juillet 2015 (36)

vendredi 31 juillet 2015

Permis de délit-rer

Les journalistes, faut pas leur en demander plus que ce qu'ils peuvent. Ils aiment le sensationnel, c'est leur fond de commerce. On ne peut pas leur en vouloir puisque nous sommes comme eux et que ce que l'on attend, c'est justement du sensationnel. Là où on peut trouver à y redire, toutefois, c'est quand le journaliste cherche à créer du sensationnel là où il n'y a pas matière à.
L'information est tombée dans ma meilleure oreille hier soir. J'écoutais France Inter et j'ai entendu que Christiane Taubira, ci-devant garde des Sceaux, prévoirait de sortir de la liste des délits le fait de rouler sans permis de conduire ou sans assurance, l'infraction ne serait plus passible que d'une contravention de 500 euros.
Comme de bien entendu, les journalistes n'ont gardé qu'un os à ronger. Le défaut d'assurance, c'est moins vendeur que l'absence de permis de conduire. Ils ne parleront donc que de ce second point. Et ce matin, Christiane Taubira était invitée par la rédaction de France Inter et interrogée par un Pierre Weill en pleine forme. Avant de poursuivre, je tiens à noter que je déteste Pierre Weill. Vraiment beaucoup. Par contre, j'aime plutôt bien Christiane Taubira. J'ai l'impression que cette femme est sincère et honnête et ce ne sont pas des qualités que l'on rencontre chez tous les politiques, même pas chez ceux de gauche. Christiane Taubira, je l'aime bien aussi pour une autre raison, c'est qu'elle ne cherche pas à plaire à tout le monde et qu'elle n'est pas adepte, semble-t-il, de la langue de bois. Et aussi, Mme Taubira ne semble pas porter Pierre Weill dans son cœur et ce n'est pas pour me déplaire.
De son inimitable ton de parfait faux-cul qui se veut malin et subtil, le Pierre Weill cherchait à faire tomber la garde des Sceaux dans un piège grossier. Il cherchait à placer la question du délit de défaut de permis de conduire sur le terrain de la sécurité routière. Pas à un moment il n'a abordé le fond de la question. Et pourtant, il y aurait eu à dire sur ce sujet !
Déjà, selon moi, il est nettement plus dangereux pour la société de rouler sans assurance que sans permis. A la limite, j'irais bien jusqu'à affirmer que la détention d'un permis de conduire n'implique pas le moins du monde que l'on sait conduire. J'ai connu des tas de personnes (des mâles pour la plupart) qui ont eu leur permis à l'armée durant le service national. C'est sciemment que je dis qu'elles ont "eu" leur permis parce que l'on ne peut pas prétendre qu'elles l'auraient passé. J'ai eu l'occasion d'expérimenter l'épreuve du permis de conduire à l'armée. J'étais trouffion de seconde classe (parce qu'il n'en existait pas de troisième, je suppose) et on m'a donné le permis de conduire les poids-lourds. Alors voilà comment cela s'est passé. Après une vérification des organes de sécurité et de signalisation du camion, un SIMCA cargo, après m'être assuré que les roues étaient toutes présentes et que les pneumatiques n'étaient pas à plat, après avoir purgé les bouteilles d'air et avoir démarré le camion, j'ai eu à me promener en deuxième vitesse sur un circuit agrémenté de carrefours, de panneaux routiers et de lignes médianes. L'inspecteur me regardait évoluer de loin. J'ai fait le parcours que l'on m'avait demandé d'effectuer et je suis revenu me garer. Là, on m'a demandé de faire une marche arrière en ligne droite sur à peu près la longueur du véhicule et j'ai eu le permis. Je ne suis pas sûr qu'il y ait eu un seul candidat qui ait échoué. Si je ne m'étais pas fait réformé, j'aurais sans doute pu faire valider mon permis poids-lourds dans le civil et, aujourd'hui, j'aurais peut-être un vrai métier. Je serais chauffeur-routier assermenté.
Conduire, ce n'est pas seulement manœuvrer un véhicule. J'ai conduit des tas de véhicules et parfois sans avoir le permis exigé pour la catégorie concernée. Je ne dis pas que je suis un "bon" conducteur mais je dis que le permis de conduire n'est pas la garantie d'en être un. Par contre, conduire sans assurance, ça pose plus de problème pour la société, il me semble. Personne n'est à l'abri d'un accident. S'il ne s'agit que d'un petit accrochage, ce n'est pas trop grave mais si les dégâts sont plus importants et qu'il y a un blessé, là ça devient une autre histoire. Bien sûr, rouler sans permis de conduire c'est aussi rouler sans assurance. L'inverse n'est pas vrai. On peut avoir son permis et être dans une situation où l'on est pas assuré. Tout simplement parce que l'on n'a pas les moyens financiers de l'être, souvent.
Aujourd'hui, je suppose que beaucoup des personnes qui roulent sans permis le font parce que le permis leur a été retiré. Du coup, on ne peut même plus prétendre que ces personnes ne savent pas conduire. Peut-être conduisent-elles mal, peut-être roulent-elles trop vite. Peut-être roulent-elles bourré ? Le fait est que pour retirer le permis à quelqu'un, il faut que ce quelqu'un l'ait. Et donc, une fois que le permis a été retiré, et même si c'est mal, on peut avoir la tentation de continuer à conduire pour, par exemple, aller au boulot. Conduire sans permis, c'est actuellement un délit passible de prison. La proposition de la ministre est de substituer une amende à la prison, pour la première fois. S'il y a récidive, on revient au principe du délit.
Evidemment, les diverses association de "sécurité routière" n'ont pas tardé à "monter au créneau" et sont "vent debout". A tel point que l'on apprend que Mme Taubira serait prête à revenir sur son projet. J'aime beaucoup les associations qui œuvrent pour que nos routes soient plus sûres. Aussi vrai qu'il est vrai qu'avec la peine de mort on était sûr que le raccourci ne recommencera pas, ces associations doivent penser que si l'on met en prison la personne qui a conduit sans permis, elle ne recommencera pas son ignoble forfait le temps qu'elle passera derrière les barreaux. Que cette personne ait perdu son permis parce qu'elle a cumulé la perte de points pour des "petites" infractions importe peu.
Ce matin, j'ai eu envie de faire un dessin sur ce sujet. Je n'ai pas trouvé l'idée et j'ai fait un truc qui ne veut rien dire. Ce qui est marrant, c'est que c'est maintenant que je pense avoir trouvé quelque chose. Je vais essayer de faire un autre dessin. En attendant et sans garantir qu'il y aura autre chose, voilà le dessin du moment.

