lundi 10 septembre 2018

Toujours des voitures des VIntage Days

Si vous en avez marre, si vous êtes lassé, il faut me le dire. On ne peut pas tout connaître mais l'ignorance n'est jamais une bonne excuse. Le dimanche matin, je vois cette petite auto. Je fais confiance à son propriétaire qui doit savoir ce qu'il a dans son garage et, de ce fait, j'accepte l'idée qu'il s'agit d'une Ford Y de 1932. Seulement, je n'ai jamais vu ce modèle et je suis étonné. J'ai attendu un peu avec l'espoir de voir le propriétaire qui aurait pu m'en dire plus. L'espoir fut déçu. Peut-être quelqu'un saura m'en dire plus ?

Ford Y
On ne peut pas tout connaître et il y a des cas où, si on le connaissait, on y perdrait son latin. J'avise une automobile qui ressemble fort à une Matford. Je m'approche, je vais la photographier. Elle me semble avoir été modifiée, ça ne me dérange pas. Ce qui m'étonne, c'est de trouver un écusson SIMCA sur la calandre. Je n'ai jamais entendu dire que SIMCA avait produit des Matford. Ça n'a rien d'impossible puisque SIMCA reprend l'usine Ford (qui produit les Matford) de Poissy et continue à produire des automobiles conçues par Ford mais…

Matford
On ne peut pas tout connaître mais on peut en savoir suffisamment pour avancer que les trois photos suivantes représentent des automobiles populaires dans trois pays différents, la France, l'Allemagne de l'ouest et l'Allemagne de l'est.

2cv type A pré 1953
Volkswagen
Trabant
Populaire et même laborieuse, voilà une pompière Peugeot 203 break photographiée lors de la parade du dimanche matin. Elle a une ligne plutôt réussie, la 203. D'accord, elle est très inspirée par certaines automobiles américaines des années 40 mais ça n'enlève rien au fait qu'elle est, à mon avis, plutôt agréable.

Peugeot 203
Petite et joyeuse, voilà une Autobianchi Eden Roc. Avec sa mécanique de FIAT 500, elle est idéale pour parader dans Rome, les cheveux au vent. C'est clairement une petite voiture "inutile", juste destinée au plaisir et à la bonne humeur. Donc, pas inutile du tout, finalement.

Autobianchi Eden Roc
Plus grande, plus ancienne et tout aussi inutile, une Citroën Traction Avant cabriolet. Là, nous sommes en présence d'une automobile luxueuse qui agit à la façon d'un marqueur social, comme on dit aujourd'hui. Et ça marche toujours ! C'est une très belle automobile.

Traction Avant cabriolet
Tenez, puisqu'il est question de luxe. Voilà une marque qui s'y connaît un peu dans le genre. Celle-ci est, il me semble, une Hotchkiss 411 des années 30. Ce n'est pas une sportive mais une auto de tourisme de luxe.

Hotchkiss
Pour avoir le sourire, rien de plus simple. Il suffit d'avoir une Triumph TR3 à conduire. L'image présentée ici le prouve. N'a-t-elle pas l'air rayonnant, sa propriétaire et conductrice attitrée ? Bien sûr que si ! Et il est quasi certain que je serais dans le même état d'âme si j'avais la chance d'avoir une automobile pareille pour me véhiculer de par les petites routes du Périgord.

Triumph TR3 et sa propriétaire

dimanche 9 septembre 2018

Question de genre aux Vintage Days

La polémique a failli exploser. Quel est le genre de ces Vintage Days, au juste ? Sont-ce des journées ou des jours ? Féminines ou masculins ? Je ne m'étais pas posé la question. Pour moi, les Vintage Days sont féminines et je n'expliquerai pas pourquoi, j'en suis bien incapable. C'est perturbant. Et cela me fait penser aux difficultés que l'on peut rencontrer dès lors que l'on cause des véhicules.
Par exemple, si je vous montre l'automobile suivante, vous serez d'accord avec moi pour dire qu'il s'agit d'une Renault 4cv. Féminine, donc, la 4cv. Et pourquoi donc ? Ce ne sont pas quatre juments. Parce qu'il est question d'une voiture, d'une automobile, d'une Renault ?

