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vendredi 16 novembre 2018

Jouons avec une plume et de l'encre ainsi qu'un peu avec un ordinateur

mercredi 14 novembre 2018

2cv rapide

samedi 10 novembre 2018

Sportive Traction

Traction avant Citroën de sport
Traction avant Citroën de course

mercredi 17 octobre 2018

Dent et dessins de la 2cv dans l'espace

Ça a commencé dans la nuit de dimanche à lundi. D'abord tout doucement, presque d'une manière insidieuse, comme si je sentais que ça allait commencer mais que rien encore n'était sûr. Et puis, elle s'est installée, cette rage de dent. Oui, j'ai une dent qui me fait souffrir. Je connais bien les maux dentaires, je ne parviens pas à m'y habituer. C'est entêtant, c'est chiant. Chez moi, ça m'empêche de penser à autre chose qu'à ça. C'est là, c'est insistant, c'est pénible. Comme à mon habitude, je vais attendre d'être bien lassé par cette douleur lancinante avant d'aller à la recherche d'un dentiste. Celle que j'avais consulté la dernière fois a pris sa retraite, je ne sais pas où j'irai cette fois-ci si jamais j'y vais.


Vous l'attendiez, j'aurai mis le temps pour m'y mettre, voilà les dessins du jeu que je vous proposais. Il s'agissait de s'inspirer d'un dessin et de laisser libre cours à votre imagination. Tournesol a transformé la 2cv en un chameau à deux bosses piloté par un extraterrestre.

Deux Chameaux
Fifi, lui, s'est fendu d'une vision érotique voire pornographique avec un recto et un verso. Deux fois plus de travail, donc.

Recto
Verso

Liaan a dégainé en deux coups. Le premier, il fallait y penser, a été donné dans une planche du célèbre feuilleton qui fait la fierté de ce blog jalousé par tous sur les Internet du monde entier.

Feuilleton collaboratif du mardi
Le deuxième coup est arrivé un peu plus tard et ça valait la peine de patienter. Notre dessinateur d'exception n'a pas lésiné sur les détails croustillants, sur les références dantesques. Savourez !
2cv intergalactique

mardi 11 septembre 2018

On m'a demandé de dessiner une Méhari

lundi 10 septembre 2018

Toujours des voitures des VIntage Days

Si vous en avez marre, si vous êtes lassé, il faut me le dire. On ne peut pas tout connaître mais l'ignorance n'est jamais une bonne excuse. Le dimanche matin, je vois cette petite auto. Je fais confiance à son propriétaire qui doit savoir ce qu'il a dans son garage et, de ce fait, j'accepte l'idée qu'il s'agit d'une Ford Y de 1932. Seulement, je n'ai jamais vu ce modèle et je suis étonné. J'ai attendu un peu avec l'espoir de voir le propriétaire qui aurait pu m'en dire plus. L'espoir fut déçu. Peut-être quelqu'un saura m'en dire plus ?

Ford Y
On ne peut pas tout connaître et il y a des cas où, si on le connaissait, on y perdrait son latin. J'avise une automobile qui ressemble fort à une Matford. Je m'approche, je vais la photographier. Elle me semble avoir été modifiée, ça ne me dérange pas. Ce qui m'étonne, c'est de trouver un écusson SIMCA sur la calandre. Je n'ai jamais entendu dire que SIMCA avait produit des Matford. Ça n'a rien d'impossible puisque SIMCA reprend l'usine Ford (qui produit les Matford) de Poissy et continue à produire des automobiles conçues par Ford mais…

Matford
On ne peut pas tout connaître mais on peut en savoir suffisamment pour avancer que les trois photos suivantes représentent des automobiles populaires dans trois pays différents, la France, l'Allemagne de l'ouest et l'Allemagne de l'est.

2cv type A pré 1953
Volkswagen
Trabant
Populaire et même laborieuse, voilà une pompière Peugeot 203 break photographiée lors de la parade du dimanche matin. Elle a une ligne plutôt réussie, la 203. D'accord, elle est très inspirée par certaines automobiles américaines des années 40 mais ça n'enlève rien au fait qu'elle est, à mon avis, plutôt agréable.

