mars 2015 (40)

mardi 31 mars 2015

Jean Vassallo en dédicace

Il Coniglio e la Volpe

Politique de l'offre ou de la demande

L'offre et la demande
C'est un débat dont la plupart d'entre-nous n'a rien à faire mais qui occupe les médias et les débats à connotation économique. On s'étripe sur ce truc parce que c'est facile. C'est l'effet de formule qui est en marche. Discourir des mérites comparés et éventuels entre une politique de l'offre et une politique de la demande, c'est comme débattre sur la couleur qui siérait le mieux à la chambre à coucher. Rouge ou vert ? Ça occupe, ça ne fait rien bouger, c'est bidon, mais ça fait passer le temps et c'est déjà ça de pris.
Pour faire simple, la politique de l'offre, c'est permettre à l'entreprise d'être compétitive et d'inonder le marché de ses produits. Pour ce faire, il faut baisser le coût du travail. De quoi est composé le coût du travail ? Le coût du travail est composé du salaire et de toutes les lourdes charges qui pèsent sur les frêles épaules de l'employeur. Qui est responsable de ce coût du travail ? Le salarié et les syndicats et les scélérates et liberticides règles du code du travail ainsi que les lois ineptes qui imposent, par exemple, un salaire minimum, une protection sociale, des horaires et l'interdiction de harceler sexuellement ou moralement. Qui souffre du coût du travail ? L'entrepreneur et les actionnaires.
Bien. Et la politique de la demande, alors ? C'est plus compliqué. Il s'agirait de permettre aux citoyens-consommateurs d'avoir plus de pouvoir d'achat pour qu'il achète et bouffe de la bonne marchandise de France. Comment accroître le pouvoir d'achat du citoyen-consommateur ? En augmentant son salaire. Et comment augmenter son salaire ? En le payant plus. Hum ? Sans contrepartie ? Les patrons ne seront pas d'accord ! On peut les faire travailler plus pour gagner plus ? Ça me fait penser à quelque chose, ça. Ou alors, pour augmenter le pouvoir d'achat sans augmenter les salaires, on peut aussi faire baisser les prix, non ? Par exemple, on importerait des produits de pays qui produiraient à bas coût ? Comme ça, on pourrait acheter de la nouille de Chine ou de la chemise du Viêt-Nam ! Oui mais alors le fabricant de nouilles ou de chemises de France ne vendrait plus ? Ah oui, c'est vrai. Et s'il ne vend pas, il ferme, non ? Ben oui, c'est le problème. Qu'est-ce que l'on pourrait trouver d'autre pour favoriser la demande ? On pourrait demander aux entrepreneurs de France de proposer des produits bandants ? Pas sot, ça ! Des jolies marinières fabriquées en Armorique, par exemple ! Ou des moules ? Quand on regarde, on a tout de même des produits que les Français privilégient, en France. On a le pinard, on a l'andouillette, on a les fromages. Oui, bon, on a ce qui se bouffe et une partie de ce qui se boit. Question bagnoles, c'est pas que nous soyons si tellement plus mauvais que les autres mais faut franchement avoir envie de soutenir l'industrie automobile française pour se résoudre à acheter français. Tout ce qui est électronique, sauf sans doute pour quelques produits de luxe ou dans des secteurs bien spécialisés, pas moyen d'acheter du français fabriqué en France. Pas d'informatique française, pas de téléviseur français, pas d'appareil photo français. Dans le même temps, pourquoi irions-nous acheter du français qui serait plus cher sans être meilleur ? Ce n'est pas si simple que ça, tout ça.
Maintenant, on pourrait peut-être réfléchir à sortir de cette formule qui ne mène nulle part. Offre ? Demande ? Pfff. Et si on incitait les entrepreneurs français à faire du solide, du durable, du réparable ? C'est une vision passéiste puisque c'est celle d'autrefois. On achetait du "qui va faire de l'usage". Un falzard devait durer une décennie, un réfrigérateur un bon demi-siècle. Alors, ça pourrait ressembler un peu à de la décroissance sauf que c'est un mot qu'il ne faut pas prononcer parce qu'il paraît que c'est très mal.
Mais dans le fond, cette affaire de relancer la croissance par l'offre ou la demande, c'est de l'enfumage à grande échelle. C'est un débat pour occuper la populace, j'en suis presque certain. A mon avis, personne ne sait ce qu'il faudrait faire ou s'il faudrait faire quelque chose. En économie, j'ai tout de même comme le sentiment que l'on est entre l'analyse de ce qui est passé (et ne reviendra pas) et la prospective digne de madame Soleil et du jugement au doigt mouillé. La vérité, c'est que nous sommes dans un monde massivement globalisé avec des riches qui deviennent de plus en plus riches et veulent le devenir encore plus et des pauvres qui sont de plus en plus nombreux et qui n'intéressent pas grand monde parce qu'ils consomment peu. Ceux qui sont dans une grosse moyenne craignent de devenir pauvres et rêvent de devenir riches. En consommant, ils se donnent l'illusion de tutoyer les riches. Cette grosse catégorie agit comme un bon gros troupeau de moutons dociles et obéissants. Il faut acheter un iPhone ? J'achète un iPhone. Nikon sort un nouveau boîtier ? Il me le faut ! L'écologie est à la mode ? Je bois du vin bio ! La liberté d'expression est malmenée ? Je m'abonne à Charlie Hebdo !
Le gros problème de tout cela, c'est que la politique se fait bouffer par l'économie. Dans le monde mondialisé où l'on est, le politique devrait faire de la politique sans s'occuper de l'économie. Le politique devrait être là pour poser des règles, des limites, pour protéger, pour permettre de s'instruire et de vivre. Le problème est que dans un monde mondialisé, il paraît que le politique n'a plus les coudées franches pour agir. S'il brime l'entreprise, l'entreprise délocalise et les salariés se retrouvent au chômage et ce n'est pas bien. Mais alors, si le politique ne peut plus rien faire, on fait quoi ? L'économie n'a certainement aucun rapport avec la démocratie. Si la démocratie ne signifie plus rien au niveau politique, on est dans la merde, non ?

Coup de pompe

Un gros coup de pompe au derrière

Rangers et brosse

lundi 30 mars 2015

La Peste, elle se promène au fil de l'eau

La Peste, elle vogue au fil de l'eau

dimanche 29 mars 2015

Fête des brasseurs à Trélissac

Hier, samedi, s'est tenue la première édition de la fête des brasseurs à Trélissac. C'était l'occasion de rencontrer les brasseurs périgourdins et leurs bières. Dans toute la France, les petites brasseries renaissent. A partir d'orge malté, d'eau, de levures et de fleurs de houblon, chaque brasserie produit des bières au caractère différent.

Je n'ai pu me rendre à cette fête des brasseurs qu'assez tardivement dans la soirée. Il était dit qu'elle devait durer jusqu'à 23 heures. Ça se tenait dans la salle du foyer socio-culturel de la ville et c'était organisé par l'association culturelle de Trélissac. Je suis arrivé assez tard, certains brasseurs avaient déjà plié bagages et l'ambiance devait être bien retombée. Sur une estrade, quelques musiciens proposaient leur musique que personne n'écoutait plus vraiment. A quelques tables installées dans cette grande salle sans âme, quelques personnes dégustaient une bière. Toutefois, la fête a été une vraie réussite à entendre les quelques exposants encore présents. La fatigue commençait à se faire sentir et tous n'avaient en tête que de tout ranger.
Parmi les présents, la Brasserie Artisanale de Marsac que j'avais déjà rencontrée à Périgueux l'été dernier, la Brasserie de la Croix du Rat de Saint-Cyprien, la brasserie La Pépie de Sadillac, à côté de Bergerac, et la Bastide Brewery de Eymet. Je n'étais pas là que pour m'alcooliser à outrance. Il convenait avant toute chose de découvrir de nouvelles bières et de voir si l'on pouvait réellement produire des bières intéressantes en terre de Périgord.

Bière artisanale de Marsac
Je n'ai pas goûté toutes les bières. Les dégustations n'étaient pas gratuites. D'un sens, on peut le comprendre. J'en connais qui y auraient passé la journée. Apparemment, plus tôt dans la journée, il y avait un système de bons qui, me semble-t-il, devait permettre de déguster. Plus personne à l'accueil pour les distribuer ou les vendre. Je connaissais déjà les bières de la BAM. J'aurais aimé goûter celle de La Pépie mais ce sera pour une autre fois.

La Pépie - de Conti
Je me suis intéressé plus particulièrement à deux brasseurs. L'un sujet de sa très gracieuse majesté the queen Elisabeth II, William King, qui officie à Eymet au sein de la Bastide Brewery. Notre brasseur grand breton produit une bitter fameuse légère en alcool et riche en parfums floraux et en agréable amertume qui reste bien en gorge. Cette bière a été une belle découverte. Dommage qu'il n'y ait pas eu de bouteilles à ramener.

Croix du Rat - Stephen Dunne
Pas du tout Anglais puisque Irlandais de Dublin, Stephen Dunne brasse ses bières à Saint-Cyprien. Le choix est vaste. A côté de la stout, de la blonde, de l'ambrée, de la blanche et de la bière de Noël, il produit une bière à la châtaigne et une autre au miel. J'ai goûté le stout et la blanche. Elles sont réellement très bonnes. Visiblement, notre homme connaît son affaire. Qui dit Irlande et stout pense à Guinness, à Murphy's ou à Beamish. Stephen prévient. Son stout est très différent de ces bières. L'orge torréfié apporte bien l'amertume en plus de la couleur très noire mais cette bière est légèrement plus sucrée, aussi. Elle m'a semblé bien plus intéressante que la Guinness en terme de saveurs, plus complexe, meilleure. Dans le même temps, rien ne remplacera jamais une Guinness pression servie dans un pub à la pinte. Ce stout m'a fait penser à une brune belge par quelques côtés mais en plus amère, en plus irlandais. La blanche, qui incorpore du blé dans la recette, m'a surpris agréablement elle aussi. A n'en pas douter, notre sympathique Irlandais connaît son affaire !

