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Le Blog qui nuit (très) grave !

Michel Loiseau dessinateur d'humour dilettante de Dordogne
mais de moins en moins dessinateur et de moins en moins d'humour.

jeudi 2 avril 2015 -06:55

Ce boulet de Canon

3h35. Il faut se réveiller ! Si le réveil indique cette heure matinale, c'est aussi parce que je ne l'ai pas mis à l'heure d'été[1]. C'est idéal pour permettre à ma cervelle fatiguée de faire un peu de gymnastique cérébrale. J'analyse, j'ajoute soixante minutes sans en oublier une et j'obtiens l'heure officielle. Bien. A présent il est donc 4h37. C'est un peu tôt mais il faut se faire une raison. Je suis réveillé, je vais me faire du café. France Inter déverse toujours la même programmation musicale. Une nouvelle journée débute.
Je bois un premier bol de café. C'est après cela que je commence à regrouper la troupe de neurones valides. Ces braves soldats se mettent en formation pour le rapport du matin. Quelques uns se sont fait porter pâle mais dans l'ensemble, ça peut aller. Nous pouvons affronter cette nouvelle journée en toute quiétude.
Pour tout vous dire, j'avais prévu tout autre chose pour le blog, en ce 2 avril 2015. Hier, j'ai fait un dessin que je me promettais de vous présenter aujourd'hui. Il est possible que je le mette en couleurs, finalement. Il arrivera peut-être dans la journée.
Mais là, alors que je bave dans mon bol vide, la lèvre pendante et l'œil hagard, j'avise un appareil photo numérique posé à proximité immédiate de ma main droite. Que se passe-t-il à cet instant au niveau des troupes réunies dans la cour d'honneur de ma caserne mentale ? Je n'en sais fichtre rien mais ça se met à effervescer[2]. Je me dis que si je le posais sur la table, que je plaçais un flash comme ceci et un autre comme cela, que je plaçais un "snoot"[3] ici, ça pourrait donner une image intéressante, mine de rien. Et je le fais aussitôt après avoir bu un autre bol de café qui commence dangereusement à refroidir. Je place les éclairages et je grimpe sur une chaise au péril de ma vie pour faire la photo. J'en fais plusieurs en modifiant quelques détails et en bougeant un peu les éclairages et voilà, l'image est dans la boîte. C'est tout de même chouette, la photo numérique !

Canon EOS 5D
Canon EOS 60D
Il est à noter que ce deuxième boîtier, bien que beaucoup plus récent, affiche déjà les marques d'une utilisation peu soigneuse. Il est griffé et poussiéreux. Il n'a pourtant pas passé les 12000 photos. En équivalent argentique, si l'on parle de bobines de 36 poses, ça nous fait combien ?

Notes

[1] Je ne l'ai pas fait non plus dans mes véhicules et pour la cafetière.

[2] Encore un mot à ajouter au dictionnaire, ça.

[3] Je ne sais pas comment traduire ça en français. Il s'agit d'un cône muni d'une grille en nid d'abeille chargé de canaliser la lumière.

mercredi 1 avril 2015 -13:27

Monumental

Monument aux morts aux canons

Sachons raison garder

J'ai la prétention d'être rationnel, incrédule, peu enclin à croire aux histoires fantastiques er prompt à balayer d'un revers de manche les mystères par trop mystérieux. Ça, c'était jusqu'à hier soir. Il m'est arrivé un truc qui me perturbe un peu.