permis délit
Un autre dessin, pas vraiment meilleur, finalement.

permis-delit-2.jpg

jeudi 30 juillet 2015

Le Périgord dans ses arbres

Deux photographies au programme pour aujourd'hui. L'autre jour, je m'étais arrêté pour photographier le château de Rastignac qui fait penser à la Maison Blanche. Puisque les experts se livrent à une bagarre sans fin sur le sujet et que je n'ai aucun élément pour trancher, je ne vais pas m'appesantir sur la question.
Je m'étais arrêté pour photographier ce château et j'avais été embêté par le fait que, de là où j'étais, je devais user de la contre-plongée. Alors, j'ai cherché un autre point de vue qui me permettrait de prendre de la hauteur. J'en ai trouvé un. Par contre, j'étais beaucoup plus loin du château. Il m'a donc fallu sortir le téléobjectif. Le ciel n'était pas très beau et je pense que je retournerai voir ce qu'il en est avec une plus belle lumière.

Château de Rastignac
En pivotant et en me déplaçant de quelques mètres, j'ai pu avoir une vue que j'aime bien sur le village de la Bachellerie. La longue focale donne cette impression de tassement des perspectives que j'apprécie.

La Bachellerie, son clocher, son bourg

mercredi 29 juillet 2015

Les anglaises d'Agris

Je racle les fonds du disque dur. Lors de l'exposition de motos d'Agris, en Charente, quelques belles anglaises étaient présentes parmi toutes les superbes machines proposées aux regards curieux des visiteurs. La moto anglaise, dans l'imaginaire motard, c'est ce qu'il y a de mieux. Et il faut reconnaître que la production des constructeurs de chez les bouffeurs de viande bouillie couverte de sauce à la menthe n'est pas sans intérêt.
Le Royaume-Uni a été un important pourvoyeur de marques de légende. Dans le milieu de la motocyclette, dans celui de la moto ancienne aujourd'hui, personne ne peut ignorer les BSA, les Velocette, les Norton, les Triumph, les Vincent, les Royal Enfield, les Scott, les Matchless, les AJS, les Ariel, les Brough Superior ou les Sunbeam pour ne citer qu'elles. Si la moto anglaise a su se forger une notoriété méritée et enviable, c'est d'une part par sa présence remarquée en compétition mais aussi par son inscription profondément marquée dans la mémoire collective du petit monde motard. Si l'on met de côté l'allemande BMW qui a pu et su compter sur les marchés d'état pour perdurer, la moto anglaise a été, un temps, la seule représentante encore en vie de la moto européenne à une époque où cette industrie périclitait. Alors que la moto était morte en France, elle était en plein déclin en Italie, autre grand pays de la moto s'il en est. C'est le conservatisme si bien ancré dans l'esprit anglais qui a permis à son industrie de survivre encore bien des années et qui, finalement, a causé sa mort. A trop tirer sur de vieilles ficelles, elles finissent par rompre.
Ce conservatisme a conduit les marques anglaises à ne pas sortir d'un schéma qui, s'il avait fait ses preuves avant guerre, commençait à montrer des marques de faiblesse et ses limites dès le début des années 60. On a tenté des augmentations de cylindrée, souvent au détriment de la fiabilité, on a amélioré des détails sans jamais se remettre vraiment en question et les marques se sont effondrées, ne pouvant plus rivaliser avec la production nippone qui déferlait, s'inspirant parfois, sans vergogne, des productions anglaises mais en les améliorant au passage.
Aujourd'hui encore, une vingtaine d'années après la résurrection de Triumph, la moto anglaise vit beaucoup sur son illustre passé et sur un honneur d'un autre temps. Si l'on peut en dire et en redire sur la qualité des motos anglaises, sur leur réputation à perdre leur huile constamment, sur leur propension à se mettre en panne au moindre changement de temps, il faut reconnaître que certaines d'entre elles sont peut-être bien les plus belles motos du monde. C'est que ça peut être vachement beau, une moto de la perfide Albion ! Ah nom de dieu ! Oui alors ! Pas toujours, mais souvent tout de même, c'est un monocylindre ou un bicylindre vertical superbement bien dessiné, avec des carters qui épousent au plus près les organes qu'ils protègent, avec un splendide carburateur et tout ce qu'il faut là où il faut. C'est fin, c'est délicat, c'est de la belle ouvrage. Et visez-moi ces conduites de graissage ! Et matez-moi cette distribution parfaite, ces petits compteurs Smith ! Que c'est beau, une moto anglaise ! Et attendez un peu. Ecoutez ce son rageur, cette musique qui s'échappe de cette tuyauterie qui se termine par un pot saucisson. Ah que c'est beau ! J'en ai les larmes aux yeux. Vous prenez un mono BSA ou Norton, vous le mettez sous vitrine dans votre salon et vous comblerez vos amis amateurs d'art. Je vous le donne en mille.

