samedi 6 octobre 2018

Cublac donne de la voix contre le Ramassis NaZional

Samedi prochain, le 13 octobre, le Ramassis NaZional sera aux portes de la Dordogne, à Cublac, Corrèze. En 2017, cette petite commune amenait la Peine au premier rang avec 25,91% des voix au premier tour. C'est, paraît-il, l'une des raisons qui auraient conduit les cadres du Ramassis d'extrême droite à vouloir organiser leur "fête du drapeau", resucée de la fête "bleu blanc rouge" du papa fasciste. Six-cents personnes, cadres du parti raciste sont attendues pour la soterie, le pince-fesse naziforme et pestilentiel.

Pollution
Jean-Marc Brut, maire de cette commune d'un peu plus de 1700 habitants explique qu'il a accepté de louer la salle polyvalente par esprit démocratique. « La démocratie s’applique partout, y compris dans notre commune. Dans ces conditions, il est difficile de dire non », explique-t-il à France Bleu Limousin. C'est bien dommage de brandir l'étendard de la démocratie en l'occurrence. Ce que les membres du Comité de citoyens indignés reprochent au maire, c'est d'avoir accepté de louer la salle municipale en n'en référant pas à l'ensemble du conseil municipal. Seuls le maire et ses adjoints sont responsables de cela.
Ce samedi, plusieurs dizaines de personnes sont venues manifester leur désaccord et dire qu'elles ne tiennent pas à voir la Peine souiller leur commune. Plusieurs prises de paroles sont venues rappeler le caractère éminemment raciste et fasciste du Ramassis NaZional. Des témoignages aussi comme le fils de ce communiste arrêté lors de la rafle effectuée le 14 mars 1944 par les SS au village de la Rochette.

La parole de NPA
Le PCF, la France Insoumise et le NPA étaient venus avec leurs banderoles et leurs sympathisants et on pouvait aussi apercevoir Mme Régine Anglard, conseillère départementale du canton de Terrasson. Quelques figures de gauche voire d'extrême gauche étaient présentes elles aussi mais on pouvait aussi croiser des anciens combattants et leurs médailles venus dire leur refus du racisme, du fascisme et de la médiocrité crasse.

Régine Anglard
Des médaillés contre le Pen
Les organisateurs tiennent à préciser qu'elles n'appellent pas à manifester le 13 octobre. Les issues à Cublac seront certainement verrouillées et gardées par les forces de l'ordre et les nervis du parti crypto-nazi. Toutefois, si jamais des personnes pouvaient ou voulaient se réunir aux alentours de 13 heures le long de la route menant de Terrasson à Cublac, ils n'y voient pas non plus d'inconvénient majeur. Qu'on se le dise !

Anticapitaliste et antifasciste

vendredi 28 septembre 2018

Périvroom #2

Des motos, disais-je. Il y en avait quelques unes, des populaires et des prestigieuses, des plus ou moins anciennes. Après l'Ariel Square Four, une AJS de course que nous n'avons pas eu le plaisir de voir courir. C'est bien dommage.

AJS
Entre 1921 et 1939, Joseph Lamy et Émile Akar construisent des petites automobiles sportives, les Amilcar. Certes, elles ne concourent pas dans la même catégorie que les puissantes Bugatti mais elles ne déméritent pas pour autant. Ce sont de vraies petites automobiles sportives, puissantes et bien conçues et fabriquées.

Amilcar
La notion d'automobile sportive a évolué au fil des années et décennies. En ces débuts de l'automobile, dans les premières années du XXe siècle, à l'époque des pionniers et alors que l'on n'a pas encore une idée bien arrêtée sur ces drôles de machines pétaradantes et fumantes, on pense déjà que l'on pourrait les utiliser pour des courses de vitesse. On comprend rapidement que l'ennemi, c'est le poids. Alors, on enlève le dispensable et on conserve les roues, le moteur, le réservoir de carburant et les sièges en plus de quelques accessoires dont un volant et des commandes placées ci et là. On obtient quelque chose comme cette Richard Brasier qui marche bien plus fort que je le pouvais penser.

Brasier 1907
Tous les constructeurs ne sont pas sportifs dans l'âme. Chez Corre, en 1905, on propose cette type G forte d'une huitaine de chevaux. Si l'on ne brille pas particulièrement en course, au moins peut-on amener, avec le sourire, toute la famille.

Rouler en Corre et toujours
Je vous parlais hier de la marque Lotus avec la Caterham. On en reparle aujourd'hui avec le modèle Elise que l'on connaît aussi sous l'appellation Speedster chez Opel mais avec un moteur différent. Cette automobile de ce troisième millénaire dans lequel nous pataugeons prouve que l'on peut être une automobile intéressante et de collection sans encore multiplier les ans.

Lotus Elise
Avant d'être absorbée par Terrot, la marque Magnat Debon produisait de bien belles motocyclettes comme cette 250cc "coursifiée" qui savait montrer de quel bois elle se chauffe lors des tours de circuit.