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Pêche au lapin

Lapin d'avril

mardi 31 mars 2015 -18:04

Jean Vassallo en dédicace

Il Coniglio e la Volpe

Politique de l'offre ou de la demande

L'offre et la demande
C'est un débat dont la plupart d'entre-nous n'a rien à faire mais qui occupe les médias et les débats à connotation économique. On s'étripe sur ce truc parce que c'est facile. C'est l'effet de formule qui est en marche. Discourir des mérites comparés et éventuels entre une politique de l'offre et une politique de la demande, c'est comme débattre sur la couleur qui siérait le mieux à la chambre à coucher. Rouge ou vert ? Ça occupe, ça ne fait rien bouger, c'est bidon, mais ça fait passer le temps et c'est déjà ça de pris.
Pour faire simple, la politique de l'offre, c'est permettre à l'entreprise d'être compétitive et d'inonder le marché de ses produits. Pour ce faire, il faut baisser le coût du travail. De quoi est composé le coût du travail ? Le coût du travail est composé du salaire et de toutes les lourdes charges qui pèsent sur les frêles épaules de l'employeur. Qui est responsable de ce coût du travail ? Le salarié et les syndicats et les scélérates et liberticides règles du code du travail ainsi que les lois ineptes qui imposent, par exemple, un salaire minimum, une protection sociale, des horaires et l'interdiction de harceler sexuellement ou moralement. Qui souffre du coût du travail ? L'entrepreneur et les actionnaires.
Bien. Et la politique de la demande, alors ? C'est plus compliqué. Il s'agirait de permettre aux citoyens-consommateurs d'avoir plus de pouvoir d'achat pour qu'il achète et bouffe de la bonne marchandise de France. Comment accroître le pouvoir d'achat du citoyen-consommateur ? En augmentant son salaire. Et comment augmenter son salaire ? En le payant plus. Hum ? Sans contrepartie ? Les patrons ne seront pas d'accord ! On peut les faire travailler plus pour gagner plus ? Ça me fait penser à quelque chose, ça. Ou alors, pour augmenter le pouvoir d'achat sans augmenter les salaires, on peut aussi faire baisser les prix, non ? Par exemple, on importerait des produits de pays qui produiraient à bas coût ? Comme ça, on pourrait acheter de la nouille de Chine ou de la chemise du Viêt-Nam ! Oui mais alors le fabricant de nouilles ou de chemises de France ne vendrait plus ? Ah oui, c'est vrai. Et s'il ne vend pas, il ferme, non ? Ben oui, c'est le problème. Qu'est-ce que l'on pourrait trouver d'autre pour favoriser la demande ? On pourrait demander aux entrepreneurs de France de proposer des produits bandants ? Pas sot, ça ! Des jolies marinières fabriquées en Armorique, par exemple ! Ou des moules ? Quand on regarde, on a tout de même des produits que les Français privilégient, en France. On a le pinard, on a l'andouillette, on a les fromages. Oui, bon, on a ce qui se bouffe et une partie de ce qui se boit. Question bagnoles, c'est pas que nous soyons si tellement plus mauvais que les autres mais faut franchement avoir envie de soutenir l'industrie automobile française pour se résoudre à acheter français. Tout ce qui est électronique, sauf sans doute pour quelques produits de luxe ou dans des secteurs bien spécialisés, pas moyen d'acheter du français fabriqué en France. Pas d'informatique française, pas de téléviseur français, pas d'appareil photo français. Dans le même temps, pourquoi irions-nous acheter du français qui serait plus cher sans être meilleur ? Ce n'est pas si simple que ça, tout ça.
Maintenant, on pourrait peut-être réfléchir à sortir de cette formule qui ne mène nulle part. Offre ? Demande ? Pfff. Et si on incitait les entrepreneurs français à faire du solide, du durable, du réparable ? C'est une vision passéiste puisque c'est celle d'autrefois. On achetait du "qui va faire de l'usage". Un falzard devait durer une décennie, un réfrigérateur un bon demi-siècle. Alors, ça pourrait ressembler un peu à de la décroissance sauf que c'est un mot qu'il ne faut pas prononcer parce qu'il paraît que c'est très mal.
Mais dans le fond, cette affaire de relancer la croissance par l'offre ou la demande, c'est de l'enfumage à grande échelle. C'est un débat pour occuper la populace, j'en suis presque certain. A mon avis, personne ne sait ce qu'il faudrait faire ou s'il faudrait faire quelque chose. En économie, j'ai tout de même comme le sentiment que l'on est entre l'analyse de ce qui est passé (et ne reviendra pas) et la prospective digne de madame Soleil et du jugement au doigt mouillé. La vérité, c'est que nous sommes dans un monde massivement globalisé avec des riches qui deviennent de plus en plus riches et veulent le devenir encore plus et des pauvres qui sont de plus en plus nombreux et qui n'intéressent pas grand monde parce qu'ils consomment peu. Ceux qui sont dans une grosse moyenne craignent de devenir pauvres et rêvent de devenir riches. En consommant, ils se donnent l'illusion de tutoyer les riches. Cette grosse catégorie agit comme un bon gros troupeau de moutons dociles et obéissants. Il faut acheter un iPhone ? J'achète un iPhone. Nikon sort un nouveau boîtier ? Il me le faut ! L'écologie est à la mode ? Je bois du vin bio ! La liberté d'expression est malmenée ? Je m'abonne à Charlie Hebdo !
Le gros problème de tout cela, c'est que la politique se fait bouffer par l'économie. Dans le monde mondialisé où l'on est, le politique devrait faire de la politique sans s'occuper de l'économie. Le politique devrait être là pour poser des règles, des limites, pour protéger, pour permettre de s'instruire et de vivre. Le problème est que dans un monde mondialisé, il paraît que le politique n'a plus les coudées franches pour agir. S'il brime l'entreprise, l'entreprise délocalise et les salariés se retrouvent au chômage et ce n'est pas bien. Mais alors, si le politique ne peut plus rien faire, on fait quoi ? L'économie n'a certainement aucun rapport avec la démocratie. Si la démocratie ne signifie plus rien au niveau politique, on est dans la merde, non ?

Coup de pompe

Un gros coup de pompe au derrière

Rangers et brosse

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