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mardi 17 juillet 2018

Ce dimanche à Fossemagne

L'exposition de véhicules anciens de Fossemagne repose sur la bonne volonté des propriétaires et collectionneurs locaux. Ceci explique pourquoi, année après année, ce sont peu ou prou les mêmes machines qui sont exposées. Le GMC de M. Girodolle est de chaque édition, toujours placé au même endroit.

Camion militaire
A proximité de l'église s'affichait une belle Juvaquatre bicolore. Cette voiture née dans les années trente a été accusée d'avoir été copiée sur l'Opel Kadett allemande. Conçue alors que Louis Renault était encore aux affaires, elle connaîtra une seconde vie après guerre jusqu'en 1960 avec le moteur de la 4cv puis de la Dauphine.

Juvaquatre
Plus rare chez nous, une ALVIS (peut-être une 12/50) était amenée par un couple néerlandais. On la date aisément des années 30 et on note qu'elle doit être assez agréable à conduire, décapotée, sous le beau soleil de l'été périgordin.

ALVIS 12/50

lundi 16 juillet 2018

A Saint-Pierre-de-Chignac, une Triumph

Autrefois, les Romains s'inspiraient des Grecs. Plus tard, au XVIIIe siècle, naît le néo-classicisme. De nos jours, Triumph interprète les codes des motocyclettes Triumph. C'est l'aveu que les motocyclettes des années 50 et 60 avaient atteint une certaine forme de perfection dans les lignes et dans les solutions techniques employées. Mais chez Triumph, on sait aussi que des progrès ont été faits depuis les années 70. Les freins sont plus puissants, les parties-cycles sont mieux étudiées, les mécaniques sont plus performantes et plus fiables.
Parce que les jeunes d'hier sont devenus les vieux d'aujourd'hui et que ceux-ci vivent dans la nostalgie de leur passé idéalisé, le marketing a compris qu'il fallait leur proposer de la bécane à la robe d'antan. Et ma foi, ça peut fonctionner. Cette Triumph Bonneville n'a pas grand rapport avec les anciennes Bonnie. Oui, il y a bien deux roues, un guidon, un bicylindre, oui, oui. Le réservoir s'orne bien de grippe-genoux aussi, comme autrefois. Mais si on s'intéresse un peu à la technique, le modernisme est bien passé par là.
Si l'on s'arrête à la ligne générale, si l'on est pas très au fait de l'histoire de la motocyclette, on peut presque y croire. Elle est plutôt jolie, cette moto, tout de même. Elle ne ressemble pas à ces machines actuelles, très efficaces mais aussi d'une esthétique disons "particulière". Là, on a digéré les codes esthétiques et on a compris ce qui fait qu'une moto ressemble à une moto. Le résultat, une machine bien agréable à l'œil.

Bonnie
Ce qui est amusant, c'est à quel point on a cherché à jouer avec ces codes du passé en parsemant la machine de petits détails plein d'humour et de référence. En raison des normes anti-pollution, on ne peut plus utiliser de carburateur. Seulement, l'injection, ce n'est pas ce que l'on a fait de plus joli. Alors, on fait quoi ? On maquille ! On y croirait presque à ces carburateurs trop beaux.
Le moteur est un 1200cc. On s'amuse alors à ressortir l'appellation T120. "T" pour Triumph, "120" pour 120(0). Ça fait sourire et ce n'est jamais désagréable d'être de bonne humeur.

T120 comme autrefois
"Since 1902" est-il écrit. Il faudrait être assez sot pour croire que la Triumph du début du 20e siècle ressemblait à cette Triumph d'aujourd'hui. Il n'empêche, on veut nous dire que la marque est des plus anciennes. On en appelle à la tradition, à une certaine légitimité. Mais on donne aussi à croire que la marque a existé sans discontinuité sur plus de 110 ans. C'est faux, bien sûr ! Ce n'est pas très grave.