Norton, AJS et Triton

Triton

Moteur Norton

réservoir Norton

réservoir Triton

Une belle petite Norton

Triton et Norton

AJS et Triton

mardi 28 juillet 2015

Rêve américain

Le chapeau, les franges, le trike et ses drapeaux. Ça n'explique pas la présence du casque anti bruit. La dame a fait poser son garçon à côté du trike pour immortaliser la rencontre avec ce véhicule venu d'ailleurs et le type est comme en extase, bouche bée, admiratif.

Mythe américain

lundi 27 juillet 2015

Un bon coup de trike

Alors entendons-nous bien. En bon anarchiste je reconnais à quiconque le droit de faire ce que bon lui semble et je milite pour toujours plus de liberté. Ceci ne m'empêche pas de pouvoir avoir mon avis sur les idées des autres et, le cas échéant, de prendre la liberté de ne pas les partager.

J'étais à Agris pour les motos qui y étaient exposées. Il y avait de belles motos anciennes et d'autres neuves. Il y avait des motos françaises, européennes, indiennes, américaines, allemandes, anglaises et japonaises. Il y avait aussi des espagnoles et des italiennes. C'était très ouvert et c'était très bien ainsi. A côté des motos et des side-cars, il y avait aussi des quads et des Can-Am, ces drôles de machines à trois roues qu'il me plairait d'essayer histoire de voir.
Si, par goût personnel, j'étais plus attiré par les plus anciennes des motos présentes, j'ai tout de même jeté un œil aux dernières productions mondiales exposées. J'avoue avoir été impressionné par la Kawasaki H2R dont je parlais récemment et moins par les dernières Royal Enfield qu'il me semblait trop connaître. Etait aussi présente une 650 CX Turbo Honda que je vous présenterai un jour prochain. De tout cela, rien ne m'a vraiment déplu jusqu'à ce que je tombe sur le véhicule dont il va être question aujourd'hui. Là, oui, j'ai failli faire un malaise. Pour que vous compreniez, je vous montre la photo tout de suite.

trike
Hein ? Tout de même, non ? Bon. J'en reviens à ce que je racontais en préambule. Il faut préserver tant que faire se peut la liberté de faire ce que l'on veut et, si l'on peut ne pas aimer, il faut reconnaître à chacun le droit inaliénable au manque de goût élémentaire voire le droit au mauvais goût assumé. Après tout, nous sommes tous à un moment ou à un autre une injure au bon goût. Je connais quelques personnes qui, si la laideur était punie, ne pourraient pas sortir à visage découvert. Tout le monde n'a pas la chance d'être beau.

