jeudi 6 décembre 2018

Motocyclette du Front Populaire

Pour se faire pardonner ? Pour s'excuser ? Pour signaler qu'il n'est pas mort ? On ne sait. Il n'en est pas moins vrai que Liaan a fait parvenir aux instances dirigeantes du Blog qui nuit (très) grave ! deux dessins d'égale qualité qui, nous le savons (de Marseille) sauront réjouir les yeux d'enfant de notre large public tout à la fois esthète (de l'art) et exigeant. Nous remercions Liaan pour ce cadeau qui nous va droit au cœur !
J'en profite pour renouveler un appel déjà répété plusieurs fois ici même : si vous avez quelque chose à dire, quelque chose à montrer, le blog vous est ouvert. Je ne peux pas concevoir que vous ne soyez pas capable de faire au moins aussi pire que ce qui est habituellement présenté sur ces pages, merde alors !


samedi 1 décembre 2018

Ça va cartonner !

enfumage

La Révolution ! Et après ?

J'ai entendu Mélenchon et Ruffin, tous deux de la France Insoumise, qui appelle à une "révolution citoyenne". Ruffin exhorte les Parisiens à se souvenir du Paris des barricades de 1968, de la libération de 1945, du Front populaire, de Gavroche, de la prise de la Bastille. Faux cul comme jamais, Mélenchon se défend de dire aux Gilets jaunes ce qu'il serait bon qu'ils fassent. Il se présente comme l'intellectuel pensant qui voit et comprend le peuple et va le guider du fruit de ses réflexions.
J'avoue, je ne suis pas allé écouter d'autres sons de cloches plus à droite ou plus à gauche. Pour la France Insoumise désireuse d'être entendue, présente sur les réseaux sociaux, la révolution est en marche et elle fera date, elle sera dans les livres d'Histoire. Ruffin reconnaît que nous ne sommes peut-être pas encore tout à fait à la veille du grand soir mais que nous en sommes proches, que c'est du tout chaud, de l'imminent, de l'incessamment sous peu. Les Français, ces Gaulois réfractaires inculturés et fainéants vont marcher sur l'Elysée et en déloger le bouffon libéral Macron. Allez zou ! A la porte le Manu ! On dégage, on laisse la place au peuple.
2019 sera l'année de cette révolution populaire. On nous le promet presque. Mais qu'est ce que ça va bien pouvoir donner, tout ça ? On va voir, on verra bien. Va y avoir des pleurs et des larmes, ça va pas se faire dans la douceur. Va y avoir de la guerre intestine pour mettre en place un nouveau pouvoir. Ça m'étonnerait qu'on se dirige vers l'Anarchie, on n'est pas assez intelligents pour. Par contre, que l'on aille vers le bordel, ça c'est moins impossible. Un temps, je me suis demandé quelles pouvaient bien être les revendications des Gilets jaunes. Finalement on s'en branle. Grosso modo, il y a l'envie de moins d'impôts et de plus d'égalité. Ce qui paraît mobiliser le plus, c'est l'envie de pouvoir vivre en comptant un peu moins ce qui reste au fond du porte-monnaie. On a envie qu'il y ait une meilleure distribution des richesses, un ruissellement plus visible de tout ce pognon de dingue qui tombe toujours dans les mêmes poches.
Faut bien reconnaître que les provocations de la Macronie ont été entendues par le peuple. On ne sait pas si ça va déboucher sur quelque chose de concret mais on peut reconnaître à cette Macronie conquérante et victorieuse, à cette élite, à ces premiers de cordée, d'avoir réussi à jeter de l'huile sur le feu avec ses petites provocations. Le peuple a beau être généralement une masse atone et amorphe, il faut tout de même pas trop lui marcher sur les ripatons. Il finit immanquablement à en prendre ombrage. Castaner gesticule devant les caméras et vilipende les dégradations infligées à la plus belle avenue du monde, dénonce les blessures portées aux forces de l'ordre comme jamais ça n'est arrivé auparavant. Castaner se fout de la gueule du monde.
Le truc, c'est que la question de la légitimité de Macron est posée. Il a été élu. Ça, c'est une vérité. Mais il a été élu par qui ? Combien ont voté pour lui pour ne pas voter pour elle ? Combien ont voté pour lui pour faire payer PS et LR ? Combien ont voté pour lui "pour voir" ? Il fallait écouter ses discours, à Macron ! Finalement, il ne nous a pas menti, il fait globalement ce qu'il avait promis de faire. Il faut lui reconnaître ça. On peut lui reprocher la méthode. Si l'on n'est pas rendu à ses idées, à son idéologie, on peut lui reprocher presque tout et même le reste. Macron, c'est la gloire de celles et ceux qui pensent que quand on veut, on peut. C'est le héraut des "winners", c'est peut-être le plus américain des présidents français. Macron, c'est le pouvoir de nier la misère subie. Pour lui, il n'y a pas de secret. Les malheurs qui nous accablent ne nous sont pas tombés dessus par hasard. C'est de notre faute, on avait qu'à se débrouiller pour vaincre et tant pis si on doit périr. A la limite, peut-être, accepte-t-il la "faute à pas d'chance" mais ce n'est même pas sûr.

