juin 2015 (45)

mardi 30 juin 2015

Dans chaque homme, il y a un port qui sommeille

La moto, ça donne la pêche !

lundi 29 juin 2015

Nationale 20 et mécaniques anciennes

Pour satisfaire la curiosité insatiable de mes plus fidèles visiteurs tout en nourrissant le goût de l'un d'eux pour les culs, je me suis résolu à faire une seconde sélection des photos faites hier à Brive-la-Gaillarde des vieilles voitures participant à la promenade sur la route nationale 20 "historique". Et cette fois, c'est fini, je n'y reviens pas.

Deux chevaux pas végétariens
Culs d'allemandes
Amilcar
Peugeot 201 de course
Chevrolet 210 Sedan 1957
Citroën AMI6 et remorque

Route nationale 20 historique

VW Karmann 1500La RN20 est moins célèbre que sa copine la Nationale 7, celle chantée par Trénet. Pourtant, pour ceux de par ici, c'est la route principale, celle qui conduit à la capitale ou à Toulouse. Je l'ai prise un bon nombre de fois, cette nationale 20, bien avant qu'elle soit remplacée par l'autoroute. A Brive-la-Gaillarde, elle était croisée par la nationale 89. De fait, Brive est au croisement de deux axes majeurs. J'ai appris à l'improviste qu'une promenade d'automobiles anciennes était organisé hier entre Limoges et Brive, c'était la deuxième édition de cette manifestation inter-clubs.

Les clubs de Limoges, de Uzerche et de Brive-la-Gaillarde organisaient cette promenade sur le thème du départ en vacances. L'arrivée était prévue pour 18 heures sur la place de la Guierle à Brive. En y allant, j'ai croisé plusieurs voitures anciennes à partir de Larche. Des personnes qui ne souhaitaient pas s'arrêter trop longtemps à Brive, sans doute.
La balade était ouverte aux véhicules des années 20 à 80. Parmi les plus anciennes, une 201 Peugeot de sport et une Amilcar. Pour les plus récentes, quelques 205 cabriolet ou 305 Peugeot mais aussi des VW Golf ou des répliques d'anciennes. Comme d'habitude, beaucoup de populaires françaises des années 50 et 60. Je vous propose une petite sélection de photographies.

Skoda Felicia cabriolet
Alpine A310 V6
Citroën SM
Alfa Romeo
Austin Healey
Land Rover Serie 3
SIMCA P60
Dodge
Renault Goelette Veedol
Triumph TR4
Citroën DS break
Citroën DS
VW Karmann 1500

dimanche 28 juin 2015

La Peste, elle n'est pas de chez nous

La Peste, elle vient d'ailleurs

Ciel !

lever les yeux

samedi 27 juin 2015

Taxi der mist

Dans le combat du bien contre le mal, nous avons les taxis contre les Uber. Depuis chez moi, au loin du fracas de la vie parisienne, l'affaire a presque du mal à chatouiller mes oreilles. J'ai écouté la radio et j'ai sincèrement essayé de me faire une idée sur la question, de prendre parti, de choisir entre la Peste et le colère-Rat. Nous avons une profession officielle qui se sent menacée par des non-professionnels travailleurs au noir qui cherchent à gagner quelques euros en mettant à la disposition d'un public connecté leur automobile. Vu de loin, en entendant le bruit diffus, je comprends que les taxis, les officiels, ont payé cher une licence pour pouvoir exercer leur métier. Il me semble même qu'ils doivent être diplômés. Enfin du moins qu'ils doivent passer un examen pour prouver qu'ils connaissent bien les rues, les sens interdits et tout le bazar qui fait la circulation dans les grandes villes. Pour ces gens, la licence représenterait, un peu comme les commerçants, un placement, une épargne qu'ils peuvent vendre lorsque l'heure de la retraite a sonné. Qu'ils voient d'un mauvais œil une certaine forme de modernité donner un coup de pied dans la fourmilière, je le comprends. Nous en sommes tous à défendre notre bout de gras. C'est ce que l'on appelle corporatisme, il me semble.
On accuse les "Uber" de travailler au noir et de piquer la clientèle aux taxis. Le gouvernement parle d'interdire Uber. C'est bien parce que ça prouve que nous ne sommes pas complètement tombés dans le libéralisme. C'est moins bien parce que ça conforte une certaine forme de monopole sur un marché. Je ne suis pas un client potentiel. Je n'ai pratiquement jamais pris le taxi ou tellement peu souvent que ça ne compte pas. J'ai beaucoup de difficulté à avoir un avis tranché. Pour moi, la profession de taxi n'est pas une profession qui mérite tant que ça d'être protégée à ce point. De ce que j'ai entendu, la qualité du service fourni par les taxis n'est pas tellement irréprochable que l'on peut avoir une folle envie de les défendre face aux Uber.
La société évolue, la technologie également. Aujourd'hui, avec n'importe quel terminal GPS, n'importe quel chauffeur doit pouvoir vous conduire à destination dans de bonnes conditions de services. Un GPS peut tomber en panne, c'est vrai. Si je comprends très vaguement la colère des taxis et les raisons de cette colère, il me semble que la violence qui a été décrite par les journalistes est démesurée. J'ai peu de sympathie pour les taxis et ce n'est pas de semblables coups de force qui les fera monter dans mon estime.
Parmi les professions protégées, nous avons le pâtissier. Sans diplôme, vous ne pouvez vous établir pâtissier. Par contre, vous pouvez ouvrir un restaurant et réaliser vous-mêmes vos pâtisseries maison. Je n'ai pas encore entendu parler d'opérations commando menées par les pâtissiers à l'encontre des restaurateurs. Et puis quoi ? Le fond du problème est tout de même qu'une société américaine a eu l'idée de créer un système informatique permettant de mettre en relation une personne possédant une automobile et une autre ayant besoin d'aller quelque part. Pourquoi les taxis ne lanceraient pas à leur tour une telle organisation ?