Magnat Debon
Notons que les marques Terrot et Magnat Debon seront rachetées par Peugeot qui supprimera ces marques au détour des années 50. Et puisque l'on évoque Peugeot, arrêtons-nous un instant sur une belle réalisation de Darl'mat sur une base de 402. Celle-ci date de 1939 et l'on ne peut s'empêcher de se dire qu'à l'époque, on avait encore une haute idée de ce qu'était une belle carrosserie.

Peugeot 402 Darl'mat

jeudi 27 septembre 2018

Périvroom #1

Assis sur le marchepied d'une antique automobile Renault, l'un des organisateurs de ces PériVROOM initiées par l'Automobile Club du Périgord "Classic" en partenariat avec la mairie de Périgueux se lamente : « Le public n'est pas là, il n'est pas venu ». Ce n'est pas tout à fait exact. Je suis là, moi, avec mon appareil photo. D'autres personnes sont là aussi, certaines avec qui je prends plaisir à discuter auto ou moto ancienne comme celui-ci qui m'explique sa carrière de pilote de speedway et ses motos, toutes des anglaises, ou cet autre qui m'annonce un événement d'importance l'an prochain pour les cent ans de la marque Citroën à Marsac-sur-l'Isle.
Toutefois, ce n'est pas non plus tout à fait faux. Le public n'est pas très nombreux. Notez, je préfère. Ça me permet de faire mes photos dans de meilleures conditions. Il n'y aurait pas eu ce brouillard persistant et ce ciel plombé de nuages bas, ça aurait été encore mieux. Le public, pour qu'il vienne, il faudrait qu'il ait des raisons de le faire. Tout le monde n'est pas attiré par les automobiles anciennes, fussent-elles de marques prestigieuses, aient-elles un intérêt historique ou un palmarès sportif. L'automobile de collection et la motocyclette ancienne ne peuvent pas être une source de passion chez tout le monde. Il faut comprendre la diversité des gens.

Une quinzaine de jours après les remarquables Vintage Days qui, elles, attirent édition après édition un public toujours plus nombreux, peut-être est-il illusoire de faire venir les foules pour une manifestation qui peut sembler plus fade et moins festive.
Ce PériVROOM commençait le samedi matin par un départ des véhicules pour un rallye Périgueux-Bergerac. Du coup, on peut comprendre qu'il n'y aurait rien à voir à Périgueux jusqu'au retour annoncé pour 18 heures 30. Au programme du dimanche était annoncée une « Commémoration du Grand Prix de Périgueux 1950 » qui ne commençait que vers 14 heures. Le matin, les curieux pouvaient admirer les véhicules au fur et à mesure de leur arrivée. Alors quoi ? Un programme pas assez alléchant ? Un souci d'organisation ? De communication ?
Ce qui me paraît certain, c'est que le grand public préfère voir des motocyclettes et des automobiles qu'il sait identifier et qui, surtout, savent réveiller les souvenirs. Présentez-lui de la 403, de la 2cv et de la Dauphine et il viendra, le grand public. Par contre, le public un peu plus exigeant ne fera peut-être pas le déplacement. La bonne recette pourrait être un subtil équilibre entre le "commun" et "l'exceptionnel".
Parce que de l'exceptionnel, il y en avait ! Et pas qu'un peu ! Pour commencer, une Ariel Square Four attelée. Ce n'est pas de la moto commune, ça. Ça ne se croise pas à chaque carrefour. Même, je peux m'avancer un peu en affirmant que c'est raisonnablement rare. C'est la première que je voie de mes yeux et pourtant, des motos, j'en ai vues.

Ariel Square Four
Celle qui suit est quasi neuve. C'est une Caterham 420S, descendante "officielle" des Lotus Seven que Colin Chapman a fait naître en 1967. En soixante ans, la "Seven" a gagné en puissance tout en conservant plus ou moins l'esprit des origines. Cette Caterham arrivait de Grande-Bretagne et on voit au sourire de ses propriétaires que le voyage a été une partie de plaisir.

Caterham 420S
On peut aussi faire un grand bond dans le passé et aller à la rencontre d'une marque aujourd'hui bien méconnue qui n'a sans doute pas été très populaire en son temps, Despine. On ne sait pas grand chose de ces automobiles. On sait que le constructeur était installé à Paris et qu'il y a donc eu au moins ce modèle équipé d'un gros moteur à quatre cylindres de quatre litres de cylindrée. Sa restauration ou refabrication a demandé 900 heures de travail. Mais pour quel résultat ! C'est une voiture de course de son époque, 1908, avec juste l'essentiel, pas de superflu. J'ai eu grand plaisir à discuter à son propos avec son pilote.