[1]
Imaginons. C'est la révolution, Macron est viré, le peuple prend l'Elysée, le parlement, les ministères. Deux cas. Ou ça fait tache d'huile en Europe ou ça ne le fait pas. Quoi qu'il en soit, c'est le bordel. Ainsi, on apprend que la révolution peut être comme le bal ou la soupe : populaire. Au peuple, on demande ce qu'il souhaite et, parce que le peuple ne peut pas se tromper, tout roule impec et tout le monde il est heureux jusqu'à la fin des temps. C'est hyper chouette.
Moi, je me dis que cette affaire de révolution, c'est une affaire politique. Et j'ai décidé que la politique, je m'en fous. C'est pas pour moi. Après tout, on peut vivre sans avoir d'idée politique. Est-ce que Brassens avait des idées politiques ? Il y a vachement mieux à faire avec son cerveau que de perdre son temps à avoir des idées politiques ! La politique, si on regarde bien, c'est un truc tout mou. C'est l'art du consensus. La politique, ça cause à la société plus qu'aux personnes qui la composent. Il faut tout le temps ménager la chèvre et le chou, faire avec les intérêts du plus grand monde et d'une minorité. Tâche malaisée et parfois même paradoxale qui fait que l'on est contraint à faire usage du mensonge.
Pour avoir le pouvoir, il faut faire des promesses au peuple. Il faut se faire aimer. Faut pas rechigner à dire n'importe quoi. Le peuple refuse d'être "pas riche" ? On va lui dire qu'on lui amène de la richesse pour tous. Le peuple ne veut plus tomber malade et mourir, on va lui dire qu'on a une potion magique qui va l'éloigner de tout ça. Pas de problème. On verra après. Mais finalement, on la connaît bien la règle du jeu depuis le temps, non ? On le sait qu'on nous ment, qu'on nous prend pour ce qu'on est. Et pourtant, allez, on repique au truc, on glisse notre bulletin dans l'urne. Moi, je crois que je vais désormais être en accord avec mes idées et que je n'irai plus voter. J'ai conscience que ça ne changerait rien si une énorme majorité n'allait plus voter. N'y aurait-il qu'une poignée de votants qu'un·e président·e serait élu·e. Pas de quorum pour les présidentielles ! Et alors ? On n'a pas compris que le vote n'était pas la solution aux problèmes plus ou moins réels que nous soulevons ?