Croix du Rat - Stephen Dunne

samedi 28 mars 2015

Le Rat enquête sur l'affaire de l'A320

Les mots sont lâchés. Je lis ce matin sur le site du journal Sud Ouest que Andreas Lubitz, co-pilote vraisemblablement responsable du crash de l'Airbus A320, était fou. Si c'est écrit dans le journal, c'est que c'est vrai. Fou. C'est un drôle de mot que celui-là. Il me semble sorti de l'univers de Gogol, du XIXe siècle. Combien de fois ai-je pu entendre dire que l'on ne devait pas parler de "folie" en matière psychiatrique ! Que ce Andreas là ait été déséquilibré, ça ne fait pas l'ombre d'un doute. Tellement déséquilibré qu'il a fini par choir, du reste. Enfin bon, il y a eu accident, sans doute criminel, c'est triste et con. S'il avait des idées suicidaires, il n'était pas obligé d'en faire profiter tout ce monde là. Quoi que ça me fait penser à un livre de Arto Paasilinna, "Petits suicides entre amis", dans lequel un groupe de candidats au suicide décident de partir ensemble à bord d'un car pour aller mettre fin à leur vie au soleil. Ensemble, ils se pensent plus fort pour passer à l'acte, ils s'entraident. Et si ça se trouve ? Ce serait une chouette histoire que de s'apercevoir que tous étaient réunis pour un suicide collectif. Non ? En attendant, le Rat mène l'enquête.

A320, le Rat mène l'enquête

L'ancien et le moderne

Deux outils, deux fonctions semblables, deux époques. Pourquoi est-ce l'ancienne qui me paraît plus belle ? Parce qu'elle est moins commune ? Parce qu'elle évoque un temps passé ? Si la moderne a supplanté l'ancienne, c'est qu'elle a dû apporter son lot d'avantages. L'ancienne peut aujourd'hui faire figure d'objet décoratif, pas la moderne qui, elle, aura sa place dans le garage parmi les outils de bricolage.
Si j'ai à quelques reprises utilisé la lampe à souder moderne, celle à gaz, je n'ai jamais eu le courage d'utiliser l'ancienne, celle à pétrole. Déjà, il faudrait que je comprenne bien comment on l'utilise, comment on la met en fonction. Il y a quelques années de cela, j'avais cherché à comprendre le fonctionnement. Il n'est pas des plus simples. Si je m'en souviens bien, il faut remplir la cuve de pétrole (ou d'essence), pomper, verser de l'essence dans la cuvette au haut de la lampe, l'enflammer pour faire chauffer la buse puis, lorsque une certaine température est atteinte, ouvrir le robinet pour laisser s'échapper l'essence de la cuve qui devrait s'enflammer à son tour. On règle le débit avec la molette à côté de la poignée. Enfin c'est quelque chose du genre. J'estime à la grosse louche qu'il doit falloir un bon quart d'heure avant que l'engin soit opérationnel.
J'ai la lampe, je dois pouvoir trouver sans grand problème un peu d'essence. Pourquoi n'essayais-je pas de la faire fonctionner ? Parce que j'ai peur de me faire exploser la gueule, tout simplement ! La version moderne de la lampe à souder, ce n'est pas sorcier à utiliser. Bien qu'il y ait une cartouche de gaz, je n'ai aucune crainte à l'allumer. Elle me semble bien plus sûre, bien moins dangereuse. Et puis, il n'y a pas d'histoire de préparatifs bizarres pour qu'elle soit prête à travailler. Même pas besoin d'allumette ou de briquet. Un système piézoélectrique est là pour produire les étincelles nécessaires à la mise en œuvre. On l'allume d'une seule main et ça chauffe immédiatement. C'est beau, la modernité.

Lampes à souder

vendredi 27 mars 2015

Pont et canard sur l'Auvézère

Cubjac

jeudi 26 mars 2015

Crash du Airbus A320, la boîte noire a parlé

crash A320 germanwings

mercredi 25 mars 2015

Purgeons le disque dur

Ces images datent de l'été 2013. Il est bien possible qu'elles aient déjà été présentées sur le blog. Je cherchais une photo et je suis tombé sur celles-ci. Les traitements ne me plaisaient pas, je les ai repris.
Ce matin, je me suis réveillé de fort bonne heure. J'ai fait du café et j'ai regardé ce qu'indiquait le thermomètre. 11 degrés. Ce n'est pas beaucoup. Pas assez. Dessiner dans ces conditions, moi je dis non ! Et j'ai une pensée émue pour les dessinateurs qui doivent œuvrer en Sibérie par des -60°. Ce ne doit pas être facile tous les jours, pensez ! Déjà, l'encre qui doit geler, tout ça. Un calvaire.
Au départ, je cherchais une photo prise il y a environ un an. Dans mon souvenir, il s'agissait d'une bonne photo. J'ai fini par la retrouver. En fait, elle est mauvaise. Très mauvaise. J'en ai cherché d'autres sur le même sujet et je suis tombé sur celles de l'abbaye de Saint-Amand-de-Coly. C'est une belle abbaye. Je ne sais pas combien de fois j'ai pu tenté d'en faire une belle photo. Ce n'est pas si simple. J'en connais, et des meilleurs, des photographes qui se sont cassés les dents sur ce haut clocher ! De près, ce n'est pas trop la peine, il faut s'éloigner et travailler au téléobjectif. Mais alors, on écrase les perspectives. Pas si simple, vraiment. Et il faut compter avec la lumière capricieuse, aussi. On a vite fait à dépasser les limites de la dynamique de son capteur. En argentique, on ne s'en sort pas vraiment mieux.
Et donc, pour aujourd'hui, deux images de cette abbaye !

Saint-Amand-de-Coly
Saint-Amand-de-Coly

mardi 24 mars 2015

Crash d'un airbus A320 de la Germanwings dans les Alpes françaises

crash A320 germanwings

Réussir sa vie, être heureux

Le philosophe le disait en chantant. "J'me présente, je m'appelle Henri, j'voudrais bien réussir ma vie, être aiméééé, être beau gagner de l'argent". Et la vérité est là. Tout le monde voudrait bien réussir sa vie et être aimé et gagner de l'argent et être beau, aussi. Pourtant, tout le monde ne souhaite pas s'appeler Henri. Surtout chez les filles. Elles peuvent souhaiter s'appeler Henriette mais alors, elles devraient choisir d'habiter la bonne ville du Mans.
Quoi qu'il en soit, le blog qui nuit (très) grave, fidèle à son engagement va vous aider à atteindre l'inaccessible étoile, l'impossible rêve. Dès aujourd'hui et sans certitude aucune que ce soit jamais suivi de quelque manière que ce soit, deux premiers conseils gratuits.

Réussir sa vie
Prendre de la bouteille

lundi 23 mars 2015

Cachou

Cachou

dimanche 22 mars 2015

Départementales 2015

Je suis allé voter parce que je vote. Je ne suis pas allé voter pour défendre une idée ou pour un programme ou pour l'intérêt commun ou mon intérêt personnel. Je suis juste allé voter parce que je considère que c'est un droit important dans une démocratie.
Sur un forum, j'ai suivi le discours d'une personne qui disait qu'elle n'irait pas voter parce qu'elle en a marre d'être prise pour ce qu'elle ne souhaite pas passer. Admettons. Nous avons le droit de nous abstenir ou de voter blanc. Je ne me prononce pas trop sur cette question. Une autre personne lui répondait qu'elle irait voter, une autre encore disait qu'elle voterait Front de Gauche, une autre disait qu'elle en avait marre de Hollande et qu'elle voterait UMP. Bien. Et là, je n'ai pas compris. La discussion a dérivé sur le nazisme, le communisme, le fait que c'était du pareil au même et que, du coup, cette personne irait sans doute voter F-Haine. Je n'ai pas bien tout suivi, je n'ai carrément rien compris à la démarche intellectuelle.
Pour moi, quoi que l'on en puisse dire, il y a d'énormes différences entre le nazisme et le communisme. Je ne nie pas que le communisme à la sauce stalinienne a été meurtrière. Je ne dis pas que ce communisme (ou celui de Castro et d'autres) soit le paradis du prolétariat et que tout est beau dans ce monde là. Je n'ai jamais été communiste dans le sens PCF. Je suis d'accord avec ce que j'ai compris du communisme philosophique, par contre. Je n'ai jamais été d'accord avec la "philosophie" nazie. Mais peu importe. J'aimerais que quelqu'un prenne le temps de m'expliquer en quoi le fait que le nazisme et le communisme seraient à égalité au championnat du monde de la saloperie puisse justifier le vote pour le F-Haine. Si personne ne m'explique, je sens que je vais avoir du mal à trouver le sommeil.

élections départementales

samedi 21 mars 2015

Juste pour rien

pas de panique

Iris, yeux, chat et autres choses

Une bonne grève, c'est toujours bon à prendre, d'autant plus si elle touche le groupe Radio France et, en particulier puisque c'est quasiment la seule radio que j'écoute, France Inter. J'aime les grèves de France Inter. C'est l'occasion d'entendre des musiques, des chansons, qui sont habituellement exclues de la programmation. Ainsi, lors d'une grande grève, dans les années 2000, j'avais eu l'occasion de découvrir l'intégrale de "Different trains" de Steve Reich. Si je ne me souviens plus de la date de l'événement, je me souviens qu'il faisait beau et que je rentrais du boulot en voiture. Malheureusement, mais c'est la vie, il n'y a pas que de bonnes musiques à écouter sur les ondes de France Inter durant ces grèves.

Ce matin, je retiens du Serge Gainsbourg avec une chanson extraite de l'album "Histoire de Melody Nelson". C'est toujours avec plaisir que j'écoute du Serge Gainsbourg. Je n'y pense pas assez. Alors, c'était bien agréable mais ça n'a pas duré. Peu de temps après, on a eu droit à la très énervante Vanessa Paradis et au très agaçant Benjamin Biolay pour une chanson inepte dont j'extraie ces paroles qui suffisent à dire combien c'est sot et néfaste : "La vie c'est comme un tractopelle, pas besoin de permis". Il fallait oser. Si j'ai bien compris, c'est le Benjamin Biolay (que tu sois bio, bio ou lay, fais ce qu'il te plaît, chantait Higelin) qui a commis ces paroles. Je connais mal le Biolay responsable de ça. Je pense savoir qu'il s'agit plus ou moins d'un "artiste" français, un chanteur de variété, sans doute auteur-compositeur et interprète. Il a une certaine renommée. Je ne connais pas suffisamment son œuvre pour en faire une critique sérieuse mais pour ce que j'en sais, je pense que l'on peut faire l'impasse et passer à tout autre chose. A Steve Reich, par exemple, qui, bien que nettement moins français n'est certainement pas dépourvu d'un certain talent. Evidemment, on reprochera peut-être à Steve Reich de ne pas faire dans la gaudriole et de ne point écrire de chanson pour la Vanessa Paradis éreintante. Ou on l'en félicitera, au choix.

