Des choses...

mercredi 4 juillet 2018

Le dessus du panier

Si j'étais allé à Périgueux, ce n'était pas seulement pour lire l'heure au clocher de la cathédrale Saint-Front. Mais puisque l'occasion m'était donnée, j'en profitais. Il était 11h14. Ça m'avait étonné parce que la dernière fois que j'avais de la sorte saisi l'opportunité d'avoir l'heure gratuitement, c'était exactement la même heure à quelques minutes presque. Oui. J'ai conscience de ce que l'on ne peut pas dire que c'était exactement la même heure. Mais bon, je ne suis pas à quelques minutes près. Disons que c'était sensiblement la même heure. A quelques minutes près. Enfin bref, ça m'avait étonné. J'ai l'étonnement facile, on me l'a souvent répété. C'est, à mon avis, parce que je suis enthousiaste de nature. Je suis du genre à découvrir, chaque fois avec la même joie, que les spaghetti soient tous de la même longueur. S'en viennent des questions qui peuvent me poursuivre pour toute la journée. Qui a décidé de la bonne longueur de ces pâtes ? Il y a-t-il une raison qui fait que ces spaghetti soient de cette longueur précisément ? Cela marche aussi avec la courbure des coquillettes ou le diamètre des macaroni. Je suis curieux et avide de savoir. J'aime comprendre, découvrir, imaginer. Je suis ce que l'on peut appeler un esprit ouvert.
En remontant la rue Denfert-Rochereau (j'allais vers la rue Taillefer), je m'arrêtais sur la place de la Clautre pour reprendre mon souffle. C'est qu'à mon âge, on n'a plus le cœur et les poumons de nos vingt ans. Je mettais à profit cette courte halte pour regarder l'heure de nouveau. C'est gratuit, il n'y a pas de raison de ne pas en profiter. Cinq minutes avaient passé. Je me fis la réflexion que je n'avais pas progressé bien rapidement. C'est vrai que je ne portais pas de chaussures de sport. Sur la place, il y avait trois voitures blanches, une rouge, trois bleues, deux noires et une gris foncé. Il y avait deux Renault. J'ai tendance à remarquer plus facilement les Renault, c'est la marque de mes automobiles depuis plus de trente ans. Personnellement, j'ai une Clio gris clair. Je me disais que j'aimerais assez avoir une Megane comme la bleue qui était là. Bien sûr, je la choisirais plutôt grise mais pour la ligne, je la trouve épatante, la Megane. Par contre, Diesel ou essence ? Mon beau-frère, le mari de ma sœur, me disait qu'il fallait faire plus de 25000 kilomètres par an pour que le Diesel soit rentable. J'en suis bien loin.
J'étais à Périgueux pour acheter des médicaments. J'en ai besoin pour ma santé. Il y a deux pharmacies dans la rue Taillefer. Avant, j'allais à celle qui est la plus proche de la place de la Clautre mais, un jour, il y a une dizaines d'années, j'y avais été plutôt mal reçu. Bien qu'il m'en coûte, je vais désormais à l'autre, distante de 89 mètres exactement. Et là, c'est précis. D'accord, je ne compte pas les décimètres. Vous pinaillez. Pour ma santé, j'ai besoin de préparations homéopathiques. Ça me fait du bien. On dit que ce n'est pas la panacée et même que c'est du placebo mais moi, ça me fait du bien. Après, je me sens nettement mieux.
11h38 ! Houla ! Le temps passe ! Je me remettais en marche. Ah mince. Je m'étais promis de ne plus utiliser cette expression. Je n'ai pas envie que l'on sache pour qui je vote. J'aime conserver une certaine discrétion quant à mes choix politiques. N'empêche que, à mon avis, il faut bien le moderniser, notre pays ! Il faut en finir avec les régimes spéciaux et les règles du siècle dernier. Il faut remettre l'économie en marche. D'ailleurs, en parlant de marcher, il faudrait que je m'y mette. Déjà 11h42 !
En passant devant sa vitrine, je m'arrête en me demandant si ce caviste aurait ce vin que j'ai bu chez ma sœur mardi dernier. C'était un vin très correct et pourtant pas cher, avait précisé Jean-Luc, mon beau-frère. C'était un vin du genre Bordeaux. Je ne me souvenais plus de la marque. Un château quelque chose. Sur l'étiquette, on voyait un dessin avec des rangs de vigne et un bâtiment dans le fond. C'était écrit "Château" suivi d'un nom. Lequel ? Mince, j'aurais dû le noter. J'essayais de reconnaître la bouteille parmi celles exposées. C'était du vin rouge. Dommage que je n'aie pas le temps. Je demanderai à Jean-Luc et je repasserai le mois prochain.
J'arrivais à la pharmacie sans plus me laisser distraire par les vitrines. Ça allait mieux parce que maintenant la rue est légèrement en descente. Je n'avais pas à me presser, la pharmacie ferme à 12h30. J'entrais et sortais la liste des médicaments nécessaires. La pharmacienne me rassembla tous les petits tubes dans un sac en papier. Je payais, saluais et sortais. Pour revenir, je changeais de trottoir et, sans me presser, revenais vers la cathédrale. Je regardais l'heure encore deux ou trois fois. Sur la place de la Clautre, la Megane était partie. D'un côté, ça n'était pas plus mal, je pouvais rejoindre ma Clio sans perdre de temps.
Après, bien sûr, je suis rentré chez moi et je me suis préparé à manger (des pâtes avec du poulet froid). J'ai fait la vaisselle et j'ai fait une petite sieste. Ce soir je mange chez ma sœur, je demanderai à Jean-Luc comment s'appelle son vin.

