août 2014 (32)

dimanche 31 août 2014

Jeu de promenade

Un jeu particulièrement bête et stupide, au programme de ce dimanche. Je vous explique tout.

D'abord, le contexte. Ce matin, je vais quelque part en Dordogne. J'ai quelque chose à y faire. Arrivé sur place, je ne trouve pas l'endroit recherché et je rentre chez moi, me disant que ça a peut-être été annulé. Tout de même, je vérifie dans mes courriers électroniques et il n'y a pas d'erreur. Ça doit bien avoir lieu aujourd'hui. En début d'après-midi, un peu avant midi, même, je repars. Arrivé sur place de nouveau, je ne trouve pas plus. Et là, une intuition. Je prends une petite route, passe à côté de l'église, continue sur quelques dizaines de mètres et je trouve. Je suis arrivé. Sauf qu'il n'y a personne. Alors, j'attends presque une heure et enfin, je peux faire ce que j'étais venu faire.

Le jeu consiste à trouver l'endroit où je suis allé et ce que j'y suis allé faire. Si vous trouvez, je vous montrerai des photos demain. Sinon, tant pis.

Village de Dordogne

Prieuré de Merlande

samedi 30 août 2014

Moto à l'air comprimé

Moto à air comprimé

vendredi 29 août 2014

Dans vos kiosques

Amis cyclomotoristes, jeunes, ou vieux qui savez le rester (jeune), amis de la pédale, prochainement dans les kiosques, le magazine que vous attendiez tous :

VIENDEZ MA BANDE !

Le journal des cyclos à pédales

Mais laissons la parole à Liaan, rédacteur en chef, directeur de publication, photographe, journaliste, responsable du contenu, responsable des relations avec la presse, responsable des responsabilités diverses, archiviste, caution morale et financière.

Un magazine réalisé tout exprès pour vous, où vous pourrez (re)découvrir tout ce qui a pu exister comme cyclomoteurs à pédales dans toute l'Europe, depuis 1946, jusqu'à 1978. Avec des essais de qualité, sur une longue période, sur des centaines de kilomètres par nos passionnés de petits cubes (mais je t'aurais), mais attention : vous aussi pourrez participer à ce nouveau magazine, toute une rubrique vous est destinée, pour applaudir, critiquer, ou même, calomnier les trapanelles que vous possédez ou qui vous font envie ! Votre parole ne sera pas entravée par qui que ce soit, notre équipe est pour la liberté, pour que vous puissiez vous exprimer !

Quelques soient vos passion, les machines sportives, le grand tourisme ou simplement utilitaires tranquilles et robustes, pourvu qu'elles soient avec des pédales, vous pourrez trouver tous ces sujets dans :

VIENDEZ MA BANDE ! Le journal des cyclos à pédales.

viendez.jpg

AVIS Aux dernières nouvelles, le magazine qui devait sortir le 1er septembre 2014, pourtant imprimé en 15.000 exemplaires, est parti au pilon.

Motif :
L'atelier de photocomposition à fait une redoutable coquille sur le titre : "VIENDEZ MA BANDE - le magazine des cyclomoteurs de pédales". La sortie du magazine est remis à une date ultérieure. Nous sommes désolés pour cet incident. La Rédaction.

jeudi 28 août 2014

Pour en finir avec la Cassagne

Pour terminer avec cette série de photographies sur la randonnée de cyclomoteurs de la Cassagne, quelques uns des déguisements.

Pédalage et démarrage

Peugeot SX5 à la mode écossaise

L'habit ne fait pas pas...

Et comment on met le casque ?

C'est vache

Bénédicion joyeuse

mercredi 27 août 2014

La Cassagne, les vitesses

Au programme aujourd'hui, les plus belles machines présentes pour la randonnée de cyclomoteurs de la Cassagne.

Pour commencer calmement, quelques Gitane-Testi magnifiquement restaurées et une autre un peu "améliorée". Je comprends que les jeunes de l'époque aient pu être attirés et fascinés par ces "pisse-feu". Ils étaient beaux, tout de même. Il faut le reconnaître et il faudrait user d'une bonne dose de malhonnêteté et de mauvaise foi caractérisée pour dire le contraire. Une ligne quasi parfaite, tendue du petit phare au feu arrière, un moteur rageur qui fait entendre un chant énergique au bout de son pot de détente. Ah ! Ça donnerait l'envie de revenir quelques années en arrière, cette affaire ! Il aura fallu qu'un gouvernement scélérat et un parlement assassin œuvrent dans la sournoise intention à peine voilée de protéger les marques françaises de pétochons cacochymes qu'étaient Peugeot et Motobécane pour que l'on interdise la vente et l'utilisation des cyclos à vitesses sous couvert d'une fallacieuse excuse bidon. Soit disant que les jeunes se tueraient moins avec des cyclomoteurs français qu'avec des machines étrangères. Soit disant que les jeunes de France — étaient-ils sots et demeurés, les pôvres ! — auraient été incapables de devoir s'occuper de passer des vitesses sans se mettre au fossé ou au cimetière. Ainsi, pour préserver les petites 103 et les grosses 88, on a tué le marché du 50cc à vitesses. Combien sont-ils, ces cyclomoteurs hors-la-loi, à avoir fini à la ferraille lorsqu'ils sont devenus persona non grata sur nos routes ? Il est presque miraculeux que certains aient réussi à demeurer parmi nous jusqu'à aujourd'hui, cachés dans des fonds de garage, dans des coins de granges. Les Testi, les Malaguti, les Kreidler et Zündapp, mais aussi les Peugeot, Motobécane, Flandria ou autres Paloma avaient disparu, elles ressortent et c'est tant mieux.

Gitane Testi "Champion Super" et Motobécane D55

Gitane Testi "Champion Super"

Gitane Testi "Champion Super"

Gitane Testi "Champion Super" qui se lance au départ

Gitane Testi à refroidissement liquide

Gitane Testi hyper cooled

Pour terminer, sans doute la plus intéressante des machines présentes à la Cassagne, une splendide PS 50 Honda.

Honda PS 50

Demain, d'autres photos

mardi 26 août 2014

Elle est belle ma mob'

Elle est belle, ma mob

La Cassagne et les cyclomoteurs

Quelques autres images du rassemblement de cyclomoteurs anciens de la Cassagne. Comme hier, aujourd'hui je me concentre sur les machines françaises.

Paloma Strada

Monet Goyon

Peugeot Country

Monet Goyon, oui, mais quel modèle ?