La peur du vol de son image personnelle

MarvinJe connais un chat étonnant. Il a été nommé Marvin et je n'y suis pas totalement pour rien et je n'en suis pas qu'un peu fier d'avoir contribué à ce baptême, je vous prie de me croire. Ce n'est pas rien que de trouver le nom adéquat d'un animal de compagnie. Marvin, c'est en référence au petit robot, penchant au R2D2 de "Star Wars", de "H2G2" de Douglas Adams qui s'appelle, je vous le donne en mille, Marvin. Marvin est un robot très intelligent, bien trop intelligent, et très neurasthénique, à la limite de la dépression critique autant que chronique. Et il se trouve que Marvin le chat a un faux air de Marvin le robot. Je ne suis pas sûr qu'il soit si intelligent et si dépressif, toutefois. Marvin, donc, est un chat qui est arrivé tout jeune et tout affamé chez ma maman. Il est entré, il a mangé, il a accepté d'être caressé et il est resté. C'est pas con, un chat. Ça sait bien qu'une bonne maison où l'on vous nourrit, ça mérite bien quelques aménagements avec les humains.
MarvinCe chat n'est pas sauvage. Il n'hésite pas à venir se blottir dans vos bras, il se laisse caresser dans le sens du poil. Il fait tout très bien comme un chat domestique, un chat de compagnie. Ça le sait d'instinct, ce qu'il faut faire pour être accepté dans une maison d'accueil, un chat. Il faut faire mine d'être heureux d'être là, se laisser aller à quelques ronronnements qui flatte le "maître", ne pas trop mordre ou griffer la main qui s'approche, tout ça. Ils doivent se refiler le truc de génération en génération, depuis le temps qu'ils fréquentent le genre humain. Et Marvin, il a ces trucs et astuces dans sa besace. Il a tout compris et il sait le mettre en pratique. Sauf que, et là c'est étrange, il a une peur bleue, une détestation absolue, une sainte horreur, une haine compulsive, des appareils photo. Il n'éprouve aucune réticence à venir me voir, à grimper sur mes genoux, pourvu que je n'aie pas d'appareil photo en mains. Sitôt que je tente de le photographier, il s'enfuit. C'est pas étrange, ça ?
J'ai fait le test plusieurs fois et pas plus tard qu'hier. Dès qu'il voit cette grosse boîte noire avec cette protubérance quasi phallique pointée vers lui, il se casse. C'en est cocasse. Sauf que ça semble l'effrayer réellement. On ne dirait pas que c'est du chiqué ou pour se donner un genre. Il a vraiment peur. Hier, j'ai monté mon plus gros objectif à focale variable pour l'avoir par surprise. Il était loin dans le jardin et il devait se sentir suffisamment à distance de la machine infernale pour accepter de ne pas s'esbigner illico.
Ulysse, le gros chat que je vous ai déjà présenté ici en d'autre temps se fout complètement de l'appareil photo. Il n'a pas peur, il n'est ni joyeux ni agacé, il s'en fout. Remarquez, Ulysse, c'est le genre de gros chat à ne se préoccuper que de trouver un endroit où dormir et d'avoir de quoi manger à satiété. Le reste, je pense qu'il s'en fout. Avec les beaux jours qui vont finir par arriver, il va sortir de la maison et aller roupiller au soleil avant de rentrer pour manger. Ce n'est pas si difficile, une vie de chat. Ce ne doit pas être très passionnant, on n'a jamais entendu parler d'un chat qui aurait écrit ses mémoires, par exemple.

Iris

IrisLe printemps est là. L'équinoxe a vécu. Les fleurs dans les jardins ou sur les arbres, les bourgeons sur les branches, les jours qui s'allongent, il n'y a pas de doute possible. Devant chez moi, la glycine redouble d'efforts pour une nouvelle saison. Elle va se couvrir de feuilles, de fleurs, elle va lancer des branches en tous sens dans l'espoir de s'accrocher quelque part, un peu comme une moule sur son rocher. Dans le même temps, je me demande si la comparaison est pertinente.
Chez ma maman, ce sont les iris qui ont dégainé les premiers (ou presque). Je ne suis pas très sensible à la beauté supposée des fleurs. Je ne dis pas que ce n'est pas agréable de voir des fleurs, de voir des couleurs, tout ça. Je ne le dis pas mais je dis que je m'en fous un peu. Je ne suis pas très sensible à la beauté des choses. A la limite, je vais être impressionné par la force, la grandeur, la majesté d'un chêne multi-centenaire. Mais baste ! La sortie de l'hiver, c'est l'entrée dans le printemps et l'arrivée des fleurs. C'est ainsi qu'est faite la nature. Et reconnaissons-le au risque de passer pour un pleurnichard laissant couler des larmes de bonheur à la simple vue de fleurs colorées, il est plus intéressant (et aussi plus facile) de photographier une plante en fleurs qu'un embrouillamini de branches sèches vides de feuilles. Sacrifiant à la facilité, profitant de ce que j'avais l'appareil photo, j'ai fait une photo d'un iris en fleur. Voilà. Ça c'est fait.

De l'iris à l'œil

De parler d'iris, ça me fait penser à celui de l'œil. Et de parler de l'œil, ça me fait penser aux yeux et à la vision. Je me demande s'il ne va pas falloir que je prenne rendez-vous chez un spécialiste pour faire vérifier ma vue. J'ai comme l'impression, depuis quelques semaines, que la presbytie a gagné du terrain. Je m'en suis aperçu en dessinant. J'ai du mal à trop m'attarder sur les plus fins détails. C'est que j'ai le nez à une dizaine de centimètres du papier, quand je dessine, aussi. Pour lire, ça va. Même sans lunettes, en fait. C'est un peu l'avantage de ma pathologie, quelque part. Si l'on met de côté l'astigmatisme, j'ai un œil pour voir au loin et un pour voir de près. Pratique. Enfin sauf pour une bonne vision binoculaire, bien entendu.
Je passe du coq à l'âne. Quoi que. Ça se tient, finalement. J'ai parlé de France Inter, j'ai parlé des yeux, je parle des deux. Il s'en passe, des trucs, dans ma tête ! Avant la grève de Radio France, il y avait une pub qui m'agaçait prodigieusement. Je hais la pub mais celle-ci m'agaçait presque plus que les autres. Je mets à part la pub pour la Matmut qui tient le haut du classement au rang de la détestation suprême. Cette pub est celle pour une sorte de complémentaire santé. Elle met en scène deux personnes. Une dit à l'autre qu'elle a dû se faire faire de nouvelles lunettes et qu'elle en a eu pour deux-cents euros de sa poche. L'autre lui rétorque qu'avec la complémentaire, elle a eu ses lunettes pour rien. Pauvre conne ! Et ta complémentaire ? Tu ne l'as paies pas, peut-être ? Pour moi, c'est de la publicité mensongère parmi les plus haïssables dans la mesure où elle s'adresse à celles et ceux qui ont les moyens de se payer ce service et qui, non contents d'avoir du fric veulent en conserver toujours plus. J'ai l'agacement facile, je le sais. C'est l'une de mes principales qualités. Je dois faire des efforts considérables pour ne pas exploser à longueur de journée. C'est de l'agacement rentré. Si je ne me contrôlais pas, je ne ferais qu'exploser tout au long de la journée. Ce serait éreintant à force.
Mais revenons à nos affaires de durcissement du cristallin. C'est un processus lié à la déliquescence de la condition humaine liée à l'âge tout à fait normal et documenté. On vit trop vieux. Il faudrait savoir tirer sa révérence avant la décrépitude. J'en connais des plus vieux que moi qui sont atteints par la limite de l'âge. Leur cervelle fait de la colle à pneu, ils réfléchissent à reculons, les pauvres ! Je ne donnerai pas de nom pour ne pas froisser les concernés qui viennent ici lire mes textes, regarder mes dessins et photos. C'est déjà bien qu'à leur âge ils aient encore la présence d'esprit de le faire. C'est quasi inespéré, pour tout dire. Ils ont bien raison de tenter encore, malgré tout, de s'instruire auprès d'un phare de la pensée universelle tel que je le suis moi. Il faut se montrer magnanime avec les plus vieux, les plus mal foutus, les plus proches d'une fin prochaine et douloureuse et atroce.
Donc, j'en arrive à me demander si je n'aurais pas besoin de nouvelles lunettes pour y voir mieux. Si c'est pour y voir moins, ça ne sert à rien. Par exemple, je dessine moins, ces derniers temps. Je me demande si ça n'aurait pas un rapport de causalité. Je vais noter cela quelque part et je vais tenter de penser à prendre un rendez-vous chez mon ophtalmologue préféré.

Une grande surprise au début du mois d'avril prochain ?