Mais revenons à nos oignons. De ce que j'en sais, le trike est né aux Etats-Unis d'Amérique entre la fin de la seconde guerre mondiale et le mouvement hippie. J'ai lu quelque part qu'à l'origine, il y aurait eu d'anciens militaires blessés au combat qui ne pouvaient plus pratiquer la motocyclette soit parce qu'ils étaient paralysés des membres inférieurs soit parce qu'ils avaient perdu une jambe ou deux. Alors, dans un premier temps, ceux-ci se seraient intéressés aux véhicules du genre servicar de chez Harley-Davidson. Le servicar, c'est un cadre de moto avec son moteur pour la partie avant et une caisse, un pont, un essieu et deux roues pour la partie arrière. A l'origine, il s'agit d'un véhicule utilitaire pour les administrations. Entre la fin des années 40 et le début des années 60, certains motards ont commencé à transformer leur machine et sont nés les choppers et autres motos "custom". Du côté des trikes, c'est tout naturellement que l'idée est venue de prendre une partie arrière de VolksWagen avec son moteur et son essieu et de lui greffer une fourche de moto. Et à ce stade, honnêtement, je trouve tout cela plutôt sympathique. Il faut dire que j'ai une appétence particulière pour les véhicules étranges et peu communs. Et puis, à l'époque où j'ai vu les premières photos de ces engins, ça disait l'Amérique, les grands espaces, le flower power et la bonne musique. C'était un peu de Easy Rider et de cette idée de liberté et de jeunesse insouciante et ça me plaisait.
En France, on ne voyait pas ces machines. En matière de trois roues, hormis les side-cars, les triporteurs Vespa ou les tracteurs FAR, macache. Et ces engins n'avaient pas un caractère très folichon. Les side-cars que l'on pouvait voir étaient bien souvent sur une base de BMW noire et on n'en voyait pas tant que ça. Il y avait aussi quelques 250 MZ ou quelques Moto Guzzi. Le tout était fort laid.
Je ne saurais dire quand mais le fait est que l'on a commencé à voir rouler quelques trikes "modernes" en France. Au début, il y avait une astuce pour être en règle. Les véhicules n'étant pas homologués dans notre beau pays, il fallait rejoindre une association qui était propriétaire (du moins sur le papier) de la machine et qui la louait. Du coup, on pouvait rouler sur les routes de France en plaque allemande en toute légalité.
Et puis, pour des raisons d'uniformisation européenne, la France a dû accepter que ces véhicules soient vendus chez nous. On a commencé à voir des trikes avec des moteurs Renault ou d'autres trucs du genre. Du point de vue du style proprement dit, on n'a pas vraiment cherché loin. On en est resté à une fourche longue comme un jour sans pain, des pneumatiques très larges pour l'arrière et une profusion de chromes, le tout assemblé n'importe comment. Du coup, souvent, c'est moche. Pourtant, je suis certain qu'il y aurait quelque chose à faire de rigolo avec le concept.
Et donc, les véhicules du genre que j'ai pu croiser ne m'ont jamais intéressé. Mais jusqu'à peu, je n'avais jamais vu quoi que ce soit qui soit un pareil concentré d'horreurs et de laideur. Passons encore sur l'aspect de base. Le propriétaire n'y est pour rien. C'est l'industriel qu'il faudrait mettre au pilori. Admettons encore pour la peinture. Je ne l'aime pas du tout mais on va dire qu'il y a du travail. Arrêtons-nous plutôt aux accessoires que cette personne a ajouté pour obtenir un véhicule à son image. Je ne sais pas si cette perversion a un nom et si elle est connue et traitée mais je serais pour que l'on puisse punir ces personnes. Les punir ou les guérir, bien sûr ! Je ne suis pas un monstre. Je reste persuadé que si l'on enlevait la partie malade du cerveau qui conduit à de semblables comportements, le malade s'en porterait mieux. Et nous aussi !
Donc, que voyons-nous ? Dès l'avant, nous sommes frappés par l'écusson Ferrari placé judicieusement entre les flammes peintes sur le petit saute-vent. Ce n'est pas mon cas du tout mais l'on peut comprendre que l'on soit attiré par ces bagnoles ritales. C'est assez laid, c'est très tape-à-l'œil, mais ça a pour elles d'avoir un moteur assez noble. Le souci, c'est que, dans le cas présent, nous avons du mal à croire que l'engin soit un véritable produit de chez Ferrari. Enfin peut-être pour des personnes un peu crédules, je ne sais pas. Ça reviendrait un peu à mettre le logo Ducati sur une Sanglas ou celui de Norton sur une MZ.
Les drapeaux américains, à présent. Le rêve américain du fils d'agriculteur charentais qui n'est jamais allé beaucoup plus loin que les Deux Sévres ! Que les drapeaux soient fabriqués en Chine, qu'il n'y ait rien d'américain dans cet assemblage gerbant, que même les santiags en caoutchouc soient dramatiquement françaises, cela ne dérange pas notre amoureux de la Californie et du désert du Nevada. Il vit dans son monde fait de John Wayne, d'indiens et de Johnny Hallyday.
Un grand guidon, de jolis top-cases judicieusement placés de part et d'autre, des belles antennes et un extincteur récupéré pour faire croire à une installation du genre "nitrous oxyde" capable de propulser la machine à des vitesses interdites. On n'a aucun risque d'approcher le bon goût.
Il reste les publicités auto-collantes distribuées avec amour un peu partout. Tout de suite, ça vous donne un air de machine de course indéniable. Tout est là pour que l'on soit sûr que personne ne viendra vous voler votre véhicule !

Et alors, la question que je me suis posée, c'est de savoir si j'oserais rouler avec ça. Sincèrement, je préfèrerais encore une anonyme Dacia grise. Je n'ai pas vu le propriétaire et c'est tant mieux. J'aurais peut-être dû discuter un peu avec lui et j'aurais sans doute été obligé de lui mentir pour ne pas le blesser. Certainement que j'aurais gardé une prudente réserve et aurais évité de livrer le fond de ma pensée.
Je pense, et cela me fait de la peine, que certaines personnes méritent que je perde mon temps à les haïr pour ce qu'elles sont et représentent.

dimanche 26 juillet 2015

La vieille dame assise sur un banc qui tente de masquer un bâillement de fatigue ou d'ennui du dos de la main du bras droit appuyé sur une canne

Un petit coup de fatigue

samedi 25 juillet 2015

Identifiez-vous

Coléoptère

vendredi 24 juillet 2015

Comme un bug

buggy

jeudi 23 juillet 2015

Des Sanglas à Agris

Je n'ai pas fini de traiter et classer les photos faites à Agris, en Charente. Cela signifie qu'il risque d'y en avoir encore quelques unes sur le blog. Le Clan Sanglas France tenait un stand et exposait quelques motocyclettes catalanes. Quelques curieux cherchaient à en savoir plus sur cette marque assez confidentielle par chez nous.