Le souci du détail

dimanche 15 juillet 2018

A Fossemagne, une italienne et une anglaise

Triumph T140

Moto Guzzi 850 GT

vendredi 13 juillet 2018

Carte postale de par là-bas

pavillon au bord de l'eau

mardi 10 juillet 2018

Plouf

On m'a demandé de photographier une piscine. Je n'ai rien contre les piscines tant qu'elles se tiennent éloignées de moi. Je n'ai rien contre les piscines. Contre l'eau, si. Or, que serait une piscine sans son eau ? Une piscine vide, oui, d'accord. Autant dire, pas grand chose. Un trou bête et cher.
Vide ou pleine, une piscine est un dispositif dangereux. Si elle est pleine, on risque de s'y noyer ou, pire encore, de s'y mouiller. Vide, on peut craindre d'y choir, de s'y casser un membre ou deux voire la tête qui, notez-le, n'est pas un membre. Par exemple, au sein d'une association, vous trouverez des membres. Et à la tête de cette association, un président. Cela montre que la tête est au dessus des membres. Regardez-vous dans une glace, plus ou moins haute et large selon votre corpulence et votre taille. Vous devez bien voir que la tête est au-dessus des membres, bras, jambes et pénis si vous êtes un homme. Si vous ne voyez pas le pénis, c'est soit que vous n'êtes pas nu, soit que vous êtes une femme. Si vous êtes une femme et que vous voyez un pénis, c'est qu'un ami proche vous joue un tour.
Il faisait beau et chaud. Ceci est un contrepet un peu facile, j'en ai bien conscience. Je n'ai pas trouvé mieux pour signifier que le soleil brillait et que la température ambiante tutoyait (quelle familiarité !) les 30°C. On m'avait demandé de venir faire les photos de la piscine. Je me suis dit que, peut-être, avec un puissant téléobjectif, j'allais pouvoir tenir l'ennemie à distance. J'avais aussi imaginé me munir d'une chaise pour agir à la manière des dompteurs que l'on représente ainsi tenir le lion éloigné dans les illustrés pour enfants. Je me suis dit que je trouverais bien une chaise sur place. Il n'y avait que fauteuils en PVC et transats en cochonnerie métallique.
Il ne m'a pas fallu longtemps, à peine quelques secondes, pour comprendre que j'allais devoir prendre sur moi et approcher de la piscine. N'écoutant que mon courage qui est souvent mauvais conseiller, je faisais fi de ma peur panique de l'eau trop claire, trop bleue, trop artificielle pour être eau nette. Par peur du ridicule, je n'osais réclamer une bouée ou une combinaison de plongeur. Et bon, me voilà accroupi au plus près de l'eau, me persuadant qu'elle ne me veut pas de mal, que je n'ai rien à craindre d'elle. Tout s'est bien passé. L'eau ne s'est pas jetée à ma gorge, nulle vague n'est venue me submerger, je ne me suis pas mouillé un millimètre de peau. J'en suis sorti grandi.

Les Songes de C'Kaylann
Les Songes de C'Kaylann
Les Songes de C'Kaylann

Les Songes de C'Kaylann

vendredi 6 juillet 2018

Prise en main

viaduc du Douime

jeudi 5 juillet 2018

Fête des battages à l'ancienne au Change

Ce sera le 15 juillet prochain et j'y serai peut-être. Avec la récente limitation de vitesse sur les routes secondaires, je prends de plus en plus les routes tertiaires. Par exemple pour me rendre dans l'agglomération périgourdine ou en revenir. Cela m'a conduit récemment à passer par le Change et de voir ce tracteur déjà sur place dans l'attente de cette fête. Malheureusement, la batteuse était bâchée. Mais parce que j'aime beaucoup ces tracteurs anciens, je n'ai pas résisté et me suis arrêté pour faire une photo.

Société Française Vierzon

lundi 2 juillet 2018

Un bon rire vaut un steak

Je n'ai jamais très exactement compris cette expression donnée en titre à ce billet. On peut supposer qu'elle explique pourquoi nos amis vegans et végétariens ne rient pas tous les jours. Ça doit leur donner mauvaise conscience, à ces brouteurs de choux[1]. On peut d'ailleurs noter que l'on pleure comme une madeleine et que l'on peut trouver de la madeleine "vegan compatible". Bon. Je digresse, je digresse, et ça n'avance pas.
De quoi je voulais vous entretenir aujourd'hui ? Ah oui, voilà. Contre toute attente, j'ai eu aujourd'hui une occasion de rire apportée sur un plateau par un journaliste, Thomas Mankowski, œuvrant au sein du journal Sud-Ouest, grand quotidien régional s'il en est. Ce n'était pas gagné, ce n'est pas tous les jours que l'actualité donne des raisons de se réjouir. Je vous montre ça en image.