Suspense ! Suspense ! Ah ! Ah ! Ah ! Qu'est-ce que c'est marrant de parler sans rien dire ! D'ici quelques semaines, je vous annoncerai un événement qui vaut son pesant de cacahuètes. Je ne vais rien dévoiler. Je ne connais pas avec certitude la date officielle de la survenue de la chose. Je vous tiendrai au courant et, éventuellement, émaillerai mes billets de quelques indices jusqu'au jour fatidique.

vendredi 20 mars 2015

Dessin un peu automatique

C'est hier soir que j'ai griffonné ce truc. Un copain m'a téléphoné et la conversation s'éternisait quelque peu autour de considérations ennuyeuses. J'ai pris une feuille de papier et j'ai laissé ma main faire ce qu'elle voulait en même temps que je ponctuais le monologue de monosyllabes chargées à bon compte de signifier mon approbation de principe et que je suivais encore un peu le discours. En vérité, j'écoutais d'une oreille terriblement distraite. Ce n'est pas réellement que je me foutais de ce que ce copain me racontait, c'est juste que j'estime que ça aurait pu être dit plus rapidement, plus succinctement, sans avoir besoin de le dire et redire interminablement. Je suppose qu'il avait un besoin urgent de s'épancher dans une oreille compatissante et compréhensive. Je hais le téléphone.
Ceci dit, le téléphone a un avantage indéniable sur les dicussions en vis-à-vis avec des personnes qui vous tiennent la jambe à vous raconter leurs malheurs, les petites histoires, leurs sales affaires. C'est que, au moins, on peut prendre une feuille de papier pour passer le temps sans passer pour un goujat. Dans le fond, je me demande si ce ne sont pas les rapports humains qui sont pénibles. Il peut arriver que l'on passe du bon temps en présence d'autres personnes. On peut même prendre plaisir à discuter de choses et d'autres, à plaisanter, à exposer des idées, à comparer des points de vue, à disserter sur des sujets plus ou moins sérieux. Et j'aime assez ça moi aussi. Là où c'est pénible, c'est lorsque vous êtes en présence d'une personne qui vous raconte des trucs et des machins qui, dans le fond, ne vous concernent pas, ne vous intéressent pas, ne vous sont même pas adressés, dans le fond. C'est juste qu'il y a des personnes qui ressentent le besoin de s'accaparer une oreille étrangère et à y déverser leurs états d'âme.
Je ne suis pas un monstre et j'admets qu'il peut arriver que l'on en ait gros sur la patate et que l'on ressente le besoin de pouvoir se confier à une personne prétendument amie et digne de confiance, capable de conserver un secret par-devers lui. Il faut juste savoir le faire avec une certaine mesure. Parmi les pires des engeances, il y a les personnes qui vont vous parler durant des plombes de personnes que vous ne connaissez absolument pas et que vous êtes bien incapable de situer dans l'histoire de la personne. Au lieu de parler de son cousin, de sa belle-sœur, de son plombier ou de son chien, ces personnes vont vous balancer des prénoms ou des noms. "Et Serge a dit à Clothilde que si Raoul n'arrêtait pas tout de suite, Véronique irait tout raconter à Murielle et que là, ça serait étonnant que Hubert laisse passer la chose". Hum.
Mon copain m'a donc tout raconté. Je savais déjà tout des tenants et aboutissants dès les premières minutes. Mais là, soit il pense que je suis trop bête pour comprendre rapidement soit il estime que je suis trop con pour comprendre rapidement. Je ne vois rien d'autre. Durant pas loin d'une heure j'ai eu droit à la même histoire rabâchée à l'infini sous diverses formes toutes plus rébarbatives les unes que les autres. La prochaine fois, j'essaie de lui enseigner la formule sujet-verbe-complément.

dessin

jeudi 19 mars 2015

La grande cérémonie périodique de l'acide chlorhydrique

Depuis ce matin, j'ai fait plein de trucs. Je ne suis pas mécontent de ma matinée. Je me suis amusé avec du papier et de l'encre, j'ai installé un nouveau Linux sur un PC, j'ai fait bon usage d'acide chlorhydrique, aussi.

A Azerat comme un peu partout en Périgord, l'eau est dure, calcaire. Régulièrement, une ou deux fois l'an, j'ai des problèmes de fuite de chasse d'eau. Le réservoir se remplit trop, l'eau part par le trop-plein, le clapet laisse passer de l'eau. C'est embêtant d'abord parce que ça gonfle la facture d'eau, ensuite parce que ça fait un peu de bruit, enfin parce que ce n'est pas très écologique que de dépenser de l'eau propre et traitée en pure perte. Alors, lorsque c'est parvenu à suffisamment m'agacer je passe à l'action. Ce n'est pas une opération difficile. Il n'y a même pas besoin de vrais outils. Il s'agit de fermer le robinet, de vider le réservoir et de démonter une partie du mécanisme afin d'atteindre les membrane et clapet chargée de contenir l'eau et de couper l'alimentation lorsque un niveau déterminé est atteint. Une fois que l'on a extrait les pièces en caoutchouc couvertes de calcaire, on les plonge dans un récipient contenant une solution d'eau et d'acide chlorhydrique. Pour ma part, j'en profite pour détartrer la cruche en verre dans laquelle je verse l'eau que je bois lors des repas.
Là, je laisse tremper le temps qu'il me faut pour faire autre chose. Cette fois-ci, j'ai fait un dessin. Ça fait quelque temps que je voulais parler de ce sujet et voilà. Il est question des prochaines élections départementales qui viennent remplacer les cantonales. Bon, autant le dire tout de go, je n'y comprends que pouic. Sur France Inter, une opération de propagande nous engage à aller voter. De temps à autres, les politiques ont la parole pour qu'ils nous disent combien il est important de voter pour eux et, accessoirement combien il est important de ne pas voter pour le F-Haine. Sauf lorsque ce sont des adhérents ou candidats de cette saloperie qui s'expriment, bien sûr. Ils ne sont tout de même pas si cons que ça.
Donc, on nous fait peur en agitant l'épouvantail du fascisme raciste et xénophobe et en prédisant déjà un score historique pour le parti d'extrême-droite et pour celui de l'abstention. Si l'on n'est ni fasciste ni abstentionniste, on se sent donc un peu obligé de se promettre d'aller aux urnes. Le problème, c'est que je ne comprends rien à ces élections. Rien de rien.

D'après ce que je pense comprendre, il n'y a plus de cantons comme nous les connaissions jusque là. J'ai dû rater une étape dans l'histoire démocratique et administrative française. Je ne me souviens pas avec exactitude du moment où l'on a abandonné les cantons. Ce n'est pas que j'y sois attaché. Pas du tout. Mais là, on se retrouve avec un nouveau découpage administratif, avec des zones plus grandes qui représentent je ne sais pas trop quoi. Pour moi, j'ai le choix entre quatre listes. Il y a le Front de gauche, l'Union des Démocrates de la Dordogne (c'est du genre UMP), les candidats de la majorité départementale (style PS) et le F-Haine, donc. D'ores et déjà, j'exclus de voter pour trois des listes en lice. Il va me falloir faire un choix pour savoir pour qui voter.
Si je ne comprends rien à ces élections, France Inter a tout de même réussi à me faire comprendre l'essentiel de la réforme. Ces élections, c'est un homme et une femme. Ah ! Voilà qui change tout pour le tout ! On va donc avoir une vraie parité homme-femme ! Et ça, c'est pas rien. Bien que je sois infoutu de dire ce qu'ils feront, ça me fait bien plaisir de savoir qu'il y aura autant d'hommes que de femmes à la tête de je ne sais pas trop quoi.

élections départementales
Et puis aussi, puisque j'en parle dans le chapô, j'ai installé un nouveau Linux sur un PC. Sur l'unique PC que j'utilise de temps en temps, pour être plus précis. Jusque là, il y avait un Ubuntu 10.04 mais ça m'agaçait. Je n'ai jamais pu me faire à l'interface Unity. Alors, j'ai téléchargé une Debian et je l'ai installée illico presto. Ça marche, pas de problème. Enfin bon, ça reste tout de même un PC avec son clavier bizarre, ses raccourcis étranges. Je ne suis pas prêt à quitter les Mac.

mercredi 18 mars 2015

Si vous allez trop vite, vous allez vous prendre le mur

La sécurité routière est un sujet d'une importance capitale, et ce n'est pas Chantal Perrichon, la bouillante présidente de la Ligue contre la violence routière qui me contredira. À ce titre et à cet effet, on ne dira jamais assez combien la signalisation verticale est importante, pour peu qu'elle soit accompagnée d'un bon apprentissage du code de la route. En effet, et bien que ça puisse sembler aller de soi — mais on ne le répète jamais assez — à quoi bon se casser le cul à installer des panneaux de signalisation routière si les usagers de la route ne savent pas les déchiffrer, en comprendre la substance intrinsèque, la signification cachée ? Je vous le demande.
Chaque année, sur les routes de France, des millions de vies courent le risque de finir dans un effroyable amas de tôle et d'huile de vidange chaude. Ce sont des centaines de milliers de motocyclistes qui risquent la mort au détour d'un virage ; des milliards de piétons à échapper à l'assassinat pur et simple ; des dizaines de milliers de chauffards sous l'emprise de la drogue et de l'alcool à semer la peur et la désolation sur leur passage. Ainsi, cela ne peut plus durer et il va falloir que ça cesse.
Il est trop bête de voir qui ses enfants, qui un époux, qui une épouse, périr dans de terribles souffrances à cause d'un irresponsable criminel. Je m'adresse ici à toutes celles, à tous ceux, qui commettent des excès de vitesse, qui téléphonent au volant, qui conduisent en état d'ébriété avancée. Mesdames, messieurs, vous êtes des dangereux meurtriers en puissance et c'est mal !

Or donc, j'ai vu une signalisation routière et je l'ai photographiée. Je trouve qu'elle est encore bien trop optimiste malgré la vitesse déjà basse qu'elle affiche.

Pas trop vite

mardi 17 mars 2015

Finissons-en

On ne va pas y passer le reste de l'année. Elle est bien intéressante, cette vieille maison abandonnée durant une quinzaine d'années mais on va passer à autre chose. Donc, parce qu'il m'a semblé intéressant de traiter trois images faites à différentes expositions à cet effet, je publie aujourd'hui une image HDR et une autre juste pour dire. Pour demain, je ne sais pas ce que je trouverai mais ce ne sera probablement pas en rapport avec cette maison.

Maison à l'abandon
Maison à l'abandon

lundi 16 mars 2015

La chambre de la morte

Chambre à coucher

dimanche 15 mars 2015

Immobilier immobile

C'est une maison. Elle est quelque part, en France, et je n'en dirai pas plus. Elle est abandonnée depuis une quinzaine d'années. La dernière propriétaire est morte il y a dix ans, après avoir passé cinq ans en maison de retraite. Pas d'héritiers directs intéressés par la succession, les dettes. Déshérence, déchéance. Les pieds de la table et des chaises sont grignotés par les bestioles xylophages. J'ai placé le 8mm Samyang sur le boîtier, le boîtier sur un pied et, dans la faible lumière matinale, j'ai déclenché.

Finissez d'entrer
Une autre version.