Allez Uber

vendredi 26 juin 2015

Gaffe au gaz

J'étais en train de mettre la dernière main à un dessin lorsque l'annonce d'un (possible) attentat est tombée dans mes oreilles. Du coup, j'ai fait ce dessin là.

Attentat usine de gaz industriels

jeudi 25 juin 2015

de bon poêle dès le matin

Poêles au nez

mercredi 24 juin 2015

Juste un cigare

Ah, ah ! Vous pensiez que j'étais en train de roupiller, de cuver mon vin, de glander ! Ne dites pas le contraire, je le sais ! Je vous écoute ! On en profite pour tenir des propos polémiques, pour raconter n'importe quoi en profitant de mon absence. C'est pas joli-joli.
J'ai voulu tester un traitement un peu spécial. Pour ce faire, il me fallait un modèle. Parce que personne n'est venu se prêter au jeu, j'ai donné de ma personne pour un autoportrait qui met la bête bien en valeur. Bon, d'accord, j'aurais pu me racler la couenne, user du savon, me faire beau. Mais baste ! Je me trouve très beau ainsi. Si je ne craignais pas de me noyer, je me plongerais bien dans mon reflet, béât d'admiration face à cette perfection esthétique !
Mais la question que je vous propose et qui, je l'espère, saura vous occuper quelques minutes est celle du traitement. Vous en pensez quoi ?

autoportrait au cigare de Cuba

US téléphone-maison

Fuck la NSA

Le Rat, il veut pas mourir de soif

Le Rat, il a soif

mardi 23 juin 2015

Photos aux poêles

Noir c'est noir et ce n'est pas Johnny qui me contredira. Il n'y a plus d'espoir, prétend-il. Ce n'est pas impossible. Je demande à voir. Il ne faut pas voir la vie tout en noir, il ne faut pas être trop pessimiste. Le pire est toujours à venir et ce que l'on peut imaginer aujourd'hui n'est sans doute rien par rapport à ce que l'on pourra constater demain.
Peu importe. Ce matin, j'ai fait de la vaisselle et j'ai nettoyé une série de quatre poêles en tôle. J'ai eu l'idée de tenter une photo.

poêles noires
Poêles empilées
C'est aux poêles
Poêles aux jambes

Deux roues et rien d'autre

deux roues

lundi 22 juin 2015

La peine de mort pour tous

Le Rat, il milite pour le retour de la peine de mort

dimanche 21 juin 2015

Casser les pieds en cassant les oreilles

Je n'aime pas la musique. Je n'aime pas le bruit, je n'aime pas les fêtes, je n'aime pas m'amuser à date fixe, je n'aime pas boire de la mauvaise bière à la terrasse encombrée de gens que je n'aime pas d'un bistro que je n'aime pas non plus. Je n'aime pas que l'on maltraite des instruments de musique et je n'aime pas les instruments de musique. Je n'aime pas les musiciens et je n'aime pas les groupes de musiciens encore plus fort. Je n'aime pas les reprises mal et pourtant si bien exécutées par des musiciens amateurs. Je n'aime pas l'idée qu'un jour par an on puisse permettre à n'importe qui de brailler sur l'espace public. Je n'aime pas la fête de la musique qui, pourtant, était une bonne idée démagogique qui ne coûtait pas cher. Je n'aime pas l'idée que des musiciens se fassent payer pour jouer ce jour là afin qu'un commerçant vende plus de boissons que son voisin. Je n'aime pas que plusieurs musiques jouées en même temps donnent une immonde cacophonie tonitruante. Je n'aime pas les gens qui n'aiment pas la musique mais qui, pour cette occasion, font semblant, par convention. Non, je n'aime pas la fête de la musique !
De la musique, si je veux en écouter, si vraiment je n'ai rien de mieux à faire, je veux pouvoir la choisir et arrêter de la subir lorsque mes oreilles crient grâce. Je veux pouvoir couper son caquet à l'artissss' en appuyant sur un bouton. Je tiens à garder le contrôle de ce qui entre dans mes oreilles qui me sont précieuses. Je ne suis pas très souvent sorti pour la fête de la musique. Je n'ai aucun bon souvenir de ce truc. Heureusement, ici, à Azerat, c'est trop petit pour qu'il se passe quelque chose.

Fête du bruit

Lune et Jupiter

Deux photos de la Lune. Sur la deuxième, le point blanc en haut de l'image est Jupiter.

lune
Lune et Jupiter

samedi 20 juin 2015

Deux chevaux comme ça en passant

2cv de la veille de l'été

vendredi 19 juin 2015

Herbe en conserve

J'ai voulu tester une fonction de l'un de mes appareils photo numériques. Cette fonction, qui permet de descendre à 50 ISO, est décrite et décriée par les spécialistes. Il paraît que ce mode ne permet pas de faire de bonne images. Bon. J'ai une confiance totale en l'avis des experts mais j'aime expérimenter et me faire mon opinion. Alors, parce que la prise de risque était supportable, je me suis prêté à un test. Pour moi, et bien que je ne sois pas légitime à donner un avis avisé, il me semble que le résultat est tout à fait acceptable. Mais il n'est pas à exclure que je n'aie pas un niveau d'exigence suffisant, hein !