Sanglas 350 et 500

Sanglas 400E

350 Sanglas

mercredi 22 juillet 2015

Bricole du jour

sidecar BMW

mardi 21 juillet 2015

La culture arrive

Tout à l'heure, en rentrant au volant de mon automobile préférée, je me suis aperçu que je recevais France Culture. Alors, j'ai cherché à capter cette station sur le tuner de la chaîne HI-FI.
Je vous explique. Depuis que je suis à Azerat, je ne reçois que France Inter, Radio Vallée Vézère et, depuis que l'autoroute est en service, sa radio. Pas de France Musique, pas de France Culture. Je me contente donc, avec plus ou moins de bonheur selon les saisons, d'écouter France Inter qui est tout de même le moins pire de ce qui était disponible.
Et donc, aujourd'hui, je me suis aperçu que je reçois France Culture. Et aussi Radio France Périgord mais ça, je m'en fous. Sur France Culture, j'ai pu écouter une émission sur Roland Barthes. J'adore France Culture ! J'adore le ton de cette radio et celui de ses animateurs qui ne se prennent pas pour de la merde du tout. J'aime ce ton calme et monocorde plein de prétention et de suffisance, j'aime la programmation musicale qui est élitiste juste comme il le faut. Ecouter France Culture, ça vous classe dans la catégorie du snob plus sûrement que si vous mangiez du camembert à la petite cuillère.
Du coup, je suis heureux et j'ai fait un petit dessin. Et maintenant, je vais réfléchir à ce que je vais manger.

France et culture

lundi 20 juillet 2015

Rastignac sans Balzac

Château de Rastignac à la Bachellerie

dimanche 19 juillet 2015

Franchouillardes en goguette

Renault-Citroën-Peugeot

Fossemagne roule des mécaniques

BMW et side-car

Chrysler

NSU 1200 TT

Austin Healey 3000 et NSU 1200 TT

samedi 18 juillet 2015

Moto Bidon

On le sait. C'est bien connu. Qui veut voyager loin opte pour le réservoir "Gros Bidon" ou "Super Gros Bidon" des établissements Bidon & filles établis à Rézé-Revoar-de-Fou (Allier). Avec lui, c'est la garantie d'allonger significativement l'autonomie de votre motocyclette. Grâce à son système breveté de contrôle tous azimuts d'écoulement du carburant, vous consommerez moins et voyagerez dans de meilleures conditions de confort. Compatible avec la plupart des motocyclettes passées, présentes et à venir, le réservoir "Gros Bidon" ou "Super Gros Bidon" s'installe en un tour de main et quelques coups de marteaux judicieusement placés (notice illustrée jointe). En élevant le centre de gravité de votre motocyclette, le réservoir "Gros Bidon" ou "Super Gros Bidon" vous aide à prendre de l'angle. Cette solution particulièrement intéressante pour les gros rouleurs présente aussi l'insigne avantage sur la concurrence de participer activement à la sécurité et à la protection du pilote. Adopté par plusieurs motards à travers le monde entier, le réservoir "Gros Bidon" ou "Super Gros Bidon" peut être commandé directement chez le constructeur (du mardi ou vendredi, de 9h30 à 11h30 - fermé les matins de la semaine). Plus loin, plus vite, un "Gros Bidon", vite !

Moto avec gros réservoir

vendredi 17 juillet 2015

Des gnomes à Agris

Une fois n'est pas coutume, je vous propose aujourd'hui des photographies de motocyclettes. Je demande par avance à celles et ceux que le sujet laisse froids de m'excuser. Ils peuvent aller voir ailleurs. Pour les autres, ce sont donc trois machines rares qui sont à l'honneur du blog qui nuit (très) grave ! Trois Gnome et Rhône d'un coup d'un seul. Oui ! Joie et bonheur !
Gnome et Rhône, dites-vous ? Une marque lyonnaise ? Pas du tout. En fait il s'agit de la réunion de deux entreprises de la région parisienne, deux motoristes, qui fusionnent, Gnome achetant Rhône, en 1915. A l'époque, les activités de la marque reposaient sur la création et la fabrication de moteurs en étoile pour l'aviation mais, après guerre, elle se diversifia et construisit des motocyclettes. La marque disparaît en 1959 après avoir été nationalisée en 1945 et avoir été absorbée par la SNECMA.
M. Simon avait accepté de présenter plusieurs de ses superbes et rares machines à Agris. Une personne d'une grande gentillesse, prête à répondre aux questions, à expliquer, à partager sa passion. Un grand merci à lui !

Gnome-Rhône 500 D 1924 et side-car P.E.U.P.L.E (Petits Engins U

Après ce beau side-car, une machine plus sportive avec une 750 X culbutée. Le flat twin a été largement utilisé et développé par Gnome et Rhône. Entre 1935 et 1939, la X remportera bien des victoires en compétition et tenait la dragée haute aux BMW allemandes. Il existera une XA pour l'armée.

Gnome-Rhône X 750cc

Celle-ci a été produite pour l'armée. Elle est propulsée par un gros 800cc latéral et la roue du side-car est motrice. Il n'y a pas de différentiel et la roue motrice du side-car ne peut donc pas être utilisée constamment. Il s'agit d'une AX 5. D'après ce que j'ai compris, il s'agit d'un modèle très rare, presque unique, qui devait équiper l'armée française et qui fut finalement remplacé par l'AX 2. La différence entre les deux tient principalement au volume du side-car, vraiment énorme sur cette moto.

Gnome-Rhône AX 5 800cc roue du side-car motrice

jeudi 16 juillet 2015

Let the sunshine

Pour changer, quelques photos de tournesols. Pour changer, encore une utilisation massive du Samyang 8mm. Les fleurs commencent à être moins belles. Un manque d'eau, sans doute. Ce n'est pas cet hiver que nous pourrons photographier des tournesols alors profitons-en !