Renault 4cv découvrable
Donc, d'accord, si l'on parle d'une automobile, tout ce qui se rapprochera d'elle sera au féminin. Ces Peugeot sont donc des dames. La 201 et la 504. La 201, ça colle, c'est une berline. Mais la 504, c'est un coupé. Un coupé avec un V6. Ce n'est pas si simple qu'il y paraît.

Peugeot 201
Peugeot 504 coupé V6
Peugeot 504 coupé V6
Deux américaines. Américaines ou américains ? Admettons que l'on parle ici d'un "pick up" Chevrolet et d'un "hot rod" Ford. Masculins, donc, ces véhicules. Oui, peut-être. Ce n'est tout de même pas si certain. Déjà, cette question de genre pour des termes en langue anglaise… Ce sont une Chevrolet et une Ford. En français, on pourrait parler d'une Chevrolet "plateau" ou "utilitaire". Mélange de genre. Pour la Ford, c'est plus simple. C'est une automobile ou une voiture modifiée.

Chevrolet 1937 et Ford 1930
Pas modifié mais bien restauré, un utilitaire Citroën, un HY. Là, on sent que c'est couillu, que ça transpire la testostérone. Le HY, c'est un mâle (pour un bien ?). C'est un fourgon et non une fourgonnette. Pas de confusion possible à propos du genre. On dira que c'est un Citroën.

Citroën HY
Si je ne me trompe pas, nous sommes maintenant en présence d'une Chenard et Walcker à traction avant. Dame ! C'est qu'il ne faut pas croire que, avant guerre, la traction avant est une exclusivité Citroën ! Chenard et Walcker ne passera pas la guerre. Déjà, la marque était tombée dans l'escarcelle de Chausson en 1936. Après guerre, Peugeot reprend les petits utilitaires Chenard et Walcker à traction avant et lance les D3 et D4 avec ses moteurs en lieu et place du petit moteur bicylindre deux temps d'origine. Donc, nous sommes en présence d'un cas de marque transgenre passée des automobiles (féminin) aux utilitaires (masculin). Ah ! C'est pas simple !

Chenard et Walcker T24C
Pour en finir avec ce sujet qui me donne mal à la tête, un dernier cas encore plus étrange. Ici, le genre change en fonction du nombre de roues. Si ça a quatre roues, c'est une Morgan, si ça n'en a que trois, c'est un cyclecar. Quoi que l'on en puisse penser, le cyclecar est dans la tradition. Bien sûr, le moteur S&S est un peu trop gros, trop rutilant, pas assez anglais. Mais ça doit être sacrément amusant de jouer avec les radars aux commandes d'un semblable engin sur les routes du Périgord !