Faire du foin

jeudi 18 juin 2015

La mort du communisme est effective

Cette fois, c'est certain, l'esprit même du communisme est mort. Le libéralisme a gagné, le capitalisme a vaincu. C'est une remarque pertinente d'un gentil participant aux discussions de comptoir que l'on peut lire sur ce blog même qui m'a mis la puce à l'oreille. En substance, on pouvait lire les regrets de la chute du Mur de Berlin et de l'Allemagne de l'est, tout à la fois républicaine et démocratique. Si la RDA était restée en place, nous aurions peut-être toujours de belles MZ a acheter chez nous autres, capitalistes occidentaux.
Et nous pleurerions les belles américaines, Harley-Davidson ou Rokon, si les rouges communistes étaient parvenus à placer toute la planète sous leur joug ! Enfin sans doute ? Je le suppose.
Enfin bref et quoi qu'il en soit, sans chercher plus longtemps à discourir sur la pertinence réelle de ces propos, il appert que le capitalisme a remporté une bataille importante sur le communisme avec l'agonie annoncée de la 125 ETS dont je suis, pour quelque temps, le dépositaire. Aujourd'hui, je navigue entre désespoir et hébétude, entre fatalisme et abattement. Le bas moteur n'est plus étanche, il avale l'huile de la boîte de vitesses. C'est grave. C'est peut-être réparable. Pour le savoir, il faut démonter et analyser les entrailles. Je n'ai pas l'outillage nécessaire ni pour sortir l'embrayage ni pour extraire la dynamo. Je ne suis même pas certain de pouvoir déposer la collerette qui maintient le pot d'échappement au cylindre, c'est vous dire !
Pour ce qui est des pièces nécessaires à la remise en état, par contre, bonne nouvelle, c'est simple à trouver. Ce n'est même pas si cher. Sans doute serait-ce intéressant d'en profiter pour remplacer quelques roulements dont ceux de vilebrequin. Pour l'heure, je vais commencer par m'essayer à la dépose du moteur du cadre. Et pour cela, il faut virer le pot d'échappement.
Sinon, il existe une autre option à laquelle je réfléchis. Il s'agirait de passer une annonce pour vendre cet engin de malheur et de pouvoir, l'esprit libre, passer à autre chose. Ça mérite réflexion, non ?

Le libéralisme a gagné

mercredi 17 juin 2015

Graisse de canard et cuisine mécanique d'Allemagne de l'Est

J'en appelle à ceux qui savent. J'ai envie de vidanger la boîte de vitesse de la MZ et je ne sais pas quel lubrifiant mettre. En cherchant sur Internet, je lis un peu de tout. Certains préconisent de la 20W40 quand d'autres parlent de 80W90. Ce n'est pas du tout pareil ! Est-ce que quelqu'un a une idée sur la question ? Par avance, merci.

Premiers kilomètres

J'ai fait environ six kilomètres sans problème majeur. Mine de rien, c'est déjà pas si mal. Je me suis même payé le luxe d'arrêter la MZ et de la redémarrer après avoir fait des photos. Je me suis même essayé à la conduite sur un chemin en terre. Maintenant, il est temps de faire le rapport lié à ces six premiers kilomètres depuis 2009.
D'abord, le démarrage. Cette MZ veut impérativement le starter pour daigner démarrer. A cela, il faut reconnaître qu'elle était froide lorsque je suis parti. Après l'arrêt pour faire quelques photos, il a encore fallu le starter. Je ne me souviens plus vraiment si c'est un comportement normal ou s'il faut songer à un nouveau réglage de la carburation.
J'ai été surpris par un certain manque de puissance à la reprise en côte. A cela, il faut se souvenir que ce n'est qu'une petite 125 cm3 donnée pour onze chevaux. Il m'a fallu descendre en première pour grimper une montée il est vrai assez forte. Bon. C'est peut-être normal.
D'un autre côté, et même si je ne me suis pas essayé à une pointe de vitesse sur une grande route bien dégagée, la MZ monte bien en régime. C'est déjà ça. Elle ne semble pas trop apprécier les bas régimes, c'est tout.
Du point de vue agrément de conduite, c'est... comment dire... assez déroutant. Si la position de conduite et le confort ne sont pas mauvais, la question du freinage est sujette à reproches. De dieu qu'elle est dure, la commande au guidon ! Bordel, qu'est-ce qu'elle est mal placée, la pédale de frein arrière ! Et globalement, qu'est-ce que l'on a l'impression que ça ne freine pas fort ! La conduite sur le chemin en terre m'a bien fait comprendre que ni les pneus ni la moto elle-même ne sont faits pour cet usage. Ça ne m'a pas incité un instant à trop accélérer. Ceci dit, je ne suis pas sûr de la pression des pneus et ne sais d'ailleurs plus quelle pression il convient de mettre dans ceux-ci. Il me faudra me renseigner.
Sur les derniers kilomètres, j'ai eu le sentiment qu'elle marchait un peu mieux. Peut-être commençais-je à m'habituer ? Après que je me serai remis de mes émotions, peut-être irai-je faire un nouvel essai. Avant, je vais contrôler le serrage de divers éléments et tenter un meilleur réglage de la carburation (quoi que je ne suis pas certain que l'on puisse faire mieux).

Six kilomètres en MZ 125 ETS de 1973

Le jour du grand départ

Est-ce aujourd'hui que je meurs ? Nous le saurons sous peu. Aujourd'hui (roulements de tambour) je vais essayer la MZ sur un plus long trajet. Je suis allé acheter de l'essence, j'ai fait mon mélange que j'ai transvasé dans le réservoir. La MZ démarre bien. Enfin presque bien. Elle accélère, j'ai peaufiné quelques réglages, vérifié le serrage de quelques trucs et bidules. J'ai retrouvé un casque, je vais m'aventurer sur les petites routes du coin. Je vous tiens au courant... ou pas.

La Peste, elle découvre l'électricité nucléaire

La Peste, elle invente le lobby nucléaire

mardi 16 juin 2015

Une vraie moto pour les vrais hommes

Moto hyper virile

lundi 15 juin 2015

La Peste, elle trouve que c'était mieux hier

Hier, j'ai eu l'occasion de regarder quelques uns de mes anciens dessins. J'en ai déduit qu'ils étaient bien meilleurs que ceux actuels et ça n'a pas manqué de me plonger dans une sorte de perplexité inconfortable. Que s'est-il passé pour que j'en arrive là ? Normalement, du moins jusqu'à un certain point, je pensais naïvement que le temps conduisait nécessairement vers une amélioration. Il n'en est rien, donc.