Champ courbe de la réalité

Sonnenblume-02.jpg

tournesol butiné

Périgueux, c'est pas dégueu

Périgueux, son ciel, sa cathédrale, son pont, son eau

Périgueux, son pont, sa cathédrale

Périgueux, son attrape-touristes

mercredi 15 juillet 2015

Tasse à paillettes

prêt pour le départ

mardi 14 juillet 2015

Je vous laisse le choix

Pour demain, vous préférez un dessin de moto ou des photos de motos ? Je vous demande ça parce que j'ai les deux en stock et que j'hésite entre la première et la deuxième option.
Alors, un peu comme une sorte de sondage, je vous demande de choisir.

Agris, culture moto

__Pour ce jour qui verra les troupes défiler, les feux artificer, les bals populariser et la sonde New Horizons frôler Pluton, je vous propose trois images de motocyclettes plus ou moins anciennes mais toutes françaises. Il y en aura d'autres ultérieurement.
C'est à Agris, commune charentaise sise un peu à l'ouest de la Rochefoucauld, que ces photos ont été faites. Il y était organisé un vide-greniers et une exposition de motos, actuelles et anciennes. Parce qu'il faisait beau, mais surtout parce que l'organisation était impeccable, la fête a été un succès. Beaucoup, vraiment beaucoup de passage. Des motards, des familles qui se sont promenées, des anciens qui venaient voir les machines de leur jeunesse. Le Clan Sanglas France exposait quelques machines mais nous y reviendrons.
Pour commencer, une moto récente avec une belle Voxan Black Magic. A la voir, je ne peux que regretter que cette marque ait eu une présence si éphémère. Aujourd'hui, il paraît que la marque prépare son retour avec une moto électrique. A voir.

Voxan Black Magic
Et deux représentantes plus anciennes de l'industrie motocycliste française avec des Terrot magnifiques restaurées avec exigence et bon goût.

Une très belle restauration d'une belle Terrot
Terrot HSST de toute beauté
J'ai encore quelques pépites en préparation sur mon disque dur pour une prochaine fois.

lundi 13 juillet 2015

Café racé

Un sujet qui risque de ne pas plaire à tous. Hier, j'ai eu l'occasion de voir et entendre une machine "spéciale" que l'on ne risque pas de voir à tous les coins de rue. Dire qu'elle me plaît ou qu'elle m'intéresse serait très exagéré. Cependant, il me semble que l'on ne peut pas totalement être insensible à la chose, que ce soit pour l'admirer ou la rejeter.

Bon. Déjà, que les choses soient claires, cette moto ne s'adresse pas à tout le monde. Pour espérer l'avoir, il faut un compte en banque bien approvisionné. Le ticket d'entrée (comme on dit) est de l'ordre des 50000 euros. Ça n'en fait pas la moto la plus chère du monde mais ça sait tout de même éloigner la majorité des pauvres. Ensuite, quand bien même vous décidiez de casser votre cochon pour vous offrir ce jouet, vous ne pourriez pas l'utiliser pour vos déplacements quotidiens. Elle n'est en effet homologuée que pour une utilisation sur circuit.
C'est une Kawasaki Ninja H2R. C'est beau ou c'est moche et je me fous d'avoir votre avis sur la question. Dès lors que l'on cherche à concevoir un engin capable de plus de 350 km/h, il faut tenir compte d'autres contingences que celle dictées par la seule apparence. C'est qu'il ne faut pas que ça s'envole trop à la première accélération, ce truc ! Alors, il faut faire avec les nécessités imposées par la physique. Il doit y avoir un peu de calculs et de tests en soufflerie, j'imagine. Le moteur, un quatre cylindres en ligne de 998cc, développe quelque chose dans les 320 chevaux. Ce n'est pas rien. Pour arriver à cela, le moulin est aidé par un compresseur. Voilà. Je n'ai pas grand chose à ajouter à propos de ce truc.

Je l'ai entendue tourner et accélérer. Ça produit un son assez impressionnant. Grave et plein. On sent qu'il y a de la puissance. Ça accélère bien, c'est sûr. La question de savoir à qui s'adresse le machin ne se pose pas vraiment. Forcément, ça s'adresse à des personnes raisonnablement fortunées, amoureuses de belles mécaniques exceptionnelles et exclusives. Je n'ai aucune idée du nombre de machines qui seront vendues en France. Je suppose qu'une partie de ce lot se retrouvera dans des collections particulières. C'est une belle vitrine technologique. Ce n'est pas une moto de compétition, ce n'est pas simplement une moto, finalement. C'est plutôt une sorte d'œuvre d'art industrielle.
Ce qui est intéressant, c'est que l'on ne peut même pas déblatérer sur cette machine en disant qu'elle est laide ou qu'elle ne sert à rien ou que l'on ne voudrait pas ou je ne sais quoi encore. Il n'y a aucun argument recevable à entendre pour aller contre cette Kawasaki. Aucun.

Kawasaki Ninja H2R

Alors que je perds mon temps à m'user les yeux sur des photos de motos plus ou moins anciennes, je trouve cette nouvelle vue de la moto qui nous occupe sur laquelle l'on voit bien un rétroviseur. Si cette moto n'est pas homologuée pour la route, met avis que, chez Kawasaki-ki, on a déjà une machine largement inspirée par celle-ci à refourguer aux concessionnaires. Bien moins chère, bien moins puissante et bien plus accessible aussi. Les points n'ont pas fini de s'envoler !