Maison à l'abandon
Une dernière pour aujourd'hui

Maison à louer

samedi 14 mars 2015

Hôtel tout confort

C'est en terre de Périgord Vert, au cœur du village de Savignac Lédrier, que j'ai vu cet hôtel à insectes. L'idée est amusante, peut-être utile. Je me suis demandé s'il était si difficile, pour les insectes concernés par ce genre d'établissement, de trouver un endroit où se poser quelque temps. Nous sommes tout de même en pleine campagne, les murs lézardés, les troncs d'arbre, les failles rocheuses, les anfractuosités diverses ne manquent pas. Je ne suis pas à proprement parler un insecte et ne peux donc pas, même en faisant beaucoup d'efforts, me mettre à leur place. Il est possible que, si jamais j'étais né diptère, coléoptère ou lépidoptère, je serais heureux de trouver un petit hôtel dans un cadre bucolique, calme, proche de la nature. J'imagine que des personnes plus au fait que moi en matière de vie et mœurs du vaste monde des insectes se sont penchés sur la question et ont décidé qu'il fallait absolument et incontinent agir. Je soupçonne une action écologiste. Il n'est même pas impossible qu'une quelconque association de défense des animaux ait fait pression pour que la municipalité finisse par accepter que l'on bâtisse, sur l'espace communal et en s'affranchissant d'une demande de permis de construire, ce gîte douillet.
L'hôtel a été conçu pour satisfaire tout le monde. Sont présentes les chambres pour les insectes qui aiment la terre cuite, celles pour ceux qui préfèrent le bois sec, celles encore pour qui aime être à l'étage, sous les toits ou au rez-de-chaussée. Les xylophages, eux, pourront grignoter la structure même de l'hôtel. Parce que je n'ai nulle part trouvé trace d'un tarif, je suppose que l'hôtel est gratuit. Il n'est pas dit si l'on peut bénéficier du room service et si l'on peut se faire servir un petit-déjeuner continental.

Hôtel à insectes

vendredi 13 mars 2015

Ulysse avec DxO

Juste histoire de voir si je parviens à tirer une meilleure image qu'hier avec un autre logiciel.

Ulysse

Moi René Tardi, suite

Je vous parlais du premier opus[1] de l'histoire de René Tardi, père de Jacques le 15 décembre 2012. Aujourd'hui, je vais vous causer du deuxième livre qui précède, on nous le laisse entendre, un troisième. Dans ce deuxième épisode, nous retrouvons René Tardi sur la route durant son retour à la liberté depuis la Poméranie orientale jusqu'à Valence.

Moi René Tardi prisonnier de guerre au stalag IIB - Jacques Tar
C'est la fin de la guerre et face à l'avancée de l'Armée rouge, on vide les camps, ceux ordinaires, les stalags, et les camps d'extermination, aussi. Pour les prisonniers, déjà mal en point, c'est une longue marche qui débute sur les routes avec des détours, des haltes plus ou moins longues, la faim, les exécutions. Les jours passent et la guerre est de plus en plus mal engagée pour les Allemands. Les bombardements alliés écrasent des villes, l'armée allemande n'a plus de quoi faire voler ses avions, les camions, les chars d'assaut sont en panne de carburant. Pourtant, certains soldats croient encore en la capacité d'Hitler à gagner la guerre.
En s'appuyant sur le carnet de son père dans lequel il s'est attaché à décrire le plus fidèlement possible sa vie dans ce stalag et la marche jusqu'à la liberté, Jacques Tardi livre une bande dessinée forte en charge émotive et en colère rentrée contre les nazis mais aussi le peuple allemand qui approuvait encore assez largement les idées de Hitler et ses acolytes. Jacques Tardi se représente comme l'enfant qui aurait pu être aux côtés de son père pour lui poser des questions, pour expliciter tel ou tel détail, pour s'interroger et pour critiquer, aussi.
Plus que le premier tome et peut-être parce que plus en contact avec la population civile, cette BD me semble être en colère, avoir un appétit de vengeance. Il faudra que je relise le premier épisode. Apparemment, Jacques Tardi laisse supposer qu'il y aura une suite à l'histoire, après que René est rentré chez lui à Valence et qu'il a été réintégré dans l'armée française, lui qui s'était engagé avant guerre.
L'histoire nous emmène depuis le stalag IIB en Poméranie, en hiver, jusqu'à la rencontre avec les soldats anglais et américains, les libérateurs, puis jusqu'à Valence. En aparté, on assiste au suicide de Hitler dans son bunker et à celui de temps d'autres dignitaires nazis et de leur famille. C'est la débâcle espérée par certains et crainte par d'autres. Pour moi, vraiment, c'est toute la partie qui explique qu'une large partie du peuple allemand était rangée aux idées nazie qui m'a mis en colère. J'imagine que c'est la preuve de la force de cette BD. Je n'ai pas connu la guerre, je n'ai pas eu à en souffrir, je n'étais bien sûr pas dans ce stalag IIB, je n'ai forcément jamais rencontré René Tardi. Et pourtant, à la lecture de ce livre, j'avais le sentiment de le vivre. Etonnant. Je vous conseille la lecture, ça vaut le coup.

Note

[1] j'aime bien quand ça fait un peu pompeux, des fois

jeudi 12 mars 2015

Bonus de 17 heures 30

Ulysse

Le moulin, le four

C'est l'inénarrable Liaan qui m'a donné cette idée et il va s'en mordre les doigts. Il ne faut pas me chercher, je mords.Ah ça, il l'aura cherché. Je lui parle "moulin", il me répond "four". Je pars au quart de tour. Il se trouve que, très récemment, je suis allé voir un copain et que j'ai photographié sa brave 750 Four Honda. L'occasion était trop belle pour ne pas la saisir.
Je sais déjà le fiel que pourra déverser certains. Et pourtant, si l'on met de côté toute la mauvaise foi des pourfendeurs incontinents de l'ensemble de la production motocycliste japonaise, force est de reconnaître que certaines des motos produites dans cet archipel sont entrées dans le domaine du patrimoine mondial plus sûrement que bien des productions européennes ou américaines. N'en déplaise aux grincheux et aux pisse-froid. Je les entends déjà, ces intégristes, rappeler que Honda n'a pas plus inventé le quatre cylindres que la roue. Et cela est vrai. Il aura juste su démocratiser l'idée d'une moto puissante et rapide, bien équipée, plaisante à l'œil, aguicheuse, jeune.
Au tout début des années 70, j'ai rencontré ma première 750 Four. J'étais tout petit et la fille des voisins avait un petit ami qui roulait sur cette machine. J'étais subjugué par tous ces pots d'échappement qui sortaient du moteur et un jour, trop attiré par les chromes rutilants, je me suis risqué à aller tâter un silencieux du bout des doigts. Je me suis brûlé et j'ai dû revenir à la maison en pleurs. J'aurais pu concevoir de cette première prise de contact une haine vindicative et totale de la moto japonaise.
C'est marrant, les souvenirs. Je me souviens que la fille des voisins, lesquels roulaient en Ariane SIMCA et en 2cv, avait un poster dans sa chambre. Sa chambre donnait sur la rue et, les jours de beau temps, lorsque la fenêtre était ouverte, on pouvait voir ce poster. Je ne comprenais pas ce qu'il représentait mais il me fascinait. Il y avait un soldat qui levait les bras, tenant un fusil d'une main et rejetant la tête en arrière. Et puis trois lettres suivies d'un point d'interrogation. WHY ?
Comment auriez-vous voulu que je comprenne ce que cela pouvait vouloir dire ? La guerre du Viêt-Nam n'était pas terminée et elle ne me passionnait pas beaucoup. J'étais bien plus intéressé par cette Honda qui vrombissait fort et qui faisait des petits "clic, clic" de dilatation en refroidissant. J'ai tendu la main, je me suis brûlé et le souvenir est resté. Je ne me souviens pas du tout avoir été attiré par les autres motos que je pouvais voir à l'époque. Pas suffisamment pour avoir cette envie irrépressible de toucher, de constater que cette chose était vraie, qu'elle existait réellement. Tout de même, à côté de chez mon arrière grand-mère il y avait deux Harley-Davidson qui me plaisaient bien. Peut-être les propriétaires me faisaient-il un peu peur, je ne suis jamais allé les toucher.

Honda 750 Four

mercredi 11 mars 2015

Le moulin sur l'Auvézère encore

Puisque l'on me le demande, je vous propose une autre version du même moulin. Du coup, je suis satisfait d'avoir rentabilisé cette sortie dans le pays de l'Auvézère.

Moulin sur l'Auvézère

mardi 10 mars 2015

Un moulin sur l'Auvézère

Des quatre Périgord à constituer le département de la Dordogne, le plus ancien à avoir choisi une couleur est le Périgord Noir. C'est celui de Sarlat, celui des châteaux surplombant la Dordogne, celui de la vallée de la Vézère, des grottes ornées, des plus belles maisons et des plus beaux paysages. C'est celui du tourisme de masse, celui qui attire le plus, le plus connu. Dès le XVIIIe siècle, ce Périgord est présent sur les cartes et englobe presque la totalité de la partie est du département actuel.
Le deuxième à s'être choisi une couleur, c'est le Périgord Vert. C'est le Périgord sauvage, celui de l'Auvézère[1], de ses gorges profondes, des pierres rouges, des hivers rudes. C'est le Périgord qui lorgne vers le Limousin proche. Il attire moins le touriste qui n'y trouvera pas les châteaux et les bastides du sud du département. Pourtant, il est beau, le Périgord Vert. Il est couvert d'épaisses forêts qui s'élancent à la rencontre de la rivière coulant avec vigueur au fond des gorges de moulin en forge. L'Auvézère a longtemps été une source d'énergie pour toute cette industrie primitive et il n'est pas étonnant de trouver ici des hauts fourneaux. On a du minerai de fer, du bois pour produire du charbon de bois, de l'eau en quantité, aussi. Dans tout le pays d'Ans, on a coulé des canons pour la marine royale et on a coulé de la fonte et de l'acier entre le XVIIe et le XIXe siècle. De toute cette histoire, il reste diverses traces éparpillées au long de la rivière et c'est sans doute les forges de Savignac-Lédrier qui méritent le plus qu'on s'y arrête.
Mais là, c'est en revenant de Savignac-Lédrier et en empruntant la route de Génis que j'ai aperçu ce point de vue, en surplomb de l'Auvézère. Je me suis arrêté le temps de faire une photo.