Les "très" vieux dessins de moi, je ne peux plus les voir. Je les trouve réellement horribles. Durant de nombreuses années, j'ai vraiment eu le sentiment que je devenais de plus en plus habile, que mon trait s'affinait, devenait plus sûr. Et là, depuis quelques années, c'est comme si je régressais inexorablement. C'était mieux hier, comme on dit quand on n'a rien d'autre à dire que des conneries.
Si je ne dis pas que nous vivons la plus fantastique des époques, je dis que je ne regrette aucune de celles que j'ai connues. Je vis dans mon temps, sans regretter le passé et sans espérer de l'avenir. Je vis le temps présent avec un aujourd'hui chaque jour. Carpe diem et tout ce bazar, ce n'est pas vraiment nouveau. Ceci étant dit, je ne peux pas fermer les yeux sur le passé et sur l'expérience qu'il génère. Ça m'a déplu d'avoir eu l'impression de moins bien dessiner qu'il y a quelques années. Maintenant que ceci est compris et constaté, c'est à moi de me reprendre en main et de m'appliquer à retrouver le goût pour le dessin. Parce que, au fond, je ne vois pas d'autre explication que celle-ci. J'ai perdu l'envie de dessiner. Je me demande s'il faut batailler, s'il est utile de chercher à dessiner si je n'ai pas le désir de le faire. Dans l'idée, bien sûr, j'aime dessiner. Pas tout le temps mais lorsque ça me prend, j'aime bien. C'est un peu par périodes. Hier, j'ai aimé dessiner. J'ai réalisé quatre dessins que j'ai terminé d'encrer ce matin. L'un de ces dessins est celui que je vous propose aujourd'hui sur le thème, justement, du passé.

La Peste, elle est passéiste

dimanche 14 juin 2015

En cas de panne

Voiture de secours

samedi 13 juin 2015

L'idée géniale du soir

Ce soir, j'ai découvert un côtes de Duras pas dégueu. Je lui ai fait honneur et il m'a donné une superbe idée lumineuse et éclairée. Cette idée est simple. Vous autres qui êtes des arsouilles finies mais qui tenez à boire bien et bon, je vous invite à vous exprimer et à m'aider à découvrir ces nectars qui titillent les sens. Dans l'idée, on évite de parler d'autre chose que de vin et on met de côté tout ce qui est du domaine du grand cru ou de l'inaccessible. Par exemple, on ne parle ni de Neg'ita ni de Montrachet ni de Cheval Blanc. C'est d'accord pour vous ? Si oui, vous pouvez poursuivre la lecture.

En matière de vin, je ne suis pas chauvin. Si je l'étais, je ne jurerais que par le [ginglet|/post/Foire-de-la-saint-Martin, ce vin produit par chez moi, dans les Yvelines et le Val d'Oise. Je ne suis pas chauvin. La preuve, c'est que je nourris une passion pour les vins de Bergerac dans leur ensemble, en englobant les Montravel, les Pécharmant et les Saussignac en plus des Monbazillac. D'ordinaire, je fais un peu l'impasse sur les Bordeaux trop surfaits et sur les vins du Lot-et-Garonne ou du Lot que je trouve trop faciles pour les uns et de qualité médiocre pour les autres. Ceci dit, j'ai une appétence particulière pour les vins du sud ouest d'une manière générale et aime les bon vins de Bourgogne.
Ce vin des Côtes du Duras bu ce soir est un petit vin. Il s'agit d'un Messir Laurent 2011 acheté moins de 4 euros en hypermarché hors promotion particulière. Ça a été une vraie bonne surprise. Sans doute un peu facile pour ceux qui cherchent de la complexité, c'est un vin rouge qui se laisse boire. J'en ai la preuve ! C'est un vin rouge légèrement tannique et globalement rond en bouche qui laisse une petite pointe d'acidité en bouche qui n'a rien de désagréable. Je dirais de lui qu'il est fruité, légèrement sucré, et absolument pas agressif. Un vin sans façon qui ne saurait se faire que des amis. Je le conseillerais bien pour accompagner une cuisine simple et de bon goût. Par exemple, il pourrait être un hôte particulièrement apprécié lors de la dégustation d'un bon poulet rôti. Peut-être que pour un confit de canard servi avec des pommes de terre sarladaises, il ne serait pas de taille. Par contre, je pense qu'avec une entrecôte ou une autre viande pas trop relevée, il serait bien à sa place.
Moins riche et doté de moins de caractère qu'un Pécharmant, il a aussi moins de prestige que lui. C'est un vin que je dis facile parce que l'on peut le boire presque sans s'en rendre compte, presque à l'insu de son plein gré. A chaque gorgée que l'on peut imaginer volumineuse, il ne laisse qu'une sensation de plaisir simple. Sans entrer dans une analyse trop poussée du breuvage, sans chercher à en connaître plus sur les cépages utilisés ou sur la méthode de vinification, je pense que l'on a là affaire à un vin honnête qui mérite d'être découvert.

Alors maintenant, voilà ce que j'attends de vous. Si vous avez un vin en tête ou si vous en découvrez un qui, à votre avis, mérite d'être partagé, vous me faites une rapide présentation et je la mets sur le blog. Et si jamais l'idée vous venait de vouloir me confier quelques bouteilles afin que je les analyse par moi-même, c'est avec un énorme plaisir que je me plierai à la mission que vous m'aurez alors confiée. N'hésitez pas à me contacter pour savoir où faire parvenir vos échantillons (au minimum de 75 cl) !