cyclecar Morgan

dimanche 15 avril 2018

La rouille n'a pas dit son dernier mot

Tiens ? Ai-je bien lu ou me suis-je trompé ? N'aurait-on pas parlé de Rustol ici, récemment ? Eh bien continuons à en parler un instant si vous le voulez bien. Aux Cabossés de Boulazac, il y avait une Ford Fiesta bien rouillée et recouverte de ce produit protecteur. J'ai eu l'heur de discuter un peu avec le créateur-concepteur-utilisateur du véhicule. Je n'ai pas manqué de le féliciter vivement pour son travail et sa vision d'artiste. Il m'a expliqué sa démarche et le cheminement de création qui ont conduit à ce résultat fort convainquant.
Tout est travaillé dans les moindres détails avec un constant souci de faire entrer de l'humour dans la problématique de la présence de l'automobile au sein de nos sociétés citadines. La sociologie de l'art peut se résumer en une seule phrase : le bréviaire de la causalité organise les rôles. Si l'on sait depuis Rainer Scholblitz que le paradigme de la tendance questionne les codes, il s'ensuit que l'acte manqué du phantasme balaye les valeurs. Dès la Renaissance, et Léonard de Vinci a émis l'idée de manière visionnaire, l'héritage de la cohérence gère la facilité.
Or, de facilité, ici, en l'occurrence, il n'en est point question. Cette apparente facilité est trompeuse, la rouille n'est pas naturelle mais provoquée, la simplification est calculée, l'absence est révélée, l'ajout assumé. Élevée au rang d'œuvre d'art, l'automobile gagne sa place au cœur de la cité, devient art ambulant ou déambulatoire tout en préservant le caractère utilitaire — se déplacer/transporter — pour lequel le véhicule a été conçu. Lorsque le fonctionnel se marie ainsi avec l'esthétique artistique, on ne peut qu'applaudir.

Une automobile pour aller faire la Fiesta

lundi 19 février 2018

Anciennes en vrac

Hier, nous avions la Renault 14, aujourd'hui nous avons la Renault 12. Qu'est-ce que c'est que cette voiture ? Tellement banale qu'habituellement personne n'a d'avis tranché à son sujet. La R12, c'est la R12. La version Gordini n'a pas supplanté la R8, la version break n'a pas laissé de souvenirs impérissables, la version roumaine a tout au plus été une curiosité. Et s'il s'agissait tout simplement d'une bonne automobile, après tout ? Rien à en dire mais pas grand chose à en redire non plus. Une automobile sans histoire, sans tare rédhibitoire, sans prestige certes mais sans critique acerbe non plus.

Renault 12
Moins sportive, moins exclusive, que l'A110, cette nouvelle Alpine apparaît. C'est l'A310. Celle que nous voyons ici est équipée du V6 PRV de mauvaise réputation. De fait, ce moteur n'est pas un modèle du genre. Il boîte, il est gourmand, il rechigne à prendre ses tours. Pour autant, il s'agit d'un moteur dont on peut tirer le meilleur. Il est solide, il est innovant et fiable. Dans l'esprit de Jean Rédélé, cette Alpine est une GT qui doit concurrencer les Porsche. Elle est confortable, mieux équipée que l'A110. Ça ne prendra pas. Il faut dire que les premiers modèles n'étaient pas exempts de défauts divers. Les chocs pétroliers successifs ne vont pas aider Alpine qui, au passage, tombe totalement dans le giron de Renault.

V6
Du V6, passons au V8. Américain, cette fois-ci. Un poussif moteur à soupapes latérales de conception ancienne et d'origine Ford arrivé en France avec les Matford et Vedette. Lorsque SIMCA rachète Ford France, elle gagne ce moteur et la ligne revue par Ford de la gamme Vedette. SIMCA va franciser les noms en sortant les Versailles, Trianon, Ariane et autres Chambord ou Beaulieu. C'est une Beaulieu déjà vue par ailleurs et déjà présentée sur ce blog que l'on pouvait voir à Marsac-sur-l'Isle.

V8
Lorsqu'un assureur veut vendre de l'assurance dans un salon de véhicules anciens, il a le bon goût de présenter deux véhicules intéressants. Une Alpine dans sa livrée sportive et une belle Mondial que l'on imaginerait bien bondir à l'assaut de la piste.