Moulin sur l'Auvézère

Note

[1] à ne pas confondre avec la Vézère

lundi 9 mars 2015

Pauvre Citroën

C'est dans le Lot. Des causses avoisinants, plusieurs sources ont été canalisées et donnent naissance à un petit cours d'eau qui cascade entre les arbres. Là, presque au bord du chemin, il y a cette épave. Je l'ai reconnue de loin et pourtant, ce n'était pas si simple. En examinant de plus près l'épave, on ne peut plus douter qu'il s'agit là d'une Citroën ID. Il y a des signes qui ne trompent pas. Elle a été coupée dans la longueur et la hauteur, il ne reste plus rien du moteur, plus rien de l'aménagement intérieur. Le tableau de bord a disparu mais pas la commande qui permet de lever ou baisser la voiture. Autant le dire tout de suite, elle n'est pas récupérable ou restaurable. Depuis combien de temps est-elle là ? On ne le sait pas. Un arbre a poussé dans le berceau moteur, un arbre déjà haut d'une dizaine de mètres et de trente centimètres de circonférence. La nature la ramène doucement à elle, elle est en train de réintégrer la terre, elle sera bientôt totalement mangée. Il restera sans doute quelques fragments de matière plastique, plus longs à digérer. Ce n'est qu'une question de temps.

Citroën vue dans les bois dans le Lot

dimanche 8 mars 2015

Les bottes, ça me botte

Nancy Sinatra savait de quoi elle parlait lorsqu'elle chantait de sa belle voix son "These Boots Are Made for Walkin'". Je ne suis pas certain qu'elle parlait de cette sorte de bottes mais peu importe.
Des bottes en caoutchouc, j'en ai eu, dans le temps. Je les ai "perdues". Oh ! Je sais où elles sont ! Le truc, c'est que je n'ai pas l'envie d'aller les chercher. C'est bête mais c'est comme ça. Elles ne sont même pas vraiment loin de chez moi. C'est une affaire compliquée.
Et donc, des bottes en caoutchouc, je vais en avoir besoin bientôt. Alors, j'en ai acheté. J'ai choisi une marque sérieuse, française, réputée. Ce n'est pas donné.
Des bottes en cauoutchouc, ce n'est pas ce qui est le plus distingué. Il n'empêche que ça me fait me souvenir d'une anecdote lointaine qui, aujourd'hui encore, ne manque pas de me faire rire un peu. Je m'en vais vous narrer cela.

Il y a des années, plus de quinze et vraisemblablement pas trop loin de vingt, Agnès Soral, celle de "Tchao Pantin", était à Terrasson-Lavilledieu, au centre culturel de la ville, pour présenter sa pièce de théâtre "Train de vie" de Nathalie Mongin. Pour une petite ville comme Terrasson, c'était un événement qu'une actrice aussi connue soit présente en ses murs. Vous pensez !
Je fréquentais le centre culturel, à l'époque, et j'étais là lorsqu'une présentation accompagnée d'un petit buffet était organisé en présence de l'actrice et du gratin de la ville. On était nombreux à vouloir voir la célébrité. Comme toutes les stars, elle s'était faite attendre un peu et elle était enfin arrivée.
Lorsqu'elle est apparue, j'ai dû puiser dans toutes mes ressources pour ne pas exploser de rire. Elle s'était déguisée en fille de la campagne. Elle portait un Barbour© (c'était assez "mode" à l'époque) et de bottes de caoutchouc. Comme si elle venait de rentrer les vaches et de remuer la paille. Je ne me souviens plus quel propos acerbe je lui avais sorti mais je l'avais fait, sur un ton bien moqueur qui m'avait valu qu'elle me fasse la gueule durant toute la réception.
C'est bête mais depuis, les bottes en caoutchouc me réveillent ce souvenir à chaque fois.

Bottes Aigle

samedi 7 mars 2015

Carte de viZite

Elles sont arrivées les belles cartes de visite à ma pomme ! Y a plus qu'à les distribuer. Pour rentabiliser l'opération, je songe à les faire payer, tellement elles sont belles et bien imprimées sur leur beau papier à fort grammage. Celles et ceux qui en veulent sont priés de m'en faire la demande par écrit en joignant une enveloppe timbrée adressée à leur nom. Mon adresse ? C'est écrit dessus ! Ne vous faites pas plus sots que vous l'êtes !

cartes de visite

Home made

C'est une cabane construite dans les bois qui a servi d'habitation principale à une personne durant quelques années. Elle est faite en bois et en terre, de matériaux glanés ci et là, récupérés ailleurs. Elle a une cheminée faite en bois et en terre et est couverte de bardeaux. Je ne pense pas que je serais capable de la retrouver sans être accompagné. J'ai fait cette photo il y a quelques années et je viens de la retrouver dans mon fatras.

charpente artisanale

vendredi 6 mars 2015

La Peste, elle recoud comme elle peut

La Peste, elle recolle les morceaux

jeudi 5 mars 2015

Le puits n'est pas à sec

J'ai déjà présenté cette bizarrerie ici. Puisque je passais à côté et que j'avais mon matériel photo, je me suis arrêté pour faire une nouvelle image.

Puits de Bontemps

mercredi 4 mars 2015

Cuisine avec frigo

Cuisine équipée

mardi 3 mars 2015

Goût breton

biscuits bretons
Depuis quelques jours, je cherche un moyen pour donner une impression de trame de gravure à une image. En cherchant sur Internet, je suis tombé sur un tutoriel intéressant. J'ai testé sur cette image, pour voir.

biscuits bretons

lundi 2 mars 2015

Les limites de la zététique

mage-aveugle.jpgLaissez-moi vous raconter une histoire. Elle débute vendredi. J'avais un verre reçu d'une vieille tante qui me l'avait offert au soir de sa vie alors que, presque aveugle, réfugiée dans l'unique pièce encore chauffée de son vaste manoir bâti au haut d'une colline d'où l'on régnait sur une lande désolée et désertée de tous, peuplée seulement des habitants des marais puants sur lesquels flottait une brume perpétuelle pestilentielle, sentant sa fin proche, elle s'était mis en tête de recevoir les membres de la famille qui ne lui avaient pas tourné le dos et procéder ainsi à une sorte de partage de ses dernières richesses. J'étais de ceux là. C'était il y a longtemps. J'étais jeune.
Se saisissant en tremblant d'un verre à pied sur la table de nuit, elle me le tendit et m'expliqua que c'était là un verre sans vraie grande valeur, qu'il avait contenu de la moutarde, et que c'était mon héritage. Les yeux baignés de larmes par un trop-plein d'émotion, je la serrai chaleureusement dans mes bras jusqu'à en faire craquer ses vieux os fatigués. J'entendis une plainte étouffée et relâchai mon étreinte pour la laisser reprendre son souffle. Elle me recommanda de prendre bien soin du verre, de le laver après utilisation et d'en faire bon usage. Elle me congédia alors, prétextant une soudaine fatigue. Je la saluai et partis.
Des années durant, je me servis de ce verre à chacun de mes repas, pour boire de l'eau ou du vin car ce verre pouvait contenir aussi bien l'un que l'autre. Pendant toutes ces années, à chacun de mes repas, je saluai la mémoire de cette chère grand-tante chaque fois que je portais le verre à mes lèvres. Des décennies durant, je me félicitais de posséder un tel verre pouvant accueillir sans coup férir de l'eau ou du vin, du jus d'orange ou du Schweppes. J'étais le plus heureux des hommes.
Or, il en est des verres comme des pieds, il arrive qu'à l'occasion d'une inattention malencontreuse on vienne à les casser. C'est ce qui est arrivé vendredi dernier. Le verre a chu et s'est fracassé. J'en ai été mortifié. J'ai bien songé un instant recoller les morceaux mais un verre à pied, comme un couple à la dérive, ne supporte guère le traitement. Il n'est rien de pire qu'un verre fuyard répandant son contenu sur la nappe de percale amidonné. Contrarié, je fis mon deuil de ce verre, souvenir de la grand-tante tant aimée.
Ce samedi, profitant d'une sortie, je me rends au conteneur à verre usagé pour y déposer quelques bouteilles vides, quelques flacons du même tonneau et le verre à pied qui n'en avait plus que le nom. Il m'a été dur de me résoudre à laisser tomber le verre brisé dans le réceptacle mais j'ai su me montrer fort et n'ai pas versé de larme. Pour autant, l'émotion m'étreignait avec force et cette affaire m'a secoué. Sur l'esplanade qui surplombe la piscine municipale actuellement en travaux, je note la présence de deux camping-cars, un blanc et un bleu, ainsi que de deux personnes sans âge qui semblent me regarder avec intérêt. Je n'y porte pas une réelle attention mais cet événement apparemment sans conséquence se grave dans ma mémoire.
Je remontai dans ma voiture et allai faire ce que j'avais à faire. Je rentrai chez moi quelques heures plus tard. Je me préparai à manger et me résolus à choisir un verre anonyme parmi ceux en ma possession. Je mangeai et allai me coucher pour lire quelques pages du livre en cours. J'eus du mal à trouver le sommeil et la nuit fut peuplée de rêves étranges à la limite du cauchemar.
Le lendemain matin, un dimanche comme de bien entendu, après avoir bu du café et pratiqué à quelques ablutions, bravant le froid et la pluie, je descendis l'escalier de chez moi pour aller chercher un document que j'avais oublié dans mon automobile. Arrivé au bas des marches, je suis attiré par un éclat qui vient s'inscrire sur ma rétine. Je tourne la tête et, avec un étonnement sans égal, je vois mon verre en morceaux. Je les ramasse et, oubliant d'aller chercher le document dans la voiture, je remonte chez moi. Je dépose les morceaux de verre sur la table et je les observe, interdit. Ce sont bien les morceaux du verre de la grand-tante, j'en suis plus que sûr et certain, il n'y a pas de place pour le moindre doute. En replaçant les pièces du puzzle, je parviens à presque reconstituer l'intégralité du verre. Je suis sous le choc. Comment cela peut-il être ? Par quel miracle ? Par quel maléfice ? Comment le verre a pu sortir du conteneur et venir s'échouer au bas des marches ? Surtout avec un pied cassé ! Je me questionne et ne trouve pas de solution au problème.
Je me repasse le film dans la tête. Je me revois parfaitement faire glisser les morceaux du verre à pied dans le conteneur à verre usagé, je m'entends penser intérieurement qu'il aura une nouvelle vie après son recyclage et que, peut-être, le reverrai-je un jour sous une autre forme, en la personne d'un bocal à cornichons, d'un pot à confiture, d'une bouteille de vin de Bordeaux. Et alors, alors que je me débats toujours avec cette ritournelle du film de Boorman qui ne veut pas s'en aller de mon esprit, je repense à ces camping-cars et à ces personnes sans âge que j'avais tout de même trouvé un peu étrange, finalement. Et j'en arrive à me demander si elle ne m'avaient pas vu jeter le verre et si elles ne me l'avaient pas ramené en bas de chez moi. Je suis au comble du trouble.
Mais même si l'on admet que ces personnes aient pu faire cela, il reste une question. Pourquoi ? Pourquoi et comment ? Comment retrouver les morceaux du verre cassé, pourquoi me les ramener ? Et qu'est-ce qu'il se cache derrière tout ça ? Et serait-ce l'esprit de cette grand-tante qui aurait manigancé tout cela ? Et, fatalement, la question qui fait peur. Suis-je en train de devenir fou ? Faudra-t-il que j'arrête la drogue et l'alcool frelaté artisanal ? Aurais-je mangé quelque produit plus tout à fait frais ? Existe-t-il des êtres supérieurs à nous qui agissent dans notre dos avec des intentions qui nous échappent ? Et que c'est-il réellement passé à Roswell ? Et sont-ce des extraterrestres qui ont bâti les pyramides égyptiennes ? Et Mélenchon est-il vraiment à la solde de l'UMP ?
Je me sais sain d'esprit. Je ne suis pas fou. Je le sais et j'ai des preuves. Qui pourrait tenter de me faire tomber dans la folie ? Des ennemis, à n'en pas douter un instant. Quels ennemis ? Je ne m'en connais pas. En rapport avec mes activités ? Avec mes idées ? Je me refuse de crier au complot mais avouez que tout cela est pour le moins troublant.