Note

[1] oui, il y a faute

lundi 26 novembre 2018

Hipophraste Dressingstone

Tout jeune déjà, le petit Hipophraste Dressingstone forçait l'admiration de ses parents. Il n'avait pas encore six ans — puisqu'il n'en avait que quatre — lorsqu'il montra les premiers signes de son intérêt pour les techniques mécaniques en démontant le réveille-matin de ses parents. Bien sûr, un enfant si jeune n'était pas en mesure de le remonter convenablement et il se contenta de replacer l'horloge vide de ses éléments constitutifs sur la table de chevet. Cet épisode fut à l'origine du blâme que reçut M. Dressingstone pour "retard intolérable" dès le lendemain.
Bien plus tard, très exactement presque une semaine après, c'est aux pneumatiques de l'automobile familiale que le petit diable s'intéressait. Nouveau blâme pour raison similaire pour le parent, fessée pour le gamin. Cette brimade allait éloigner Hipophraste de la science à tout jamais au presque. En effet, alors qu'il allait fêter son dixième anniversaire dans les années suivantes, il n'avait alors que sept ans et demi, Hipophraste prouvait au monde qu'il n'avait pas perdu son âme de petit garnement et de génie de la mécanique. Il allait démonter le vélo du petit Thomas, camarade de classe, à l'aide d'une scie à métaux et d'un gros marteau. Le vélo ne roulera plus jamais mais la vocation était née, Hipophraste deviendra cadre ou rien !
Et de fait, il faut le reconnaître, il ne devint jamais cadre. Pourtant, il ne se découragea pas le moins du monde et, honoré par un diplôme tout neuf délivré le jour de son vingtième anniversaire par ses parents le reconnaissant désormais comme Grand Ingénieur en Chef de l'école Polie-comique (il ne s'agissait en fait que d'un diplôme humoristique, vous l'aurez compris, vous…), Hipophraste décida de consacrer le plus clair de son temps libre (et il en avait, le bougre !) à la réalisation de son grand projet, une motocyclette novatrice de grand luxe et de grande puissance. Il puisa tout l'enseignement nécessaire à la réussite de ce projet dantesque dans les exemplaires des revues "Système D" et "Science & Vie Junior" ainsi que dans le "Manuel des Castors Juniors" qui ne le quittait jamais. Avant de passer à l'établi et aux outils, il prit une feuille de papier et un stylo pour rédiger un cahier des charges.
La motocyclette de ses rêves devait avoir une roue devant et une autre derrière. Pour s'asseoir, une selle était prévue et celle-ci devait pouvoir se positionner légèrement sur l'arrière et devant un guidon chargé de diriger la machine en un mouvement oscillant vers la droite et la gauche selon la configuration du terrain. Un moteur d'une cylindrée comprise entre 350 et 500cc allait avoir la mission de fournir le mouvement et la puissance à l'une des deux roues. Entre roue et moteur, Hipophraste jugea intéressant de placer deux dispositifs, une boîte à vitesses (deux pour aller en avant et une pour aller en arrière) et un embrayage à deux disques dont l'un serait plutôt en forme de cercle. Pour s'assurer de ne jamais dépasser les limitations de vitesse, il fut décider de placer un tachymètre visible depuis le poste de pilotage. Plusieurs croquis furent exécutés et servirent à la constitution de plans cotés d'une précision remarquable.
Les roues, les pneumatiques, divers accessoires et organes furent récupérés sur des motocyclettes mises au rebut. Le moteur fut remonté à partir de quelques modèles disparates modifiés, améliorés et adaptés par ce constructeur de génie. S'il avait hésité un moment entre le moteur à deux et à quatre temps, il se décida pour un cycle à trois temps de son invention qu'il serait bien trop long de décrire ici et qui, de toutes façons, est protégé par tout un tas de brevets. On peut juste en dire que le système fait appel à une chambre de condensation-répulsion commandée par clapets automatiques à bi-révolution opposée.
Une fois le moteur mis au point et placé dans le morceau de cadre découpé juste là où il était le plus intéressant de le faire, Hipophraste nota que l'idéal était bien entendu d'opter pour une roue avant motrice. L'entraînement de la turbine hydraulique étant assuré par un engrenage pris sur un arbre à cames furtif placé en tête. L'entraînement de la pompe du liquide hydraulique serait, quant à lui, assuré par une autre turbine mue par la puissance des gaz d'échappement. Un système somme toute élémentaire auquel, cependant, il fallait penser.
Au terme de quinze années de travail laborieux, la motocyclette était fin prête pour parcourir ses premiers kilomètres. Au guidon de sa machine, Hipophraste réalisa un premier tour de France à une moyenne très constante qui le ramena juste à la porte du garage qu'il avait quitté douze jours auparavant. L'essai était des plus prometteurs. Aucune panne n'était venue ternir ce galop d'essai mais ceci n'empêchait pas de revenir avec un carnet empli de notes qui allaient bien servir pour encore améliorer ce prototype.
Après avoir gravi le Kilimandjaro, s'être rendu en Terre de Feu et au Cap Nord, à Kyoto et à Tokyo, à Mexico et à Anchorage, la preuve était faite que sa motocyclette était la meilleure, la plus fiable, la plus économique, la plus confortable et la plus pratique de toutes les motocyclettes jamais conçues par l'Homme. On peut, sur le document iconographique suivant, voir Hipophraste Dressingstone sur la route qui le mène au village proche où il va acheter son pain quotidien.