Peugeot 203
Petite et joyeuse, voilà une Autobianchi Eden Roc. Avec sa mécanique de FIAT 500, elle est idéale pour parader dans Rome, les cheveux au vent. C'est clairement une petite voiture "inutile", juste destinée au plaisir et à la bonne humeur. Donc, pas inutile du tout, finalement.

Autobianchi Eden Roc
Plus grande, plus ancienne et tout aussi inutile, une Citroën Traction Avant cabriolet. Là, nous sommes en présence d'une automobile luxueuse qui agit à la façon d'un marqueur social, comme on dit aujourd'hui. Et ça marche toujours ! C'est une très belle automobile.

Traction Avant cabriolet
Tenez, puisqu'il est question de luxe. Voilà une marque qui s'y connaît un peu dans le genre. Celle-ci est, il me semble, une Hotchkiss 411 des années 30. Ce n'est pas une sportive mais une auto de tourisme de luxe.

Hotchkiss
Pour avoir le sourire, rien de plus simple. Il suffit d'avoir une Triumph TR3 à conduire. L'image présentée ici le prouve. N'a-t-elle pas l'air rayonnant, sa propriétaire et conductrice attitrée ? Bien sûr que si ! Et il est quasi certain que je serais dans le même état d'âme si j'avais la chance d'avoir une automobile pareille pour me véhiculer de par les petites routes du Périgord.

Triumph TR3 et sa propriétaire

dimanche 9 septembre 2018

Question de genre aux Vintage Days

La polémique a failli exploser. Quel est le genre de ces Vintage Days, au juste ? Sont-ce des journées ou des jours ? Féminines ou masculins ? Je ne m'étais pas posé la question. Pour moi, les Vintage Days sont féminines et je n'expliquerai pas pourquoi, j'en suis bien incapable. C'est perturbant. Et cela me fait penser aux difficultés que l'on peut rencontrer dès lors que l'on cause des véhicules.
Par exemple, si je vous montre l'automobile suivante, vous serez d'accord avec moi pour dire qu'il s'agit d'une Renault 4cv. Féminine, donc, la 4cv. Et pourquoi donc ? Ce ne sont pas quatre juments. Parce qu'il est question d'une voiture, d'une automobile, d'une Renault ?

Renault 4cv découvrable
Donc, d'accord, si l'on parle d'une automobile, tout ce qui se rapprochera d'elle sera au féminin. Ces Peugeot sont donc des dames. La 201 et la 504. La 201, ça colle, c'est une berline. Mais la 504, c'est un coupé. Un coupé avec un V6. Ce n'est pas si simple qu'il y paraît.

Peugeot 201
Peugeot 504 coupé V6
Peugeot 504 coupé V6
Deux américaines. Américaines ou américains ? Admettons que l'on parle ici d'un "pick up" Chevrolet et d'un "hot rod" Ford. Masculins, donc, ces véhicules. Oui, peut-être. Ce n'est tout de même pas si certain. Déjà, cette question de genre pour des termes en langue anglaise… Ce sont une Chevrolet et une Ford. En français, on pourrait parler d'une Chevrolet "plateau" ou "utilitaire". Mélange de genre. Pour la Ford, c'est plus simple. C'est une automobile ou une voiture modifiée.

Chevrolet 1937 et Ford 1930
Pas modifié mais bien restauré, un utilitaire Citroën, un HY. Là, on sent que c'est couillu, que ça transpire la testostérone. Le HY, c'est un mâle (pour un bien ?). C'est un fourgon et non une fourgonnette. Pas de confusion possible à propos du genre. On dira que c'est un Citroën.

Citroën HY
Si je ne me trompe pas, nous sommes maintenant en présence d'une Chenard et Walcker à traction avant. Dame ! C'est qu'il ne faut pas croire que, avant guerre, la traction avant est une exclusivité Citroën ! Chenard et Walcker ne passera pas la guerre. Déjà, la marque était tombée dans l'escarcelle de Chausson en 1936. Après guerre, Peugeot reprend les petits utilitaires Chenard et Walcker à traction avant et lance les D3 et D4 avec ses moteurs en lieu et place du petit moteur bicylindre deux temps d'origine. Donc, nous sommes en présence d'un cas de marque transgenre passée des automobiles (féminin) aux utilitaires (masculin). Ah ! C'est pas simple !