Solex et Solexine

Peugeot TSM

Et la suite demain, bien entendu.

lundi 25 août 2014

C'est pas bien réjouissant

Il n'empêche que je ne sais pas s'il faut en rire ou s'il faut commencer à trembler d'effroi. Tout à l'heure, alors que j'écoutais France Inter qui me parlait de la crise gouvernementale actuelle, je me suis mis à réfléchir à ce qu'il se passe en ce moment en France et ailleurs. Et là, d'un coup, j'ai eu comme l'impression que ce n'était pas très rigolo.
En France, on a donc cette affaire de démission du gouvernement et l'annonce qu'un nouveau, plus en accord avec le programme du président de la République, serait dévoilé demain. Bon. D'un côté, au départ, ça semble un peu comique. Il y a un ministre qui critique le président depuis des mois et là, paf !, comme s'il était allé trop loin, il y a la sanction qui arrive. Ce ministre prétend depuis l'annonce de son éviction (et la démission de tout le gouvernement, oui, oui) qu'il "reprend" sa liberté. Comme si c'était lui qui avait démissionné. Un peu rigolo, donc.
D'un autre côté, on apprend il y a peu que Mélenchon quitte la tête du Front de Gauche. Là aussi, on peut trouver matière à sourire un peu. Sauf que, en fait, ça cache peut-être quelque chose de pas réjouissant. Dans le cas de Montebourg comme dans celui de Mélenchon, on peut tout de même se demander si nous ne serions pas en présence de rats (et j'ai de la sympathie pour les rats) qui quittent le navire.
Imaginons un scénario dans lequel, peu à peu, les gens de gauche qui ont un peu de pouvoir s'aperçoivent que la situation est encore plus dramatique que l'on veut bien nous le dire et qu'ils décident de prendre de la distance pour que l'on ne puisse pas les accuser de n'avoir rien fait ou ne n'avoir pas fait ce qu'il aurait fallu faire. Hein ?
Pour le moment, le moins que l'on puisse dire, c'est que les situations politique et économiques du pays ne sont pas flamboyantes. Il y a quelque temps, Valls nous prévenait que l'avenir allait être plein de sang et de larmes. On nous prépare au pire. A droite, mis à part les divertissements des "affaires", les gags de Copé, l'annonce à peine voilée d'un retour en fanfare de Sarkozy et celle affirmée de la candidature aux primaires UMP de Juppé, il n'y a pas beaucoup de propos constructifs ou crédibles de la part des politiques.
Il reste la Peine qui doit se frotter les mains et qui se voit déjà avec un score historique à son actif aux prochaines élections présidentielles. Le pire, c'est qu'elle ne se trompe peut-être pas.

A l'étranger, les raisons de ne pas trop rigoler sont nombreuses. Je ne sais pas si c'est le fait de parler à la fois du début de la Grande Guerre et du début de la fin de la seconde guerre mondiale qui fait ça mais j'ai comme l'impression qu'il y a pas mal de facteurs qui peuvent donner à penser que nous sommes peut-être à la veille d'une troisième grande boucherie mondiale.
Je veux pas faire dans le catastrophisme mais quand on entend parler de la Syrie, de la Palestine, d'Israël, de la Russie, de l'Ukraine et j'en passe, on est en droit de se dire que l'époque n'est pas des plus sereines.
Et pour autant, à mon niveau, ça ne va pas plus mal qu'à l'habitude. Des fois, je me demande s'il ne faudrait pas que je coupe totalement mes sources d'information qui me ruinent le moral.

Pétaroux à la Cassagne

Ce dimanche, c'était jour de fête à la Cassagne, magnifique petit village du Périgord Noir. Pour la première fois, à côté du vide greniers et de la démonstration de battages à l'ancienne, les "Pétaroux à la noix" organisaient une randonnée de vieilles mobylettes. Une idée excellente qui s'est déroulé dans la bonne humeur et qui nous fait revenir à l'époque où nous autres, vieux, étions jeunes.
De la Mobylette, de la Motobécane et de la Peugeot comme dans le temps avec les panaches d'huile 2 temps si odorants, des casques bols, des cuirs de blousons noirs, du vrai 49,9 populaire, de celui qui sillonnait nos villes et nos campagnes.

Alors que l'on apprend la démission de son gouvernement pas Manuel Valls, ci-devant premier ministre en exercice, au Blog qui nuit "très" grave ! on décrète que l'on n'en a rien à foutre et que l'on préfère de loin parler de sujets éminemment plus essentiels et intéressants. Par exemple, aujourd'hui et les jours à venir, les billets vont être consacrés à la première randonnée de Mobylettes organisée à l'occasion de la fête communale de la Cassagne. Néanmoins et par conséquent, conscient de sa responsabilité et soucieux de respecter la plus élémentaire déontologie journalistique, je décide de coller à l'actualité en ne parlant pour ce billet que de productions françaises. Ça pourra être considéré comme une sorte de clin d'œil au sans doute ex-ministre Arnaud Montebourg. Place aux photos.

Motobécane Mobyx
Motobécane à frein à disque

Une "M" de Pantin

Mobylette

Peugeot CT

Motobécane 92GT et 88

Motobécane à queue de tigre

Peugeot à tablier

Peugeot GT10

La suite demain et je vous invite à visionner la vidéo de présentation de la manifestation publiée sur youtube.

dimanche 24 août 2014

Un gentil toutou qui garde la maison

La maison gardée par un petit chien

samedi 23 août 2014

Reptile quelconque

croco.jpg

vendredi 22 août 2014

Coly et Vézère

Condat-sur-Vézére

Condat-sur-Vézére

Le Coly se lance dans la Vézère

jeudi 21 août 2014

Un peu d'eau

Attention à la marche

le Cern à Rastignac

mercredi 20 août 2014

Encore une moto inutile

gronda.jpg

mardi 19 août 2014

Un ange passe comme des fils

Mandrin de perceuse à colonne
J'ai trouvé cette magnifique image au fond d'un disque dur et parce que je suis gentil j'ai eu l'idée généreuse de vous en faire profiter. Reconnaissez que je vous gâte.
Seulement, une fois que j'avais choisi de vous faire cadeau de cette photographie[1] il fallait encore que j'œuvre à trouver un titre adéquat[2] et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'était pas chose facile. Mon cerveau s'est mis à bouillonner et j'ai dû l'aider à ne pas exploser un joint de culasse en le refroidissant à grand renfort de bols de café.
Dans un premier temps[3], j'ai imaginé que cela aurait pu illustrer quelque propos concernant les souffrances qui ont occasionné tant de douleurs en me faisant très mal. Eh oui ! Je me suis dit que, après tout, cela me faisait penser à la fraise du dentiste[4]. Reconnaissons que ça aurait été un peu facile.
Alors que j'avais pris ma vitesse de croisière, je me suis aperçu que cette photographie faisait irrémédiablement penser à l'action de percer quelque chose. Cette action s'appelle perçage. Et "perçage", tout de suite, comme ça, sans même avoir besoin de trop surcharger les boyaux de la tête, ça me donne un savoureux jeu de mots[5] qui me fait exploser de rire. "Père sage" ! Vous comprenez la subtilité de la chose ? Ah ! Que j'aime les jeux de mots, les calembours !
Mais sans doute pouvait-on trouver mieux encore. Je me suis concentré, j'ai jeté toutes les ressources disponibles dans la bataille et je me suis fait un brainstorming personnel à moi tout seul. Tous ces efforts n'ont pas été vains puisque j'ai enfin trouver le titre ultime qui va s'afficher en tête du biller de ce jour. Et là, je suis non seulement très fier de moi mais, en plus, extrêmement content de constater que je ne suis pas encore totalement foutu question effervescence intellectuelle.

Notes

[1] Excellente photographie s'il en est

[2] Comme Sheila

[3] Mais j'étais comme qui dirait en rodage.