Despine 1908 4 litres
Plus récente d'une année (mais le modèle de 1905 ne diffère guère de celui-ci), une Renault A1 de 1909 bien connue des habitués de ce blog. Oui, c'est celle de M. Brou de Laurière et je l'ai déjà photographiée à plusieurs reprises. Il faut dire que je ne me lasse pas de ce monstre automobile, de sa taille colossale, de sa patine, de ses roues arrières jumelées et de son allure de vaisseau fantôme. C'est la première fois que je la voyais rouler et cela m'a plu.

Renault 1909 type A1 35cv
Presque banale tant on pouvait en voir, deux Bugatti pour terminer. Pour la première, je ne suis absolument pas certain de l'identification. Je propose que c'est une type 35 parce que je n'ai rien de mieux dans les manches mais j'ai un doute tellement énorme que j'ai le sentiment d'avoir mieux à faire que d'avancer n'importe quoi. Par exemple, je m'étonne de la position de l'allumeur qui n'est clairement pas dans le prolongement de la culasse. Un jour, il me faudra trouver un ouvrage de référence sur ces automobiles.

Bugatti type 35 - sous réserve
Par contre, celle-ci me semble bien être une type 35B à compresseur. Nous la voyons là lors de la "course" sur les allées Tourny, le dimanche après-midi. Mais d'autres images viendront, j'en ai d'autres en réserve !

Bugatti type 35B

mercredi 26 septembre 2018

Bon poids

Le souci, c'est qu'il y a des camions qui traversent notre pays sans bourse délier, qui détruisent nos routes et nos campagnes, qui crachent des particules fines et nuisent sans vergogne. Il faut leur faire rendre gorge, à ces camions indésirables ou, tout du moins, les faire payer. Et c'est là que l'on reparle d'écotaxe. On ne sait pas trop ce que signifie cet "éco". Economie ? Ecologie ? Ecotartufe ? Peu importe, l'important c'est qu'il permette de faire rentrer des sous.
Alors, quel est le problème ? On nous dit que des camions pénètrent le territoire national avec les réservoirs pleins et assez de nourriture pour la traversée. Il paraît même que les cabines sont parfaitement étanches et qu'elles permettent d'assurer l'alimentation en air respirable pour les chauffeurs. Donc, ces camions piétinent notre beau pays sans lâcher le moindre centime tout en mettant à mal le revêtement du réseau routier, les diverses infrastructures, les ouvrages d'art. C'est insupportable.
Et notre beau gouvernement a l'idée et la solution. On va faire payer les camions étrangers qui ne font que passer. Je reconnais ne pas avoir d'avis bien arrêté sur cette idée. Je ne sais même pas si cette situation est un vrai problème. Il me semble avoir compris que les problèmes seraient l'usure du réseau routier et la pollution générée par ces camions. Sans doute aussi la sécurité routière. J'ai entendu dire que des pays avaient déjà mis en place des systèmes de péage pour les transporteurs. Ce que je me demande, c'est comment on détermine qu'un camion traverse le pays pour en rejoindre un autre ? Comment on sait qu'il n'achètera rien en France ? Est-ce que l'on va installer des barrières douanières avec des agents qui pigeront les réservoirs, qui demanderont la destination des marchandises ? Ou alors, parce que nous sommes une nation moderne, est-ce que l'on rendra obligatoire la mise en place d'un système de géolocalisation qui permettra de suivre la progression des véhicules ? Je ne sais pas.
Bien sûr, on pourrait préférer que les marchandises qui ne font que transiter par la France soient mises sur des trains voire sur des péniches. L'idée n'est pas nouvelle, elle apporte certainement quelques avantages, mais elle est aussi certainement moins souple que celle utilisée pour l'heure. S'il était mis en place une vraie politique des transports, on pourrait imaginer que les trains pourraient être une solution valable. Je peux comprendre que l'on ait privilégié les lignes à grande vitesse mais ces lignes ne sont pas là pour faire rouler des trains de marchandise. La question que je me pose c'est de savoir si l'idée n'est pas tout simplement de faire payer les transporteurs (qui répercuteront le surcoût) et de faire rentrer de l'argent dans les caisses. De fait, je me dis que les solutions alternatives ne sont pas en place et qu'il est facile d'en appeler à l'écologie pour faire passer la pilule. On commence par pointer du doigt les camions, on les accuse de mille maux, on dit les problèmes liés à ces camions et on annonce la solution : le péage, la taxe. Peut-être le projet explique-t-il clairement que l'argent de ces taxes sera utilisé pour l'environnement et la réfection des routes.

Taxons les camions étrangers

dimanche 12 août 2018

Devenez riche, bouffez du glyphosate !