Photo d'époque

vendredi 9 novembre 2018

On est le neuf

S'il avait fallu que je ne montre et n'écrive que des images et des propos cohérents sur ce blog, il y a fort à parier qu'il serait bien moins fourni. Et force est de constater, avec un peu d'amertume et beaucoup de déception, que ce n'est pas encore ce jour que l'intelligence fera son entrée en ces pages.
Aussi, mais je ne veux pas vous jeter la pierre, vous ne m'aidez pas à progresser sur le chemin malaisé de la lumière, de la pensée forte et de la connaissance. Finalement, peut-être sommes-nous parvenus à nous trouver, vous et moi, sur le terrain de l'intellection modeste et de la compréhension défectueuse. Si nous ne sommes certainement pas entre gens savants, nous ne sommes pas non plus de parfaits idiots. Ce n'est déjà pas si mal et, comme on le dit, après tout il faut de tout pour faire un monde.
Dans ce marasme intellectuel qui nous envahit, j'ai eu hier la chance, à Périgueux, de rencontrer une personne particulièrement brillante, artiste, dessinateur et peintre, photographe et écrivain. J'étais là pour tenter de remettre en route un vieil Apple G4. Mon diagnostic a rapidement été que la panne venait de l'alimentation. Trouver une alimentation pour ce modèle d'ordinateur n'est pas aisé et, lorsque l'on en trouve une sur le marché de l'occasion on découvre qu'elle est vendue au prix d'une machine complète. Pour tout dire, cet ordinateur vieux d'une quinzaine d'années ne mérite peut-être pas que l'on tente de le faire revivre.
La personne chez qui j'étais me propose un café que j'accepte avec entrain. A un moment, elle me dit : « Vous aussi le noir vous va bien ? ». Je ne m'attendais pas à cette simili question. Que veut-elle donc dire ? Face à l'absence de réponse, la personne précise le fond de sa pensée : « Les idées anarchistes ne vous sont pas étrangères ? ». Du coup, je commence à comprendre le sens de ses propos et je réponds (enfin !) que, effectivement, je me sens proche de ces idées.
Alors, l'homme se lève et va vers sa bibliothèque. Il se saisit d'un livre et me le montre. Une fois encore, je ne comprends pas bien où on veut m'amener. « Je suis un frère », me dit-il sur le ton de la confidence. Là, je comprends. L'ouvrage porte les symboles de la franc-maçonnerie. Ok, d'accord, je pige… Enfin pas trop, tout de même. Pas tout. Et là, sans doute parce que j'arbore un air particulièrement stupide, il m'explique que beaucoup d'anarchistes sont entrés en franc-maçonnerie. Et de me citer plusieurs noms de l'anarchisme.
Je n'ai pas jugé bon discourir à ce propos. Déjà parce que je n'ai toujours pas compris pourquoi et comment la discussion a pu dériver sur le sujet de l'anarchie et de la franc-maçonnerie. Oui, d'accord, j'étais chez cette personne parce que j'avais précédemment dépanné un type lui aussi franc-maçon à qui j'avais été recommandé par un client franc-maçon. Ça doit forcément venir de ce cheminement.
Moi, je ne connais rien de bien précis au sujet de la franc-maçonnerie. Ça n'a jamais été un sujet qui m'a passionné. Je ne sais pas en quoi ça consiste exactement, ce que ça implique, à quoi cela oblige. Surtout, je pense que je m'en fous totalement.
J'ai proposé d'amener le disque dur du Mac en panne chez moi pour récupérer les données afin que ce client puisse travailler depuis son ordinateur portable dans l'attente de trouver une solution valable pour soit réparer soit remplacer le Macintosh malade. Depuis hier soir, je transfère les données sur un disque dur externe qu'il sera possible de connecter en USB. En attendant que ce soit fini, j'ai eu le temps de faire un dessin que j'ai encré ce matin et qui n'a rien à voir avec tout ça.