Chenard et Walcker T24C
Pour en finir avec ce sujet qui me donne mal à la tête, un dernier cas encore plus étrange. Ici, le genre change en fonction du nombre de roues. Si ça a quatre roues, c'est une Morgan, si ça n'en a que trois, c'est un cyclecar. Quoi que l'on en puisse penser, le cyclecar est dans la tradition. Bien sûr, le moteur S&S est un peu trop gros, trop rutilant, pas assez anglais. Mais ça doit être sacrément amusant de jouer avec les radars aux commandes d'un semblable engin sur les routes du Périgord !

cyclecar Morgan

samedi 8 septembre 2018

Un peu de tout en différé des Vintage Days

En observant les photos faites lors de ces Vintage Days périgourdines, je ne peux pas m'empêcher de m'émerveiller face à la diversité de l'automobile. Elle peut être petite ou grande, sportive ou pépère, familiale ou exclusive, jaune ou rouge ou bleue ou verte, sérieuse ou amusante. Je suis bien incapable d'imaginer le nombre de modèles différents créés depuis les origines de l'automobile à travers le monde mais j'ai tout de même le sentiment qu'ils sont nombreux et diversifiés.
En fonction des époques et des modes, on peut noter des caractéristiques permettant de dater avec plus ou moins d'exactitude le véhicule présent. Par exemple, parmi les plus anciennes, nous avons cette automobile Unic que l'on peut supposer des années 20.

Unic
Sans doute un peu plus récente, cette De Soto est probablement des années 30. Dans le fond, peu de différences. Une ligne de caisse légèrement plus basse, plus d'arrondis, de galbes. Les éléments de carrosserie sont dessinés avec plus de souci dans l'harmonie des lignes. Sur l'Unic, le capot semble s'attacher à être au plus près du moteur quand, sur la De Soto, on cherche à créer une ligne. A mon avis, que ce soit dans l'automobile ou la motocyclette, c'est dans ces années 30 que les véhicules commencent à chercher à avoir un style, à être réellement dessinées.

De Soto
Dans ces années là, ces années d'entre deux guerres, malgré la crise économique, on produit des automobiles luxueuses ou sportives qui ne sont pas à destination du peuple. Il me semble que l'idée du roadster anglais naît dans ces années 30. On sait les Anglais friands de tradition. La Riley ici présente est un mélange de classicisme et d'une certaine modernité. La voiture est basse mais la calandre et les gros phares font anciens. Aussi, il est difficile de dire si elle date d'avant ou d'après ces années trente.

Riley
Des années trente, la ligne de la Traction Avant. Avec quelques modifications, elle sera présente dans les concessions Citroën jusqu'au milieu des années 50. Certes, elle fera figure d'antiquité à la sortie de la DS mais il faut reconnaître qu'elle devait être le comble du modernisme au début des années trente.

Traction Avant très décorée
Quasi contemporaines à la Traction, les Peugeot de l'époque de la ligne fuseau, d'abord avec la 402, étaient représentées par une 202. Celle-ci semble vouloir saluer la libération avec ses drapeaux français et américain.

Amitié franco-américaine en 202 Peugeot

Dans l'après-guerre, certains constructeurs poursuivent ou reprennent la production des modèles d'avant 1939 tout en réfléchissant à la suite. Chez Panhard, on ne fait plus les automobiles de grand luxe d'avant le conflit mondial. Le nouveau modèle sera plus petit, le moteur sera un bicylindre à plat, ce sera la Dyna X. On notera que le dessinateur de cette automobile ne sera pas allé vers la simplicité et la sobriété des lignes. Est-elle belle ? Est-elle laide ? Les avis sont partagés. Aujourd'hui, c'est assurément une curiosité.

Dyna Panhard
Jolie ou moche, on peut aussi se le demander en voyant cette petite Austin-Healey Sprite. Au moins, a-t-elle une allure comique avec ses gros phares qui lui valurent le surnom de "frogeye". C'est une petite automobile sportive, de construction assez rustique et légère. Dans l'absolu, elle ne bénéficie pas d'une puissance folle mais elle sait utiliser les chevaux en présence avec efficacité.