side-car

lundi 2 juillet 2018

Un bon rire vaut un steak

Je n'ai jamais très exactement compris cette expression donnée en titre à ce billet. On peut supposer qu'elle explique pourquoi nos amis vegans et végétariens ne rient pas tous les jours. Ça doit leur donner mauvaise conscience, à ces brouteurs de choux[1]. On peut d'ailleurs noter que l'on pleure comme une madeleine et que l'on peut trouver de la madeleine "vegan compatible". Bon. Je digresse, je digresse, et ça n'avance pas.
De quoi je voulais vous entretenir aujourd'hui ? Ah oui, voilà. Contre toute attente, j'ai eu aujourd'hui une occasion de rire apportée sur un plateau par un journaliste, Thomas Mankowski, œuvrant au sein du journal Sud-Ouest, grand quotidien régional s'il en est. Ce n'était pas gagné, ce n'est pas tous les jours que l'actualité donne des raisons de se réjouir. Je vous montre ça en image.


Sud-Ouest roule à 95 km/h
Bref. Le journaliste est sur la brèche en ce dimanche d'entrée en vigueur de la limitation à 80 km/h sur les routes secondaires. Il cherche son sujet, il est aux commandes de son véhicule et il furète sur le dense réseau routier départemental à l'affût de l'inspiration. La suite, il l'explique bien comme il faut. C'est du journalisme de compétition, du travail de grand reporter, de l'immersion. Le Thomas Mankowski n'hésite pas à prendre des risques pour que la vérité puisse voir le jour.
Devant lui, une automobile. On apprend qu'il s'agit d'une citadine de marque Kia. Elle est immatriculée en Gironde[2]. Rien n'est dit quant à sa couleur. Soudainement, tout à coup, elle roule à 95 km/h ! Très exactement 15 km/h au-dessus de la limité légale ! Le journaliste a dû appuyer sur le champignon pour coller aux basques de la citadine. Sur son compteur, c'est marqué 95 km/h. Il a son papier pour le journal du lundi. Ouf !
Ce que j'espère, c'est que la maréchaussée ne lit pas la presse. Non parce que là, ça ressemble à un aveu. Si la Kia est à tout jamais perdue pour le carnet à contraventions, l'auteur de l'article, lui, ne sera pas difficile à retrouver. Il indique même son adresse de courrier électronique professionnelle.

Notes

[1] cf Broutechoux (signé Furax)

[2] Dites 33

jeudi 28 juin 2018

Droits de douane

Dans le premier épisode, Donald Trump imposait des droits de douane sur l'acier et l'aluminium. Dans le deuxième épisode, l'Union Européenne réplique en augmentant des taxes douanières sur quelques produits comme le beurre de cacahuète, les jeans, les motocyclettes et les alcools. Je me suis demandé ce que j'achète comme marchandises étatsuniennes. Des Harley-Davidson, je m'en passe assez bien. Sur le beurre de cacahuète, je fais l'impasse sans aucun souci. Les jeans, je n'en achète pas bien souvent (il n'est qu'à voir l'état de ceux que je porte) et je ne suis plus d'accord pour acheter les Levi's au prix que l'on nous impose en France. Le bourbon, je n'en achète pas. Le Jack Daniel's, oui, parfois j'en achète.
Si l'on s'en arrête là, on peut se dire qu'il n'y a pas péril en la demeure. On peut librement acheter des motos, des alcools, des fringues et des produits de bouche autres qu'américains des USA. Au sujet des jeans Levi's, j'ai appris il y a maintenant plusieurs années que la marque n'en produisait plus sur le territoire des USA. Elle a découvert qu'elle pouvait les faire fabriquer dans des pays à "bas coût". Un pays à "bas coût". C'est sans doute un euphémisme. En vérité, on devrait les appeler des pays à "haute plus-value". L'idée est de réussir à vendre des produits fabriqués à moindre prix à des tarifs exorbitants. Le bon consommateur met ses œillères pour ne pas voir que ce qu'il achète est potentiellement manufacturé par des quasi esclaves des temps modernes. Il se dit que c'est déjà bien assez cher comme ça et que si ça l'était encore plus ce serait vraiment trop. S'il est plein de compassion pour son semblable qui, faute à pas de chance, est né en Chine ou au Bangladesh ou au Mexique plutôt qu'aux USA ou en France, il est encore bien plus sensible à la question de la bonne santé de son porte-monnaie.
Le Jack Daniel's va augmenter. C'est dramatique mais il faut bien reconnaître aussi que depuis que c'est devenu un poison à la mode, son prix est déjà devenu un peu prohibitif. Le Jack Daniel's, ce n'est tout de même pas un alcool exceptionnel. Et puis, on peut le remplacer aisément par tout un tas d'autres boissons aussi intéressantes. De plus, il me semble que l'on peut aller jusqu'à affirmer que ces alcools forts ne sont même pas nécessaires. La France est un assez grand producteur d'alcool pour que l'on puisse s'enivrer sans avoir recours à ces alcools de grain. Le vin, tout de même, c'est un poil plus noble et intéressant que les whiskies et autres vodka, tequila, gin… Avant les années 50 et l'américanisation des esprits, on buvait de la fine à l'eau et du vin rouge. On savait boire français nom de dieu !