Un jury populaire américain condamne Bayer à verser 289,2 millions de dollars à Dewayne Johnson. Bayer/Monsanto déclare faire appel et assure que les jurés ont eu tort. Quelle est l'affaire ? C'est celle d'un homme, Dewayne Johnson, qui, dans le cadre de son travail, a pulvérisé du Roundup© et du Ranger Pro©® dans des écoles californiennes de 2012 à 2014. Par la suite, on lui a diagnostiqué un cancer. Pour Dewayne Johnson, ce cancer est dû au glyphosate, principe actif des herbicides cités plus haut.
Les jurés du tribunal de San Francisco, après avoir entendu l'accusation et la défense, ont donc déclaré Bayer/Monsanto comme coupables et responsables. Je suppose que beaucoup d'experts et de scientifiques, des deux côtés, ont apporté leur avis sur la question de la dangerosité du glyphosate et que c'est à la lumière de ces avis que les jurés ont pris leur décision.

Comme je ne suis pas plus juré californien qu'expert en quoi que ce soit, je ne me risque pas à juger de la nocivité de ce glyphosate. Un fond de ce que l'on pourrait prendre pour du bon sens pourrait me faire dire que, bien entendu, ça ne peut pas être bon pour la santé. Mais il faut savoir se méfier de ce bon sens et de son avis intime. Ce ne sont pas là des positions défendables. La seule chose honnête que je peux dire à propos de cette affaire, c'est bien que je n'ai aucun moyen, moi, pour déterminer du caractère inoffensif ou délétère du produit.
Et donc, je suis obligé, si je souhaite me faire mon avis, m'en remettre aux experts, à ceux qui savent. Or, il semble que parmi ceux-ci, le consensus ne se fait pas. Certains disent que le glyphosate est nocif et d'autres disent que non. Alors, on dit que les experts dédouanant le glyphosate sont payés par Monsanto/Bayer si l'on est par avance persuadé que le produit est mauvais pour la santé. Moi, je dis que tout est possible. Je n'en ai pas la preuve. Alors, on me demandera si je serais d'accord pour ingérer du Roundup© au petit-déjeuner ou m'en tartiner la figure. Bien sûr, c'est très sot. Jamais, me semble-t-il, on a dit que le glyphosate était un aliment ou un produit de beauté. Ne soyons pas ridicule.
Ce que l'on sait, c'est que le glyphosate semble être un cancérigène "probable". Soit. La charcuterie, l'alcool, les particules fines de nos pots d'échappement et le tabac sont aussi des cancérigènes "probables" voire "plus que probables". Et est-ce que j'arrête de manger de la charcuterie, de boire de l'alcool, de fourrer mon nez dans le pot d'échappement des camions et de fumer ? Non. Si je choppe le cancer, ça sera bien fait pour ma gueule. On m'avait prévenu, faut pas que je vienne me plaindre.
Et, ça ne rate presque jamais, les opposants au glyphosate nous font un appel à la nature. Ce qui est chimique est nécessairement mauvais. Sauf que la vie, c'est de la chimie, que sans chimie, pas de vie. La chimie "naturelle" peut se révéler mortelle. Ce n'est pas l'homme qui a inventé les gaz qui peuvent le tuer comme le monoxyde de carbone ou le radon. Ce sont des gaz tout ce qu'il y a de plus naturel. Le naturel n'est pas tout rose avec des petites fleurs qui sentent bon. A contrario, combien de produits chimiques qui vont vous soigner, vous guérir, vous sauver ? Non, il ne faut pas placer le débat sur ce terrain miné. Le glyphosate est probablement un produit dont il faut se méfier, qu'il convient d'utiliser en se protégeant. Est-il utile ? Est-il nécessaire ? Peut-on s'en passer ? Je n'en sais foutre rien. J'ai entendu dire que l'on pourrait s'en passer en revenant au binage mais qu'il n'existe pas de produit "neutre" capable de remplacer le glyphosate. Se passer du glyphosate, certainement, à la condition de changer les modèles d'agriculture.

Dans le cas qui nous occupe, celui de Dewayne Johnson, les jurés de San Francisco ont décidé que Monsanto/Bayer est responsable du cancer dont souffre le jardinier. Celui-ci n'en a plus que pour quelques mois à vivre. D'un côté, une multinationale, de l'autre un homme comme tout le monde. A qui les jurés vont-ils s'identifier ? Les jurés ne sont a priori pas des spécialistes. Ils se sont fait leur intime conviction en écoutant, en tentant de comprendre ce que l'on pouvait leur dire. On a nécessairement survolé les données scientifiques concernant le glyphosate parce qu'il faut être un chimiste compétent pour bien comprendre les rapports. Donc, on simplifie, on vulgarise. On en appelle peut-être plus à l'émotion qu'à la raison.