Moto pour vieux

lundi 5 novembre 2018

La Moto Con & Fort

Bécane et Confort

samedi 3 novembre 2018

On va pas tourner autour du pot

Mobilité

dimanche 28 octobre 2018

La Motobécane du dimanche du changement d'heure

dimanche 21 octobre 2018

La moto du dimanche

Moto ridicule

lundi 15 octobre 2018

Vérité mécanique

Mobilité

lundi 1 octobre 2018

Périvroom #3

On ne va pas non plus y passer l'année. Pour peu que la question du véhicule de collection vous intéresse, cette édition de PériVROOM valait le déplacement. Beaucoup de Bugatti, de belles automobiles d'avant la première guerre mondiale, de rugissantes monoplaces, quelques motocyclettes. Vraiment, ce n'était pas mal du tout. Je n'ai pas regretté.
Tenez, par exemple, une SIMCA Coupé de VIlle. La base est une banale Aronde et, a priori, il n'y a pas à faire étalage d'un enthousiasme particulier. Sauf que, tout de même, l'auto est jolie et qu'elle est carrossée par Facel-Véga. Ce n'est pas si courant. On m'objectera que les VLR Delahaye étaient carrossés eux aussi par Facel-Véga et que ces véhicules tous terrains n'ont pas grand chose de luxueux.

Simca Coupé de Ville
Une Renault, une Corre. Ce qui est amusant, c'est qu'il y a presque autant d'années qui séparent ces deux autos qu'il y en a entre la plus récente des deux[1] et notre époque. On peut constater qu'il y aura eu plus de bouleversements dans la conception des automobiles dans les 50 premières années que dans les 50 suivantes. Enfin à la condition d'accepter de dire n'importe quoi et de ne pas tenir compte des incroyables progrès de ces vingt dernières années qui nous mènent vers la voiture autonome, bien sûr. Par contre, je pense que l'on peut plus aisément se mettre aux commandes de la petite Renault et s'insérer dans le trafic actuel qu'au volant de la Corre.

Match Corre-Renault
Puisque l'on en est à causer de Renault, nous voyons là l'imposante automobile de 1909 qui tente de faire la course avec une Bugatti. C'est la Bugatti qui va gagner. N'empêche, il y a moins de trente ans entre ces deux automobiles. Tout de même, on reconnaîtra qu'elles n'ont pas été tout à fait conçues pour le même usage, la même destination. Dans la Renault, vous amenez famille et bagages mais vous gagnez moins souvent les courses de vitesse.

Renault contre Bugatti
Une Peugeot 402 Darl'mat et une Bugatti. On pourrait se dire qu'il n'y a guère de rapport entre ces deux marques mais ce serait méconnaître l'histoire de l'une des premières Peugeot, la Bébé Peugeot a bien été conçue, dans les années 10, par Etorre Bugatti.

