l'occasion de m'essayer à cet exercice et la chose semble être assez mal documentée sur Internet. Je n'ose pas aller dans un magasin de bricolage pour demander son avis à un vendeur. Je pressens qu'il y aurait incompréhension et sourire gêné. Et même, si j'insistais un peu trop pour obtenir ce renseignement qu'il me semble légitime de rechercher dès lors que l'on veut épouser ce métier, il est à craindre que l'on m'inviterait à m'expliquer longuement et péniblement dans un bureau aux murs lépreux dans un commissariat ou une gendarmerie.
C'est que, de la même manière que je ne sais quel marteau conviendrait au mieux, je ne suis pas certain que ce métier qu'il me plairait d'épouser existe vraiment et soit répertorié en tant que tel dans une classification officielle des métiers d'arts ou, plus simplement, artisanaux. Estourbisseur de bovin, d'ovin ou de porcin au sein d'un abattoir dûment enregistré, ça oui, ça existe mais éclateur de crâne appartenant à un être humain vivant, c'est moins certain. Pourtant, je suis sûr qu'il y a une demande pour cela et qu'il existe de vrais débouchés pour qui voudrait se lancer dans cette activité qui, en plus de ne pas demander d'investissements trop lourds, ne nécessitent a priori pas de compétences particulières. C'est tout juste s'il convient de reconnaître une tête d'un autre organe ou élément du corps humain. Pas besoin d'avoir fait sa médecine pour ça !
Non, le seul point délicat que j'entrevois, c'est qu'il ne doit pas être gagné par avance de trouver des clients volontairement volontaires pour se faire casser le gros os de la tête. En fait, ça revient un peu à trouver des personnes qui acceptent de se faire tuer, si on y réfléchit bien. C'est bizarre combien les gens semblent attachés à leur vie. Pourtant, hein, souvent, ces gens ont une vraie vie de merde. Qu'est-ce qu'ils peuvent encore espérer ? Quel que soit leur âge, il est prévisible qu'il continueront encore à vieillir durant quelque temps et que ça finira par s'arrêter, d'une façon plus ou moins désagréable. Je reconnais que certaines personnes peuvent s'illusionner et penser que leur vie vaut le coup d'être vécue. Je ne peux rien pour elles.
Je suppose parce que la mort est la dernière grande inconnue de toute vie qui se respecte, la toute dernière aventure à vivre, celle qui viendra mettre un terme à tout ce qui nous est connu, qu'elle nous fait peur ou nous inquiète ou nous fascine ou nous questionne. L'autre jour, sur Internet, je suis tombé sur une vidéo que je n'ai pas pu regarder jusqu'au bout tellement je l'ai trouvée bête et agaçante. C'est une vidéo faite par un jeune homme, d'une vingtaine d'années, je dirais, qui disais combien il croyait à l'histoire de la vie après la vie. Et ça m'a rappelé un bouquin que j'ai lu il y a longtemps, d'un certain docteur Raymond Moody, dans lequel l'auteur raconte des expériences de, comme on dit, mort imminente. Ce bouquin a dû bien se vendre. Ça raconte des témoignages de personnes qui disent presque toujours la même chose. Vous savez, la lumière blanche au bout du tunnel, l'impression de voler au-dessus de son corps, de voir les médecins ou les soignants, d'entendre leurs conversations et toutes ces sortes de choses. J'étais jeune adolescent lorsque j'ai lu ça et, je l'avoue, ça m'avait bien plu. Je trouvais cela assez fantastique. Pour autant, ça ne m'a pas fait croire à une forme de vie qui surviendrait après la mort. Du moins, je ne me souviens pas de cela. J'avais lu cela un peu comme on lit un bouquin de science-fiction, un roman.
Que l'on croit à un retour dans un autre monde, dans un univers parallèle ou que l'on croit à une réincarnation sous une autre forme et dans un avenir plus ou moins proche dans notre monde connu, ce que je trouve très amusant c'est bien qu'il y a la certitude qu'il y a une réelle promesse pour que la vie suivante soit meilleure, follement plus passionnante et exaltante. Jamais personne ne va penser qu'il pourrait revenir dans une vraie vie de merde encore pire que celle qu'il a quittée. Et puis, il y a un biais auquel ne semble pas avoir réfléchi les gens qui croient à une réincarnation dans notre monde, sur notre planète. C'est que l'on sait que ni notre planète ni notre soleil ne sont éternels. Il arrivera forcément un moment où ces personnes reviendront dans une immensité vide de vie. Enfin bon, c'est leur problème.
Pour d'autres, la solution est de croire en l'existence d'un dieu et d'un paradis qui va avec. Et aussi d'un enfer, oui, mais que pour les très méchants, bien sûr. Là, la promesse n'est pas de revenir vivant mais de "vivre" comme un esprit sain et passablement désincarné, sous la forme d'un "esprit". Pour faire quoi ? Mystère. Pour longtemps, par contre. Jamais je n'ai entendu dire que ces esprits envoyés au paradis disparaissaient. C'est assez plaisant de se dire que l'on pourrait rencontrer l'esprit de ses ancêtres et des ancêtres de ses ancêtres. Si l'esprit des animaux n'est pas accepté et si tant est que les animaux ont bien un esprit, je me demande bien quels seront les plus lointains ancêtres que l'on pourra rencontrer. Peut-être bien que ce seront Adam et Eve ! Là, ça niquerait bien les Darwin et autres rigolos !
Après, penser qu'il n'y a rien après la mort, que ça serait comme un interrupteur qui bascule, c'est sûr que ce n'est pas très séduisant. On peut légitimement se demander à quoi ça peut bien servir que les générations se succèdent, comme ça, sans réel but, sans que l'on puisse connaître la suite du feuilleton, sans aucun chance d'avoir le fin mot de l'histoire. Sans doute faut-il juste accepter qu'il n'y a justement aucun but. Si l'on admet que l'apparition de la vie sur la Terre et l'évolution qui a conduit à ce que nous connaissons actuellement, le long cheminement qui fait que nous sommes en 2015 de notre calendrier avec la vie actuellement en cours sur la planète, n'est qu'un heureux hasard sans but spécial, on pourrait justement s'en réjouir. Ça nous indique bien que rien n'a d'importance pour nous que l'instant présent et que c'est tant mieux si l'on peut y trouver de l'intérêt et du plaisir. Vivre le moment présent sans s'occuper de demain et de la fin, tant que c'est possible, je pense que c'est la bonne attitude à choisir. Il est sûr que dès lors que la vie n'apporte rien en terme de plaisir, c'est plus difficile à avaler.
Hum. Je me suis encore égaré. Qu'est-ce que je racontais, déjà ? Ah oui. Le marteau. Je ne sais pas pourquoi je me suis mis à parler de ça. Je vous assure que je n'ai pas écouté de Claude François. Je n'ai pas non plus utilisé de marteau dans la journée. En fait, j'étais en train d'essayer de dessiner et je me rendais compte que je n'arrivais à rien et que c'était foutu. Alors, j'ai eu comme un accès de dépression. Je me suis dit que plus jamais je n'arriverai à dessiner, que je ne suis qu'un gros nul et que, dans le fond, autant l'accepter, bien baisser les bras et passer à autre chose, changer d'orientation professionnelle, devenir éclateur de tête, par exemple.