Ce qui est dérangeant, c'est bien que l'analyse des experts n'aboutit pas à une position bien arrêtée. C'est dangereux ou ça ne l'est pas ? C'est mauvais ou pas ? Encore une fois, je n'exclus pas la possibilité que les lobbies de la chimie poussent à vendre du glyphosate et qu'il puisse exister des histoires de gros sous. Comme ça, à l'intuition, je n'ai aucune sympathie pour Bayer/Monsanto. Il faut dire que l'on nous bassine avec ces histoires depuis assez longtemps pour que l'on ait sa petite idée. Mais une fois encore, je n'y connais rien en chimie, je n'ai rien lu des rapports scientifiques, des publications scientifiques. Difficile de prendre position d'une façon raisonnable.
Bref, Dewayne Johnson ne verra peut-être jamais la couleur de ses millions de dollars. Peut-être sa famille pourra-t-elle en profiter mais ça ne rendra pas le mari, le père, le frère. On se satisfait du côté des opposants au glyphosate de ce que ce jugement fera jurisprudence. Bien. Il n'empêche que l'on ne parvient pas à interdire l'usage de ce produit en Europe et en France. Peut-être bien qu'éclatera un jour un gros scandale sanitaire.

jeudi 26 juillet 2018

L'avenir, cet étrange inconnu

J'en connais un qui est né en 1957. Autant dire qu'à la mort du Général, il avait au mieux treize ans. Il était jeune, n'avait pas droit au vote, ne devait pas avoir de conscience politique bien arrêtée. Et pourtant, à l'entendre, c'était bien mieux du temps du Général. Si on le pousse un peu, il reconnaît que si rien ne vaut le Général, c'est entendu, Pompidou, Giscard d'Estaing et Chirac ne sont pas à jeter complètement. On l'aura compris, on lorgne tout de même plutôt vers la droite de l'échiquier politique.
Par contre, il n'aime pas Macron. D'abord, il vient de la gauche et puis il ne fait rien pour relever la France. S'il n'aime pas Marine, c'est surtout et avant tout parce qu'elle est femme. Le père, oui, il ne dit pas que des conneries.
Je l'ai interrogé à propos de la courante "affaire Benalla". Il est partagé. D'un côté, il est bien naturel de vouloir l'ordre et de taper sur les manifestants.

S'ils ne veulent pas qu'on leur tape dessus, ils n'ont qu'à rester chez eux !

Le fait qu'Alexandre Benalla ne soit pas policier et qu'il soit intervenu en dehors de toute structure officielle ? Il y a eu pire. Le Rainbow Warrior ! « Les Socialistes ont leurs casseroles », m'explique-t-il. Et le SAC ? Ah ! Ça il ne connait pas. J'explique, rapidement, les actions de cette police parallèle en charge de la sécurité du Général. Si c'est pour le Général, c'est bien. Bon. Ok.

A partir de là, j'ai considéré qu'il devenait urgent de changer de sujet de conversation. La météo était un sujet parfait. Au moins sommes-nous parvenus à nous mettre d'accord sur un point, il fait chaud.
Buvez frais et restez à l'ombre.

vendredi 20 juillet 2018

Macron la main dans le SAC

Le SAC ! L'un des fleurons de la France gaullienne est de retour. Macron, démission ! Tandis que le président baguenaudait en Périgord, le scandale explose. "L'affaire Benalla", comme on l'appelle, est plutôt l'affaire Macron. Qu'est-ce que c'est que ce type, très proche conseiller de Macron, responsable de la sécurité du candidat Macron ? On va bien avoir du mal à nous faire croire que personne ne le connaissaist, que personne ne savait, qu'il aurait agi sans soutien. Le scandale d'état est avéré et il est gravissime. Il est difficile de croire qu'il s'agit là d'un cas isolé. Existe-t-il une cellule au sein de l'Elysée en charge de faire le coup de poing ?
Comment croire que Benalla ait pu agir sans que des ordres aient été donnés aux flics qui l'entourent ? Avec cette affaire, Macron montre sa faiblesse. Avant que l'affaire éclate, elle était connue de l'Elysée. Pour preuve, Benalla a été suspendu pour quinze jours. On nous parle de punition incroyable. On plaisante ? Un type casqué qui n'a rien à foutre là, qui se déguise en flic, frappe un manifestant déjà maîtrisé par les forces de l'ordre et il n'écope que de quinze jours de mise à pied ? C'est quoi la prochaine étape ? Deux jours de privation de dessert pour l'assassinat d'opposants ?
Ça me fait penser au SAC, le Service d'action civique de triste mémoire, qui constituait une milice privée au service de de Gaulle puis du mouvement gaulliste. Ça et d'autres événements montrent le peu de cas que Macron fait de l'idée même de la démocratie. Il réduit la voilure pour l'Assemblée Nationale, il suggère qu'il n'a pas besoin de cela pour gouverner, pour dictaturer librement. On se gausse des députés en Marche qui votent tout et n'importe quoi le petit doigt sur la couture du pantalon, qui acceptent tout, qui ne questionnent pas, qui obéissent. Macron met un terme à la démocratie, il est en Marche pour une dictature forcément éclairée. Macron démission !