[4] A laquelle je préfère celle du Périgord

[5] laid

lundi 18 août 2014

Choses de saison

Fruits & Légumes
Ça n'a rien à voir avec quoi que ce soit mais comme je ne parviens pas à trouver le sommeil et que le livre en cours m'ennuie, je me suis amusé à faire une photo avec les quelques fruits et légumes à ma disposition. Une sorte de nature morte alimentaire, en quelque sorte. Aurais-je faim que je me serais peut-être amusé à les cuisiner. Je n'ai pas faim. Juste l'envie de dormir un peu.
Je vous explique. Le sommeil et moi faisons rarement bon ménage. Il peut m'arriver de m'endormir raisonnablement rapidement mais ce n'est pas la règle. En général, je me tourne et retourne, je me lève pour boire un verre d'eau ou attends avec impatience et résignation que la fatigue prenne le dessus. Une fois que je suis endormi, il ne faut pas de lumière, pas de bruit. Parce que, en plus, j'ai le sommeil relativement léger. Et si jamais il m'arrive de me réveiller, c'est toute une histoire pour me rendormir. Une vraie plaie.
Hier, j'ai éteint la lumière après quelques pages de lecture peu après minuit. A trois heures, je ne dormais pas. J'ai dû dormir quelques minutes, quelques dizaines de minutes, peut-être, entre trois et six heures. Ce qui est certain, c'est qu'à six heures, je commençais à perdre patience et que j'avais envie de réussir à dormir quelques heures d'affilée.
La raison de l'insomnie, pour cette nuit là, je la connais. Une bête rage de dents. C'est d'un pénible, ces affaires ! J'ai tenté le cachet effervescent d'aspirine et puis aussi l'eau-de-vie de prune. Finalement, comme souvent chez moi en pareil cas, le mieux était encore l'eau la plus froide possible. Ça vous fait un mal de chien au départ mais ça finit par endormir le mal. Pas longtemps. C'est là le problème de la technique.
Abruti de fatigue, j'ai fini par m'endormir. Je n'ai pas entendu les cloches sonner l'angélus. Je n'ai rien entendu avant de me réveiller et il était presque midi. La moitié de la journée était passée. Vers 14 heures, je suis allé voir un copain qui désirait ardemment que je regarde un match de rugby féminin avec lui. Je n'ai rien contre le caractère féminin du rugby, c'est juste que le rugby, je n'y comprends rien. Encore moins que pour le football. Alors, j'avais toujours mal aux dents et j'ai bu plein de café. Possible que j'en ai bu un litre. Du café fort, du robusta. J'ai regardé la première mi-temps et puis j'ai profité de l'excuse du mal de dents pour prendre le large. Je suis rentré chez moi, je me suis fait à manger. Il m'a donné des tomates de son jardin. Très bonnes tomates. J'en ai mangé une. Excellente.
Tout à l'heure, il devait être un peu moins de 22 heures, je suis allé retrouver mon lit et mon bouquin. J'ai lu plein de pages en espérant le sommeil. Macache. Il ne vient pas. Forcément, avec tout le café et le réveil au milieu de la journée, il est tout déboussolé, le pauvre. Il ne comprend plus comment il doit s'y prendre. En plein jet-lag, le sommeil.
Alors voilà, j'ai mis les tomates et les pommes de terre, la courgette et le concombre, la tête d'ail et l'oignon et aussi les échalotes et j'ai fait une photo. Après, je l'ai passée par la moulinette logicielle pour en tirer une image pour le blog. Comme ça, le billet du jour est fait et je n'ai plus à m'en soucier. Demain sera un autre jour.
Le petit problème, c'est que maintenant que la photo est faite, qu'elle est en place pour s'afficher sur le blog et que j'arrive au bout de la rédaction de ce billet, je n'ai pas franchement l'impression que je vais pouvoir m'endormir juste en fermant les yeux. Et là, ça m'ennuie un peu parce que je ne sais pas bien ce que je pourrais faire en attendant que la fatigue me gagne. Je ne vais tout de même pas chercher une autre idée de photo ? Je pense que je vais encore lire quelques pages et prendre mon mal en patience.
Pour le moment, même si ce n'est pas parfait, la douleur est supportable, canalisée, un peu endormie. C'est déjà une bonne chose.

dimanche 17 août 2014

Ulysse is watching you

J'ai cru voir un gros minet

samedi 16 août 2014

Le Rat et la sécurité routière

Selon l'ONISR, le mois de juillet de cette année aurait enregistré une sorte de record du nombre de tués sur la route avec (seulement) 304 morts durant le mois. Il faut remonter à 1954 pour connaître un chiffre aussi bas.

Il n'y a pas si longtemps, France Inter proposait, une fois encore, une émission sur la sécurité routière et, plutôt, contre la vitesse accusée de mille maux. Au cours de cette émission, seule la parole bien pensante était entendue. Tout le monde était d'accord pour affirmer, rappeler, asséner la bonne parole et fustiger les "chauffards", les mauvais automobilistes, les voitures trop puissantes, les grosses berlines allemandes, les soiffards, les andouilles, les beaufs, les débiles qui aiment leur voiture.
Nul doute que ces propos, ces mise en garde, ont porté leurs fruits. Paf ! Plein de morts en moins pour le mois de juillet. 40 morts en moins en juillet 2014 par rapport à juillet 2013. Un résultat que l'on n'hésite pas à qualifier d'historique. On ne peut que se réjouir de cela tant il est triste que l'on puisse mourir bêtement sur les routes de France. Du côté des autorités, on est content mais on cherche à comprendre ce qui a conduit à cette baisse de la mortalité.

Puisqu'il n'est pas permis de discuter de la manière de conduire et de la vitesse, je ne vais pas dire ce que j'en pense. Un peu tout de même parce qu'il y a une question qui ne manque pas d'arriver dès lors que l'on parle du sujet pour dire que l'ennemi, c'est la vitesse. A chaque fois, à la radio, lorsque l'antenne est ouverte aux auditeurs, il y a au moins une personne pour faire du mauvais esprit et pour demander que l'on lui explique comment et pourquoi on n'enregistre pas tant de morts surnuméraires en, par exemple, Allemagne où certaines portions d'autoroute ne sont pas sujettes à des limitations de vitesse.
Il y a quelques mois de cela, j'apprends que, en Grande-Bretagne, on a désactivé tout un tas de radars et que l'on est même allé jusqu'à relever la vitesse autorisée sur autoroute. Pour autant, et avouez que c'est bizarroïde en diable, pas plus de morts. Chez nous, le débat est fermé. Il y a le discours officiel, il y a les associations de victimes de la route, et il y a les annonces de nouvelles limitations de vitesse. Jamais on ne parle de l'état du réseau routier, de l'infrastructure, des "points noirs".