Renault Alpine et Mondial


La suite la prochaine fois

jeudi 8 février 2018

Périgueux, la ville qui attire les vedettes

Ce n'est pas que ce soit important mais ce matin j'ai remarqué que vous (nous) aviez dépassé les 50000 commentaires publiés sur ce blog. Parce que je suis bien infoutu de dire si c'est peu ou beaucoup pour un blog qui existe depuis plus de dix ans, je ne dirai rien de plus à ce sujet. Sur ces 50004 commentaires, certains n'étaient peut-être pas nécessaires, d'autres furent postés juste pour s'amuser et amuser la galerie, aussi, mais il y en eut pour relever le niveau et permettre une discussion parfois enflammée sur tel ou tel sujet. Il y a eu de joyeuses digressions et des coups de gueule, des soliloques et des débats houleux, de simples petits "coucou" et des retrouvailles. Tout ça a construit une communauté informelle et mouvante qui a, à l'occasion, permis que certaines personnes se rencontrent ou sympathisent d'une manière tout à fait virtuelle.
Sans vos commentaires, ce blog existerait-il encore ? Je me le suis demandé maintes fois. Ce ne serait pas sous cette forme, ça c'est sûr. Mais quelle autre forme ? Mystère et boule de gomme. Et puis, puisque je n'ai toujours pas trouvé une forme pour ce blog, je pense que j'aurais du mal à en trouver une autre. Ce blog n'a pas de rôle (sauf peut-être celui de dire que j'existe, suis vivant, un peu actif) si ce n'est de remplacer un peu le bar du commerce. On n'y trouve pas que du bon, il y a des jours (des semaines) sans, des périodes où je n'ai rien à dire, rien à montrer, rien à faire de tout. Voilà. Je vous remercie toutes et tous de me suivre et supporter.

Une photo faite lors des derniers Vintage Days pour conclure.

Vedette dans Périgueux

samedi 28 octobre 2017

Reprenons

Ça va mieux. Une sélection de quelques images de voitures anciennes. Pour commencer, une Ford A de la fin des années 20 ou, plus sûrement, du début des années 30.

Ford A II
Une automobile vue à plusieurs reprises dans diverses manifestations périgourdines telles que les Vintage Days, une Amilcar que j'apprécie beaucoup. Alors oui, il s'agit d'une reconstruction à partir d'éléments disparates, elle est mue par un moteur SIMCA mais elle roule et plutôt bien en plus d'être, c'est mon avis, particulièrement agréable à l'œil.

Amilcar
Un engin bien étonnant que cette Austin. Il me semble qu'il est basé sur une Austin Seven mais est-ce là une véritable automobile de course ou un délire de son propriétaire ? Je n'en sais pas plus. Ce qui est certain, c'est que celui-ci a un sens de l'humour bien assumé. Cette automobile a participé à la parade autour de la place Tourny le dimanche après-midi et elle marchait très bien.

Austin
Les bolides à moteur Panhard étaient venus en nombre et laissaient exprimer leur moteur rageur à l'occasion de la parade et lors des séances des derniers réglages avant la lancée sur le circuit. Ce doit être bien amusant à conduire, ces petites monoplaces qui, sans développer de folles puissances, doivent ne pas trop filtrer les sensations.

Bolides

Une chose qui paraît évident à regarder les Bugatti présentes, la place à bord est réduite et obligation est faite de trouver des solutions pour déplacer à l'extérieur ses petites affaires. Si les sacs en toile de provenance militaire ont leurs partisans, on en trouve aussi pour leur préférer la sacoche en cuir. D'ailleurs une pièce de cuir qui restait a été utilisée pour cacher ou protéger l'allumeur au tableau de bord.

intérieur de Bugatti
Le matin de ce dimanche, quelques automobiles dont les Bugatti partaient pour une virée à travers les vieilles rues du centre de Périgueux. Elles sont là saisies lors du départ depuis la place Tourny.