Mais si c'est la guerre économique qui est déclarée entre les USA et l'Europe, alors il y a peut-être du souci à se faire. Mine de rien, les États-Unis d'Amérique sont bien plus puissants que notre Europe. Les Américains sont en mesure de couper Internet, par exemple. Ils peuvent aussi couper le GPS et, ne l'oublions pas, ils ont la monnaie de référence. En gros, ils font la pluie et le beau temps à l'échelle mondiale. Ce n'est pas juste une question d'augmentation du prix des bourbons ou des jeans, ça peut aller bien plus loin. Je suppose que, dans notre économie globalisée, les USA dépendent aussi de l'Europe, ne serait-ce que comme débouché pour leurs productions. L'Europe est un marché important. En nombre d'habitants, l'Europe est devant les USA. L'Europe ce n'est pas tout à fait rien. Mine de rien, nous produisons aussi des marchandises qui intéressent les Américains. Le vin rouge, les Porsche, le tourisme. Pour le reste, je ne sais pas. Il me semble que la dépendance est plus en faveur des USA. Ne serait-ce que dans le domaine du numérique. Les GAFA(M) sont américains, nos ordinateurs et terminaux mobiles fonctionnent presque complètement sur des systèmes d'exploitation développés aux USA.
Pour le moment, la riposte des européens face aux décisions trumpesques sont teintées d'humour. On n'impose des taxes que sur des marchandises "icôniques". On dit à Trump que nous pouvons, nous aussi, jouer au con. A ce jeu, ce n'est pas sûr que nous soyons en mesure de gagner.
Mais il y a un truc que je ne parviens pas bien à comprendre. Je suis plutôt contre le libéralisme, pas trop pour le capitalisme non plus, et il me semble que l'on nous a vendu la libre circulation des marchandises comme la solution à tout. Cela devait permettre d'industrialiser les pays émergents et à les faire gagner un niveau de vie comparable au nôtre. La croissance devait apporter le bonheur partout sur le monde (bon sauf pour l'Afrique dont on se fout). Et là, j'ai l'impression que les pays sont en train de se refermer sur eux, de remettre des couches de protectionnisme un peu partout. Je ne vais pas m'essayer à me lancer d'une manière par trop hasardeuse dans une analyse géo-politique mais tout de même. Je sais que le libre échange ne concerne pas les personnes et que la mondialisation ne signifie pas que tous les hommes sont libres de circuler à la surface de la planète. En Europe comme aux USA (et ailleurs bien sûr), on ferme le frontières et on refuse les pauvres. Ça va forcément péter à un moment ou à un autre. Il ne va pas être possible très longtemps de contenir les mouvements de population générés par les guerres, les problèmes liés au réchauffement climatique, au désir légitime de survie. Il est possible que nous dirigions vers une grave crise mondiale et la chute de tout un système. J'ai du mal à être très optimiste à l'horizon d'une dizaine d'années.
Et le pire du pire, c'est que, si ça se trouve, avec le Brexit on ne pourra même plus acheter du whisky écossais. Et ça, si ça arrive, je ne m'en remettrai pas !

lundi 25 juin 2018

Par l'attribut sub-nasal de Plekszy-Gladz

Ce qu'il y a de super chouette avec l'informatique, c'est que le problème n'est jamais très loin. Quand je dis que c'est chouette, c'est parce que, par exemple, ça permet d'occuper un dimanche qui s'annonçait ennuyeux. Hier, j'ai l'idée de procéder à la mise à niveau d'un site Internet. Il y a une nouvelle version du CMS utilisé qui apporte un lot de nouveautés enthousiasmantes.
Prudent, je fais une sauvegarde de la base de données et de l'ensemble des fichiers du site. Selon l'éditeur du CMS, la procédure est assez simple. Il suffit de suivre à la lettre le tutorial publié à l'intention des personnes désireuses de mettre leur site à niveau. Tout devrait bien se passer. Je lis le tutorial, le relis, pense tout comprendre bien comme il le faut et me lance.
Il est conseillé de sauvegarder la base de données et les fichiers. Ça tombe bien, je l'ai fait. On me dit que je dois créer un nouveau répertoire à la racine du site et y placer tous les fichiers de l'ancienne version du site. A cette même racine, on me dit de téléverser l'archive de la nouvelle version du site et de la décompresser en SSH. Ok. Pas de souci. Je lance le terminal de MacOS et tape les commandes utiles. Bien. Après, il faut récupérer quelques répertoires et fichiers de l'ancien site et les placer dans le nouveau site en écrasant ce qui existe. Aucun problème. Ensuite, il est question d'ajouter un nouveau préfixe aux entrées de la base de données. Je me rends sur l'interface de phpMyAdmin et fais ce qui est demandé. Enfin, on m'explique qu'il faut me rendre à une url permettant de lancer la mise à niveau. Je m'exécute.