La sécurité routière
Ce que je trouve un tantinet étrange, c'est que l'information du nombre de morts record pour juillet 2014 n'a pas été tellement repris. C'est comme si ça ennuyait les gens de la sécurité routière que l'on soit moins mort sur la route. On devrait se réjouir de ces chiffres, on devrait les analyser, comprendre ce qu'il s'est passé et en tirer les enseignements qui s'imposent. Si ça se trouve, c'est juste la faute à pas de chance, la faute au hasard. Si ça se trouve, on ne peut pas savoir pourquoi il y a eu moins de morts.
Et moi, des pistes, j'en aurais plein. Par exemple, si on empêchait les gens de prendre leur voiture, sûr qu'il y aurait bien moins de morts. On pourrait très bien relever tellement le prix des carburants que l'on n'aurait quasiment pas les moyens de faire des kilomètres sans y réfléchir à deux fois. On pourrait aussi tellement pousser à fond le contrôle technique obligatoire pour que l'on n'ait plus les moyens d'avoir un véhicule. On pourrait obliger les constructeurs à ne produire que des véhicules incapables de dépasser, disons, les 30 km/h. Mais aussi et surtout, on pourrait détruire toutes les routes et les remplacer par des mauvais chemins bien garnis en nids de poule.

vendredi 15 août 2014

2500

deux-mille-cinq-cents
Et voilà le deux-mille-cinq-centième billet du blog. Les deux-mille-quatre-vingt-dix-neuf billets précédents ont provoqué vingt-sept-mille-deux-cent-trente-neuf commentaires.
Cette semaine, j'ai effectué le dix-millième déclenchement du Canon EOS 60D. J'ai imaginé un court instant combien de pellicules cela aurait pu représenter.

jeudi 14 août 2014

Exigence ou incompétence

J'ai débuté dans la photo à quel âge ? Je devais avoir douze ? Treize ans ? Quelque chose comme ça. C'était avec un Instamatic Kodak à cartouches 110. C'était simple à utiliser et, avec un peu de chance, vous aviez peut-être une image.

Il faut le reconnaître. Jeune, j'étais bien bête et bien crédule. J'avais remarqué cet Instamatic Kodak dans la vitrine d'un photographe de Conflans-Sainte-Honorine, sur les quais. Il était présenté dans un ravissant coffret en carton avec des fenêtres en plastique transparent qui permettaient de voir l'appareil. Ce qui m'avait particulièrement attiré, je dois le dire, c'était la mention "camera" apposée sur le coffret. Pour moi, c'était entendu, cet appareil était une caméra qui allait me permettre de faire des films de cinéma.
J'étais bien bête et mon niveau en anglais devait être bien bas. J'ai vite compris mon erreur lorsque j'ai lu le mode d'emploi. Enfin bon, j'avais un appareil photo et je faisais quelques photos. C'était inintéressant au possible, c'était mal cadré, c'était mal exposé, ce n'était net que très rarement. C'était globalement mauvais. J'aurais pu en rester là.
Après quelques errements dont je ne suis pas fier, j'ai eu la chance d'entrer au club photo du collège. Là, j'ai pu utiliser un appareil reflex pour la première fois, un Zenit EM, et m'essayer au tirage de photos en noir et blanc. Ça m'a plu et j'ai acheté mon premier appareil "sérieux", un Zenit E. J'ai raté l'intégralité des premières pellicules. J'aurais pu me décourager mais j'ai continué à vouloir faire des photos.
Ce Zenit m'a accompagné longtemps. A certaines époques, je ne l'utilisais plus beaucoup. Il a fallu attendre que je rencontre une nouvelle copine, au début des années 90, pour que je m'intéresse de nouveau à la photo. Elle avait un Canon, j'avais mon Zenit. J'ai vite délaissé ce dernier. Un nouveau Canon est arrivé chez nous, un T90, puis encore un autre. Des objectifs ont suivi puis est apparu un Leica M4. En quelques années, j'ai énormément progressé.
Et puis j'ai acheté un nouveau boîtier Canon et puis, en 2006, mon premier reflex numérique, un Canon 400D. A lire ces lignes, on peut penser que j'ai une affection particulière pour la marque Canon. En fait, il n'en est rien. Ce qui s'est passé, c'est que j'avais plusieurs objectifs de la marque dont un qui est assez fabuleux et qu'il m'a semblé logique de les conserver.
On peut longtemps discourir sur l'intérêt de la photo numérique, sur ses qualités et ses défauts. Pour moi, le principal intérêt de la photo numérique c'est qu'il m'a redonné goût à la photo. L'appareil précédent, le Canon EOS 5, je ne l'utilisais finalement pas tant que ça. D'abord, il faut le noter, la photo argentique revient cher. Et puis, ce n'est pas si pratique. Sur la fin, je ne faisais pratiquement plus que de la diapositive. J'avais la flemme de sortir le projecteur et je ne savais pas trop que faire de ces diapos qui dormaient au fond de leur boîte.
Avec la photo numérique, j'ai pu concilier deux choses qui m'intéressaient : la photographie et l'informatique avec le logiciel Photoshop. C'était pratique de pouvoir améliorer (ou pas) ses photos à l'écran, de pouvoir les imprimer sur l'imprimante. Ce qui était bien aussi, c'était de pouvoir voir ce que la photo allait pouvoir donner tout de suite après la prise de vue. Si besoin, je pouvais la recommencer en modifiant les réglages. Tout le monde sait tout cela.

Mille mercis
Hier, j'étais à Périgueux et je suis entré dans la cathédrale Saint-Front. Si j'avais été en argentique, j'aurais sans doute eu un problème. Si j'avais prévu d'aller faire des photos à l'intérieur de la cathédrale, j'aurais sans doute pensé à acheter une pellicule rapide. Je ne suis pas certain de pouvoir trouver une émulsion sensible de 3200 ISO. J'aurais fait quelques images puis je serais sorti de la cathédrale. J'aurais voulu faire des photos en extérieur et j'aurais trouvé qu'une pellicule moins sensible aurait été mieux adaptée. J'aurais pu changer de bobine. Ça aurait été fastidieux, tout de même.
Là, j'ai changé la sensibilité en appuyant sur une touche et en tournant une molette. C'est pratique et le résultat me convient. Je ne suis absolument pas certain qu'il aurait été envisageable de faire des images du temps de l'argentique, pour dire le fond de ma pensée. Bien sûr, en ayant un pied photo, en jouant sur le temps de pose, j'aurais pu m'en sortir avec une pellicule de 400 ISO. Le résultat aurait pu être meilleur ou du moins aussi bon. Possible.

Orgues périgordines

Quel photographe suis-je ?

Depuis que j'ai commencé la photo avec l'Instamatic Kodak de mon enfance, je n'ai pas changé de statut. Je suis un photographe amateur. En quelques décennies, bien sûr, j'ai appris des rudiments de "l'art photographique". J'ai compris l'influence de l'ouverture du diaphragme, de la vitesse d'obturation, de la sensibilité de la surface sensible. J'ai acquis quelques notions de cadrage et je peux m'amuser à choisir tel ou tel réglage selon le résultat que je cherche à obtenir. Je me suis amélioré. De très mauvais photographe, je suis passé à "photographe amateur pas trop mauvais". Je sais à peu près où j'en suis et je sais qu'il y a pire et meilleur photographe que moi.
Et là, et c'est le sujet de ce billet. Depuis quelques mois, je me demande si je suis en train de régresser ou si je suis devenu trop exigeant. Je regarde mes photos avec un œil très critique et il est bien rare qu'elles me plaisent vraiment. Je vois plein d'autres photos qui sont bien meilleures que les miennes. Parfois, c'est certain, le matériel est en cause. Par exemple, je trouve aujourd'hui que le Canon 60D que j'utilise pèche par le manque de dynamique du capteur qui fait que, dans le cas d'une image contrastée, il est bien difficile de ne pas boucher les noirs ou de ne pas cramer les blancs. Un copain, photographe professionnel, utilise un Nikon D800 et la comparaison est accablante. Le petit Canon ne fait tout simplement pas le poids.
Je n'ai pas l'intention de tout revendre et de passer chez Nikon. Je n'aime pas beaucoup l'ergonomie de cette marque. Remarquez que ça doit être une question d'habitude. Ceci étant, l'investissement serait tellement important que j'écarte cette option. Alors, je pourrais essayer de trouver un nouveau boîtier. Sur certains forum, on tente de m'expliquer combien on fait de meilleures images avec un "grand capteur"[1]. En restant chez Canon et sans chercher à prendre le très haut de gamme, il me faudrait tout de même dépenser pas loin de 2000 euros. Après, il faudrait que je me décide à conserver mon boîtier actuel en second boîtier ou à le revendre. Dans le cas d'une revente, je devrais également revendre quelques objectifs qui ne sont pas compatibles avec les capteurs grand format. Et donc, il faudrait aussi que j'achète de nouveaux objectifs.
Mais si le problème ne vient pas du matériel ? Après tout, je vois aussi des photos faites avec des boîtiers équivalents à celui que j'utilise et qui sont nettement meilleures que les miennes. Donc, je peux en déduire que je suis mauvais ou que je suis devenu trop exigeant et qu'il me faut m'appliquer plus et apprendre encore.