Peugeot et Bugatti
La 402 est vraiment très jolie. Ça, on ne peut pas le réfuter. Elle date de 1939. Il ne resterait que quelques rares exemplaires de ce beau cabriolet. Peut-être six. Ce qui est un peu dommage, c'est que cette belle carrosserie n'ait pas eu droit à un moteur digne d'elle. Elle doit se contenter d'un "vulgaire" quatre cylindres développant entre 50 et 60 chevaux. Pas de quoi impressionner les autos plus puissantes.

Peugeot 402 Darl'mat
On reste chez Peugeot et on perd une roue avec un side-car de course. Je ne me souviens plus du modèle de la moto. C'est, me semble-t-il, un 350cc à soupapes latérales. Sans doute des années 30. On le voit mal sur la photo mais le singe prend son rôle très au sérieux. Sans doute bien incapable d'atteindre des vitesses folles, cet attelage ne fait cependant pas qu'amuser la galerie !

Side-car Peugeot
Je parlais de la collaboration entre Bugatti et Peugeot.Eh bien figurez-vous que les premières motos Norton étaient équipées d'un moteur Peugeot ! Celle que je vous présente ci-après est, c'est marqué, une Manx. C'est le modèle emblématique de la marque, celui qui nourrit les rêves les plus fous, une machine de légende. Une Manx, quoi ! Ce qui est très regrettable, c'est qu'elle n'ait pas couru.

Norton Manx
Une qui a roulé et plutôt bien, la Magnat Debon pilotée par un solide gaillard équipé de pied en cap dans l'esprit qui sied à l'exercice.

Magnat Debon
Deux Bugatti, deux âges. La plus ancienne, celle qui porte le numéro 7, est une type 13 ou "Brescia". Elle date de 1913. L'autre est une type 35 des années 20. On remarque qu'entre les deux, Bugatti adopte le radiateur en forme de fer à cheval qui sera une marque de fabrique jusqu'aux modèles actuels.

Bugatti 13 et 35

Pour être certain que ce sera bien une Bugatti qui gagnera, le mieux est encore de faire courir une Bugatti contre une Bugatti. C'est la scène que l'on pouvait voir lors de ce PériVROOM à de multiples reprises.

Bugatti contre Bugatti

Mais la surprise venait de la lutte acharnée à laquelle nous avons pu être témoins entre deux ancêtres, une Brasier et une Despine, et une puissante Caterham. Peut-être les anciennes faisaient-elles obstruction et peut-être même la Caterham remporterait-elle la course si on l'avait laissée passer. Mais tous les coups semblaient être permis.

Les ancêtres mènent la course

Spécialement pour le Liaan

Dauphine qui veut se faire voiture de course

Note

[1] la Renault

dimanche 30 septembre 2018

Dernière moto de septembre

Sans déconner, j'avais mieux à faire que ça. Vraiment. Par exemple, j'aurais dû avancer dans le boulot en cours. Mais là, ce qu'il s'est passé, c'est que j'ai fait un premier dessin et que ça m'a conduit à en faire un deuxième puis un troisième, celui que voilà aujourd'hui. L'idée, c'est que le dessin, ça marche pas tous les jours comme on voudrait et que ça, ça ne s'explique pas trop. Enfin, du moins, moi je ne l'explique pas. Faut faire avec. Alors quand il y a une journée où vous produisez trois dessins dans la foulée dès les environs de potron-minet, faut pas laisser passer.
Et alors, le troisième dessin, c'est une moto. Oui, je vous entends rouscailler. Les motos, ça commence à bien faire, on en a déjà vu et revu. On frise l'indigestion. C'est possible mais deux choses en passant : je fais ce que je veux et si vous êtes pas contents, vous pouvez aller voir ailleurs.

Coup de turbo

vendredi 28 septembre 2018

Périvroom #2

Des motos, disais-je. Il y en avait quelques unes, des populaires et des prestigieuses, des plus ou moins anciennes. Après l'Ariel Square Four, une AJS de course que nous n'avons pas eu le plaisir de voir courir. C'est bien dommage.