Lumière filtrée

J'ai trouvé un filtre Cokin® "cosmos" P 040 dans mon bazar. J'ai voulu voir ce que l'on pouvait s'amuser à faire avec une pareille machine à pourrir les photos. Je ne suis pas allé bien loin pour trouver un sujet digne d'être enlaidi et j'ai fait cette image qui, finalement, n'est pas totalement sans intérêt. Je vous laisse le soin de dire ce que vous aurez à dire à cela.

filtre cosmos

vendredi 12 juin 2015

La Peste, elle y va pas mollo

La Peste, elle pilote

Dernières morts à la mode

On meurt de par le vaste monde. Rien que pour la journée d'hier, deux morts notables. Celle d'abord de Sir Christopher Lee, acteur britannique célèbre pour son interprétation de Dracula et pour celle de Saroumane entre autres. De ceux qui ont interprété un rôle de vampire, Christopher Lee est l'un des plus marquants. C'est sans doute lui qui a amené le premier cette distinction au monstre suceur de sang.
Je suis bien loin d'avoir vu tous les films de Christopher Lee et, particulièrement, ceux où il incarnait Dracula. En fait, je n'aime pas beaucoup les vampires, en général. Il me semble qu'ils sont bien trop cérébraux, presque trop fragiles. Ils vivent ce que l'on peut supposer être une malédiction. Je ne pense pas que les vampires soient heureux. Ce sont presque des méchants malgré eux. Non ! Je leur préfère définitivement les morts-vivants qui, s'ils ont moins de vocabulaire, me semblent bien moins préoccupés par tout un tas de petites questions métaphysiques à la mords-moi le nœud. Le zombie est une âme simple, un enfant, un être simple et franc du collier qui n'a pour préoccupation que de se trouver de la cervelle humaine à boulotter.
Avant l'écrasante main-mise du mort vivant sur le genre cinématographique mettant en scène des méchants qui veulent intenter à la vie du quidam, on avait, au choix, le vampire ou la créature de Frankenstein. Dans l'excellent film de Tim Burton traçant la carrière de Ed Wood, nous avons droit à une scène d'une rare cocasserie durant laquelle Bela Lugosi se met en colère contre Frankenstein. Pour lui, rien ne vaut le vampire, personnage bien plus complexe et torturé. Et si l'on y regarde de près, la créature de Frankenstein se rapproche un peu du mort vivant.

Dracula et le repos éternel ?
L'autre mort a avoir eu les honneurs de la presse est le "créateur" du Free Jazz, Ornette Coleman. Parce que je n'avais pas de disque de lui à mettre dans la platine, j'ai écouté du Thelonious Monk. Je n'ai pas grand chose à dire sur Ornette Coleman. Je ne suis pas très habile pour parler musique. Il n'en reste pas moins vrai que c'est un grand Monsieur du Jazz qui a quitté la scène. Il reste ses albums. Je n'en ai pas. Pour faire bonne mesure, je vais me faire une journée Jazz. Après Monk, je suis passé à Kartet. Qu'est-ce qui suivra ? Je ne le sais pas encore.
Parce que j'avais prévu autre chose pour aujourd'hui, il n'est pas impossible qu'il y ait un autre billet plus tard dans la journée.

jeudi 11 juin 2015

Avis de gros temps

J'entends que Météo France annonce de violents orages et de vives chutes de grêle sur le département accompagnés de belles bourrasques. Du coup, je vais peut-être remettre la MZ dans le garage.

La Peste, elle est créationniste

La Peste, elle regrette

Alea Jacta Est-Allemande

Nouvelle séance de mécanique sommaire, ce matin. Avec la pluie d'hier, l'air est plus respirable et c'est agréable. Je sors quelques outils et m'intéresse au carburateur. Démontage, observation et remontage sans rien toucher aux réglages. Après plusieurs coups de kick le starter tiré, la MZ démarre. Je peaufine un peu le réglage du carburateur, il n'y a pas beaucoup de réglages, il faut dire, ça semble fonctionner à peu près pas trop mal. Je m'aventure pour une longue escapade de, au moins, deux cents mètres. Peut-être même trois cents !
Il faut que je fasse gaffe aux freins. Depuis le temps qu'ils n'ont pas servi, ils ont une très nette tendance à bloquer sauvagement. Surtout le frein arrière. Donc, sans que je puisse l'expliquer, la MZ a roulé. C'est une nouvelle étape encourageante dans cette longue affaire. Je vais acheter de l'essence et vais réfléchir à tenter une promenade un peu plus longue. Je dois penser à coller la vignette d'assurance et à prendre la carte-grise.
Ce qui me chagrine un peu tout de même, c'est qu'elle a des difficultés à démarrer sans starter. Il faudrait peut-être nettoyer un peu les "vis platinées". Sur le court essai de ce matin, je suis surpris par le caractère profondément désagréable tant du bruit de la machine que des vibrations que le moteur occasionne. Je ne me souvenais plus de cela.
A suivre !

La MZ au grand air

mercredi 10 juin 2015

Ceinture

Aujourd'hui, et je le regrette, et c'est un triste crève-cœur, je rentre et je n'ai pas du tout l'envie nécessaire pour vous montrer ce que je vous avais préparé. C'est de la fainéantise à l'état pur, du concentré de paresse. Je constate avec plaisir que vous n'avez pas besoin de moi pour faire vivre le blog et je vous remercie de cela. Pour demain, donc, vous aurez au choix une moto ou une Peste. Je vous laisse en discuter à tête reposée. Bonne soirée à toutes et tous !

mardi 9 juin 2015

Tri sélectif

tri potager

En ce qui concerne la MZ, après le nettoyage du réservoir que je vais peut-être remonter tel quel, je me suis aperçu d'un nouveau problème qui me laisse quelque peu perplexe. Le pneu avant frotte contre le garde-boue. Je ne vois absolument pas pourquoi. Je n'ai pas touché à ce garde-boue et je ne comprends pas pourquoi le fait de changer la chambre à air aurait pu faire gonfler le pneu. Je vais déposer le garde-boue, donc. Pour cela, il faut que je dépose la roue. Faire et défaire, c'est toujours travailler, disait mon grand-père.

Des nouvelles de la MeuZeu

Donc, la roue ne frotte plus, l'air est dans les pneus, le réservoir est "nettoyé". Ne reste plus qu'à poser ce réservoir dans le cadre, à préparer un peu de mélange à 3% et à tenter quelque chose, non ?