lundi 2 juillet 2018

Un bon rire vaut un steak

Je n'ai jamais très exactement compris cette expression donnée en titre à ce billet. On peut supposer qu'elle explique pourquoi nos amis vegans et végétariens ne rient pas tous les jours. Ça doit leur donner mauvaise conscience, à ces brouteurs de choux[1]. On peut d'ailleurs noter que l'on pleure comme une madeleine et que l'on peut trouver de la madeleine "vegan compatible". Bon. Je digresse, je digresse, et ça n'avance pas.
De quoi je voulais vous entretenir aujourd'hui ? Ah oui, voilà. Contre toute attente, j'ai eu aujourd'hui une occasion de rire apportée sur un plateau par un journaliste, Thomas Mankowski, œuvrant au sein du journal Sud-Ouest, grand quotidien régional s'il en est. Ce n'était pas gagné, ce n'est pas tous les jours que l'actualité donne des raisons de se réjouir. Je vous montre ça en image.


Sud-Ouest roule à 95 km/h
Bref. Le journaliste est sur la brèche en ce dimanche d'entrée en vigueur de la limitation à 80 km/h sur les routes secondaires. Il cherche son sujet, il est aux commandes de son véhicule et il furète sur le dense réseau routier départemental à l'affût de l'inspiration. La suite, il l'explique bien comme il faut. C'est du journalisme de compétition, du travail de grand reporter, de l'immersion. Le Thomas Mankowski n'hésite pas à prendre des risques pour que la vérité puisse voir le jour.
Devant lui, une automobile. On apprend qu'il s'agit d'une citadine de marque Kia. Elle est immatriculée en Gironde[2]. Rien n'est dit quant à sa couleur. Soudainement, tout à coup, elle roule à 95 km/h ! Très exactement 15 km/h au-dessus de la limité légale ! Le journaliste a dû appuyer sur le champignon pour coller aux basques de la citadine. Sur son compteur, c'est marqué 95 km/h. Il a son papier pour le journal du lundi. Ouf !
Ce que j'espère, c'est que la maréchaussée ne lit pas la presse. Non parce que là, ça ressemble à un aveu. Si la Kia est à tout jamais perdue pour le carnet à contraventions, l'auteur de l'article, lui, ne sera pas difficile à retrouver. Il indique même son adresse de courrier électronique professionnelle.

Notes

[1] cf Broutechoux (signé Furax)

[2] Dites 33

dimanche 24 juin 2018

Manu veut quelqu'un au bout du fil

Pierre Cordier, ci-devant député de les Les Républicains des Ardennes, avait déposé une proposition de loi visant à réglementer le démarchage téléphonique. La proposition de loi a été adoptée mais — parce qu'il y a un "mais" de taille — les députés LaREM l'ont amendée en en ôtant tout ce qui était intéressant ou presque. Le motif ? Ah ! Le motif ! Macron veut que les entreprises puissent continuer à commercer librement, libéralement, quitte à faire chier le peuple. Un autre motif serait qu'il convient d'encourager la concurrence permise par ces démarchages téléphoniques, notamment dans les domaines du gaz et de l'énergie. Et puis, bien sûr, on n'allait pas oublier d'user de cet argument facile et lamentable, il y a la question de l'emploi. Que les centres d'appel soient majoritairement à l'étranger n'a semble-t-il pas atteint Manu qui, ces temps derniers, est plus préoccupé par le choix de sa piscine pour le fort de Brégançon.
Le démarchage téléphonique, c'est tout de même une plaie connue du monde moderne. On en arrive à ne plus décrocher voire à débrancher son téléphone pour avoir la paix. Si l'on ne veut pas craindre de louper un appel potentiellement important, on en arrive à devenir désagréable, à raccrocher au nez de l'appelant, à pester. Pour les employés de ces centres d'appel, ce ne doit pas être bien agréable non plus. Déjà que c'est un boulot de merde mal payé…
Et tout ça pour quels résultats ? Quel est le retour sur investissement ? Je suppose qu'il ne doit pas être nul. Pour ma part, on m'a proposé du vin et des panneaux solaires, une éradication des termites et de nouvelles fenêtres, des voyages et des lots à venir chercher en magasin. Parfois, je réponds patiemment, d'autres fois je me fous de la gueule de la personne qui ahane son discours, le plus souvent je me fends d'un poli "au revoir et merci" avant de raccrocher.
Les députés aux ordres ont revu le texte de loi en en enlevant tout ce qui pouvait être intéressant. Un indicatif spécifique ? Viré ! Le consentement de l'appelé ? Viré ! La possibilité d'engager des poursuites pénales ? Virée ! La loi a été adoptée après avoir été amendée de manière à la transformer en coquille vide. On va pouvoir, grâce aux députés à Manu, continuer à faire chier le bon peuple. Il y a plus grave, c'est entendu. Cependant, on ne dira jamais assez tout le mal qu'il faut penser de Macron et de ses serviteurs serviles. Pouah !