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Les beaux esprits, les zététiciens, mettent le doute au-dessus de tout. Le doute est à la croyance ce que l'intelligence est à l'UMP ou au F-Haine. Le doute, ça consiste à ne pas tout gober sans avoir un minimum d'esprit critique. Tout en bas de la preuve scientifique, il y a la rumeur. La rumeur, ça vient de partout et de nulle part, ça gagne tous les niveaux de la société, ça se diffuse insidieusement, ça crée des peurs paniques et des actes irréfléchis. C'est ce qui est utilisé dans les marchés financiers, par exemple. La rumeur dit que telle entreprise va faire un gros bénéfice ou qu'elle va se ramasser la gueule en beauté sur telle ou telle opération et les cours montent en flèche ou chutent dans les abysses. La rumeur, elle peut annoncer qu'il va y avoir une pénurie de carburant et tous les automobilistes se ruent à la pompe, créant une pénurie momentanée. "La preuve que c'était vrai, il n'y a plus de gazole chez Carrefour !"
Le deuxième niveau, c'est le témoignage. De bonne foi (ou non), une personne vous explique qu'elle a vu un homme habillé comme ci monter dans une voiture comme ça et partir par là. Si cela n'a a priori aucune conséquence, vous pouvez bien croire cette personne. Par contre, si l'action relatée concerne un crime ou un événement important, mieux vaut croiser les témoignages. De bonne foi, j'ai pu voir un homme habillé en bleu monter dans une voiture rouge et emprunter cette rue. Dans les faits, j'ai pu me tromper sur un, deux ou trois points. Ou avoir vu une personne qui n'a rien à voir avec l'affaire, aussi ! Le témoignage est sujet à l'auto-persuasion. Je suis persuadé qu'hier, à telle heure, j'ai vu telle chose à tel endroit. Pourquoi ? Parce que, à cet endroit précis, habituellement, cette chose est présente. Je suis persuadé de l'avoir vue hier à telle heure parce que je m'attendais à ce qu'elle y soit. L'ai-je réellement vue ? J'en mettrais ma main à couper. Sauf que ça fait des mois que cette chose a disparu. J'ai un exemple à ce sujet. Je ne vais plus souvent à Brive mais durant des décennies, à l'entrée de la ville, en face de l'aérodrome, j'ai eu l'habitude de voir les immenses citernes d'un dépôt de carburant. Je les vois encore, des citernes bien hautes avec, souvent, des camions citernes à proximité. Je ne vais plus souvent à Brive mais j'y vais tout de même de temps à autres. Récemment, un copain qui va plus souvent à Brive évoque ce dépôt de carburant disparu pour expliquer la hausse du prix des carburants à Brive. Etonné, je lui demande depuis quand ce dépôt a disparu et affirme qu'il était encore là la dernière fois que je suis allé à Brive. Cela devait faire bien des années que je n'y avais pas mis les pieds. Depuis, à chaque fois que je vais dans cette ville de Corrèze, je regarde pour m'assurer qu'il a effectivement disparu et je n'en reviens toujours pas. J'aurais eu à témoigner, de bonne foi j'aurais dit qu'il y avait un dépôt de carburant à Brive. Sûr à 100%. Le témoignage, même direct, n'est pas toujours la vérité.
Lorsque plusieurs personnes commencent à rapporter des propos sans qu'il y ait de différences notables dans les témoignages, on peut commencer à porter crédit à la chose. Alors, c'est une information crédible, celle que l'on peut trouver dans la presse. Cela ne veut pas dire non plus que c'est la vérité, toutefois. Si les témoignages sont corroborés par des canaux officiels (gendarmerie, préfecture, pompiers...) on peut commencer à douter de l'utilité du doute. Sauf si l'information paraît tout de même trop incroyable. Si plusieurs milliers de personnes racontent sur Internet que l'information est fausse parce qu'elles voient bien sur des vidéos que la voiture n'est pas la même d'une vidéo à l'autre, si tout cela a trop l'odeur de la théorie du complot, on est en droit (et en devoir) de creuser la question. Si un groupe d'une vingtaine de personne affirme avoir entrevu une licorne un soir de pleine lune à l'orée d'un bois alors qu'elles étaient réunies pour une cérémonie de communion avec mère nature, nues, fumant une herbe libératrice des forces psychiques, on a le droit de rigoler un bon coup sans même se donner la peine de chercher à démêler le vrai du faux.

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La preuve scientifique est là pour prouver, comme son nom l'indique. La science n'a pas à démontrer qu'un fait hautement improbable est faux. L'existence et la non-existence de dieu n'est pas du ressort de la science mais de la croyance (dans les deux cas selon moi). Par contre, pour quelque chose qui ne paraît pas insensé, la science est là pour chercher, expliquer, démontrer. Une preuve scientifique doit pouvoir être expliquée et reproduite. Dans mon histoire de verre baladeur, le scientifique ou le zététicien commencera certainement par exprimer un énorme gros doute. Un verre qui se promène tout seul d'un endroit à un autre (avec un pied cassé, en plus), ça ne se voit pas tous les jours. On ne peut pas croire une histoire pareille. Et si on la croit, c'est que l'on est crédule. Ou que l'on présente un terrain favorable pour croire. Pour croire tout simplement. La croyance, c'est ne plus s'ouvrir au doute. C'est avoir foi en sa croyance, en ses certitudes.
Admettons que je ne sois pas réputé fou. Admettons que l'on reconnaisse pouvoir me prêter crédit d'une manière habituelle. Un zététicien pourrait s'intéresser à mon histoire et écouter mon témoignage. Selon moi, le verre offert par ma grand-tante était cassé, je l'ai mis dans un conteneur à verre usagé et je l'ai retrouvé le lendemain en bas de chez moi. La seule chose à noter serait alors la présence de personnes à proximité de deux camping-cars. On pourrait expliquer le "miracle" en disant que ces personnes, pour d'obscures raisons, auraient ramené les morceaux de verre à mon domicile. Mais alors, comment auraient-elles su où j'habitais ? En se renseignant dans le village ? Un homme, barbu, avec des lunettes, dans une Ford Mondeo verte. Possible mais peu crédible. Et comment seraient-elles allées chercher les morceaux de verre ? Ça paraît assez impossible. Pour s'assurer que le verre retrouvé est bien le verre jeté, il faudrait vider et examiner le contenu du conteneur. Si l'on reconnaît qu'il y a peu de chances pour que le conteneur ait été vidé un samedi soir ou un dimanche matin, au prix d'un travail fastidieux, on pourrait peut-être au moins retrouver quelques bouts du verre et prouver que les deux verres ne sont pas un. Si, par malheur, le conteneur a été vidé, il ne reste que mon témoignage. Le doute oblige de se demander si le verre jeté est le verre trouvé. Il s'agit, dans un cas comme dans l'autre, s'ils se ressemblent autant que je l'affirme, de verres à moutarde. Ils ont dû être produits à quelques dizaines de milliers d'exemplaires et ne sont donc pas formellement rares. Il se pourrait donc que ce ne soit qu'un hasard, une bizarre coïncidence. Mais il se pourrait aussi que je sois victime d'une auto-persuasion. Lorsque j'ai jeté mes bouteilles et flacons dans le conteneur, j'ai été certain de jeter le verre cassé. Seulement, j'ai été intrigué par la présence des personnes et des camping-cars. Je n'ai pas fait attention au fait que, en descendant le verre à jeter de chez moi, le verre cassé est tombé du sac au pied de l'escalier. Lorsque je suis revenu chez moi le samedi en fin d'après-midi, je n'ai pas fait attention à ces débris. Je ne les ai vus que le lendemain matin et j'ai été troublé par cela. Je me suis refaits le film de la journée précédente et me suis vu jeter le verre et regarder les personnes à côté de leurs camping-cars. C'est de l'auto-persuasion, c'est la limite du témoignage. L'explication est simple et il n'y a pas de mystère.