Cathédrale Saint-Front — Périgueux
Ce qui est amusant, c'est que en ce moment je me pose exactement les mêmes questions en ce qui concerne le dessin. Je me sens incapable de faire un dessin valable. Je griffonne et je jette. Ce n'est pas la première fois que cela arrive. C'est même assez cyclique. Je sais qu'arrivera un moment où il y aura un déclic. Un jour ou l'autre, je commencerai un dessin qui m'amusera et qui me donnera l'envie de le continuer, qui me donnera de nouvelles idées. Il faut juste être patient. Pour le dessin, je ne me pose pas tout à fait les mêmes questions que pour la photo, ceci dit. Là, je sais que je ne suis pas le meilleur dessinateur du monde, je sais qu'il y a des dessins que je suis simplement incapable de réaliser. Je suis cantonné à mon petit domaine, à mon petit style. Ça évolue doucement, année après année, je vois des changements. Ça ne m'angoisse pas vraiment. Je suis agacé de connaître ces périodes durant lesquelles je n'ai pas le goût au dessin mais, franchement, j'ai aussi conscience que c'est passager.

Et donc, je suis passé par Périgueux et j'ai visité rapidement la cathédrale Saint-Front. J'en ai ramené ces trois photos.

Note

[1] Grand capteur ou, en anglais, Full Frame. Capteur de 24x36 mm. Mon boîtier est muni d'un capteur APS-C.

mercredi 13 août 2014

Made in CCCP

Lubitel 2

mardi 12 août 2014

Aujourd'hui n'a pas été un autre jour

Quand on n'arrive à rien, on tente parfois de se consoler à l'aide de la formule idiote mais bien pratique : "demain sera un autre jour". C'est celle que j'ai utilisé hier en espérant que, cet autre jour, je parviendrais à dessiner quelque chose. Et bien non. On verra bien demain.

lundi 11 août 2014

Faut pas se forcer

Quand on n'a pas envie, faut pas aller chercher plus loin.

samedi 9 août 2014

Madame fait trempette

L'autre jour que je flânais de par la campagne en empruntant les petites routes au charme si bucolique au volant de mon vrombissant engin motorisé turbo compressé de couleur blanche muni de quatre roues et de jolis rétroviseurs, j'aperçois une scène qui, dans un premier temps, me plonge dans un étrange sentiment de désarroi teinté de curiosité et d'expectative dubitative. En un lieu de moi connu pour y être passé à maintes reprises dans un sens ou dans l'autre, de jour ou de nuit, en été comme en hiver, un lieu pas trop éloigné de mon maigre logis situé en un étrange village qui semble se battre à ne jamais rien laisser transparaître qui puisse juste faire penser que l'on pourrait y trouver ne serait-ce qu'un mince élément destiné à l'enjoliver et à le rendre agréable aux yeux du plus affable des esthètes bienveillants, en ce lieu, donc, constitué pour l'essentiel d'une prairie close de fils de fer barbelés et d'une mare à l'eau verdâtre abritant tant et plus de batraciens coassant à la perfection à la saison des amours, j'avise deux vaches de race bovine mâchouillant comme seuls savent le faire les ruminants, deux vaches, vous me direz, deux vaches portant des robes différentes ce qui, sûrement, indique qu'elles ne sont pas issues de la même sélection génétique, qui ruminent en prenant un bain dans l'eau glauque puisqu'ainsi est la couleur de l'eau de la mare, il faut bien le reconnaître. Elles sont dans l'eau jusqu'aux tétines et je suis tellement surpris par la scène inhabituelle et, somme toute, surprenante, que j'en arrête mon fringuant véhicule sur le bas côté pour mieux l'observer.
La première idée qui traverse mon esprit est de parvenir à entrer en contact avec l'éleveur bovin pour lui indiquer qu'il faudrait faire quelque chose pour sortir ces bêtes de cette mare où elles n'ont rien à faire. Je pense, un peu trop vite, qu'elles sont tombées à l'eau par mégarde et maladresse. Peut-être se sont-elles trop approchées du bord et ont-elles basculé cul par dessus tête jusqu'en bas ? Parce que j'ai mon appareil photo numérique avec moi, je commence par immortaliser la scène. Pour dire ce qui est, les bêtes ne semblent pas affolées le moins du monde, elles ne paraissent ni apeurées ni en détresse. Elles mâchouillent, chassent les mouches cavalières des oreilles et de la queue, elles me regardent de cet air placide qui nous font aimer les vaches. Il me semble qu'il n'y a pas urgence à leur porter secours et je tente de faire quelques photos. J'essaie de trouver un angle intéressant, de parfaire un cadrage, de choisir les meilleurs réglages. J'avoue ne pas être arrivé à grand chose. J'aurais sans doute pu faire mieux si je m'étais plus appliqué.
Et à un moment, l'une des deux baigneuses, sans doute lassée par l'impudent voyeur que je suis, décide le plus simplement du monde de sortir de la mare en grimpant, comme si de rien n'était, par la partie la moins escarpée de la berge. Elle pèse sur ses membres inférieurs, donne une belle impulsion musculaire de l'encolure, effectue une forme de bond en avant très gracieux et parvient au haut de la mare sans plus de formalité. Elle me regarde quelques secondes et s'en va rejoindre ses amies postées un peu plus loin. L'autre vache reste seule et me regarde d'un air on ne peut plus impassible. Et puis, elle sort elle aussi de la même manière. Je m'étais inquiété pour rien. Ça m'apprendra à m'inquiéter pour les bêtes.

Madame prend son bain

vendredi 8 août 2014

Hautefort proche de la nuit

Hier soir, tout à l'heure, ne sachant que faire pour m'occuper et profitant de ce qu'il me restait quelques gouttes de gas-oil à déverser dans l'atmosphère périgourdine, je suis parti faire quelques images du château de Hautefort malheureusement en travaux. En fait, je cherchais un peu ma route mais surtout l'heure bleue. Puisque je n'avais rien pour m'indiquer l'heure (j'avais oublié le téléphone portable), j'ai attendu et fait plusieurs images. Le ciel était un peu couvert mais je trouve que ça ne rend pas si mal.

Château de Hautefort
Mais en fait, cette seconde est peut-être meilleure.