Kawasaki Ninja H2R

dimanche 12 juillet 2015

Retour sur le soleil

Tournesol

samedi 11 juillet 2015

De passage par les Forges

C'est un site industriel que j'aime. Je ne sais pas vraiment pourquoi j'apprécie les forges de Savignac-Lédrier. Peut-être sont-ce les éléments rouillés qui sont là. A moins que la présence de l'eau ? Ou les vieilles pierres ? Ou encore l'histoire humaine qui y est accolée ? Si la présence de cette forge est attestée dès 1521, il est certain que le site a cessé toute activité industrielle en 1975. Et encore, à cette époque, cela faisait plusieurs décennies que le haut fourneau était éteint. Depuis la fin du XIXe siècle, on ne produisait plus que des pointes et des clés pour boîtes de sardines.
Ce que j'aime ici, c'est que c'est calme, que l'on peut librement se promener autour des installations, sous l'ombre apaisante des arbres, franchir l'Auvézère par une passerelle moderne, s'arrêter au bas de la cascade de la retenue d'eau et revenir en franchissant la rivière une nouvelle fois en profitant de la vue que l'on peut avoir sur les forges.
Si jamais j'avais une motocyclette en état de marche, il est certain que je prendrais un réel plaisir à m'aventurer sur les petites routes viroleuses de ce beau Périgord Vert sauvage et riche en gorges profondes. Je n'ai pas de deux roues roulant mais j'ai un appareil photo et ce n'est pas si mal. Pour l'occasion, j'ai utilisé le Samyang 8mm, un fish-eye qui ne s'en tire pas si mal à mon avis.

Retenue d'eau des forges de Savignac-Lédrier
Retenue d'eau des forges de Savignac-Lédrier
retenue des forges

vendredi 10 juillet 2015

Hercules Wankel 2000

Il existe des objets qui s'élèvent au rang de légende. On peut en avoir entendu parler, on peut avoir lu à leur sujet, avoir vu des images, on n'en a jamais croisé pour de vrai. Pèle-mêle, je peux citer le cas du Apple I, du Canon F1 équipé d'une grande partie des options d'époque, de la Bugatti Royale ou celui du sceptre d'Ottokar.
La Hercules W2000 fait partie de ce petit monde des objets quasi légendaires. J'en avais entendu parler, j'avais vu des images. Ce n'est sans doute pas la moto la plus belle du monde. Loin de là, même. Ne serait-ce l'apparence du moteur qui ne manque pas d'interpeler quelque peu, cette motocyclette passerait, au mieux, inaperçu. Clairement, ce n'est pas le style qui a le plus occupé les équipes en charge de développer la machine.
Quelle idée a pu présider à ce développement, d'ailleurs ? Vraisemblablement a-t-on voulu utiliser le moteur Sachs. Pourquoi ? Impossible de répondre à cette question. Le moteur rotatif a déjà à l'époque tout de la fausse bonne idée. Sur le papier, la technique est pleine de promesses. Moins de pièces en mouvement, meilleur rendement, souplesse. Tout est beau dans le monde du moteur rotatif. Citroën s'y est essayé et s'y est cassé les dents. NSU s'en est sorti honorablement. Suzuki aussi. Aujourd'hui, il ne reste plus guère que Mazda a porter le flambeau.
Le gros problème du moteur à piston rotatif est sa consommation importante. Il y a aussi une usure prématurée des segments qui entraîne une sur-consommation de lubrifiant. Ceci dit, ce type de moteur a aussi quelques points intéressants. Moins de vibrations, plus de souplesse, moins de pièces en mouvement, réponse à l'accélération plus vive.

Hercules W2000
Hercules W2000
Hercules W2000
Hercules W2000

jeudi 9 juillet 2015

Pas de poutre

Paille

Quizz

Aujourd'hui, je vous propose un jeu. Qui saura me dire ce que c'est que ce truc sorti de mon appareil photo ?

Mais qu'est-ce que c'est donc ?

mercredi 8 juillet 2015

Nuages du matin deuxième

J'ai essayé une nouvelle version de la même image que tout à l'heure. J'ai du mal à choisir entre les deux.

Azerat de bon matin v2

Les nuages passent, le soleil reste

Aujourd'hui, c'est donc le 8mm Samyang qui est fixé au Canon. Je suis allé nourrir et promener Chuan et j'ai ramené cette photo qui montre que les nuages de ce matin n'auront duré que le temps d'un instant.

J'veux du soleil

Enfin des nuages

Si ce n'est pas une preuve de l'existence de dieu, ça ! Hier, je lui ai demandé de faire en sorte qu'il fasse un poil moins chaud vu que je commençais sérieusement à en avoir plein le cul de la chaleur écrasante. Et ben ce matin, c'est fait. Même qu'il m'a réveillé à 4 heures et 16 minutes pour que je puisse en profiter tout mon saoul.
Comme j'étais là avec les yeux grands ouverts à pas savoir qu'en faire, je me suis levé et j'ai préparé du café en me grattant entre les doigts de pied. A un moment, par la fenêtre, j'ai vu les nuages apparaître dans la belle lumière des premières heures du matin. Et alors là, j'ai attrapé l'appareil photo, je lui ai mis l'objectif Samyang, j'ai pris le pied et je suis allé me poster sur la petite place qui longe la route principale du village. J'ai déclenché quatre fois et je conserve cette image qui me plaît bien.