Elle a démarré

Il y a sans doute encore un léger réglage de carburation à faire mais elle démarre. Qu'est-ce que ça pue, les deux temps ! Une vraie infection.

lundi 8 juin 2015

Allemande, Républicaine et Démocratique

Petit à petit, la MZ se prépare doucement à être en mesure de rouler. Après divers démontages et nettoyages, après quelques réglages sommaires, elle démarre facilement. Parce que je ne suis pas mécanicien et parce que je ne considère pas que la remise en route de ce petit vélomoteur soit primordial et prioritaire, ça n'avance pas vite. Pour le moment, j'en suis à l'étape du nettoyage du réservoir. Remarquez, j'en ai un autre, de réservoir de MZ. Je pourrais l'installer pour procéder à quelque essai routier. Il faut que je creuse la question et que je remette la main sur l'autre réservoir.
En attendant que je me décide, je vous propose aujourd'hui une publicité qui a peut-être conduit le premier acheteur de la MZ en ma possession à l'acheter. Cette MZ date de 1973, la publicité de 1972. C'est cohérent. Et c'est sûr que c'est une publicité qui donne une furieuse envie d'acquérir une semblable machine !

Robuste, la MZ !

dimanche 7 juin 2015

Lorsque la Dordogne casquait

Au hasard de la lecture d'une ancienne revue moto, j'ai trouvé une publicité croquignolesque pour une marque de casques périgordine, ceux de la société Saint Christophe basée à Mussidan et aujourd'hui disparue. Cette réclame date du début des années 70 alors que le casque intégral n'était pas encore la norme. J'adore la naïveté de cette publicité, le croquis réalisé à la main, les textes calligraphiés, l'argumentaire qui fait gentiment sourire. Et c'est aussi le choix du nom de la marque qui prête à sourire. On ne peut s'empêcher de penser que si l'on cherchait à préserver sa vie en adoptant un tel casque, il fallait bien s'en remettre à saint Christophe, patron des chauffards !

casques saint Chistophe de Mussidan

samedi 6 juin 2015

Et en noir et blanc ?

Moteur de MZ 125

Allemande complètement à l'est

Ah ! Enfin une piste intéressante qui peut expliquer le fait que la très sexy ex est-allemande rechigne à fonctionner correctement. J'ai déposé le réservoir pour pouvoir virer le carburateur plus aisément[1]. En le remuant, j'ai bien entendu qu'il devait contenir quelque saloperie. Alors, je l'ai renversé et remué en tous sens. Et c'est tombé et c'est pas beau à voir. J'ai même retrouvé le filtre qui devait gésir dans le fond du récipient depuis moche lurette.
Deux photos pour immortaliser la chose !

De la saloperie dans le réservoir

MZ, c'est écrit dessus !

Note

[1] J'aime avoir mes aises

Vie d'ange

Parfois, pas toujours mais de temps en temps, je m'épate. Je suis subjugué[1] par la vivacité sans bornes de mon esprit éveillé. Et ceci est dit sans la moindre fausse modestie.
Par exemple, j'étais en train de procéder à l'exaltante opération qui consiste à vidanger le réservoir de la maudite MZ. C'est passionnant. Vraiment. J'utilise un pot de confiture recyclé à cet usage qui reçoit, par gravité, le mélange contenu par le réservoir. Une fois plein ou presque, je bouche l'orifice du réservoir du gras du doigt et vide le pot dans un récipient plus grand. Je replace le bocal et recommence. J'ai pris mon pied, je vous raconte pas pour ne pas vous faire de la peine.
Bon. Donc je vidange le réservoir et me vient à l'esprit dans le dedans de la tête au niveau du cerveau que j'ai là une idée éclatante de luminosité. Mais oui ! "Vidange" peut aussi se comprendre comme "vie d'ange" ! Si j'étais poète, pour sûr que j'écrirais un sonnet juste histoire d'utiliser cette sublime rime très riche bien comme il faut. Reconnaissez qu'une belle idée comme ça, on ne la trouve pas sous le pied d'un cheval. Je ne suis pas qu'un peu fier.
Puisque j'avais déposé le robinet et que la vidange du réservoir me laissait un peu de temps pour faire autre chose, j'en ai profité pour le démonter et le nettoyer. C'était un peu poisseux, là-dedans. Maintenant, je vais pouvoir déposer le carburateur et le nettoyer à son tour. Après tout ça, si j'arrive à remonter le tout dans le bon sens, j'essaierai de nouveau de faire démarrer cette machine communiste de malheur. Si je n'y arrive pas, je me dis que toute la vieille essence pourrait m'être d'une belle utilité au moment de l'autodafé, non ?

Vidange du réservoir

Note

[1] Comme "sous le joug"

vendredi 5 juin 2015

Infidélité photographique

Sans qu'il soit question d'un choix calculé ou raisonné de ma part, il se trouve que j'utilise du matériel photographique Canon. Cela s'est fait presque par hasard. Je ne pense absolument pas que cette marque est meilleure qu'une autre. Récemment, un copain m'a prêté un Sony A7R équipé d'une bague d'adaptation permettant de monter des optiques Leica R. J'ai essayé ça.