Austin-Healey Frogeye
Si l'on veut plus de puissance, dans la même marque on peut choisir une automobile qui respecte à peu près les mêmes codes mais avec un moteur et un niveau de finition bien supérieurs. Ça reste une automobile sportive "à l'anglaise" avec ce qu'il faut de conservatisme "à l'anglaise". Tout de même, ça s'embourgeoise bien.

Austin-Healey mkII
Et du côté des Français ? Ah ! Lorsqu'un constructeur important décide de s'intéresser à l'automobile "sportive", elle sort un cabriolet sur une base de berline. Enfin… au moins pour l'appellation commerciale. Parce que, disons-le, entre la 504 cabriolet ou coupé et les 504 berline, break ou plateau, il n'y a qu'une vague ressemblance. Née sous le crayon du carrossier italien Pininfarina, elle est plutôt agréable à l'œil.

Peugeot 504 cabriolet

lundi 3 septembre 2018

Vintage Days 2018

Il y a une dizaine d'années, avant que j'aie mon premier appareil photo reflex numérique, il m'aurait fallu dix-huit pellicules 36 poses — et de plusieurs sensibilités — pour ramener autant d'images. Il m'aurait fallu les faire développer et je les aurais peut-être eues d'ici quelques jours. Plus de six-cents photos à trier. J'en ai déjà écartées pas mal, certaines sont mal exposées, certaines mal cadrées ou floues, d'autres victimes d'un passant surgissant. Les deux tiers de ces photos ne méritent pas d'être conservées et sur le tiers restant, il y a encore du tri à faire. Les images complètement ratées sont simples à jeter. Pour les autres, il faut parfois choisir entre deux ou trois. A la fin, si j'obtiens un dixième de photos satisfaisantes, je m'estimerai content. Il y a du déchet.
La bonne pratique consisterait à ne conserver que les images dont je suis réellement content. Combien y en aurait-il ? Une dizaine ? Guère plus je pense. Seulement, dans le cas présent, il s'agit aussi, pour moi, de montrer ici des photos correctes et aussi de montrer le maximum des véhicules présents qui m'auront intéressés. Ça m'oblige à être un peu moins sévère. Des photos retenues, je choisis de ne pas les montrer toutes d'un seul coup. Mais dans quel ordre les présenter ? Je peux choisir la chronologie ou un thème. Pour aujourd'hui, je décide d'épuiser le thème de l'une de mes voitures préférées, la 2cv Citroën.

Samedi, je trouve assez facilement où stationner ma voiture. Il est encore tôt, tout n'est pas encore en place. Les véhicules arrivent d'un peu partout et les organisateurs dirigent les conducteurs vers les lieux de rassemblement. Les automobiles anciennes vers le parking de la place Tourny, les militaires vers la place Bugeaud, les motos plutôt vers l'esplanade Badinter ou un peu où elles veulent… Il y quelques couacs, des demi-tours, des hésitations mais ça se met en place. Je file vers la place Tourny.

Vintage Days
Vintage Days
Je déclenche pour quelques Porsche, Peugeot ou même Renault mais je traque les 2cv anciennes. J'en déniche deux. Elles sont dans la boîte. Une superbe Jaguar XK120 arrive, je ne peux pas faire l'impasse. Bon, il y a d'autres choses à voir, je redescend vers le centre-ville.
L'attribution des places a été changée par rapport aux éditions précédentes. Pour cause de travaux, la place Montaigne n'est pas disponible. Dans la rue Limogeanne, je ne trouve pas encore grand chose à donner à manger à mon appareil. Je bifurque et reviens sur la place Bugeaud. Des camions militaires pour une reconstitution d'un camp américain. A côté, les véhicules de pompiers et les tracteurs agricoles. J'engrange quelques images supplémentaires en discutant avec quelques propriétaires. L'ambiance est sympathique, les sourires sont partout et il fait beau. Tout va bien.
La parade va commencer. Je cherche un endroit où je ne serai pas trop gêné par les spectateurs et qui me donnera un bon point de vue. Les premiers véhicules arrivent. Parmi eux, des 2cv. J'essaie de n'en louper aucune.

Vintage Days
Vintage Days
Vintage Days
Ah ! Elle, je l'aime ! J'espérais bien la revoir. C'est la fourgonnette Salers, toujours aussi belle, toujours aussi désirable. Je la photographie, je la mitraille. J'aurai sans doute au moins une image convenable.