AJS
Entre 1921 et 1939, Joseph Lamy et Émile Akar construisent des petites automobiles sportives, les Amilcar. Certes, elles ne concourent pas dans la même catégorie que les puissantes Bugatti mais elles ne déméritent pas pour autant. Ce sont de vraies petites automobiles sportives, puissantes et bien conçues et fabriquées.

Amilcar
La notion d'automobile sportive a évolué au fil des années et décennies. En ces débuts de l'automobile, dans les premières années du XXe siècle, à l'époque des pionniers et alors que l'on n'a pas encore une idée bien arrêtée sur ces drôles de machines pétaradantes et fumantes, on pense déjà que l'on pourrait les utiliser pour des courses de vitesse. On comprend rapidement que l'ennemi, c'est le poids. Alors, on enlève le dispensable et on conserve les roues, le moteur, le réservoir de carburant et les sièges en plus de quelques accessoires dont un volant et des commandes placées ci et là. On obtient quelque chose comme cette Richard Brasier qui marche bien plus fort que je le pouvais penser.

Brasier 1907
Tous les constructeurs ne sont pas sportifs dans l'âme. Chez Corre, en 1905, on propose cette type G forte d'une huitaine de chevaux. Si l'on ne brille pas particulièrement en course, au moins peut-on amener, avec le sourire, toute la famille.

Rouler en Corre et toujours
Je vous parlais hier de la marque Lotus avec la Caterham. On en reparle aujourd'hui avec le modèle Elise que l'on connaît aussi sous l'appellation Speedster chez Opel mais avec un moteur différent. Cette automobile de ce troisième millénaire dans lequel nous pataugeons prouve que l'on peut être une automobile intéressante et de collection sans encore multiplier les ans.

Lotus Elise
Avant d'être absorbée par Terrot, la marque Magnat Debon produisait de bien belles motocyclettes comme cette 250cc "coursifiée" qui savait montrer de quel bois elle se chauffe lors des tours de circuit.

Magnat Debon
Notons que les marques Terrot et Magnat Debon seront rachetées par Peugeot qui supprimera ces marques au détour des années 50. Et puisque l'on évoque Peugeot, arrêtons-nous un instant sur une belle réalisation de Darl'mat sur une base de 402. Celle-ci date de 1939 et l'on ne peut s'empêcher de se dire qu'à l'époque, on avait encore une haute idée de ce qu'était une belle carrosserie.

Peugeot 402 Darl'mat

jeudi 27 septembre 2018

Périvroom #1

Assis sur le marchepied d'une antique automobile Renault, l'un des organisateurs de ces PériVROOM initiées par l'Automobile Club du Périgord "Classic" en partenariat avec la mairie de Périgueux se lamente : « Le public n'est pas là, il n'est pas venu ». Ce n'est pas tout à fait exact. Je suis là, moi, avec mon appareil photo. D'autres personnes sont là aussi, certaines avec qui je prends plaisir à discuter auto ou moto ancienne comme celui-ci qui m'explique sa carrière de pilote de speedway et ses motos, toutes des anglaises, ou cet autre qui m'annonce un événement d'importance l'an prochain pour les cent ans de la marque Citroën à Marsac-sur-l'Isle.
Toutefois, ce n'est pas non plus tout à fait faux. Le public n'est pas très nombreux. Notez, je préfère. Ça me permet de faire mes photos dans de meilleures conditions. Il n'y aurait pas eu ce brouillard persistant et ce ciel plombé de nuages bas, ça aurait été encore mieux. Le public, pour qu'il vienne, il faudrait qu'il ait des raisons de le faire. Tout le monde n'est pas attiré par les automobiles anciennes, fussent-elles de marques prestigieuses, aient-elles un intérêt historique ou un palmarès sportif. L'automobile de collection et la motocyclette ancienne ne peuvent pas être une source de passion chez tout le monde. Il faut comprendre la diversité des gens.