Quelques champs à compléter, quelques cases à cocher et la mise à niveau se lance. Je passe les pages les unes après les autres, on me demande de bien vérifier que la base de données est bien celle définie, je réponds que oui. Un message m'avertit que la conversion des tables est en cours. Ça progresse à vive allure !
Un message de congratulation vient m'annoncer que tout s'est bien terminé et que je n'ai plus qu'à aller sur l'administration du site pour finaliser la mise à niveau. Je le fais. Ah mais c'est que non ! Ça ne va pas du tout en fait ! Pourquoi il n'y a plus rien de tout ce qu'il y avait sur le site ? Et pourquoi donc tout a été remplacé par des données d'exemple ? Ce n'est pas ce qui était prévu, me semble-t-il.
Je cherche à comprendre, je ne comprends pas. Je tente de trouver une solution à ce problème sur les forums, rien. Je me dis que j'ai dû salement merder à un moment donné. Bon. J'ai des heures à tuer, je vais tout effacer et repartir sur l'ancienne version. Je remets tous les répertoires et fichiers du site chargés sur mon ordinateur sur le serveur après avoir tout effacé sur celui-ci. Je vide complètement la base de données et importe la sauvegarde faite quelque temps avant. Normalement, ça devrait marcher. Non ?
Eh bien non, ça ne marche pas. Et alors là, je commence à m'agacer. J'ai une erreur 500 persistante. Un problème de droits sur les fichiers ? J'essaie de restaurer les droits par défaut. Rien à faire, ça ne marche pas. J'essaie des trucs et des machins avant de baisser les bras et de me préparer à devoir tout refaire. C'est ce que j'ai commencé à faire ce matin, sur une installation toute neuve. Ça va aller, il n'y a pas tant de trucs. C'est juste que je ne comprends rien à ce qui a pu se passer. D'autant moins que ce n'est pas la première fois que je m'amuse à ce genre d'exercice.
Vous pouvez aller vous recoucher.

vendredi 22 juin 2018

L'imitation à quatre vins

Et si, après tout, nous n'étions pas pressés ? Après tout, nous pouvons bien accepter de rouler un peu moins vite pour la bonne cause, celle d'épargner des vies humaines. Ça n'a pas de prix, une vie humaine !
Si une vie humaine n'a pas de prix, c'est que, "en même temps", elle a une valeur considérable dès lors qu'il est question de celle d'un usager de la route en France et qu'elle ne vaut strictement rien, peau de balle, si l'on parle de celle de migrants. En cela, on comprend combien tout est relatif en Macronie.
Abaisser la vitesse maximum autorisée sur les routes à double sens, ce n'est pas l'affaire du siècle. Il y a plus grave. Ça ne constitue tout de même pas une attaque majeure de nos libertés individuelles, on s'en remettra, on ne le sentira même pas passer. Et puis, on nous le dit et répète, c'est pour notre bien et celui de nos semblables.
Dans bien des cas, la vitesse est un facteur aggravant en cas d'accident de la circulation. Des experts ont été mandés et ils ont planché sur la question. Ce matin, sur France Inter, le micro était ouvert à Anne Lavaud, déléguée générale de l'association Prévention Routière qui expliquait très bien cela. Les experts ont réfléchi et ils ont rendu un rapport "enfantin" : la vitesse, là est le mal.
Soit. On ne peut décemment pas aller contre la physique. Un choc a 90km/h est potentiellement plus destructeur qu'un choc à 80 km/h, toutes choses étant égales par ailleurs. Ce n'est même pas discutable. C'est "enfantin", nous dit Anne Lavaud. Si l'on voulait se laisser aller à un accès de mauvais esprit, on lui rétorquerai que l'on aurait dû abaisser cette limitation de vitesse de bien plus encore. C'est hyper enfantin !
"Enfantin". L'antenne est ouverte aux auditeurs. L'un d'eux questionne la déléguée générale sur l'attitude à adopter à partir de ce 1er vis-à-vis des poids-lourds qu'il nous sera impossible de dépasser. La réponse, enfantine et pleine de justesse ne tarde pas : "on ne les doublera pas, on les suivra". Notez que si l'on tient à rester dans le respect scrupuleux du code de la route, c'est déjà ce que l'on doit faire tant il est hasardeux de songer à doubler un poids-lourd en un temps raisonnable.
Ce n'est pas bien grave. On ne va mettre que quelques poignées de secondes de plus sur nos trajets quotidiens. Et puis, il faut voir le bon côté des choses. On économisera du carburant et l'usure du véhicule en plus de garantir un peu plus notre intégrité physique. Qui a envie de mourir dans un accident de la route ? Hein ? Pas moi.
On le sait, le risque nul n'est pas envisageable. La vie, c'est un risque. On risque tous de nous blesser, de nous faire mal, de souffrir, de mourir. On risque aussi de rire, de connaître joie et bonheur, plaisir et jouissance. Mais là, on ne sait comment l'éviter. Il y a des pistes de travail sur lesquelles travaillent des experts. On a commencé à bannir le plaisir de l'alcool et du tabac, de la bonne chère et de la gourmandise. On va bien finir par trouver comment nous empêcher de baiser. Le risque, voilà l'ennemi à combattre !
D'un autre côté, il y a un truc que je ne pige pas. Éradiquer le risque comme on l'a fait de la variole, voilà qui est une chouette idée qui devrait tous nous emplir d'une joie complète et jubilatoire. Or, dès lors, pourquoi donc la France vend-elle des armes, des missiles et des avions, capables a priori de tuer et blesser ? Parce que ces armes ne sont pas censées être dirigées contre le bon peuple de France ? Ah oui, bien sûr.
Certains avancent que la raison vraie de cette baisse de la vitesse sur le réseau secondaire serait de remplir les caisses de l'État avec les contraventions qui ne manqueront pas de tomber. On nous a assurés que non, que les éventuelles sommes d'argent ainsi récoltées iront abonder les caisses des différents organismes agissant pour la réparation des blessés de la route. Si l'on pousse la logique, il devrait y avoir moins de blessés et donc trop d'argent dans ces caisses d'ici peu. Cet argent excédentaire pourrait alors être redistribué aux Français. Grâce à la baisse de la vitesse, nous allons nous enrichir. Et ça, c'est une bonne nouvelle.