Vintage Days


Le lendemain, je suis de retour à Périgueux. Rue de la République, deux 2cv "custom" au look d'anciennes. On aime ou pas le style et les ailes grossies couvrant les jantes larges mais le travail est soigné. J'aurais aimé en savoir plus à leur propos.

Vintage Days
Vintage Days

jeudi 23 août 2018

Pas que des pétaroux à la Cassagne !

Où en étions-nous ? Ah oui. Les cyclomoteurs. Vous en avez pas un peu marre, vous, de ces indigents pétaroux ? Oui, moi aussi. Heureusement, il n'y avait pas que ça à la Cassagne. Il y avait aussi la présence de l'association "Passeurs de mémoire"[1] qui avait dressé deux tentes pour une exposition hétéroclite d'objets présents lors des deux derniers conflits mondiaux et quelques véhicules, plusieurs Jeep et un half-track M3 possiblement de marque White. La présence de ces véhicules et de l'association s'explique par la collaboration au film promotionnel de cette édition de la fête.
J'ai beaucoup de mal, en raison de mauvaises lectures de jeunesse sans doute, avec la chose militaire. Je n'aime pas les militaires, je les trouve cons et bêtes. C'est comme ça. J'ai beaucoup de mal aussi avec les amateurs de "militaria", ces nostalgiques probables des guerres d'antan. Que l'on ait le souhait d'honorer les victimes de ces conflits, admettons. Que l'on s'arrête aux victimes de quelques guerres passées sans soutenir les victimes présentes, ça me dérange un peu plus. Disons-le, je ne comprends pas la démarche ou je n'ose pas entendre la petite voix sournoise qui me chuchote quelque chose à l'oreille. Est-il besoin de se déguiser en militaire pour dénoncer la guerre ? Je m'interroge.
Restent les véhicules. C'est une autre question que celle des véhicules. Je n'ai pas de goût particulier pour les engins trop guerriers, les chars d'assaut ou les auto-mitrailleuses. Par contre, et je ne l'ai jamais nié, j'aime beaucoup les petits camions Dodge, les plus gros camions GMC ou Ward et les jeep de l'armée américaine de cette deuxième[2] guerre mondiale. D'abord, parce que ces véhicules ont été utilisés civilement après réforme. Une fois débarrassée de son étoile, de ses marquages et de sa laide couleur, une jeep redevient un engin tout à fait acceptable.
Notons que, dans le cadre d'un souci de conservation de cette mémoire dont il est question là, j'admets que l'on ait le souci de préserver quelques véhicules recouverts de leur couleur et marques distinctives "authentiques". Par contre, ce que je n'admets pas un instant, c'est de voir une Jeep Hotchkiss française bariolée avec une étoile ricaine. Faut pas pousser. Bref, une photo d'un half-track.

White M3 Half Track
Moins guerrier, le tracteur Société Française Vierzon HV2. Ça j'aime bien ! Que dire à propos de ce tracteur ? C'est, comme de bien entendu, un monocylindre semi-Diesel. Avec un peu plus de cinq litres de cylindrée, ça vibre pas mal, merci. Cette recette du tracteur monocylindre de forte cylindrée a été utilisée durant de nombreuses années avant de disparaître totalement. Si, aujourd'hui, on s'amuse à les voir démarrer et à les entendre pousser leurs explosions au rythme d'un marteau pilon, on comprend que le monde paysan ait pu choisir d'autres tracteurs moins contraignants et plus reposants à utiliser. Ce que l'on peut se demander, c'est comment et pourquoi ces gros monocylindres plein de défauts ont existé durant toutes ces années, en gros des années 20 à la fin des années 50. Les tracteurs multicylindres à essence ou à moteur Diesel existent alors que ces Lanz, SFV et autres ancêtres perdurent. On met en avant la solidité et l'entretien réduit. On a aussi, un temps, prétendu que ces tracteurs à boule chaude pouvaient brûler presque tout, de l'huile de vidange au pétrole lampant en passant par la graisse de canard ou l'huile de palme. A l'annonce des années 60, Lanz était racheté par l'américain John Deere et Société Française Vierzon par le toujours américain Case. C'en était fini de ces antiquités agricoles qui font aujourd'hui la joie des fêtes "à l'ancienne".