Château de Hautefort

jeudi 7 août 2014

Après le bain

Camping-car à l'air planant
Un petit camion qui m'a été inspiré par deux choses. D'abord par l'écoute du CD musical d'un album datant déjà de quelques décennies et, plus particulièrement par l'illustration dudit album, l'une des plus époustouflantes pochettes de disques à mon avis. Cet avis n'engage que moi et vaut ce qu'il vaut. Je ne prétends pas être un parangon du bon goût. Le goût, c'est une affaire très personnelle. Ce qui trouve grâce à mes yeux pourra très bien rebuter telle ou telle personne. Ce que mon palais, mes oreilles, mon nez pourront percevoir comme sublime pourrait bien déplaire à d'autres organes étrangers. J'en connais qui ne supportent pas de toucher certaines matières qui ne me font aucun effet particulier. Du reste, je ne sais pas ce que je n'aime pas toucher. Il faudra que je me penche sur la question. Tout de même, je ne supporte pas, c'est réellement une répulsion épidermique, de porter un pull en laine à même la peau. Quoi que cela ne me dérange plus dès lors que la laine ne touche que les avant bras. Allez y comprendre quelque chose, vous.
Le goût, le toucher, la vue, l'ouïe et l'odorat. Je me demande si l'on n'aurait pas oublié, sciemment ou non, d'autres sens. Le sens du beau, de l'agréable, du plaisir ou, au contraire, le sens de la détestation, du dégoût, du rejet. Je ne pense pas que ces sens là puissent être rangés quelque part entre les oreilles, le nez, les yeux, la bouche ou la peau. C'est notre construction psychique qui fait que nous allons apprécier ou pas quelque chose de notre entourage ou même une idée parfaitement abstraite ou imaginaire.

La nouvelle est arrivée hier après-midi par sms. Ma candidature pour la formation de chauffeur poids-lourd n'est pas retenue. Bon, ce n'est pas bien grave. De toutes les façons, c'était peut-être bien une mauvaise idée. Et puis, si je le veux réellement, je peux me financer ce permis.
Dans le fond, je ne suis pas vraiment étonné que l'on m'ait écarté de cette formation. Après la première étape de sélection, j'ai été convoqué pour un entretien. Je suis assez mauvais dans ce genre d'exercice. On m'a d'abord félicité pour l'excellent résultat aux tests et puis on s'est un peu trop intéressé à mon CV en répétant plusieurs fois que mon parcours était pour le moins atypique et que l'on ne comprenait pas bien ce que je voulais faire d'un permis poids-lourd. J'ai vraiment eu le sentiment que l'on ne me voyait pas du tout dans le rôle du chauffeur routier ou du livreur de messagerie. En fait, et je le savais bien, j'aurais dû faire un cv plus simple, sans faire mention de certains aspects de mes parcours professionnel et personnel. Je pense que ça a fait peur. On a dû craindre que je ne foute un peu la merde dans le groupe ou quelque chose du genre.
Ainsi, ce n'est pas de sitôt que je conduirai un camion pour porter de la marchandise sur les routes de France, par monts et par vaux. Tant pis, dommage. Je comprends qu'il n'y avait pas beaucoup de places et que l'on a préféré choisir des personnes avec un vrai besoin, un vrai projet professionnel. Par contre, bon, il va bien falloir que je me décide à faire autre chose. Evidemment, pour certaines personnes il est évident que je doive m'installer en indépendant, en commençant, par exemple, comme auto-entrepreneur. Le problème, c'est bien qu'il y a des personnes bienveillantes qui semblent croire en moi et en mes supposées compétences. Je me demande bien des fois si c'est le résultat de ma faculté à faire prendre des vessies pour des lanternes ou si c'est simplement que je parviens à impressionner des personnes qui trouvent déjà miraculeux que l'on puisse tenir un crayon, démarrer un ordinateur et appuyer sur le déclencheur d'un appareil photo.

Je n'arrive jamais à savoir si je me sous-estime ou si je me sur-estime. Je me sens plus bricoleur touche-à-tout que spécialiste de telle ou telle chose. Un bricoleur, oui, c'est ça. Avec moi, c'est toujours un peu bancal, jamais vraiment parfait, toujours un peu dans l'approximatif qui fonctionne tant bien que mal. Il faut juste que je trouve une clientèle qui sache se satisfaire de l'à-peu-près, qui ne soit pas trop exigeante. De toutes les façons, je ne risque pas grand chose si ce n'est de me ramasser, de ne pas avoir trop de boulot. Bon, je n'ai pas d'immenses besoins et je ne cherche pas à crouler sous le travail.

mercredi 6 août 2014

La Peste, elle veut faire du feu (3)

La Peste, elle découvre l'électro thérapie

mardi 5 août 2014

La Peste, elle veut faire du feu (2)

La Peste, elle frotte deux bouts de bois l'un sur l'autre

lundi 4 août 2014

La Peste, elle veut faire du feu (1)

La Peste, elle tape deux cailloux l'un contre l'autre

dimanche 3 août 2014

Rien de neuf

A demain

samedi 2 août 2014

Westvleteren

J'avais plus ou moins décidé de vous causer d'un sujet intéressant, pour une fois. Fidèle à mon humeur badine et joyeuse, j'avais l'idée de vous parler de la mort. De la vôtre, de la mienne, de celle des autres. C'est un sujet palpitant, la mort. Ça nous concerne tous. Tôt ou tard, hein, il faudra y passer. Ce sera pour une autre fois. Plutôt que de mise en bière, je vais vous expliquer quelque chose à propos de la bière de l'abbaye de St-Sixtus, à Westvleteren, en Flandre belge.

Pour qui est passablement alcoolique ou intéressé par la chose brassicole, l'un n'empêchant pas l'autre, s'il est une bière qui déchaîne les passions et les fantasmes c'est bien celle brassée par les moines trappistes de l'abbaye St. Sixtus de Westvleteren, dans la partie flamande de la Belgique. Cette bière est tout simplement considérée comme la meilleure bière du monde. Rien que ça.
Meilleure bière du monde ? Oui, bon, il faut voir. Je ne les ai pas toute goûtées. Disons que, en 2004 ou 2005, les américains de ratebeer l'ont élue meilleure bière du monde parmi 30000 (trente mille) bières venues du monde entier. Ça vaut ce que ça vaut, je suis bien d'accord. Il n'empêche que pour la vingtaine de moines de l'abbaye Saint Sixte, ça a été le début du cauchemar. A compter de la publication de ce palmarès qui attribuait la note de 100 sur 100, difficile de faire mieux, la foule s'est pressée à l'entrée de l'abbaye pour acquérir ce breuvage. On relate que l'on aurait enregistré une file de voiture longue de deux kilomètres aux abords de l'abbaye. Ces bières qui étaient réputées et appréciées, connues de quelques passionnés et des habitants de la région étaient passées au rang de phénomène qu'il fallait absolument avoir goûté une fois dans sa vie.
Sur Internet, la nouvelle de la nomination de la Westvleteren tout en haut du podium s'est propagée comme une trainée de poudre. A l'époque, et c'est là que j'ai pu goûter les trois bières brassées pour la première fois, nous étions donc vers 2005, il était possible d'acheter de la Westvlteren en ligne auprès de sites de commerce en ligne. Ça n'a duré qu'un temps. Les moines ont vite mis le holà et ont revu leur manière de distribuer leurs bières. Désormais, il ne serait possible d'en acheter que à l'abbaye en prenant rendez-vous par téléphone en indiquant la plaque d'immatriculation du véhicule qui viendra prendre la commande. Accessoirement, il serait aussi possible d'en acheter ou d'en déguster au café "In de Vrede (dans la paix)" construit en face de l'abbaye par les moines et mis en gérance privée. Par contre, très clairement, les moines interdisent la revente et le commerce de leurs bières. Nous y reviendrons plus loin.