jeudi 21 juin 2018

La faute aux socialos

lundi 18 juin 2018

Motocyclettes à Antonne-et-Trigonant

Vous ne connaissez pas la commune d'Antonne-et-Trigonant ? Ah ! C'est sans doute que vous n'y résidez pas alors. A votre décharge, je reconnais que ce n'est pas la commune la plus courue de Dordogne. Ce n'est ni Sarlat ni Périgueux, ni Escoire ni Bergerac, c'est une réalité. Il n'empêche que l'on y vit et que l'on y a organisé une petite exposition de motocyclettes, anciennes et récentes puisque l'on pouvait même voir là des Royal Enfield neuves amenées se faire admirer par le concessionnaire local, Absolut' Moto.
De fait, on trouvait là des motocyclettes de toutes sortes, différentes les unes des autres par leur âge et leur style mais réunies par le plaisir que les propriétaires et pilotes ressentent certainement à les conduire, le nez au vent et le sourire aux lèvres. Il était réjouissant de constater qu'il n'y avait pas place pour l'esprit de chapelle. Ainsi, une ancienne des années 30 côtoyait une japonaise des années 80 sans quelle semble ressentir quelque désagrément qui soit. De là à suggérer que les motocyclettes sont plus intelligentes et plus tolérantes que les femmes et les hommes qui se placent à leur guidon, il n'y a qu'un pas.
Soudain, je vois une Ratier C6S. Parce que je suis équipé d'un appareil photo, je la photographie. Arrive son propriétaire. Un bonhomme à l'allure sympathique qui me demande si je viens de photographier sa moto. Je reconnais l'avoir fait et lui explique avoir un frère en possédant une presque semblable à quelques détails près. S'ensuit une discussion au cours de laquelle notre bonhomme explique qu'il est également propriétaires des deux BMW Série 2 avoisinantes, deux belles représentantes de la marque dont une attelée à un side-car Précision. J'ai droit à l'historique de la restauration de cette BMW. Cette moto était présentée comme une machine en bon état mais les déconvenues sont vite arrivées. Des pots d'échappement pourris au moteur qui nécessitera un remplacement du vilebrequin, des culasses et pistons, la promesse était loin d'être tenue. Après bien des heures passées à la restauration et des poignées d'euros jetées dans l'opération, voilà un attelage qui sait faire des envieux.

BMW 600 série 2 et side-car Précision
Nous retournons à la Ratier et le bonhomme explique qu'il est policier en retraite, qu'il a eu à conduire ces Ratier C6S mais aussi L7 dans ses premières années de service. Ça me fait un peu drôle de parler ainsi à un motard de la police moi qui ai d'habitude plutôt envie de les éviter. Selon cette ancienne force de l'ordre, la Ratier était bien supérieure à la BMW Série 2 et, même, à la Série 5. Il reconnaît juste que le freinage de la française n'était pas des plus fameux.

Ratier C6S 1962
Ce qui suit risque de choquer les âmes sensibles. Celles-ci ne sont pas obligées de prendre ce risque. Je les aurai prévenues.

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Mais avant de voir ces Ratier et BMW, j'étais passé devant le stand de Absolut' Moto et j'avais vu une machine qui avait attiré mon œil. Il s'agissait d'une Yamaha 850XS mise au goût de son propriétaire. Et cette modification est une belle réussite. D'une moto routière à l'apparence quelque peu pataude, on a fait un café-racer tout à fait convaincant. La fourche a été remplacée par un modèle aux tubes plus gros, beaucoup d'accessoires ont été enlevés pour mieux mettre en valeur le beau trois cylindres et gagner plus de légèreté, le réservoir provient d'une 125 RDX de la même marque mais a été rallongé de quelques centimètres pour mieux s'adapter à la ligne voulue par le concepteur. De la belle ouvrage pour une machine qui, outre sa fiabilité, fait le bonheur et la fierté de son pilote. Que demander de mieux ?

Yamaha 850 XS

mardi 12 juin 2018

GIF sur Yvette

vendredi 1 juin 2018

Muddy Waters pas bleues

Cela n'aura pas échappé à ceux qui le savent, le département de la Dordogne a connu quelques épisodes orageux de belle intensité. Pour avoir été témoin de l'un d'eux, ici à Azerat, je peux en témoigner. D'ailleurs, si l'on me plaçait un micro sous le nez pour recueillir mon opinion et mon ressenti, je n'hésiterais pas longtemps à déclarer :

Boudiou, pour sûr que ça a draché[1] !

Il se trouve que je suis passé par le puits Bontemps dont je vous ai déjà parlé sur ce blog à plusieurs reprises. C'est une curiosité géologique, un puits artésien qui, de temps à autres, crache de l'eau. Habituellement, l'eau qui sort de ce puits est claire et il me semble de l'avoir toujours vue ainsi jusque là. Mais hier il en allait tout autrement et l'eau se présentait sous un aspect bien moins engageant, boueuse, n'ayons pas peur des mots. Alors, ne reculant devant rien pour contribuer à l'éducation des neuf lecteurs de ce blog, je me suis arrêté et suis allé faire des images afin d'illustrer et prouver mes propos. Ainsi donc, place aux images !