Société Française Vierzon HV2
Société Française Vierzon HV2
Français lui aussi, militaire jusqu'au bout du dernier boulon, le Berliet GBC8KT. Parce qu'il est militaire, il est laid. Pour plaire au commandement militaire, le constructeur se doit de faire dans le moche voire le hideux. Mission parfaitement remplie par M.Charbonneaux, styliste de son état. Toutefois, cette laideur se veut fonctionnelle. On se dit que de la tôle plate est plus facile à retaper que de la carrosserie toute en rondeur d'un Saoutchik ou d'un Figoni & Falaschi. Les militaires savent pondre du cahier des charges. On veut du camion de tel tonnage, transportable par train, capable de consommer toutes sortes de carburants. Berliet répond avec ce camion issu du GBC 8 6x6 bien plus beau. Il ne s'agit plus que de l'enlaidir pour qu'il soit à l'image du militaire de tradition française.
Avec ses surfaces planes mises bout à bout, ce Berliet ne concède rien à l'esthétique. Pour autant, on l'a tellement vu qu'il est devenu presque "normal" et que l'on ne fait plus trop attention à lui. Par contre, ce camion ne manque pas de qualités. Légèrement sous-motorisé, il a de vraies capacités de franchissement et est d'une solidité remarquable. Il a connu une très longue carrière dans l'armée française, a été remotorisé, a été même recarrossé sur la fin. Aujourd'hui, il continue à satisfaire aux exigences militaires.

Berliet, Peugeot et Motobécane
Avec sa gueule de voiture des années 30, le petit camion Citroën U23 a connu une longue carrière. Bien plus beau dans sa livrée "à ailes plates" qui affiche un avant rappelant les Rosalie de la marque que dans la nouvelle mouture du début des années 50, cet utilitaire n'est pas, c'est le moins que l'on puisse dire, un foudre de guerre. Peinardement, il navigue sans jamais trop dépasser les 70 km/h. L'aménagement intérieur est des plus rustiques. Disons-le tout net, il n'y a pratiquement rien d'autre qu'un volant, quelques pédales et leviers et un pitoyable compteur de vitesse. Le moteur qui entraîne tout ça est celui de la Traction Avant retourné pour pouvoir entraîner le pont arrière. Son sens de rotation est inversé. Au tout début des années 50, on lui préférait déjà le HY[3] ou la production de chez Renault. Les 1000kg ou 1400kg Renault n'étaient pas non plus des véhicules modernes, puissants et rapides mais, malgré tout, ils l'étaient un peu plus.

Citroën U23

Notes

[1] Objet de l'association : promouvoir le devoir de mémoire pour les victimes civiles et militaires de la première et deuxième guerre mondiale

[2] soyons prudents

[3] bien que ce dernier ne le remplace pas complètement

jeudi 7 juin 2018

Retour des corbillards hippomobiles

La lutte contre le réchauffement climatique, la protection de la planète aussi, sont dans l'air du temps. Les injonctions à faire attention à nos actes et à changer nos habitudes néfastes pour d'autres plus respectueuses de l'environnement et des écosystèmes sont nombreuses. Le Blog qui nuit (très) grave ! s'inscrit dans cette démarche citoyenne et réfléchit à des solutions à apporter à ces graves problèmes de la vie quotidienne.
Autrefois, c'était un cortège de marcheurs qui accompagnait le défunt en sa dernière demeure. Aujourd'hui, ce ne sont qu'automobiles malodorantes et bruyantes qui encombrent la voie publique pour, le plus rapidement possible, conduire le trépassé en son trou. On dirait que l'on souhaite que ce corps privé de vie, de souffle vital, disparaisse le plus vite possible de la surface de la Terre pour ses profondeurs. Encore y aurait-il un bus pour conduire les veuf et veuve, les parents et amis. Mais non, chacun et chacune monte dans son automobile et suit le corbillard. Est-ce bien raisonnable ? Bien sûr que non.
C'est pourquoi il nous faut revenir au corbillard hippomobile de toute urgence. A la voiture hippomobile et au cortège de personnes à pied, la mine grave, la figure affligée, le pas traînant, la larme à l'œil. Réhabilitons le glas et les tentures noires, faisons en sorte que mourir redevienne un honneur que l'on mérite. Cessons de crever dans la précipitation et redécouvrons les valeurs vraies, nom d'une pipe qu'on casse !