mardi 12 juin 2018

GIF sur Yvette

vendredi 8 juin 2018

Les vendeurs sont des voleurs

Ah ! Ça faisait longtemps. Je ne traque pas les utilisations de mes dessins mais j'ai quelques informateurs qui, bénévolement, bossent pour moi. Cette fois-ci, c'est un type qui vend (cher) une épave de camion Renault et qui espère pouvoir la vendre plus rapidement en affichant un dessin qui ne correspond même pas au modèle. Et ma foi, ai-je envie de dire, pourquoi pas ?
Je ne vais pas contacter le vendeur pour le prévenir de l'utilisation non autorisée de ce dessin, je vais contenter de m'amuser de le voir surgir dans cette annonce.

samedi 2 juin 2018

Macintosh-livres-chat

C'est un ordinateur qui ne fonctionnait plus. Je m'étais passé de lui parce que j'en avais d'autres. Récemment, j'ai eu à récupérer un fichier qui se trouvait sur cet ordinateur en panne. Alors, je me suis décidé à le réparer. Ça n'a été ni trop difficile ni trop long.
Il s'agit d'un Mac Pro de 2007 et cette machine est, de l'avis de Apple, trop ancienne pour accueillir un système récent. Or, j'avais l'intention de l'utiliser pour des opérations gourmandes en puissance avec des logiciels qui nécessitent du système plus récent que celui autorisé par le constructeur.
Sur Internet, j'avais trouvé une technique pour s'affranchir de cette limitation et tout fonctionnait parfaitement. Enfin jusqu'à ce jour où il y a eu une mise à jour proposée. Je ne me suis pas méfié et j'ai accepté l'installation de la mise à jour. Je n'aurais pas dû, l'ordinateur refusait de démarrer après son application. Parce que j'avais terminé le boulot que j'étais en train de faire, je ne m'en suis pas occupé tout de suite.
Récemment, donc, j'ai dû récupérer un fichier et là, je n'avais pas d'autre solution que de me décider enfin à remettre ce Mac Pro en route. Je l'ai dit, ça a été assez simple, je n'ai pas rencontré de problème. Je n'ai perdu aucune donnée et c'est bien le principal. Lorsque j'ai vérifié que tout allait bien, j'ai trouvé une photo d'Ulysse. Je suis presque certain d'avoir déjà publié cette photo sur ce blog. Ce n'est pas bien grave.
Aujourd'hui et demain, à Azerat, se tiennent des rencontres littéraires organisées par Françoise Rivière, auteure, en collaboration avec la municipalité. J'y suis convié en tant qu'auteur. Je n'ai pas absolument compris le programme de ces rencontres littéraires. J'ai cru comprendre que nous ne serons que trois "auteurs". Il me semble, si c'est bien le cas, qu'il est un poil ambitieux de tenir ces rencontres sur deux jours. Il n'est pas impossible que je m'y ennuie beaucoup. Je vous dirai.

Ulysse encore


Et ce fut donc une excellente journée qui m'a permis de rencontrer plein de personnes et de faire pas mal de dessins de dédicace dans une ambiance très agréable et dans la belle salle du cuvier d'Azerat. Ça m'apprendra à être pessimiste à mauvais escient, tiens.

mardi 15 mai 2018

Fait divers de printemps

C'est pas bien de se moquer. Surtout, qu'en plus, je ne suis pas le dernier à écrire n'importe quoi n'importe quand. Je le reconnais, je n'en suis pas fier. C'est vrai, je fais des fautes d'orthographe et de frappe, j'écris parfois des sottises énormes, aussi. Comme on pourrait dire, je vois la paille dans l'œil du voisin et suis aveugle à la poutre qui est dans le mien, d'œil. Bref, j'ai suffisamment battu ma coulpe comme ça pour aujourd'hui. Place aux professionnels de la profession.
A quoi ça sert, un journaliste ? A nous raconter des histoires, vraies de préférence, en y mettant les formes et en rendant l'histoire compréhensible au plus grand monde. C'est ce que semble avoir oublié l'une des petites mains du journal Sud Ouest dans l'édition numérique d'hier. Je vous explique.
Il y a environ une semaine, un aigle de bronze était volé au cimetière de Périgueux. Le volatile ornait le monument funéraire du lieutenant Fernand Briault, mort le 26 novembre 1913 avec son mécanicien Brouillard, alors qu'il était en service commandé. Un matin, hop, l'aigle s'était envolé. On se questionna, on interrogea des ornithologues réputés, il apparut que l'oiseau n'avais pas pu partir par ses propres moyens. Dès lors, l'idée du larcin creusa son nid dans les esprits.
Nous en étions là lorsque le journal Sud Ouest, par le truchement d'un·e journaliste lancé·e sur l'affaire, nous révèle le fin mot de l'histoire qui aura su tenir en haleine tout un pays. L'aigle était retrouvé dans la Dordogne !