Mes premiers pas dans le monde de la photo avec un boîtier reflex, je les ai faits avec un Zenit EM au club photo du collège. Cela m'a donné l'idée d'acheter un appareil à moi et ce fut un Zenit E acheté avec son objectif 58 mm Helios et un flash Agfa à Saint-Léon-sur-l'Isle. Je passe sur les premières déconvenues et sur le long apprentissage. J'ai fini d'user deux Zenit E avant de passer à une autre marque.
C'est une copine qui avait un Canon AE1. Parce que le Zenit de l'époque donnait de sérieux signes de faiblesse, j'ai commencé à utiliser le Canon. L'occasion de passer à un boîtier de gamme très nettement supérieure s'est présentée sous la forme d'un Canon T90. Un sacré boîtier que celui-ci ! Et puis, cette copine s'est mise à chercher un boîtier plus silencieux afin de pouvoir faire des photos de spectacles ou durant des tournages cinéma sans déranger les artistes. Nous lisions la presse photo et celle-ci louait le silence du Canon EOS 100. Nous en trouvâmes un d'occasion vendu avec un 50mm. En passant du T90 au EOS100, tout en restant chez Canon, nous changions de système. Nous gagnions l'autofocus mais nous devions aussi changer les objectifs. Passer de la monture FD à la monture EF. Nous avions un 50mm, il fut rejoint par un 28mm puis un superbe 80-200.
Un jour, chez un photographe de Périgueux, nous vîmes un Leica M4 vendu avec un Summicron 50. C'était cher mais c'était aussi un rêve un peu fou que de posséder un tel appareil. Nous l'acquîmes et fîmes les premières photos avec. Un vrai régal ! Un rendu que nous n'avions jamais obtenu auparavant avec le matériel Canon. Bien sûr, le système Leica M n'est pas exempt de défauts. Le Leica M4 n'a aucun système de mesure de la lumière. Il fallait s'aider d'un posemètre externe ou juger la lumière "au pif", par exemple. Il y a aussi le système de chargement du film qui n'est pas réputé pour être pratique. Il faut déposer la semelle, placer la bobine, lever le volet du dos, guider l'amorce jusqu'à la bobine réceptrice, baisser le volet et remettre la semelle. On a vu plus simple et plus rapide. Ceci dit, les résultats obtenus pardonnaient ces petits défauts. Un 35mm vint bientôt accompagner le 50mm.

Lorsque nous nous séparâmes, ma copine et moi, nous dûmes pratiquer au partage du matériel photographique. Il y eut des hésitations. Finalement, elle partit avec le Leica, ses deux objectifs et le posemètre Gossen, je conservai les Canon et leurs objectifs. Dès lors, je faisais moins de photos. Un jour, une ancienne collègue empruntait le Canon EOS 100 et me le restituait avec la molette de sélection des modes de prise de vue cassée. Plutôt que de le faire réparer, j'en profitai pour acheter un Canon EOS 5 d'occasion. A l'époque, j'avais abandonné l'idée de développer et tirer les photos en noir et blanc. Je ne faisais plus que de la diapositive. J'aimais bien ce boîtier et son intéressant système de sélection du capteur autofocus piloté par l'œil. Toutefois, je ne pratiquais plus beaucoup la photo.
En 2004 (il me semble), j'achetais un petit appareil photo numérique Contax au salon Apple Expo. Oh ! J'étais bien loin des boîtiers reflex que j'utilisais jusque là ! Les résultats n'étaient pas vraiment mauvais mais il était difficile de trouver un intérêt à utiliser ce genre d'appareil. Alors, un jour de 2006, j'ai décidé d'acheter un boîtier reflex numérique. J'ai lu la presse photo et, puisque j'avais déjà des objectifs Canon, j'ai choisi un boîtier de cette marque. Le 400D venait de sortir et il inaugurait un nouveau capteur de 10 megapixels. C'est grâce à lui que je me suis réellement remis à la photo. Si, comme j'avais eu l'intention de le faire un moment donné, j'avais vendu le Canon EOS 5 et les objectifs, je ne sais pas ce que j'aurais acheté. Je serais peut-être passé à une autre marque. Il est aussi possible que je n'aurais alors jamais repris la photo.

Mais bon, revenons à notre sujet du jour. Un copain me prête donc un SONY A7R et deux zoom Leitz R. Ce SONY, c'est un appareil photo numérique qui ressemble à un reflex mais qui n'en ai pas un du tout. C'est la nouvelle génération d'appareils photo numériques. Celle que d'aucuns voient bientôt remplacer les reflex. Celle qui doit tuer le reflex. Avec quels arguments ? Ils sont plus petits que les reflex et offrent un viseur électronique permettant de contrôler l'exposition en temps réel en même temps qu'il propose d'afficher tout un tas d'informations en incrustation. J'avais déjà testé un appareil équipé de ce genre de viseur électronique il y a quelques années et ça ne m'avait vraiment pas convaincu. Après l'essai rapide du A7R, je ne le suis toujours pas du tout. Cet A7R a le même capteur 36MPx des très réputés Nikon D800 et D810. Alors que les Canon 5Ds et leur capteur de 50MPx sont annoncés pour les jours à venir, j'en suis encore à me demander l'utilité de cette profusion de pixels. Quoi que, honnêtement, je la vois bien pour certains usages, l'utilité. Ce capteur SONY, ce que je lui trouve surtout, c'est sa dynamique. Là oui ! J'applaudis ! Il est capable de saisir les zones qui sont dans l'ombre profonde comme dans la lumière éclatante sans rien perdre de l'information. Et là, Canon est écrasé à plates coutures, c'est sûr. Si j'avais l'argent nécessaire, si je trouvais à vendre tout mon matériel Canon et à acheter l'équivalent chez Nikon, si je parvenais à me faire violence pour me plier à la "logique" ergonomique de chez Nikon, peut-être que je passerais au Nikon D800/D810. Peut-être. Ce n'est vraiment pas d'actualité. Non. Si j'avais les moyens et si je devais remplacer tout mon matériel, je pense que j'irai voir du côté de chez Leica, moi.
Et alors, me voilà avec ce SONY A7R et le zoom Leica 28-70. Pas d'autofocus. Il faut travailler à l'ancienne en tournant la bague de mise au point en tentant de lire le point sur ce foutu viseur électronique qui scintille. Très inconfortable pour moi qui suis habitué à une visée optique plus "naturelle". Je décide d'aller faire quelques tests dehors. Il fait beau et chaud, il y a des travaux sur la traversée du bourg. Je fais juste un petit tour sur la jetée du Cern, je passe voir les travaux et je rentre pour analyse.
La première chose à noter, c'est que des fichiers de 36MPx, c'est lourd. Ça arrive à bien ralentir l'ordinateur. Ça fait beaucoup de pixels à traiter. Je regarde une photo à la taille réelle. Un pixel de l'écran représente un pixel de l'image. Je m'attendais à une netteté exceptionnelle. Souvent, on associe netteté hors norme et Leica. Je suis un peu déçu. Je m'attendais à mieux. En réduisant la taille de l'image, la sensation de netteté arrive mais, dès lors, je ne suis pas sûr que c'est mieux ou différent de ce que j'aurais obtenu avec mon matériel.
A l'usage, sur un petit test rapide et sans avoir lu le mode d'emploi pour tout comprendre du fonctionnement du boîtier SONY, je ne suis pas enthousiasmé par l'idée de ce boîtier hybride. Je trouve la visée très inconfortable et l'ergonomie désagréable. La prise en main ne me satisfait pas non plus. Je n'ai pas de grosses mains et, pourtant, je trouve ce boîtier un poil trop petit.
Par contre, et les photos que je vous présente ci-dessous le montrent, cet appareil délivre des images aux couleurs très flatteuses, à la dynamique très présente, bien exposées. Il n'y a pas à mégoter, on doit pouvoir faire de belles photos avec ça. Pour autant, je ne suis pas intéressé par ce genre de boîtier et reste donc avec ceux à ma disposition.