Grillage et fils de fer barbelés
Avec mon frère, nous étions partis en virée dans le nord de la France et en Belgique. Comme je vous le disais, pour pouvoir acheter de la bière à l'abbaye, il faut réserver par téléphone. Dit comme ça, ça semble simple et peu contraignant. Laissez-moi vous expliquer un peu.
Avant de téléphoner, il faut se connecter sur le site de l'abbaye St. Sixtus et trouver la partie du site qui concerne la brasserie et la réservation des bières. Bien. Une fois que vous avez trouvé cela, vous devez vous rendre sur la page information actuelle. Evidemment, ces pages sont rédigées en flamand avec des traductions en français, anglais et allemand mais, du moins pour le français, ça reste parfois assez mystérieux. Vous voyez deux calendriers. Celui de gauche concerne les types de bières que vous pouvez réserver à telle date et telle heure. Il ne sert à rien de tenter d'appeler en dehors des horaires définis, le standard est fermé. La partie de droite vous indique les dates et heures auxquelles vous pourrez venir prendre livraison. Mais attention ! Vous ne décidez pas. Ce sera un moine qui, selon son agenda, vous dira quand vous pourrez venir. Si vous arrivez trop tôt, vous attendez ; si vous arrivez trop tard, vous repartez. C'est clair, net et précis.

Ce jour là, donc, nous roulions dans le fourgon en direction de la région parisienne depuis la Bachellerie d'où nous partions. A l'heure dite, mon frère a commencé à essayer d'appeler l'abbaye. Premier problème auquel ni lui ni moi n'avions pensé, il fallait avoir un abonnement permettant d'appeler l'étranger. Il parvient à obtenir un forfait auprès de son opérateur et il recommence. Les premières tentatives le plongent dans un profond désarroi. Il semble que l'appel ne peut jamais aboutir. Il se demande même à un moment s'il ne se serait pas trompé en notant le numéro à appeler. Pour s'en assurer, il appelle ma mère et lui demande le numéro. Il lui demande également de tenter d'appeler depuis la ligne du téléphone fixe. Comme ça, nous seront fixés.
C'est bien le bon numéro et ma mère obtient la même non réponse. Bon. Nous étions prévenus. Nous avions lu des témoignages, une amie de Ypres, en Belgique, nous avait prévenu. Ça allait être difficile. Ça l'a été. Combien de tentatives ? Impossible à dire. Sur des dizaines de kilomètres, mon frère n'a fait que ça. Composer le numéro, attendre, raccrocher, recommencer. Pendant longtemps, il n'y avait même pas la moindre indication que ça sonnait à l'autre bout. Rien. Juste quelque chose qui pouvait laisser penser que la ligne était saturée ou occupée. Et puis, première lueur d'espoir. Ça sonne. Ça sonne mais là ça dit que les lignes sont surchargées. Il y a du mieux. Il essaie et essaie et, enfin, ça y est, quelqu'un décroche. Je n'ai pas entendu la conversation mais ça a été court et je suppose que ça a été lapidaire. Parce que, à l'autre bout, forcément, on sait que l'on appelle pour réserver la bière vendue ce jour là à cette heure ci, que l'on en prendra forcément deux casiers de 24 bouteilles de 33 cl, on se contente de demander l'immatriculation du véhicule et de donner la date et l'heure auxquelles il faudra se présenter. Pas question de discuter plus, on raccroche. Dans le fourgon, c'est un cri de joie. Nous allons avoir nos bières.

Quelques jours plus tard, après être passés par Lille et Dunkerque où nous avons dormi, nous franchissons la frontière belge. Nous avons rendez-vous avec Christine à Ypres (Ieper en flamand) pour midi. Westvleteren n'est pas très éloigné de cette ville qui a donné son nom au gaz moutarde, l'hypérite[1]. Avant tout, nous allons en repérage du côté de l'abbaye. Ah oui, parce que je ne vous ai pas dit mais si nous n'avions pas réussi à réserver la bière, nous n'aurions même pas pu aller en déguster au café In de Vrede. Par la plus grande malchance qui puisse advenir, l'établissement était fermé ce jour là précisément. C'est ballot. Il aurait été ouvert, nous n'aurions pas hésité à aller boire une ou l'autre des trois bières brassées de l'autre côté de la route, vous pouvez me croire !

In de Vrede - Dans la Paix
Ce café, l'In de Vrede, mérite sans aucun doute d'être visité. Déjà, on peut y boire la meilleure bière du monde et ce n'est pas rien, mais on peut aussi s'y restaurer. Peut-être une prochaine fois, sait-on jamais ? Par contre, je reconnais que j'espérais quelque chose de plus joli tant pour l'abbaye que pour le café. Tout cela n'a pas trop de style.

L'abbaye St Sixtus de Westvleteren
Il y a un point important, aussi, à vous communiquer. Lorsque vous avez eu la chance de pouvoir réserver vos deux caisses de bières, vous ne pouvez pas revenir en chercher avant 60 jours. Depuis que nous y sommes allés, le système s'est encore un peu durci. Désormais, il n'est pas possible d'appeler depuis plus de trois numéros de téléphone pour un même véhicule. Je suppose que certains demandaient à tout leur entourage de tenter une réservation depuis une multitude de téléphones.

Et donc, nous avons repéré les lieux et partons pour Ypres où nous sommes merveilleusement bien accueillis avec un apéritif somptueux et gargantuesque. A un point tel que nous en arrivons à nous demander si nous nous sommes bien compris. Il était bien question d'aller déjeuner à Ypres, non ? Mais oui, c'est bien cela. Nous partons en centre-ville et nous découvrons une bien jolie ville flamande avec des façades comme on en trouve là-bas. Très beau, très bien entretenu, très propre. Nous choisissons un restaurant-brasserie. En guise d'apéritif, nous prenons une bière. Et là, à cet instant du récit, j'ai un peu honte parce que je ne me souviens plus du tout de la bière que nous avons bue. Peut-être était-ce simplement une Leffe[2]. Ce dont je me souviens parfaitement, c'est d'avoir mangé une délicieuse carbonade de bœuf, légèrement différente de celle que nous pratiquons de l'autre côté de la frontière, du côté flamand français.
Il ne faut pas trop traîner. Nous avons rendez-vous à l'abbaye pour 15 heures. Je démarre le fourgon et direction Westvleteren ! Lorsque nous parvenons aux abords de l'abbaye, le doute n'est pas permis. Une file de véhicules est là. Combien ? Je ne sais pas exactement. Disons une vingtaine. Nous suivons la lente progression. Vous avez un terrain de quelques centaines de mètres carrés avec une route en U, une entrée et une sortie. Un panneau indique qu'il est interdit de faire des photos. J'en ai tout de même fait une ou deux sans grand intérêt. Passons. Pour le moment, le spectacle se déroule sous nos yeux. On regarde ce qu'il se passe. Une voiture approche du point de livraison. Un moine vérifie la plaque d'immatriculation sur son listing. On ouvre le coffre. Si l'on a des casiers de consignes, on les pose et on charge deux caisses de bières. On remonte en voiture, on fait une dizaine de mètres et on paie au guichet. Il est amusant de voir les mines réjouies. Un moment, je ne sais pas bien pourquoi, une voiture est refoulée. Arrivée trop tôt ? Arrivée trop tard ? Arrivée sans réservation ? Allez savoir. A force d'avancer, c'est notre tour. Nous descendons. Accueil courtois de monsieur le moine préposé à la distribution. Un beau sourire. Il semble heureux de son métier. Heureux de rendre heureux, aussi, sans doute. Et c'est vrai que ce commerce ne fait que des heureux. Non, pas de consignes. Oui, deux caisses. Nous les prenons nous-mêmes sur la pile de caisses. Nous chargeons et nous allons payer. Pour vous dire que nous sommes heureux, nous sommes heureux ! C'est bête, sans doute, mais ça nous a donné un petit sentiment d'avoir réussi un truc incroyable. Je ne ressens pas cela du tout lorsque je vais m'acheter mes kilogrammes de nouilles au supermarché.
On retourne se garer sur le parking déserté du In de Vrede et on immortalise le moment avec une photo d'une caisse de bières.