Départ de Bugatti
La suite... Plus tard.

dimanche 4 septembre 2016

Vintage Days

Je rentre de Périgueux. Sur un peu plus de deux jours se déroulent les "Vintage Days", la troisième édition pour être parfaitement exact. Le concept de cette animation, de cette fête qui s'étale jusqu'aux ruelles et places de la vieille ville, c'est de regrouper un nombre affolant de véhicules plus ou moins anciens mais aussi de jouer sur les codes vestimentaires, sur l'imagerie des temps prétendus heureux des fifties et sixties, ces années 50 et 60 du rock n'roll et des jupes à pois. Bon. Honnêtement, moi, ce qui m'intéressait, c'était les bagnoles, les bécanes et les camions. Rien à foutre des jupes et des coiffures à la mode d'il y a 50 ou 60 berges. Alors disons-le, j'ai été servi. Entre hier et aujourd'hui, j'ai amassé plus de six-cents photos dont plus de cinq-cents rien que pour la journée d'hier. Il y avait un peu de tout. De la caisse américaine, du custom, du hot-rod, du restauré à la perfection, du populaire et de l'élitiste, de l'allemand et de l'anglais, du français et de l'italien. Pour tous les goûts en quelque sorte et tant pis pour les pisse-froids qui n'aiment pas la voiture ou la moto. Ce n'étaient pas leurs jours, on va dire.

Plus de six-cents photos. Je n'ai absolument pas terminé de trier. Bien sûr, il va y en avoir un bon paquet qui vont partir illico à la corbeille. Mais déjà, j'en ai vu quelques unes qui me semblent un peu intéressantes.
Là où j'ai cru devenir un peu fou, c'est lorsque je suis rentré dans la cour de l'hôtel particulier de Brou de Laurière dont je vous avais déjà parlé. Là, tout de suite, une Bugatti Type 57 Atalante et une Delahaye Competition. Rien que pour ces deux automobiles de légende, j'ai dû faire une bonne vingtaine d'images. Ce que l'on découvrait derrière l'hôtel n'était pas fait pour me calmer. Des Bugatti, des Bugatti, des Bugatti et encore des Bugatti en plus d'autres automobiles aussi préstigieuses. Bon. Ça fait tout drôle quand on remonte dans sa Peugeot 405 break Diesel.
Pour commencer, trois photos. Vous me direz si vous voulez que je continue.

Bugatti Type 57 Atalante et Delahaye Competition

Panhard & Levassor

Ford Vedette

dimanche 20 septembre 2015

Musée Agricole et Automobile de Salviac

Chevrolet sedan 210 yellow cabEn ces Journées du Patrimoine on peut se demander ce qu'est ce patrimoine. En gros et pour faire simple, on peut dire que c'est l'ensemble des biens matériels et immatériels, artistiques et historiques, qui constituent une forme, une sorte, de mémoire commune. C'est un gros fourre-tout dans lequel on peut mettre ce que l'on veut selon ses goûts personnels ou culturels.

Benoît Jouclar n'a que 38 ans. Bientôt 39. La légende veut qu'il ait commencé à amasser sa collection à l'âge de 14 ans lorsqu'il est allé chercher le Farmall Cub de son grand-père, paysan de ce Lot proche du Périgord Noir, à quelques encablures de Sarlat. Sa collection est devenue le Musée Agricole & Automobile de Salviac il y a une dizaine d'années et c'est lui, Benoît Jouclar, en vrai passionné, qui organise les visites avec un discours bien rodé. Au programme pour qui souhaiterait suivre la visite guidée, démarrage de Mc Cormick Deering à la manivelle ou de Société Française Vierzon au chalumeau et à l'huile de coude !