Azerat et la voiture jaune

Chapelle Azerat

Travaux de reprise du ralentisseur à Azerat

jeudi 4 juin 2015

Blés, coquelicot et église

Deux photos qui n'ont pas grand rapport l'une avec l'autre pour aujourd'hui. La première représente la petite église de Mortemart à Saint-Félix-de-Reillac-et-Mortemart. La seconde, vous le comprendrez par vous-même, je pense.

Eglise de Mortemart - Saint-Félix-de-Reilac-et-Mortemart
Blés et coquelicot

mercredi 3 juin 2015

Un petit coup de pompe

Il y a peu, j'ai vu cette pompe à bras. Elle était dans l'ombre, mal placée contre un bête mur de pierres, dans un décor quelconque autant qu'indigent. Mais parce que j'aime bien les vieux trucs rouillés et qu'il ne coûte pas grand chose de faire une photo numérique, j'ai déclenché en me disant que je pourrais toujours utiliser cette photo qui promettait d'être mauvaise pour nourrir le blog en période de disette. Dont acte.

pompe

mardi 2 juin 2015

Esprit d'extase

Les deux lettres du monogramme de la plus prestigieuse des marques automobiles sont rouges. C'est en 1930 que les lettres optent pour le noir. Longtemps, j'ai cru une histoire que j'avais lue ou entendue. Celle-ci prétend que, dans un premier temps, les deux lettres étaient rouges et que, à la mort de Charles Rolls, l'un des co-fondateurs de la marque, l'une des lettres serait devenue noire. En 1933, lorsque Henry Royce disparaissait à son tour, les deux lettres s'affichaient en noir. Puisque la date du décès de Charles Rolls survenait il y a 105 ans très exactement, le 2 juin 1910, il aurait fallu que toutes les Rolls Royce produites entre 1910 et 1933 exhibent une lettre rouge et une lettre noire.
Parce que, de toute évidence, l'automobile présentée hier et aujourd'hui sur le blog qui nuit (très) grave est bien postérieure à 1910 et que les lettres du monogramme sont bien rouges, on peut considérer que cette histoire est une bête légende sans fondement.

Rolls-Royce 20/25 HP - rouge et rouge
Ces automobiles sortaient des usines en configuration châssis-moteur et étaient confiées à quelques carrossiers qui s'occupaient de l'habillage. Selon toute évidence, celle rencontrée à la Bachellerie est une 20/25 HP produite à 3827 exemplaires entre 1929 et 1937. D'après ce qui est dit plus haut, on peut donc imaginer que cette automobile fait partie des toutes premières produites de ce modèle.

Rolls-Royce 20/25 HP
Le choix de carrosserie "légère" effectué par le premier propriétaire et la présence du pare-brise à deux pans que l'on imagine conçu par souci aérodynamique semblent montrer que l'on cherchait une voiture performante sinon sportive. Découvrable, cette auto propose deux places principales ainsi qu'une ou deux places occasionnelles à l'arrière, dans ce que l'on imagine être le coffre à bagages.

Rolls-Royce 20/25 HP - aile et feu arrière
La restauration, comme souvent chez les collectionneurs anglais, est parfaite. Le niveau de raffinement est placé très haut et on note, par exemple, les lames de ressort de la suspension arrière qui sont gainées de cuir.

Rolls-Royce 20/25 HP
Par la grâce de son dessin, cette voiture assez imposante réussit à paraître plus petite qu'elle ne l'est réellement. Haute, longue et large, elle est bien proportionnée et il faut pouvoir la comparer à une auto actuelle pour se rendre compte de sa taille majestueuse.

Rolls-Royce 20/25 HP - phare additionnel

Le raffinement touche l'intégralité des accessoires et tout semble pensé jusqu'aux moindre détails. Rien n'est laissé au hasard, chaque élément est ajusté au plus près. La jonction entre les pièces de carrosserie est parfait et l'on sent que l'on n'est pas en présence d'une auto commune.

lundi 1 juin 2015

Calcul de probabilité

Considérant que nous sommes le dernier dimanche du mois de mai 2015, un peu avant 23 heures, et que, contre toute attente, à l'encontre de mes habitudes les plus élémentaires, allez savoir pourquoi, je choisisse de tourner à gauche vers la place de la Bachellerie plutôt que de descendre la rue de la République jusqu'à la route qui mène vers Rastignac.
Quel chance existe-t-il pour que je tombe sur une belle automobile garée là, devant une maison somme toute assez banale ? Autant le dire, des Rolls Royce, ça ne se rencontre pas si souvent. Je ne suis pas un expert, j'ai du mal à identifier les divers modèles de Rolls Royce. Cela se complique lorsque l'on sait que nombre d'entre elles étaient livrées en configuration châssis-moteur à des carrossiers qui créaient un habillage conforme aux désirs et attentes du riche propriétaire. Il me semble que celle-ci pourrait dater des années 30. Peut-être une 20/25 HP. Nonobstant, je me suis immédiatement arrêté et j'ai posé le pied photo pour tirer son portrait à la belle anglaise.

Rolls-Royce

Rolls-Royce

Rolls-Royce

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