A ce moment, pour vous prouver que je n'invente rien et que tout est vrai, je pense qu'il est nécessaire que je vous invite à jeter un œil humide sur la copie d'écran suivante :

Sud Ouest du 14 mai 2018
Effectivement, on peut voir clairement ce qui pourrait être l'aigle disparu gisant dans de l'eau. Sur cela, on ne nous ment pas. Mais attendez la suite ! C'est là que ça devient d'un cocasse fou. Préparez-vous et regardez cette seconde copie d'écran :

Sud Ouest du 14 mai 2018
Alors là, on tient du tout bon, du papier de grande qualité, de l'information de qualité supérieure, du surchoix. Qu'apprend-on donc ?
Déjà, on apprend qu'un aigle de bronze de 200kg est capable de flotter dans les eaux de la Dordogne. Alors, je m'interroge. Faire flotter du bronze, ce n'est pas chose aisée. On pourrait, bien sûr. Il suffirait que l'aigle de bronze soit suffisamment creux et étanche pour que le miracle ait lieu mais, franchement, je doute beaucoup. D'ailleurs, sur la photo présentée par le journal, je ne vois rien qui flotte particulièrement. Passons. Il doit s'agir d'un effet de style, rien de bien méchant.
Mais c'est pas tout ! C'est là que l'on atteint le nirvana. Que nous dit-on de plus ? On nous informe que le lieutenant Fernand Briault est décédé au cours de la Première Guerre mondiale… en 1913.

Là faut m'excuser mais je n'en peux plus de rire. Chapeau, fallait oser !

dimanche 13 mai 2018

Encore une dédicace de torchée

Serpette dédicacée

vendredi 11 mai 2018

Gagavulin qprès quleques evrres

C'est bon tou t de mame ! J'avias aller faire la sieste.

Le rhum, poison fruit de l'esclavage

tandis que mon œil torve[1] quittait la bouteille de rhum photographiée et présentée ici hier, j'en vins à me questionner sur l'histoire de cet alcool. Il ne me fallut pas longtemps pour réaliser l'évidence : le rhum n'aurait jamais existé sans l'esclavage.
Et de fait, le rhum est issu en droite ligne de la culture de la canne à sucre. La culture de la canne à sucre est intimement liée à l'esclavage. Une recherche sur Internet m'informait de l'origine sud-asiatique de cette plante. Une recherche plus poussée m'apprenait que la canne à sucre avait alors été implantée sur les côtes africaines et que sa culture était assurée par des esclaves.
Christophe Colomb découvre le continent américain. On comprend que le climat des îles des Caraïbes pourrait être favorable à cette culture. Seulement, pour cultiver cette canne d'où l'on tire le sucre dont l'Europe s'est entiché, il faut de la main d'œuvre. Le génie humain n'étant jamais en reste pour inventer une nouvelle saloperie, on organise le transport d'esclaves de l'Afrique vers l'Amérique.
Il y a une forte demande de sucre, on l'a vu, il faut de la main d'œuvre pour cultiver la canne à sucre, on l'a dit. L'offre doit répondre à la demande. Nous sommes en présence des merveilles de l'économie capitaliste avant qu'elle ait été théorisée. Il s'agit d'un capitalisme bien décomplexé. Si l'on peut ne pas payer la main d'œuvre, pourquoi s'en priver ? Rapidement, les femmes et hommes transportés dans des conditions épouvantables à travers l'Atlantique ne sont plus considérés comme des êtres humains mais comme des marchandises. On les vend, on les achète, on en dispose. Dans les plantations, l'espérance de survie est d'une dizaine d'années. Entre la fin du XVe siècle et l'abolition de l'esclavage, on estime à plus de trente millions de femmes et hommes à avoir été vendus et achetés. On estime à plus de 10% les "pertes" durant les traversées.
Avec la canne à sucre, on produisait du sucre. Si on a du sucre, on le sait bien, on peut produire de l'alcool. On eut l'idée de distiller la canne à sucre et on inventa le rhum. Ce rhum devint l'alcool exotique par excellence, celui des marins, des pirates. C'était surtout le fruit du sang des esclaves exploités au sens propre par des propriétaires avides et cupides.

C'est pour ces raisons qu'il faut refuser le rhum et lui préférer le whisky écossais qui, lui, n'a pas de sang sur les mains et donne de la classe et de la distinction vraie à celui qui sait s'en délecter, assis dans un moelleux fauteuil près d'un flamboyant feu de cheminée.