Sud-Ouest roule à 95 km/h
Bref. Le journaliste est sur la brèche en ce dimanche d'entrée en vigueur de la limitation à 80 km/h sur les routes secondaires. Il cherche son sujet, il est aux commandes de son véhicule et il furète sur le dense réseau routier départemental à l'affût de l'inspiration. La suite, il l'explique bien comme il faut. C'est du journalisme de compétition, du travail de grand reporter, de l'immersion. Le Thomas Mankowski n'hésite pas à prendre des risques pour que la vérité puisse voir le jour.
Devant lui, une automobile. On apprend qu'il s'agit d'une citadine de marque Kia. Elle est immatriculée en Gironde[2]. Rien n'est dit quant à sa couleur. Soudainement, tout à coup, elle roule à 95 km/h ! Très exactement 15 km/h au-dessus de la limité légale ! Le journaliste a dû appuyer sur le champignon pour coller aux basques de la citadine. Sur son compteur, c'est marqué 95 km/h. Il a son papier pour le journal du lundi. Ouf !
Ce que j'espère, c'est que la maréchaussée ne lit pas la presse. Non parce que là, ça ressemble à un aveu. Si la Kia est à tout jamais perdue pour le carnet à contraventions, l'auteur de l'article, lui, ne sera pas difficile à retrouver. Il indique même son adresse de courrier électronique professionnelle.

Notes

[1] cf Broutechoux (signé Furax)

[2] Dites 33

vendredi 29 juin 2018

Blés

Le soleil n'était pas encore trop brûlant. J'étais parti faire des photos de blés. Un client m'avait passé cette commande. Je n'avais pas besoin d'aller très loin pour en trouver, j'avais repéré des champs de blés à la Bachellerie. Je venais d'arrêter ma voiture quand une autre automobile s'arrêtait juste devant la mienne. Deux jeunes femmes en sortaient. Equipée d'une paire de ciseaux, l'une d'elles engageait la conversation en déclarant que nous avions eu la même idée. Montrant l'appareil photo qu'elle n'avait pas pu ne pas voir, je répondais que je n'étais pas venu voler des épis de blés, moi.
L'autre jeune femme restait à l'écart. Sans doute était-elle plus réservée, moins attirée par la folle fascination que je peux, à l'occasion, exercer sur les femmes de bon goût. Intérieurement, je me disais alors que c'était tout aussi bien étant entendu que cette autre jeune femme était vraiment moins jolie que celle qui était venue vers moi sans retenue. On ne peut pas dire que ce soit le cas à tous coups mais force est de reconnaître qu'il arrive que la vie soit bien faite.
La plus jolie des deux jeunes femmes, pour ne rien gâcher, était blonde. Comme les blés, oui. Tout pareil. Avec un grand beau sourire, elle m'expliquaist qu'elle venait prélever quelques épis de blé pour les accrocher à sa porte d'entrée afin que ceux-ci lui portent chance. Je lui rétorquais que cela ne marcherait pas et qu'il valait mieux, c'était prouvé, cueillir les orties présentes sur le talus. Je lui expliquais que pour que cela fonctionnât il était nécessaire de les cueillir à main nue. Avec du rire dans la voix, elle rétorqua qu'elle savait comment s'y prendre pour les arracher sans se piquer. Comme je lui disais que j'étais curieux de le vérifier, elle pinça une tige d'ortie entre des doigts et la cassa avec, tout de même, beaucoup de prudence. Elle brandit l'ortie avec un air victorieux auquel je répondis avec enthousiasme.
Comme la copine semblait considérer que le temps commençait à lui paraître long, la jolie blonde se décida à couper quelques épis de blé et d'en faire un petit bouquet qu'elle me tendit afin que je puis admirer comme il était bien réalisé. Je la félicitai, elle me souhaita de faire de belles photos et partit.

Et alors, j'ai fait quelques photographies et j'avais bien la certitude que je ne ferais rien de bon. Je ne me suis pas trompé.

Blés

mercredi 20 juin 2018

Oscar Go, l'escargot fil-de-fériste intrépide

Qui aurait été comme je l'étais à Azerat ce soir là aurait eu l'insigne honneur doublé de la chance inestimable d'assister à l'unique représentation que l'artiste donnait en France lors de sa tournée mondiale.
Sur un double câble tendu entre deux maisons d'habitation, à pas mesurés, sur un seul pied, Oscar Go se permettait les plus dangereuses figures n'hésitant pas, suscitant la peur et la crainte mais aussi le bonheur et la joie du public, à s'essayer aux plus délicates figures, allant à l'encontre des règles qu'enjoint la prudence, mère de toutes les vertus jusqu'à pousser les limites de l'équilibre dans ses derniers retranchements, la tête obstinément dirigée vers le bas, tout le poids du corps l'incitant à, selon les lois de l'attraction terrestre, choir au sol d'un instant à l'autre très certainement.
Si, il faut en convenir, le spectacle, bien qu'exceptionnel, se révélait un peu trop long dans sa durée, il savait tenir en haleine un public conquis et enthousiaste. Retenant leur souffle, les spectateurs savaient laisser exploser des tonnerres d'applaudissements nourris lorsqu'une étape délicate et périlleuse était passée avec brio et une apparente nonchalance par ce grand artiste de renommée internationale.