lundi 3 août 2015

Une vie de chien

En ce moment, je recherche un personnage canin. Ce n'est pas aussi simple que ce que je pensais dans un premier temps mais là, il me semble que j'ai trouvé quelque chose qui peut être intéressant. Je vous le présente déjà dans la version crayonnée et je continue mes recherches.

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Un autre dessin fait il y a quelques jours.

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dimanche 2 août 2015

La Lune, le Motard et le Loup

Nul besoin de vous la présenter, c'est bien la Lune. Notre lune à nous autres de la planète Terre. Des lunes, il y en a d'autres à travers le vaste univers mais aucune ne vaut celle-ci. Hier, j'ai levé mon objectif vers elle pour la photographier. Il faut dire que j'ai été aidé dans cette démarche par quelques verres de vin blanc, rosé et rouge. On fait des trucs bizarres à cause du vin. Rien à dire de spécial à propos de la Lune. Elle me semble ne pas avoir changé d'aspect, elle ne semble pas être en mauvaise santé. Tout va bien. J'ai réglé l'appareil photo sur 400 ISO, 1/250 de seconde et f:5,6 ou quelque chose du genre. J'ai pointé vers la Lune et j'ai déclenché. Fastoche.

Lune ou l'autre
En partie pour essayer un pinceau que je n'utilisais plus depuis je ne sais pas quand, en partie pour faire un dessin histoire de faire un dessin, j'ai fait un dessin pour essayer un pinceau.
Ce n'est pas un dessin qui marquera les esprits pour les siècles à venir. Quoique, si cela se trouve ? Enfin ce serait tout de même étonnant. C'est un gros pinceau. D'habitude, j'utilise plutôt des pinceaux un peu fins. Celui-ci, bien que de très bonne facture, a une grosse touffe de poils de martre kolinsky. J'ai voulu voir si je pouvais en faire quelque chose et j'ai tracé un personnage à l'air bête de motard pur et dur comme il en existe au crayon à papier avant d'ouvrir le flacon d'encre de chine.