Mc Cormick Deering

Société Française Vierzon

Sur 6000 mètres carrés, dans des bâtiments, sous des tunnels agricoles ou en plein air, on peut voir beaucoup de machinisme agricole, du véhicule utilitaire, du véhicule militaire, de l'automobile ancienne et de la moto d'autrefois. Le machinisme agricole se taille la part du lion et c'est bien naturel puisqu'il est à l'origine de la collection. Cela ne s'arrête pas aux tracteurs presque trop attendus. On peut voir des batteuses, des faucheuses, de l'araire, de la charrue à traction animale, de la charrette ou encore un alambic, un four à pain, des pressoirs à raisin. En vingt-cinq ans, notre homme a su récupérer, accueillir ou acheter tout ce qui constitue une collection pléthorique.
Ce que l'on pourrait éventuellement regretter, c'est que le tout n'est pas très organisé. On trouvera aussi, peut-être, qu'il y a un peu trop de doublons. Et c'est vrai que si les tracteurs étaient présentés par ordre chronologique, on y gagnerait en compréhension. Et il est vrai aussi que l'on peut se lasser de voir cette profusion de modèles du même type. Ceci dit, on se réjouira du fait que, justement, la visite et l'accès à l'intégralité de la collection (ou peu s'en faut) soit libre. A chacun d'y trouver son compte à son allure.

HSCS G35
L'une des plus belles pièces de ce musée, à mon avis et pour la partie agricole, est ce HSCS G35 fabriqué en Hongrie. C'est un des représentants de ces tracteurs à boule chaude au rang desquels on notera les Lanz et Société Française Vierzon. Ce HSCS mériterait d'être restauré. Il ne doit pas être aisé de trouver des pièces et je ne sais rien de son état réel.
Les paysans, fils de paysan, petits-fils de paysan ou autres personnes ayant un intérêt pour la chose trouveront ici de quoi réveiller bien des souvenirs. Le tracteur du papa, le premier tracteur à être arrivé à la ferme, il y a beaucoup de chances pour qu'il soit là quelque part.

Chevrolet sedan 210 yellow cab
A l'entrée du site, vous êtes accueilli par ce taxi new-yorkais Chevrolet. Un peu plus loin trône une Traction Avant Citroën. Encore un peu plus loin, le Société Française Vierzon utilisé pour les démonstrations de démarrage. Vous vous acquittez du billet d'entrée et libre à vous de conduire votre visite ou, pour un peu plus cher, de suivre la visite guidée. Il faut prendre son temps pour découvrir et je ne pense pas que l'on puisse tout voir en une fois.
A l'intérieur du bâtiment principal sont exposées la plupart des voitures et les motos. Pour les motos, quelques belles pièces mais beaucoup de populaires de petite cylindrée des années 50. Tout de même quelques pièces remarquables comme une 250 Terrot. Pour les automobiles, deux Ford T, une Citroën SM, une étonnante Traction Avant utilitaire (une création non officielle) ou quelques véhicules dans leur état de "sortie de grange" qu'il est très bien de conserver tel quel selon moi.

Citroën; Renault et Willys
Ford T
Ford T
La dame ne fait pas partie du décor
Mais parce qu'il n'y a pas que les moteurs dans la vie, Benoît exécute son numéro préféré avec son grand bi "boneshaker" et son fidèle compagnon de jeu à quatre pattes.

Démonstration de Boneshaker
Je pense qu'il me faudra revenir pour une nouvelle visite. Le maître des lieux est accueillant et à la disposition de son public, il y a aussi beaucoup à découvrir dans les alentours. Si vous passez par Salviac, si vous êtes du côté de Sarlat, n'hésitez surtout pas, la découverte de ce musée vaut le coup.

