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Le Blog qui nuit (très) grave !

Michel Loiseau dessinateur d'humour dilettante de Dordogne
mais de moins en moins dessinateur et de moins en moins d'humour.

mercredi 4 mars 2015 -06:27

Cuisine avec frigo

Cuisine équipée

mardi 3 mars 2015 -17:28

Goût breton

biscuits bretons
Depuis quelques jours, je cherche un moyen pour donner une impression de trame de gravure à une image. En cherchant sur Internet, je suis tombé sur un tutoriel intéressant. J'ai testé sur cette image, pour voir.

biscuits bretons

lundi 2 mars 2015 -06:34

Les limites de la zététique

mage-aveugle.jpgLaissez-moi vous raconter une histoire. Elle débute vendredi. J'avais un verre reçu d'une vieille tante qui me l'avait offert au soir de sa vie alors que, presque aveugle, réfugiée dans l'unique pièce encore chauffée de son vaste manoir bâti au haut d'une colline d'où l'on régnait sur une lande désolée et désertée de tous, peuplée seulement des habitants des marais puants sur lesquels flottait une brume perpétuelle pestilentielle, sentant sa fin proche, elle s'était mis en tête de recevoir les membres de la famille qui ne lui avaient pas tourné le dos et procéder ainsi à une sorte de partage de ses dernières richesses. J'étais de ceux là. C'était il y a longtemps. J'étais jeune.
Se saisissant en tremblant d'un verre à pied sur la table de nuit, elle me le tendit et m'expliqua que c'était là un verre sans vraie grande valeur, qu'il avait contenu de la moutarde, et que c'était mon héritage. Les yeux baignés de larmes par un trop-plein d'émotion, je la serrai chaleureusement dans mes bras jusqu'à en faire craquer ses vieux os fatigués. J'entendis une plainte étouffée et relâchai mon étreinte pour la laisser reprendre son souffle. Elle me recommanda de prendre bien soin du verre, de le laver après utilisation et d'en faire bon usage. Elle me congédia alors, prétextant une soudaine fatigue. Je la saluai et partis.
Des années durant, je me servis de ce verre à chacun de mes repas, pour boire de l'eau ou du vin car ce verre pouvait contenir aussi bien l'un que l'autre. Pendant toutes ces années, à chacun de mes repas, je saluai la mémoire de cette chère grand-tante chaque fois que je portais le verre à mes lèvres. Des décennies durant, je me félicitais de posséder un tel verre pouvant accueillir sans coup férir de l'eau ou du vin, du jus d'orange ou du Schweppes. J'étais le plus heureux des hommes.
Or, il en est des verres comme des pieds, il arrive qu'à l'occasion d'une inattention malencontreuse on vienne à les casser. C'est ce qui est arrivé vendredi dernier. Le verre a chu et s'est fracassé. J'en ai été mortifié. J'ai bien songé un instant recoller les morceaux mais un verre à pied, comme un couple à la dérive, ne supporte guère le traitement. Il n'est rien de pire qu'un verre fuyard répandant son contenu sur la nappe de percale amidonné. Contrarié, je fis mon deuil de ce verre, souvenir de la grand-tante tant aimée.
Ce samedi, profitant d'une sortie, je me rends au conteneur à verre usagé pour y déposer quelques bouteilles vides, quelques flacons du même tonneau et le verre à pied qui n'en avait plus que le nom. Il m'a été dur de me résoudre à laisser tomber le verre brisé dans le réceptacle mais j'ai su me montrer fort et n'ai pas versé de larme. Pour autant, l'émotion m'étreignait avec force et cette affaire m'a secoué. Sur l'esplanade qui surplombe la piscine municipale actuellement en travaux, je note la présence de deux camping-cars, un blanc et un bleu, ainsi que de deux personnes sans âge qui semblent me regarder avec intérêt. Je n'y porte pas une réelle attention mais cet événement apparemment sans conséquence se grave dans ma mémoire.
Je remontai dans ma voiture et allai faire ce que j'avais à faire. Je rentrai chez moi quelques heures plus tard. Je me préparai à manger et me résolus à choisir un verre anonyme parmi ceux en ma possession. Je mangeai et allai me coucher pour lire quelques pages du livre en cours. J'eus du mal à trouver le sommeil et la nuit fut peuplée de rêves étranges à la limite du cauchemar.
Le lendemain matin, un dimanche comme de bien entendu, après avoir bu du café et pratiqué à quelques ablutions, bravant le froid et la pluie, je descendis l'escalier de chez moi pour aller chercher un document que j'avais oublié dans mon automobile. Arrivé au bas des marches, je suis attiré par un éclat qui vient s'inscrire sur ma rétine. Je tourne la tête et, avec un étonnement sans égal, je vois mon verre en morceaux. Je les ramasse et, oubliant d'aller chercher le document dans la voiture, je remonte chez moi. Je dépose les morceaux de verre sur la table et je les observe, interdit. Ce sont bien les morceaux du verre de la grand-tante, j'en suis plus que sûr et certain, il n'y a pas de place pour le moindre doute. En replaçant les pièces du puzzle, je parviens à presque reconstituer l'intégralité du verre. Je suis sous le choc. Comment cela peut-il être ? Par quel miracle ? Par quel maléfice ? Comment le verre a pu sortir du conteneur et venir s'échouer au bas des marches ? Surtout avec un pied cassé ! Je me questionne et ne trouve pas de solution au problème.
Je me repasse le film dans la tête. Je me revois parfaitement faire glisser les morceaux du verre à pied dans le conteneur à verre usagé, je m'entends penser intérieurement qu'il aura une nouvelle vie après son recyclage et que, peut-être, le reverrai-je un jour sous une autre forme, en la personne d'un bocal à cornichons, d'un pot à confiture, d'une bouteille de vin de Bordeaux. Et alors, alors que je me débats toujours avec cette ritournelle du film de Boorman qui ne veut pas s'en aller de mon esprit, je repense à ces camping-cars et à ces personnes sans âge que j'avais tout de même trouvé un peu étrange, finalement. Et j'en arrive à me demander si elle ne m'avaient pas vu jeter le verre et si elles ne me l'avaient pas ramené en bas de chez moi. Je suis au comble du trouble.
Mais même si l'on admet que ces personnes aient pu faire cela, il reste une question. Pourquoi ? Pourquoi et comment ? Comment retrouver les morceaux du verre cassé, pourquoi me les ramener ? Et qu'est-ce qu'il se cache derrière tout ça ? Et serait-ce l'esprit de cette grand-tante qui aurait manigancé tout cela ? Et, fatalement, la question qui fait peur. Suis-je en train de devenir fou ? Faudra-t-il que j'arrête la drogue et l'alcool frelaté artisanal ? Aurais-je mangé quelque produit plus tout à fait frais ? Existe-t-il des êtres supérieurs à nous qui agissent dans notre dos avec des intentions qui nous échappent ? Et que c'est-il réellement passé à Roswell ? Et sont-ce des extraterrestres qui ont bâti les pyramides égyptiennes ? Et Mélenchon est-il vraiment à la solde de l'UMP ?
Je me sais sain d'esprit. Je ne suis pas fou. Je le sais et j'ai des preuves. Qui pourrait tenter de me faire tomber dans la folie ? Des ennemis, à n'en pas douter un instant. Quels ennemis ? Je ne m'en connais pas. En rapport avec mes activités ? Avec mes idées ? Je me refuse de crier au complot mais avouez que tout cela est pour le moins troublant.