Un motard pur et dur
Pendant que je tirais la langue en encrant le dessin que vous pouvez voir juste au-dessus, j'apprends la mort de Loup, un dessinateur que j'aimais beaucoup lorsque je pensais à lui. Ça n'arrivait pas si souvent que je pense à lui et je m'en veux un peu. Il aura fallu qu'il meure pour qu'il me revienne à la mémoire. J'aimais vraiment beaucoup ses dessins riches en détails hilarants et en petits personnages rondouillards. La radio ne m'aurait pas informé de sa mort récente, j'aurais pu penser que cela avait déjà été fait tellement je n'entendais plus parler de lui.

samedi 1 août 2015

Une turbo à Agris

Ça ne plaira pas à tout le monde. J'espère même que ça ne plaira à personne. Mon avis sur cette moto, c'est que nous sommes en présence de l'une des plus laides produites par Honda. Tout est raté. Le moteur est moche, la décoration inepte, le style à chier. Comment décrire cette horreur à deux roues ? Du blanc, du bleu, du rouge, du doré pour les jantes, du plastique à tous les niveaux et, le pire de tout, ce "Turbo" répété jusqu'à la nausée. A l'avant ou sur les côtés et jusqu'au carter moteur, on veut que cela se sache. C'est une moto "turbo".
Nous sommes dans les années 80 et le turbo a le vent en poupe. Un peu comme une poule qui semblerait découvrir l'œuf, les constructeurs automobiles et poids-lourds redécouvrent le turbo compresseur. Ce n'est pourtant pas une nouveauté. L'intérêt est que, pour une cylindrée donnée, on a plus de puissance disponible. Le principe est relativement simple. Pour qu'un moteur à combustion interne fonctionne au mieux, il faut remplir le plus possible les chambres de combustion. Il y a eu le compresseur volumétrique, il y a eu le turbo compresseur. Si dans le premier cas, le compresseur est entraîné mécaniquement par le moteur, pour le second, le compresseur est entraîné par une turbine mise en rotation par les gaz d'échappement. L'intérêt est que ce système est indépendant pour partie du régime de rotation du moteur et fait tourner le compresseur plus rapidement.
Après les poids-lourds, le turbo est exploité en compétition avec bonheur, notamment par Renault. Que ce soit en Formule 1 ou en rallye, Renault montre ce que l'on peut tirer de cet accessoire. Nous rentrerons dans l'époque du turbo et des voitures rapides. L'industrie motocycliste se laisse avoir par cette mode et on connaîtra quelques essais plus ou moins heureux. Disons-le, le turbo et la moto, ce n'est pas ce que l'on a fait de mieux. D'ailleurs, si le turbo est aujourd'hui présent sur la majeure partie des Diesel en circulation ainsi que, depuis quelque temps, sur les petits moteurs essence, la moto l'a délaissé. Les constructeurs ont revu le fonctionnement du turbo pour en faire quelque chose de bien moins délicat à utiliser et, du coup, il n'est pas dit que la moto s'y intéresse de nouveau un jour.
La 650cc présentée ici est assez rare. Moins de 2000 exemplaires ont vu le jour. Elle vient remplacer la CX 500 Turbo qui développait déjà 82cv. La 650 dépasse les 100cv et permet de franchir la barre des 200 km/h. Hormis cela, cette moto ne présente pas vraiment d'intérêt. J'ai dit ce que je pense de son esthétique tape-à-l'œil. Il faut reconnaître que, à l'époque, cela pouvait sembler normal et respectueux des canons. Je me souviens que, en ces débuts d'années 80, on trouvait des autocollants "Turbo" à apposer sur son véhicule et qui, certainement, faisaient gagner quelques chevaux. Peu courante à l'époque, elle est d'une rareté certaine aujourd'hui. Et cela suffit-il à en faire un véhicule digne d'intérêt ? Non, certainement pas. Qu'elle soit une machine "collectionnable" ne fait pas de doute. Si elle n'est pas assez connue pour en faire une icône de la moto, elle rappellera au moins une époque à celles et ceux qui l'ont connue.

Honda CX 650 Turbo

Honda CX 650 Turbo

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