Escargot acrobate

lundi 18 juin 2018

Motocyclettes à Antonne-et-Trigonant

Vous ne connaissez pas la commune d'Antonne-et-Trigonant ? Ah ! C'est sans doute que vous n'y résidez pas alors. A votre décharge, je reconnais que ce n'est pas la commune la plus courue de Dordogne. Ce n'est ni Sarlat ni Périgueux, ni Escoire ni Bergerac, c'est une réalité. Il n'empêche que l'on y vit et que l'on y a organisé une petite exposition de motocyclettes, anciennes et récentes puisque l'on pouvait même voir là des Royal Enfield neuves amenées se faire admirer par le concessionnaire local, Absolut' Moto.
De fait, on trouvait là des motocyclettes de toutes sortes, différentes les unes des autres par leur âge et leur style mais réunies par le plaisir que les propriétaires et pilotes ressentent certainement à les conduire, le nez au vent et le sourire aux lèvres. Il était réjouissant de constater qu'il n'y avait pas place pour l'esprit de chapelle. Ainsi, une ancienne des années 30 côtoyait une japonaise des années 80 sans quelle semble ressentir quelque désagrément qui soit. De là à suggérer que les motocyclettes sont plus intelligentes et plus tolérantes que les femmes et les hommes qui se placent à leur guidon, il n'y a qu'un pas.
Soudain, je vois une Ratier C6S. Parce que je suis équipé d'un appareil photo, je la photographie. Arrive son propriétaire. Un bonhomme à l'allure sympathique qui me demande si je viens de photographier sa moto. Je reconnais l'avoir fait et lui explique avoir un frère en possédant une presque semblable à quelques détails près. S'ensuit une discussion au cours de laquelle notre bonhomme explique qu'il est également propriétaires des deux BMW Série 2 avoisinantes, deux belles représentantes de la marque dont une attelée à un side-car Précision. J'ai droit à l'historique de la restauration de cette BMW. Cette moto était présentée comme une machine en bon état mais les déconvenues sont vite arrivées. Des pots d'échappement pourris au moteur qui nécessitera un remplacement du vilebrequin, des culasses et pistons, la promesse était loin d'être tenue. Après bien des heures passées à la restauration et des poignées d'euros jetées dans l'opération, voilà un attelage qui sait faire des envieux.

BMW 600 série 2 et side-car Précision
Nous retournons à la Ratier et le bonhomme explique qu'il est policier en retraite, qu'il a eu à conduire ces Ratier C6S mais aussi L7 dans ses premières années de service. Ça me fait un peu drôle de parler ainsi à un motard de la police moi qui ai d'habitude plutôt envie de les éviter. Selon cette ancienne force de l'ordre, la Ratier était bien supérieure à la BMW Série 2 et, même, à la Série 5. Il reconnaît juste que le freinage de la française n'était pas des plus fameux.

Ratier C6S 1962
Ce qui suit risque de choquer les âmes sensibles. Celles-ci ne sont pas obligées de prendre ce risque. Je les aurai prévenues.

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Mais avant de voir ces Ratier et BMW, j'étais passé devant le stand de Absolut' Moto et j'avais vu une machine qui avait attiré mon œil. Il s'agissait d'une Yamaha 850XS mise au goût de son propriétaire. Et cette modification est une belle réussite. D'une moto routière à l'apparence quelque peu pataude, on a fait un café-racer tout à fait convaincant. La fourche a été remplacée par un modèle aux tubes plus gros, beaucoup d'accessoires ont été enlevés pour mieux mettre en valeur le beau trois cylindres et gagner plus de légèreté, le réservoir provient d'une 125 RDX de la même marque mais a été rallongé de quelques centimètres pour mieux s'adapter à la ligne voulue par le concepteur. De la belle ouvrage pour une machine qui, outre sa fiabilité, fait le bonheur et la fierté de son pilote. Que demander de mieux ?

Yamaha 850 XS

samedi 16 juin 2018

Retour à la terre

artichaut

fenouil

Fraisier

Pommes de terre

Rhubarbe

lundi 11 juin 2018

Identifions ce tracteur


C'est un Massey Harris, ça c'est sûr. Par contre, j'hésite sur le modèle exact. Est-ce que vous accepteriez de vous prêter au jeu et d'enquêter ?

dimanche 10 juin 2018

Royaume des cieux

Nuageux

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