2cv Corbillard

lundi 4 juin 2018

Ni Gaspard, ni Melchior

C'était il y a quelques semaines dans le Lot. J'étais parti "léger", juste avec un boîtier et un objectif. J'avais bien fait quelques images mais aucune ne me semblait bien intéressante. Et puis, j'aperçois cette 2cv. Dans une photographie, une 2cv est toujours la promesse d'une image intéressante. J'en étais là de mes réflexions lorsque je me suis demandé si, des fois, je n'étais pas un peu de parti-pris, si je ne manquais pas d'objectivité. Après tout, pourquoi une 2cv serait-elle une meilleure proposition qu'une autre automobile ?
Alors, j'ai réfléchi. Ça m'a pris des jours et des jours, des nuits à n'en pas trouver le sommeil.

Ça a été long…

Aujourd'hui, je peux l'affirmer, aucune autre automobile que la 2cv Citroën peut de la sorte constituer un sujet d'image satisfaisant que la 2cv de chez Citroën. Quelle que soit la voiture qui serait à la place d'une 2cv, il faudrait produire plus d'efforts pour produire une bonne image. Il faudrait peaufiner le cadrage, tenter d'isoler le sujet ou de l'inclure dans l'environnement voire se contenter de photographier un détail. Avec la 2cv, aucune réflexion, aucune précaution. Il ne s'agit que de cadrer de manière à ce que la 2cv soit plus ou moins dans le cadre et de déclencher après, toutefois, avoir fait une mise au point et un réglage sommaire de l'ouverture du diaphragme et de la vitesse d'obturation. On déclenche sans trop réfléchir et l'image est bonne. C'est magique.
Donc, la preuve est désormais faite, posée dans toute sa splendeur. Elle est là, sur la table, indéniable, irréfutable, belle comme une preuve peut l'être. On l'admire. Pour tout dire, on l'encadrerait presque pour l'accrocher au mur, tellement elle est éclatante. La preuve nous offre deux enseignements majeurs. Le premier, c'est qu'il suffit de placer une 2cv dans une image pour avoir une belle photo. Le second, c'est, bien sûr, que la 2cv est l'automobile la plus photogénique de toutes les automobiles. Et rien que ça, ça donne le vertige.
Jouons à nous faire peur. Imaginons un instant qu'en lieu et place de cette 2cv se trouve une — par exemple — quelconque Renault. N'importe laquelle, peu importe, elles sont toutes semblablement laides. Imaginons un instant malgré le dégoût que cela provoque. A n'en pas douter un instant, l'image aurait été ratée et alors, elle ne serait pas sur ce blog qui ne propose que le meilleur du meilleur avec une exigence qui force le respect. Vous voyez ?
On me dira que je tape encore sur les Renault alors que les Peugeot sont au moins aussi laides qu'elles. Et c'est vrai. J'ajoute que beaucoup de Citroën sont moches aussi. Je ne suis pas partisan, je ne suis pas obtus, je suis juste un esthète exigeant. Tenez, pour preuve de mon honnêteté intellectuelle, je reconnais même que, peut-être, la Coccinelle peut-elle tenter de rivaliser un peu avec la 2cv en matière de photogénie. Peut-être aussi quelque Bugatti. Mais tout de même, rien ne vaut la 2cv dans une photo.
Tout photographe digne de ce nom et soucieux de réussir ses images devrait avoir une 2cv sous la main. J'ai conscience que ce n'est pas toujours possible, pas toujours pratique, pas toujours possible. Si l'on n'a pas de 2cv, on peut néanmoins avoir une image intéressante. C'est juste que ce sera plus difficile, qu'il faudra plus s'appliquer.

2cv fourgonnette dans le Lot

samedi 31 mars 2018

Bagnoles de France

Deux Chevaux

Renault de quatre chevaux fiscaux

Quatrelle Gordini

jeudi 8 mars 2018

Ouvrons l'œil

2cv-panneau.jpg

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