Je vous invite à lire la suite en cliquant en dessous.

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dimanche 1 mars 2015 -10:44

Trentin-Haut-Adige

Je vous explique un peu. Mon grand-frère est parti, pour son boulot, en Italie, dans le Trentin-Haut-Adige. Il m'en a rapporté du vin, des pâtes et du fromage. Mon petit frère, quant à lui, m'a rapporté du papier de Condat. Je voulais voir s'il pouvait être utilisé en fond pour des photos. J'ai associé les deux, les spécialités italiennes et le papier périgourdin, pour faire un essai.
Si je ne peux pas me prononcer sur l'intérêt supposé des produits étrangers, cela me permet de voir que le papier de Condat n'est pas idéal pour cet usage. Ceci dit, alors que j'étais presque certain de mon fait, il est possible que je me sois trompé de papier. Il y en a deux. Un mat et un plus brillant. Ce matin, j'ai observé les deux papiers et je pensais bien avoir choisi le papier mat. Maintenant, après réflexion, je suis dans le doute. Je ne devais pas avoir les yeux en face des trous. Je vais voir ça et je vous tiendrai au courant. Peut-être.

Ritaleries du Trentin-Haut-Adige

Un dimanche sur son trentin

Allez savoir pourquoi ? Ce matin, je me réveille tôt avec une envie de Toy Dolls dans les oreilles. Puisque je n'ai pas de disque de ce groupe, je me dirige, entre deux bols de café, vers Internet pour esgourder un peu. Les gens de bien le savent, la vérité est dans le punk.

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samedi 28 février 2015 -18:56

Humour qui vient du froid

Le président Vladimir Poutine a promis samedi de tout faire pour châtier les assassins de l'opposant Boris Nemtsov. Nous voilà rassuré.

Poutine
Et sinon, puisque l'on parle de froid, je vais pouvoir expérimenter la chose. Je n'ai plus de fuel. J'hésite bigrement à en commander. Pour le moment, ça va mais si les températures descendent beaucoup, je pense que je me ferai violence. C'est que l'hiver n'est pas fini !

vendredi 27 février 2015 -08:28

La Peste, elle coupe la poire en deux

La Peste, elle coupe la poire en deux

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