Azerat de bon matin

mardi 7 juillet 2015

Rien à voir avec la moto

Ce matin, je suis allé me promener. Il faisait déjà très chaud. Je commence à en avoir plus que ras-le-bol de ces températures. Il fait 25° chez moi. C'est bien 7 ou 8 degrés de trop. Enfin bon, on s'en fout. En route, j'ai vu des bovins et des fleurs.

Bovins
Héliotropes au garde à vous

lundi 6 juillet 2015

Il faut oser

Osez les Espagnoles !

samedi 4 juillet 2015

Le mythe épicurien est-il soluble dans la punk attitude nihiliste et désenchantée ?

Je suis absent pour deux jours mais je vous laisse la liberté de réfléchir à la question énoncée dans le titre.

chien-absence.jpg

vendredi 3 juillet 2015

En cheminant

Chemin

jeudi 2 juillet 2015

conjonction de coordination planétaire

C'est mon frangin qui m'a enjoint à me prêter à l'exercice. Je n'aurais certainement pas eu l'idée par moi-même pour la bonne raison que je ne suis pas vraiment intéressé par ce qu'il se passe dans le ciel. C'est là la raison pour laquelle je ne suis pas astrophysicien, d'ailleurs ! Oui, aussi parce que je n'en aurais pas eu les capacités intellectuelles, oui. Mais d'abord, je pense que pour exercer dans ce domaine, il faut être doté d'un minimum d'intérêt pour la chose.
Or donc, mon frangin m'envoie un courrier électronique pour m'informer qu'il y a une conjonction entre Jupiter et Vénus. Ah ? Oui. Bon. Et il continue en me racontant que si j'avais le temps, ça serait amusant de faire une photo en profitant de l'heure bleue, à partir de 22h40, plein ouest, avec un objectif grand angle.
Un objectif comme ça, j'ai. L'ouest, je vois par où ça se trouve. Et puis j'ai une boussole pour le cas où. Par contre, je ne sais pas bien quel endroit choisir pour faire la photo. Vers 22 heures et des poussières, me voilà avec l'appareil photo, deux objectifs et le pied en train de parcourir les ruelles de Azerat à la recherche d'un endroit où me poser. J'avais pensé aller du côté de la piscine mais de là, on ne voyait rien. Alors, faute de mieux et ne voulant pas rater la rencontre, je me place devant la mairie. L'église servira au décor.
Ce sur quoi je ne comptais pas, c'était l'appétit des moustiques. J'ai été étonné. Chez moi, des moustiques, il n'y en a pas. Allez, disons qu'il peut arriver une ou deux fois par été qu'un moustique parvienne à pénétrer dans ma chambre et me pourrisse la nuit. Là, j'ai rapidement eu les bras couverts de cloques. C'est d'autant plus étonnant que je dois être à une cinquantaine de mètres de la mairie. Au passage, on notera que cette affaire montre combien je connais Azerat et combien je fréquente les lieux. Passons.
Donc, pour commencer, comme recommandé par le frérot, je place le 17-55 sur le boîtier et fais quelques images en portrait.

Azerat la nuit
Je regarde ce que cela donne sur l'écran de contrôle, ça ne me plaît pas des masses. En plus, honnêtement, je ne sais pas bien ce qu'il faut photographier et je suis un peu étonné que l'on m'ait recommandé d'utiliser un grand angle. Pas grave. J'installe le fish eye Samyang sur le boîtier, je bascule l'appareil pour être en paysage et je déclenche. Je change un peu de place, je déclenche encore. L'heure bleue est là. Je ne sais pas bien combien de temps ça dure, ce phénomène, moi. Je déclenche.
Cette fois, je suis un peu plus satisfait. Les moustiques continuent à me harceler et je doute que je ferai mieux. Je rentre. Ce matin, après être allé faire une promenade avec Chuan, un chien dont on m'a confié la garde pour quelques jours, je m'occupe de regarder les photos faites hier soir. De toutes celles réalisées, il y a peut-être celle-ci qui vaut le coup. Par contre, je ne sais pas si j'ai rempli ma mission.

Eglise de Azerat et possible conjonction Jupiter Vénus
Pour en terminer avec ce sujet, j'ai essayé de passer une image par la moulinette du logiciel DxO qui, parfois, fait des merveilles à partir d'un fichier RAW et permet d'en tirer un maximum d'informations. Je vous la présente.

Azerat

mercredi 1 juillet 2015

Il fait chaud, hein ?

C'est une raison qui paraît tellement mauvaise, une excuse qui semble tellement fallacieuse, une telle expression de mauvaise foi caractérisée, que l'on en arrive à douter qu'elle ne soit pas réelle et motivée.
Je n'ai rien fait pour le blog aujourd'hui et il n'y aura donc rien à vous mettre sous la dent. Et cela parce qu'il fait chaud et qu'il est mauvais pour la planète d'aller sur Internet lorsqu'il fait chaud. Eh oui !
Internet, ce n'est pas un truc magique, immatériel, vaporeux et nébuleux. Internet, ce sont des serveurs informatiques, des tas de serveurs, d'ordinateurs, de disques durs, d'armoires de connexion qu'il faut rafraîchir avec des batteries de climatiseurs puissants et énergivores. Alors, soucieux de préserver la planète, je m'abstiens de trop utiliser tout ça. Bonne fin de journée !

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