Note

[1] le plus torve des deux, je veux dire

dimanche 6 mai 2018

Compteur intelligent

Tiens, ami·e lect·rice·eur, puisque l'on en est à causer compteur, je me permets de revenir sur la Fête à Macron organisée par François Ruffin rejoint par la France Insoumise, le mouvement de Benoît Hamon, le PCF, des écolos et tous ceux qui souhaitaient participer à la chose. Alors, je sais, Cédric Villani n'est pas du côté de ces mouvements de gauche, il a rejoint LREM, j'ai conscience que ceci peut expliquer cela mais tout de même, faut-il un médaillé Fields pour compter le nombre de participants à une manifestation ? Je m'interroge. Quoi qu'il en soit, voilà que l'on annonçait 160000 manifestants d'un côté quand on n'en distinguait qu'un peu moins de 40000 des autres. Quatre fois moins ou plus selon que l'on se place d'un bord ou de l'autre, ce n'est pas rien.
Est-ce important ? Non parce que l'on sait bien que ça fait partie du jeu de ne pas avoir d'accord sur ces chiffres entre organisateurs et forces de l'ordre (à noter que des compteurs indépendants atteignent le même compte que la préfecture). Je me demande juste à quoi ça sert de gonfler le nombre de participants à ce point. Il est possible qu'il soit important pour les organisateurs de se donner l'impression d'avoir réussi au-delà de ses prétentions mais honnêtement, il ne me semble pas qu'il ait été nécessaire de compter chaque participant quatre fois pour pouvoir prétendre que l'opération a été une réussite.
Bref, donc, il y aurait eu une quarantaine de milliers de personnes venues à Paris pour manifester contre Macron. Il y a eu des manifestations en province aussi. C'est peut-être pour cela que l'on atteint le total de 160000 participants après tout. Il est prévu de manifester de nouveau le 26 mai et Jean-Luc Mélenchon dit pouvoir espérer le million de personnes. On verra.

Compteur Linky

Si la grogne gronde contre Macron, elle se fait aussi entendre contre le compteur intelligent que Enedis veut mettre en place dans chaque foyer. Ce matin sur France Inter, une dame expliquait comment elle dormait mal chez sa fille depuis qu'un tel compteur y avait été installé. Elle est "électro-sensible". Moi qui ai la chance de ne pas l'être, je ne peux pas trop savoir ce que ressent la dame. Dans mon for intérieur, ces histoires de sensibilité extrême aux ondes magnétiques est du pipeau complet mais je ne suis ni médecin ni scientifique ni électricien. Par contre, j'ai eu à rencontrer une personne qui ne m'a pas paru bien nette au niveau de l'agencement des neurones du cerveau. C'est une femme versée dans les croyances bouddhistes qui vous oblige à laisser votre téléphone portable (si vous en possédez un) dans votre véhicule avant de l'approcher. En plus de cela, elle est victime de tout un tas d'allergies — alimentaires ou pas — qui la conduisent à éloigner le gluten, à refuser les excitants (café, thé, chocolat, sucre), à bannir la laine mais aussi le coton trop "traité". Elle et son compagnon (un astrologue) mangent et boivent bio, ça va de soi. Bon.
J'avais rencontré cette personne pour un projet professionnel. Il s'agissait de concevoir un catalogue présentant ses productions artistiques. Elle m'explique tous ses problèmes et précise bien comment elle ne peut pas approcher d'une prise électrique ou utiliser un appareil électrique. Bien sûr, elle redoute les ondes pire que tout. A un moment, elle veut m'expliquer un truc — je ne sais plus quoi — et, n'y parvenant pas avec ses mots, elle demande à son compagnon de me faire voir. Il va dans la pièce d'à-côté et revient avec un iPad. Je suis étonné. Je le suis encore plus lorsque je le vois aller chercher des photos sur Internet. Quoi ? Comment ? Mais alors !
Bah oui, l'iPad est bien connecté au réseau de réseaux via le Wi-Fi et, probablement une "box" Internet dissimulée quelque part dans la maison. Diable ! Ce doit être un rare cas de sensibilité aux ondes électro-magnétiques de caractère aléatoire et discriminant. J'en reste baba comme un Ali devant un bol de graines de sésame mais préfère fermer ma gueule. Après tout, peut-être Apple aurait développé une technologie avancée filtrant efficacement les ondes qui restent prisonnières dedans l'appareil ? Peut-être la connexion à Internet se fait-elle pas imposition des mains ou par des ondes homéopathiques encapsulées dans une gangue protectrice. Allez savoir, toi !