Puits Bontemps boueux
Puits Bontemps après de fortes pluies

Note

[1] Aujourd'hui, je suis d'origine belge

lundi 21 mai 2018

Deux moteurs au rassemblement du Motobécane Club de France

Y a des blasés qui croient avoir tout vu, des qui sont revenus de tout. J'en connais même, les pauvres, pour affirmer qu'il n'y a plus matière à l'enthousiasme, plus rien à découvrir, plus rien de neuf, que de l'ancien, du repassé, du rediffusé. Ces désabusés continuent à hanter les expositions de véhicules anciens juste pour le plaisir de dénigrer, de râler, de pester, de cracher dans la soupe. Ils en sont rendu à remarquer le boulon qui n'est pas d'origine, le cabochon de feu arrière qui n'est pas le bon modèle, l'anti-parasite anachronique ou la teinte qui n'est pas fidèle à l'identique. Ils ne jettent plus que des coups d'œil méprisants en tenant des propos acerbes et c'est tant pis pour eux.
À Saint-Julien-de-Lampon, certains de ceux-là étaient là et je les ai entendus se lamenter qu'il n'y ait pas de raretés jamais vues. Je ne sais pas s'ils sont pires que ceux qui disent n'importe quoi comme ce jeune qui s'enferrait en racontant à qui voulait l'entendre que Motobécane avait produit un trois cylindres à plat et qui, face à un Mobyx X7, affirmait qu'il était bien trop grand pour rouler là-dessus, lui qui devait bien me rendre 20cm. Son excuse, sans doute, c'est d'être un adolescent encore un peu con. Il y a toujours ceux qui, pour briller auprès de leur copine, expliquent que leur grand-père avait une moto comme celle-ci exactement et ces autres qui se souviennent avoir une épave de cyclomoteur pareil à celui-ci parfaitement restauré et qui veulent savoir combien ça coûte, histoire d'estimer la valeur de leur patrimoine.
Et alors, il y avait un engin qui attirait les plus indifférents et faisait fermer leur clapet aux plus prolixes (quoi que certains tout de même y allait de leur avis ou de leurs commentaires "halakon"). C'est une création de Bertrand Marchal et il s'agit d'un side-car magnifique attelé à une Mobylette bimoteur. Pour quelqu'un comme moi qui suis prompt à l'extase et à l'enthousiasme, pensez que j'étais aux anges ! J'ai attendu que la foule finisse de se désintéresser de l'objet pour en faire le tour et l'observer dans les moindres détails. C'est un super beau boulot, du grand-art ! C'est simplement beau et génial.

side-car Mobylette bimoteur
La force de cette réalisation exceptionnelle tient aussi aux détails et à l'humour instillé dans le projet. J'aime l'humour, je ne sais pas si je vous l'avais déjà dit. Je suis bien conscient que cela n'est pas toujours visible au premier coup d'œil mais je vous l'assure, j'aime rire, parfois. Ce que j'aime, dans l'humour, c'est quand il est teinté d'une certaine dose de subtilité, quand il se cache dans le détail. Et là, il y a eu un détail auquel j'ai été particulièrement sensible et qui, je le pense, a échappé à beaucoup.
Pour vous dire, j'ai été obligé de sortir de l'enceinte constituée par les barrières "Vauban" et d'en faire le tour pour aller le voir de plus près. Je vous ai fait une image.

Marque de fabrique
Je vous laisse goûter la chose. Pour ma part, je crie au génie encore une fois, j'applaudis, j'aurais embrassé le propriétaire et inventeur si je l'avais eu sous la main. Mieux qu'un test de QI, plus sûrement c'est sûr, voilà qui montre et prouve l'intelligence vive de ce constructeur ! Forcément, nous sommes là face à une personne intelligente, fine, éveillée, révélée. Un artiste, quoi. D'ailleurs, allez, je me lance, je proclame que cette Mobylette attelée bimoteur est une œuvre d'art. C'est sans appel.

On l'oublierait presque, il faut avoir de solides compétences en mécanique pour réaliser pareille machine. Ce n'est pas de l'improvisation à la va-vite. J'ai déjà vu des bricolages sur ce thème. Deux méchants bouts de ferrailles qui peinent à tenir un semblant de panier mal arrimé. Une troisième roue mollement attachée à un châssis en pâte à mâcher fixée à un Solex. Si c'est pour le gag, pour rire un peu, ma foi, pourquoi pas. Mais là, c'est tout autre chose ! C'est du pensé, du pesé, du réfléchi. Ça tient la route, c'est viable, ça fonctionne.

De la belle ouvrage

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