Caisse de 24 bières Westvleteren

Sur le ticket de caisse, il est bien spécifié qu'il est interdit de revendre les bières. Une particularité des bières de Westvleteren est l'absence d'étiquette. Pour différencier une Abt.8 d'une Abt.10 ou 12, il faut se référer à la capsule. La 8, la moins forte, est une blonde. Les deux autres sont des brunes. La 12 titre 10.2° d'alcool à la mise en bouteille mais peut gagner quelques degrés supplémentaires en vieillissant. Les deux brunes peuvent vieillir plusieurs années. Il paraît qu'elles y gagnent en complexité aromatique. Je vous dirais cela dans deux voire trois ans si je suis toujours vivant et si le blog existe toujours.
Je ne vais pas vous faire l'historique de la bière de Westvleteren. Vous trouverez tout ce que je peux savoir et plus sur Internet. Toutefois, il m'amuse d'affirmer que la Westvleteren a des origines françaises (tout comme la Chimay). En effet, il semble que tout soit parti de l'abbaye du Mont des Cats[3]. Cette abbaye trappiste française produisait une bière renommée jusqu'à ce qu'elle soit bombardée vers la fin de la première guerre mondiale. C'est de cette abbaye que sont partis plusieurs moines avec la recette de la bière dans les poches de leur robe de bure[4] et ont fondé l'abbaye de Saint Sixte. Plus tard, d'autres moines essaimeront et partiront pour Chimay et l'abbaye de Scourmont où est désormais brassée les célèbres bières de Chimay.
Pour ce qui concerne l'interdiction de la revente des bières, il a existé une exception il y a peu. Les moines avaient besoin de financer des réparations du monastère et ils ont décidé de vendre des coffrets de six bouteilles de Abt12. A Bruxelles, nous avons vu deux établissements qui proposaient de la Westvleteren sur leur carte à des prix frôlant d'escroquerie. 10 voire 12 euros pour une bouteille de 33 cl, c'est sans doute exagéré. J'ai même eu la mauvaise idée de demander à une personne qui attendait le client à l'entrée d'un bar à bière du vieux Bruxelles à combien était vendue la Westvleteren affichée sans prix. Il l'a très mal pris. On trouve aussi ces bières vendues sur Internet, sur un site de vente aux enchères célèbre, par exemple. Ainsi, j'ai pu voir un coffret de six bouteilles vendu à 80 euros. Ça fait tousser. Pour information, elle est vendue 2,50 euro à l'abbaye

Certains osent faire un rapprochement cavalier entre la Westvleteren et un Petrus ou une Romanée-Conti. Bon. Je ne connais ni le Petrus ni la Romanée-Conti sinon de réputation mais je sais de source sûre que jamais vous n'aurez des tarifs "bas" en allant chercher votre vin directement à la propriété. Les moines de St. Sixte refusent de faire de l'argent sur la renommée de leur nectar. Ils ont choisi de vivre en restant fidèle à leurs idées. Ils vivent dans la recherche de dieu, sans doute assez modestement. L'argent permet d'entretenir les bâtiments, de faire vivre la communauté, de payer les charges. Il y a une intégrité certaine dans la démarche. Je me suis demandé un instant si leur politique de commercialisation qui entretient une certaine forme de pénurie n'était pas, finalement, un plan marketing bien huilé. Je n'ai pas la réponse mais il me semble toutefois que non.
Les moines ne sont pas sots. Ils savent qu'ils pourraient vendre plus cher, augmenter la production, vendre plus. Ils se contentent de produire environ 4000 hectolitres par an[5], de produire selon leurs besoins, loin des idées libérales délétères et de la sacro-sainte croissance que l'on veut nous imposer comme idée économique.
Ça me fait un peu mal au ventre de dire que je respecte des personnes qui croient en dieu et qui vouent leur vie à cela mais c'est pourtant vrai. Il y a dans cette vie monacale un petit quelque chose qui fait penser aux idées communistes et libertaires. Ce n'est pas pour autant que je vais prendre la robe. Je ne suis de toute manière pas capable de vivre de cette manière.

Enfin pour faire bref, et je ne vous encourage pas à la boisson, si jamais vous aimez la bière et que l'occasion vous ai donnée (voire vendue) de déguster une ce ces bières mythiques, estimez-vous chanceux et heureux. Par contre, et même si cela était malheureusement le cas, ne venez pas me dire que vous ne l'aurez pas aimée ! Il est ici interdit de dire du mal de la Westvleteren.
Il y aurait encore sans doute beaucoup à dire à propos de cette bière. Pour moi, le plus difficile est de trouver une occasion d'en boire une. Ce n'est pas là une bière que l'on boit dans la journée pour se désaltérer comme on boirait une Kronenbourg, bien fraîche, dans la chaleur d'un après-midi estival. C'est clairement une bière de dégustation, à boire à température de la cave, ni chaude ni froide, à tête reposée, en apéritif ou plus tard dans la soirée. Mais pas n'importe quand, pas avec n'importe qui... et sans doute pas seul. Et sinon, pour écrire ce billet, j'ai fait confiance à Jean-Sebastien Bach et à ses fugues pour m'inspirer. Ce que c'est beau !

Verre, bouteilles, sous verre et capsules de chez les trappistes

Notes

[1] Oui, ça n'a rien à voir avec notre histoire mais c'est pour histoire de dire et en rapport avec les commémorations de la Grande Guerre qui fit un grand usage de ce gaz.

[2] N'allez pas penser que je n'aime pas la Leffe. Même si je ne les aime pas toutes, la blonde et la triple me satisfont tout à fait.

[3] Mont des Cats où nous nous sommes rendus et d'où nous avons ramené quelques bières, évidemment.

[4] J'avoue ignorer si les robes des moines sont pourvues de poches.

[5] L'abbaye de Achel a une production encore plus réduite.

vendredi 1 août 2014

Hip ! Hip ! Hip ! Ural !

Venue de l'Est de la France, de Suisse plus précisément

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