Une quinzaine de jours après les remarquables Vintage Days qui, elles, attirent édition après édition un public toujours plus nombreux, peut-être est-il illusoire de faire venir les foules pour une manifestation qui peut sembler plus fade et moins festive.
Ce PériVROOM commençait le samedi matin par un départ des véhicules pour un rallye Périgueux-Bergerac. Du coup, on peut comprendre qu'il n'y aurait rien à voir à Périgueux jusqu'au retour annoncé pour 18 heures 30. Au programme du dimanche était annoncée une « Commémoration du Grand Prix de Périgueux 1950 » qui ne commençait que vers 14 heures. Le matin, les curieux pouvaient admirer les véhicules au fur et à mesure de leur arrivée. Alors quoi ? Un programme pas assez alléchant ? Un souci d'organisation ? De communication ?
Ce qui me paraît certain, c'est que le grand public préfère voir des motocyclettes et des automobiles qu'il sait identifier et qui, surtout, savent réveiller les souvenirs. Présentez-lui de la 403, de la 2cv et de la Dauphine et il viendra, le grand public. Par contre, le public un peu plus exigeant ne fera peut-être pas le déplacement. La bonne recette pourrait être un subtil équilibre entre le "commun" et "l'exceptionnel".
Parce que de l'exceptionnel, il y en avait ! Et pas qu'un peu ! Pour commencer, une Ariel Square Four attelée. Ce n'est pas de la moto commune, ça. Ça ne se croise pas à chaque carrefour. Même, je peux m'avancer un peu en affirmant que c'est raisonnablement rare. C'est la première que je voie de mes yeux et pourtant, des motos, j'en ai vues.

Ariel Square Four
Celle qui suit est quasi neuve. C'est une Caterham 420S, descendante "officielle" des Lotus Seven que Colin Chapman a fait naître en 1967. En soixante ans, la "Seven" a gagné en puissance tout en conservant plus ou moins l'esprit des origines. Cette Caterham arrivait de Grande-Bretagne et on voit au sourire de ses propriétaires que le voyage a été une partie de plaisir.

Caterham 420S
On peut aussi faire un grand bond dans le passé et aller à la rencontre d'une marque aujourd'hui bien méconnue qui n'a sans doute pas été très populaire en son temps, Despine. On ne sait pas grand chose de ces automobiles. On sait que le constructeur était installé à Paris et qu'il y a donc eu au moins ce modèle équipé d'un gros moteur à quatre cylindres de quatre litres de cylindrée. Sa restauration ou refabrication a demandé 900 heures de travail. Mais pour quel résultat ! C'est une voiture de course de son époque, 1908, avec juste l'essentiel, pas de superflu. J'ai eu grand plaisir à discuter à son propos avec son pilote.

Despine 1908 4 litres
Plus récente d'une année (mais le modèle de 1905 ne diffère guère de celui-ci), une Renault A1 de 1909 bien connue des habitués de ce blog. Oui, c'est celle de M. Brou de Laurière et je l'ai déjà photographiée à plusieurs reprises. Il faut dire que je ne me lasse pas de ce monstre automobile, de sa taille colossale, de sa patine, de ses roues arrières jumelées et de son allure de vaisseau fantôme. C'est la première fois que je la voyais rouler et cela m'a plu.

Renault 1909 type A1 35cv
Presque banale tant on pouvait en voir, deux Bugatti pour terminer. Pour la première, je ne suis absolument pas certain de l'identification. Je propose que c'est une type 35 parce que je n'ai rien de mieux dans les manches mais j'ai un doute tellement énorme que j'ai le sentiment d'avoir mieux à faire que d'avancer n'importe quoi. Par exemple, je m'étonne de la position de l'allumeur qui n'est clairement pas dans le prolongement de la culasse. Un jour, il me faudra trouver un ouvrage de référence sur ces automobiles.

Bugatti type 35 - sous réserve
Par contre, celle-ci me semble bien être une type 35B à compresseur. Nous la voyons là lors de la "course" sur les allées Tourny, le dimanche après-midi. Mais d'autres images viendront, j'en ai d'autres en réserve !

Bugatti type 35B

samedi 22 septembre 2018

SMOL is beautiful

Roulez vite, roulez bon

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