Mais bref

Alors, le sujet, c'est le compteur Linky© de Enedis®. Faut que j'arrête de digresser à tort et à travers. De quoi c'est qu'on l'accuse-t-il ? De balancer des ondes délétères voire mortelles, de faire exploser ses appareils ménagers et, surtout, de récolter de la donnée pour nourrir le Big Data qui est le petit nom de Big Brother. Avec ces compteurs intelligents, on va connaître quelle quantité d'électricité vous consommez à la minute près et ces données seront transmises à de mystérieux centres d'analyse, quelque part dans l'Univers par courant porteur en ligne avant d'être revendues à des firmes obscures pour vous nuire, vous pourrir la vie, faire de l'argent sur votre dos.
Moi, de tout ça, je ne sais rien de plus que ce que je peux en entendre à la radio ou lire dans des périodiques. Ai-je un avis sur la question ? Pas vraiment en fait. La seule chose qui me fait tiquer, c'est bien que l'on m'oblige à payer ce compteur. J'entends la promesse qui m'est faite de pouvoir suivre ma consommation électrique et de pouvoir faire la chasse aux équipements trop gourmands afin de faire baisser le montant de ma facture mais, sois-en sûr, je n'en ai cure. Je consomme de l'électricité indument, je suis au courant du fait. Je suis un mauvais consommateur. Je laisse la Freebox allumée même lorsque je vais me coucher, je laisse l'ordinateur branché, j'ai un gros chauffe-eau, j'utilise un vieux réfrigétateur. C'est mal. J'en ai conscience. Mais, dans le fond, je m'en contrefous. Au moins, je suis honnête, je reconnais ma nuisance.
Il y a la CNIL qui a donné son rapport à propos de ce qui la concerne, la collecte de données. Elle a mis en garde Enedis® sur ses devoirs. Il n'est certes pas réjouissant de penser que Enedis® peut te suivre à la trace, connaître ta vie jusque dans ton intimité. Pour dire vrai, je ne sais pas bien comment ils pourraient savoir que j'utilise l'électricité pour alimenter un sex-toy ou pour éclairer l'endroit ousque c'est que je suis pour lire l'autobiographie de sainte Thérèse d'Avila en bandes dessinées. Je ne pense pas que l'on puisse savoir si l'engin consommateur est la cafetière électrique ou un sèche-cheveux, par exemple.

Cohérence

Il y a des personnes qui, presque par jeu, par défi, cherchent à se passer le plus possible de l'électricité du réseau. Avec des panneaux solaires, un régulateur et des ampoules adéquates, ils vous éclairent une pièce entière en toute indépendance. Le jeu est d'arriver à l'autonomie énergétique. Je respecte ça. Aucun souci. Les idées d'habitations à énergie positive — production énergétique supérieure à la consommation — me semblent enthousiasmantes.
Là où j'ai beaucoup plus de mal, c'est avec ces gens qui gueulent après Linky© sur les réseaux sociaux comme facebook, qui s'expriment avec des vidéos diffusées sur youtube, qui utilisent des ordinateurs tournant avec un système d'exploitation comme Windows ou OSX et des applications qui sont des usines shadokiennes à pomper ces données auxquelles elles semblent tant tenir. Utiliser un téléphone portable est sans doute plus discutable que le compteur Linky©. Avoir une carte de fidélité dans un super ou hypermarché en dit long sur vous, sur vos habitudes, sur votre vie, sur vos goûts. Si vous êtes abonné à une revue, il y a beaucoup de chances pour que vous soyez dans des fichiers diffusés partout. Faut être logique. Si vous craignez autant pour vos données, va vous falloir être un peu moins négligents, un peu plus sérieux.
Et puis, franchement, c'est pas un peu présomptueux de penser que votre vie de merde est tant différente de celle de vos voisins ? Je ne vous connais pas forcément mais j'ai tout de même le sentiment que si vous avez du temps à consacrer à ce blog c'est que vous ne faites pas partie de l'élite, hein. Vous aussi êtes de simples médiocres qui formez la masse. Vous pouvez bien vous donner des airs en osant acheter une petite boîte de caviar pour les fêtes, une bouteille de vin à plusieurs dizaines d'euros à l'occasion, vous payer une bagnole neuve ou d'occasion récente avec quelques options de merde, ça n'enlève rien au fait que vous avez une petite vie de merde bien éloignée de celle des puissants. Faut savoir être modeste. C'est pas parce que vous êtes plus riche que le clodo que vous avez croisé en tordant le nez la dernière fois que vous êtes allé à la ville que vous leur êtes tant tellement supérieur. Je gage que vous avez pas une myriade de domestiques à votre disposition, pas même de chauffeur ou de boniche. Vous êtes pas loin d'être misérable à la tête d'une vie misérable et d'une fadeur affolante. Votre misérable vie vous conduit à utiliser un minable taille-haie électrique qui fait votre fierté. La consommation de ce taille-haie sera enregistrée par Enedis® qui revendra ces données à quelqu'un. La belle affaire ! A la fin, vous allez crever et vos données n'intéresseront plus personne ! Vous serez enfin libéré de ce joug odieux. Joie !

Faisons crever le système

Que le système soit méprisable et haïssable, je n'en disconviens pas. Juste, je ne suis pas sûr que la lutte passe par celle contre ces compteurs intelligents. S'il est juste question de mettre du sable dans les rouages pour faire gripper la machine, j'applaudis de toutes mes mains disponibles. Oui, il faut faire pourrir ce système de l'intérieur, faire la grève du zèle, faire preuve de mauvais esprit, renâcler dès que possible, être mauvais citoyen, ne plus jamais se prêter au jeu faussé du vote démocratique, refuser par principe, saboter à chaque occasion.
Si un jour on vient me proposer ce nouveau compteur, je le refuserai dans un premier temps en affirmant que celui déjà en place fonctionne encore assez bien à mon goût. Je ne sais pas bien ce que l'on peut entreprendre comme actions intelligentes pour aller contre cette installation mais je promets que je n'aiderai pas à sa mise en place. Par contre, faudra pas compter sur moi pour accuser les ondes ou la collecte de données. Faut pas non plus me prendre pour plus con que je le suis. Merde !

vendredi 4 mai 2018

Ils voient des Black-bloc partout

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