jeudi 26 février 2015

Le grand mystère de la grosse carotte géante

The Great Mystery Of The Giant Big Carrot
Aujourd'hui, je suis joyeux d'avoir récupéré mon fourgon. Depuis son achat, il avait trois problèmes qui ne l'empêchaient pas de rouler mais qui étaient un peu ennuyeux tout de même. Le premier, le plus agaçant, concernait l'embrayage. Parfois, il fallait lutter avec beaucoup de persévérance et de savoir-faire pour parvenir à passer les vitesses. Cela occasionnait parfois des suées de stress lorsqu'il était impossible de démarrer à un feu tricolore ou à un stop. Le deuxième était lié à une perte de liquide de refroidissement vicieuse. Le niveau pouvait très bien ne pas baisser d'un seul centilitre durant plus d'une semaine et près de 2500 kilomètres comme il pouvait arriver que le vase d'expansion se vide en l'espace d'une journée sans que le fourgon ne bouge d'un centimètre. Le troisième, enfin, consistait en une disparition du liquide hydraulique de direction assistée. Comme pour le liquide de refroidissement, la perte était sporadique. A tout cela, j'ai failli oublier de signaler un détail amusant qui se manifestait en une amusante cavalcade du clignotant si j'avais le malheur de me servir des freins.
Pour ce dernier point, il s'agissait bien sûr d'une bête "fausse masse". Ce n'était pas grand chose. Pour le liquide de refroidissement, c'est la pompe à eau qui fuyait selon la position qu'elle choisissait à l'arrêt. Pour le liquide de direction, c'était la pompe qui était morte. Quant à l'embrayage, il semblerait que ce ne soit qu'un problème de purge du système hydraulique. Sur ce dernier point, je ne suis pas certain que le problème ne réapparaîtra pas bientôt mais, au moins, ai-je une solution simple pour effectuer une purge si le besoin se fait sentir.
Lorsque j'ai acheté ce fourgon, tous ces problèmes existaient. La personne qui assurait l'entretien de ce véhicule n'a jamais été en mesure d'apporter une solution. Je l'avais contacté à deux ou trois reprises après l'achat et il s'est contenté de dire que ce n'était rien de bien grave. J'étais rassuré. Cette fois-ci, je suis allé voir le garagiste de Azerat qui a su trouver les causes et réparer tout cela.
Ce matin, je suis allé faire passer le fourgon au contrôle technique. J'avais quelques appréhensions mais elles étaient injustifiées. Je me retrouve donc avec un fourgon qui fonctionne et qui est en règle. Mine de rien, c'est une bonne journée.

lundi 15 septembre 2014

Groléjac 2014, un bon cru

Pour la troisième édition du rassemblement de véhicules anciens de Groléjac, les organisateurs ont pu se réjouir d'un nombre conséquent de visiteurs et d'exposants. Le soleil était au rendez-vous et tout concordait pour faire de cet événement une belle réussite.

A quoi ça tient ? Il y a des rassemblements de véhicules anciens qui naissent et qui, année après année, vivotent doucement, présentant peu ou prou à chaque nouvelle édition les mêmes véhicules. Et puis, il y a ceux qui, allez savoir pourquoi et comment, parviennent à attirer de plus en plus de nouveaux véhicules et qui, on l'espère, sont en passe de devenir à brève échéance un incontournable.
Le mérite revient sans aucun doute possible à l'équipe organisatrice mais il y a peut-être le cadre, aussi, qui incite les collectionneurs à faire le déplacement. Là, à Groléjac, en plein Périgord Noir, à quelques encablures du Quercy voisin, on a su appâter les amoureux des véhicules anciens et ils ont répondu présent avec empressement.
Le rassemblement peut se diviser en trois ou quatre parties. Il y a l'exposition accompagnée de démonstrations pétaradantes et de reconstitution de battage à l'ancienne du machinisme agricole ancien. De vieux tracteurs, des moteurs fixes, aussi. Il y a l'exposition, bien plus importante, de voitures anciens. Elle s'étire le long de la berge du lac et sait faire la place aussi bien aux populaires des années 50, 60 ou même 70 et 80 qu'au voitures plus prestigieuses. En plus de cela, il y a une bourse d'échange de pièces détachées et une large place faite au vide greniers et aux stands de restauration. En marge, plus timide, beaucoup trop timide à mon goût, un espace est réservé à la moto ancienne.
Pour commencer la présentation de cette édition, je vous propose une sélection d'automobiles anciennes et de l'unique poids-lourd présent, un Citroën P55. Demain, je vous montrerai d'autres images.

300kg Renault

Citroën P55

5cv Citroën

Peugeot 302

Citroën C4

Ford T

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