Oui mais, tout de même. Je ne voudrais pas dire mais les personnes à côté de leurs camping-cars, un bleu et un blanc, je les ai revus aujourd'hui, au petit matin, en me réveillant. J'étais à côté de la cafetière. Je venais de mettre un filtre en papier dans le porte-filtre et je tenais la boîte de café dans la main gauche. J'avais déjà versé deux cuillères de café moulu dans le filtre et je les ai vus. Elles étaient au volant de leur camping-cars et elles volaient à hauteur de la fenêtre de la cuisine. Je les ai bien regardées. Elles m'ont fait un petit signe de la main en souriant. Et puis, ma grand-tante est apparue par la vitre baissée et elle m'a envoyée un bisou du bout des doigts. Elle a tendu le bras et elle a déposé un verre tout neuf sur l'appui de fenêtre.

dimanche 1 mars 2015

Trentin-Haut-Adige

Je vous explique un peu. Mon grand-frère est parti, pour son boulot, en Italie, dans le Trentin-Haut-Adige. Il m'en a rapporté du vin, des pâtes et du fromage. Mon petit frère, quant à lui, m'a rapporté du papier de Condat. Je voulais voir s'il pouvait être utilisé en fond pour des photos. J'ai associé les deux, les spécialités italiennes et le papier périgourdin, pour faire un essai.
Si je ne peux pas me prononcer sur l'intérêt supposé des produits étrangers, cela me permet de voir que le papier de Condat n'est pas idéal pour cet usage. Ceci dit, alors que j'étais presque certain de mon fait, il est possible que je me sois trompé de papier. Il y en a deux. Un mat et un plus brillant. Ce matin, j'ai observé les deux papiers et je pensais bien avoir choisi le papier mat. Maintenant, après réflexion, je suis dans le doute. Je ne devais pas avoir les yeux en face des trous. Je vais voir ça et je vous tiendrai au courant. Peut-être.

Ritaleries du Trentin-Haut-Adige

Un dimanche sur son trentin

Allez savoir pourquoi ? Ce matin, je me réveille tôt avec une envie de Toy Dolls dans les oreilles. Puisque je n'ai pas de disque de ce groupe, je me dirige, entre deux bols de café, vers Internet pour esgourder un peu. Les gens de bien le savent, la vérité est dans le punk.

En fait, je sais très bien ce qui a réveillé cette envie chez moi. J'ai un rituel, le matin. Je me lève, j'allume la radio calée sur France Inter et le temps que l'ampli se réveille à son tour, je vais me faire du café. Et donc, sur France Inter, il y a des bulletins météo. Et depuis quelques jours, il y a une petite musique qui précède ce bulletin et cette musique rappelle furieusement "Dueling Banjos". "Dueling Banjos", pour les ignorants et les incultes, c'est la musique que l'on entend dans "Délivrance", le film de John Boorman. Il se trouve que ce morceau a été repris par le groupe punk. La vérité est définitivement dans le punk.

Ce matin, je me réveille avec une envie de musique punk dans les oreilles et j'écoute quelques morceaux sur l'ordinateur en attendant de me réveiller et de filer aux chiottes y faire ce que j'ai à y faire. J'ai appris récemment que la caféine était un déclencheur de l'envie de chier. Il agit très rapidement, en une demi-heure. Tous les matins, je bois du café. Tous les matins, je vais faire caca. C'est agréable de constater que la tuyauterie n'est pas bouchée. A chaque fois, j'ai une pensée émue pour celles et ceux qui sont constipés, qui souffrent d'une occlusion intestinale ou d'un bon gros cancer qui bouche tout. Ils doivent souffrir. Je suis sincèrement de tout cœur avec eux mais je préfère être à ma place qu'à la leur.
Le problème, maintenant, c'est que j'ai ce "Dueling Banjos" dans la tête et que ça ne va pas vouloir en sortir facilement. C'est à craindre. C'est Arthur "Guitar Boogie" Smith qui a créé ce morceau en 1955. J'ai toujours considéré qu'il y avait là-dedans des réminiscences du "Yankee Doodle" bien connu. Et de fait, et même si je suis loin d'avoir l'oreille musicale, c'est assez indéniable. Que plusieurs groupes punks aient repris ce morceau n'est pas sans susciter l'étonnement émerveillé. On dit que les Sex Pistols eux-mêmes, seigneurs du punk s'il en est, auraient repris le "Yankee Doodle" dans leur titre "Friggin' in the Riggin'". Je n'ai pas suffisamment l'oreille musicale pour me prononcer formellement sur la question mais, c'est un fait, la vérité est bien dans le punk.

Ça nous arrive à tous d'avoir un morceau dans la tête durant toute une journée. Parfois, c'est embarrassant. Sans que l'on y prenne garde, on se met à siffloter un air en public et les yeux se tournent vers vous emplis de compassion gênée. Vous ne comprenez pas tout de suite et puis vous vous rendez compte que vous étiez en pleine pâmoison sur un air de Chantal Goya. Votre crédibilité est mise à mal. Ce qui m'arrive souvent, c'est de siffler "L'internationale". Mais là, j'en tire une certaine fierté. Je me demande s'il y a des groupes punks qui ont repris ce très beau chant. Certainement puisque la vérité est dans le punk, comme nous l'avons déjà dit.
Je ne sais pas si vous avez tous vu "Délivrance", ce film de John Boorman. Je l'avais vu il y a des années de cela et j'étais resté sur ma faim. C'était ennuyeux dans la mesure où ce film est considéré comme un "film culte". C'est que l'on m'avait présenté le film comme étant grosso-modo un film d'horreur. Il date de 1972. "Massacre à la tronçonneuse" date, lui, de 1973. Et puis je n'ai pas vu le film d'horreur derrière ce film. J'ai vu un film qui traîne un peu en longueur avec quelques scènes intéressantes, quelques scènes un peu dérangeantes. Je m'étais ennuyé. L'an dernier, j'ai eu l'occasion de le revoir. Il n'y avait plus l'attrait de la découverte mais il n'y avait plus non plus de trop grands espoirs. Je l'ai apprécié un peu plus même si je ne parviens toujours pas à comprendre parfaitement ce qui fait que ce film est tellement encensé. Je ne sais pas s'il y a une vérité dans ce film, comme dans le punk.
Le punk, c'est un "genre musical". On peut penser que le punk est à rattacher au rock mais c'est plus complexe. Le punk, c'est le punk. C'est plus un style, un mode de vie. De la drogue, de la bière, que des bonnes choses avec aussi des notes de musique (parfois approximatives). Si j'aime le punk, c'est sans doute parce que c'est apparu chez nous quand j'étais jeune. Avec le punk, je me suis enfin dit qu'il y avait une vie possible pour les ratés, les mal foutus. Ça m'a plu, vous pensez bien ! Le punk a gagné la BD, le cinéma, la mode, la littérature. Le punk a gagné car le punk, c'est la vérité !
Avant le punk, par exemple, nous avions Franquin, Uderzo, Hergé et plein d'autres dessinateurs au trait propre sur lui. Après le punk, on a gagné des Olivia Clavel, Matt Konture, Pierre Ouin ou Tamburini. C'était un peu plus roquènerole ! Le punk a libéré les esprits ce qui est bien naturel puisque le punk, c'est la vérité.
Ah ! Ces neuf notes qui reviennent à l'assaut ! Pas grave, c'est moins pire que si ça avait été du Mireille Mathieu. Et un nouveau bulletin météo qui s'ouvre avec ces quelques notes qui me font penser à ce morceau qui me hante. J'en arrive à me demander si je ne cherche pas du punk pour ne pas tomber dans la country ? C'est que ce n'est pas la même chose. Quoi que, quoi que ! Johnny Cash a joué avec Joe Strummer ! Joe Strummer, mort en 2002, a été le chanteur, le leader, des Clash. C'est aussi le nom d'un escargot marin. Peut-on encore douter du fait que la vérité est à aller chercher dans le punk ? Bien sûr que non !

Ce matin, je me suis levé, j'ai bu du café, je me suis mis une musique dans la tête, je suis allé faire caca, je me suis un peu lavé la gueule et puis j'ai fait une photo. En vérité, cette photo devait être l'objet de ce billet. J'ai peur de m'être quelque peu égaré en cours de route. En vérité, pour l'heure, la photo est encore "potentielle". Je l'ai prise mais je ne l'ai pas encore "développée". Oui, on peut parler de développement pour une photo numérique. Pour peu que l'on photographie en RAW, bien sûr. Je vous explique à la mesure de ce que je pense avoir compris.
Tous les appareils photo numériques ne le permettent pas mais certains proposent de photographier en mode "RAW". Pour faire simple (ou simpliste), ce format pourrait être considéré comme un négatif numérique. L'image enregistrée est presque "brut de capteur". C'est à dire qu'il n'y a rien qui cherche à améliorer l'image à ce stade. Si vous vous contentez de regarder cette image sans apporter des réglages, elle pourra paraître un peu plate. Si vous passez par un logiciel de "dérawtisation", vous pouvez, comme sous un agrandisseur, apporter toutes les améliorations possibles. Pour ma part, après avoir longtemps utilisé "Digital Photo Professional", logiciel fourni par Canon, je suis passé à Aperture (logiciel de chez Apple). Apple a annoncé l'arrêt du développement de ce logiciel. Ils sont pénibles, chez Apple, des fois. Il existe d'autres solutions. On peut traiter une image RAW par le module Camera Raw inclus dans Photoshop ou utiliser Lightroom (Adobe également) ou bien d'autres solutions dont certaines libres et gratuites comme RawTherapee. Il y a un nouveau logiciel qui me semble très prometteur, Affinity Photo, aujourd'hui en version Bêta, que je suis en train de tester un peu (ne fonctionne que sur Mac). DxO, aussi, évidemment. Un logiciel très puissant qui ouvre beaucoup de possibilités. Il y en a plein, ce n'est pas ce qui manque.
La photo que j'ai prise ce matin est donc encore sur la carte mémoire et je ne l'ai pas traitée. Si cela se trouve, elle est tout à fait mauvaise. Avant de m'engager à la publier ici, je vais réfléchir à un plan B. Peut-être que je pourrais faire un dessin. Il me faudrait une idée.
Ce que je vous propose, c'est de laisser ce billet en l'état. J'ai bien conscience que le titre n'a plus aucun rapport avec le contenu. On dira que c'est la punk-attitude qui le permet. Si jamais j'ai quelque chose à vous montrer d'ici demain, soit je l'ajouterai à ce billet, soit j'en créerai un nouveau.
Ah ! Encore la petite ritournelle !

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